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04/07/2017

Abolition de la "taxe d'habitation" : vous y aviez cru ?

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hans cany

20:04 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : hans cany |  Facebook | | |

16/03/2017

L'impasse électorale, mouroir des illusions

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 En ce mois de mars 2017, l'échec électoral du "populiste" Geert Wilders aux Pays-Bas, éminemment prévisible, n'aura surpris que les naïfs. Certes, en toute logique, mathématiquement, c'est lui qui aurait dû largement l'emporter. Et pourtant...

 N'en déplaise aux inconditionnels de la méthode Coué, m'est avis que ceux qui misent sur Marine Le Pen en France se bercent de vaines illusions, et connaîtront prochainement le même type de déconvenue que les électeurs de Wilders. Cela fait des années que l'on se tue à le dire et à le répéter à qui veut bien nous entendre : le cirque électoral est trafiqué, car les dés sont pipés d'avance. Non seulement cette fausse "démocratie" parlementaire indirecte est fondamentalement et intrinsèquement une imposture, mais de surcroit, le Système s'est de toute façon donné les moyens de se protéger de tout ce qui est susceptible de le menacer sérieusement, et a ainsi prévu d'assurer sa pérennité quoi qu'il arrive.

 Pour parer à toute éventualité et barrer la route aux trouble-fêtes potentiels, il dispose en effet d'une machine de guerre redoutable : le "second tour", à l'occasion duquel un électorat largement manipulé par une propagande médiatique intensive vote non par POUR un des deux candidats restant en lice, mais tout simplement CONTRE celui qu'on lui a soigneusement fait prendre pour l'incarnation du mal absolu. Le procédé est d'une simplicité enfantine, mais il n'en est pas moins d'une diabolique efficacité. Souvenons-nous de la pathétique mascarade d'avril-mai 2002...

 La vérité est tout simplement que la voie des urnes est sans issue. C'est un mirage, dont la seule fonction est de canaliser et de neutraliser le mécontentement populaire. Il n'y a pas, et il n'y aura jamais de perspective de salut véritable tant que les masses persisteront à se laisser berner par des leurres, tant qu'elles s'obstineront à se fourvoyer dans ce type d' impasses.

 Puissent les prochains échecs annoncés ouvrir les yeux du plus grand nombre, de manière à ce qu'enfin, la contestation de ce régime pourri se radicalise, qu'elle adopte des formes inattendues, voire inédites. Ce n'est qu'ainsi qu'elle sera véritablement en mesure de générer une vague de telle ampleur qu'elle balayera tout sur son passage.

 Rien ni personne ne saura résister à ce salvateur tsunami, dont les flots impétueux emporteront avec eux les forces des ténèbres, celles-là même qui nous maintiennent dans une sorte d'hiver et d'obscurité perpétuels depuis de longues décennies.

 Viendra alors poindre pour nos peuples et nos nations renaissantes l'aube nouvelle tant attendue, objet de nos plus ferventes et de nos plus légitimes espérances.

Hans Cany

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23:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hans cany |  Facebook | | |

14/11/2016

Ma vie d'autiste Asperger, par Grégory Picca [Lecture recommandée]

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  Un petit livre (148 pages) dont je recommande vivement la lecture à tous ceux et toutes celles qui désirent mieux cerner la nature exacte de cette forme d'autisme de haut niveau que constitue le syndrome d'Asperger, lequel n'a que peu de rapports avec l'idée que l'on se fait généralement de l'autisme "classique" ou "conventionnel".

  Lui-même atteint de ce syndrome, Grégory Picca y décrit de façon très vivante et souvent pleine d'humour les caractéristiques de notre ressenti et de notre perception du monde pour le moins atypiques, au travers des situations de la vie courante et des relations humaines, jalonnées de codes sociaux souvent difficiles à assimiler voire à décrypter, que nous devons affronter quotidiennement et en tous lieux.

  Si l'auteur, qui écrit plus ou moins comme il parle, n'a pas la prétention de signer ici une grande oeuvre littéraire, si la forme peut laisser à désirer en quelques passages du texte (quelques fautes orthographiques et coquilles de-ci de-là, nullement dérangeantes au demeurant si l'on veut bien en faire abstraction), et si les particularités inhérentes à son propre cas ne peuvent s'appliquer à la totalité des personnes concernées, il n'en demeure pas moins que l'ouvrage présente de ce "trouble" une excellente vue globale dans laquelle l'ensemble des autistes Asperger ne pourra que se reconnaître pleinement. En outre, il satisfera à coup sûr la curiosité de tout lecteur soucieux de comprendre, et désireux de mieux connaître, ce qu'il convient de définir comme une différence -si ce n'est un handicap- invisible.

