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24/02/2014

L'antifascisme dans le miroir

Le symétrique du mal, ce n'est pas le bien, c'est juste le mal opposé.

 

Bien sûr, il y a l’antifascisme grossier, pathétique et pathologique des antifas tel qu’on l’a vu s’illustrer à Rennes au début de ce mois, mais il s’agit là d’une singerie du fascisme des années trente : vociférations, brutes cagoulées, barres de fer, vitrines cassées. Et en vandalisant les librairies catholiques, les permanences ou les meetings du FN, en affrontant des « commandos anti-IVG » – en général trois retraités et deux mères de famille armés de chapelets -, ils se perçoivent sérieusement comme des partisans boutant les commandos de la Wehrmacht !

 

Mais ne nous attardons pas sur ces tristes clowns : les incohérences des miliciens du régime n’impressionnent guère au-delà du périphérique intérieur. En dépit de sa collusion avec le premier, l’authentique antifascisme, celui de la classe dirigeante, est au contraire tout à fait cohérent. Il se présente toujours et se perçoit souvent sincèrement comme l’opposé du fascisme. Or, au-delà de quelques troublantes ressemblances comme la promotion de l’euthanasie ou la volonté de formater les enfants dès l’école primaire, il faut avouer qu’il s’oppose bien point par point au fascisme historique.

 

Le fascisme vénérait l’État, l’antifascisme l’affaiblit au maximum dans ses fonctions régaliennes. Le fascisme sanctifiait la nation et justifiait toutes les agressions pour la renforcer; l’antifascisme déteste la nation et encourage toutes les attaques contre elle. Le fascisme avait le culte du chef et du groupe ; l’antifascisme adore les anti-héros et vénère l’individu. Le fascisme rêvait d’une purification ethnique et culturelle ; l’antifascisme loue le métissage et le multiculturalisme. Le fascisme adulait les valeurs viriles et méprisait les faibles ; l’antifascisme révère le féminisme et les victimes autoproclamées. Sa justice excuse le criminel – forcément rendu mauvais par sa famille ou la société – mais sanctionne le courage et la légitime défense.

 

Faut-il en conclure, comme ses thuriféraires, que l’authentique antifascisme est aussi noble que le fascisme fut ignoble ? Si le fascisme fut bien une peste brune criminogène, l’antifascisme est un SIDA rose qui attaque les défenses immunitaires de la société et de la civilisation. Si le fascisme justifiait le crime de masse, l’antifascisme milite pour le suicide de masse qu’il maquille en acte charitable. Certes, au temps du fascisme, le plus aimable des citoyens courait le risque d’être battu à mort par les forces de l’ordre dans un commissariat, et cela n’est plus le cas aujourd’hui ; le problème, c’est que cela peut lui arriver à peu près partout ailleurs en raison de l’impunité coupable dont bénéficient les forces du désordre.

 

Il faudra bien en finir un jour avec cette illusion : le symétrique du mal, ce n’est pas le bien, c’est juste le mal opposé. Lorsqu’un monstre se regarde dans le miroir, il ne se voit pas tel qu’il est. Il se voit avec les traits inversés, mais ce qu’il voit, c’est bien toujours un monstre !

 

(Source : http://www.bvoltaire.fr/francoisfalcon/lantifascisme-dans... )

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15:26 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

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