  Fort agréable à lire, tout en s'avérant particulièrement édifiant et instructif, ce livre se laisse littéralement dévorer du début à la fin, tant la forme du récit s'avère plaisante. Et lorsqu'on parvient à sa conclusion, on se prend à regretter qu'il soit si bref, assurément trop bref... En résumé, voici donc un témoignage de première main, d'autant plus remarquable qu'il a le mérite d'être l'un des premiers en son genre en langue française. Si le sujet vous intéresse ou vous interpelle, jetez-vous dessus sans l'ombre d'une hésitation. Il y a fort à parier que vous ne le regretterez pas.

 Pour conclure cette rapide présentation, je me bornerai tout simplement à paraphraser Grégory Picca, lorsqu'il résume, à juste titre, que les principaux points à surveiller pour pouvoir penser à une forme d'autisme Asperger sont : le retrait social, la solitude, le peu d'envie de communiquer ses plaisirs avec autrui, un mutisme plus ou moins sélectif, une gêne pour toute forme de vie en société, une ou plusieurs passion(s) intense(s) et très développée(s) sur un ou des sujet(s) précis, des problèmes de motricité (motricité fine comme l'écriture ou motricité générale), un mode de vie routinier et une franchise tellement développée qu'elle en fait honte à la famille ou aux amis dans certaines situations.

  Si tous ces critères principaux ressortent, il est judicieux de consulter, voire d'engager une démarche diagnostique.
Même si cette dernière peut hélas s'avérer complexe, fort longue et semée d'embûches, s'apparentant ainsi à un véritable parcours du combattant, cela vaut bien que l'on s'en donne la peine. Car ce n'est qu'à ce prix, par la multiplication des diagnostics officiellement établis, que tous ceux qui souffrent de cette forme d'autisme injustement méconnue parviendront enfin à obtenir la reconnaissance de leur handicap, avec toutes ses implications en matière de vie sociale et professionnelle.

Hans CANY 




Ma vie d'autiste Asperger, par Grégory PICCA
ISBN : 2370200413
Editeur : Berg International (2015)

Quatrième de couverture :

"A l'âge de 28 ans Grégory découvre qu'il est atteint du syndrome d'Asperger, cette forme d'autisme "de haut niveau" qui touche de 25 à 36 enfants sur 10 000.

Il comprend alors ses différences : son manque d'empathie, son amour de la solitude et de la routine, son aisance avec les chiffres, ses maladresses physiques, ses difficultés relationnelles...

Dans ce livre il nous décrit son quotidien, ses tribulations dans "notre" monde, celui des neuro-typiques qui sont souvent choqués par son manque d'adaptation aux codes sociaux.

Il écrit pour faire connaître le syndrome d'Asperger, pour aider ceux qui en souffrent (certains sans le savoir) et leurs familles, ainsi que pour changer notre regard à tous sur l'autisme au sens large."

22:05 Publié dans Lectures recommandées | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hans cany |  Facebook | | |

13/10/2016

HALLOWEEN / SAMHAIN / SAMONIOS, expression de la Tradition païenne d'Europe

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HALLOWEEN, qu'est-ce que c'est, au juste ?
Simplement une soirée où l'on se
déguise "pour le fun" ?...
Une fête pour les gosses ?...
A l'intention des hilotes et des béotiens, je vais tenter de résumer à l'extrême ce qu'il en est véritablement. Car à mon sens, c'est important.

 

Tout d'abord non, il ne s'agit PAS d'une fête américaine, ni d'une fête "carnavalesque"/commerciale de création récente : ce sont les migrants des îles britanniques (anglais, mais surtout irlandais, gallois et écossais) qui l'ont exportée aux USA entre le XVIIème et le XIXème siècles, et c'est donc par cette voie qu'elle nous revient aujourd'hui en Europe continentale. C'est dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, mais aussi pendant une bonne dizaine de jours avant et après cette date, qu'est célébrée dans une grande partie de l'Europe une fête païenne majeure baptisée "Halloween" dans la Tradition germano-celtique du monde anglo-saxon, et correspondant à la Samain/Samhain des Celtes. Contrairement à une croyance tenace, cette fête n'est pas non plus que l'apanage de l'Irlande et de la Grande Bretagne, puisqu'elle était également célébrée chez les Celtes continentaux et notamment en Gaule, sous le nom de Samonios.

Halloween/Sam(h)ain/Samonios, c'est tout simplement le nouvel an celtique. Halloween est également l'héritier d'une fête équivalente dans la tradition germano-nordique, et c'est en ce sens qu'elle constitue un des nombreux points de convergence entre les deux mondes culturels et civilisationnels que sont le monde germanique d'une part, et le monde celtique d'autre part, étroitement apparentés à plus d'un titre.

Cette célébration marque le passage de la partie lumineuse du cycle des saisons à sa partie sombre, partie sombre qui inaugure donc une nouvelle année (le passage inverse, de la partie obscure à la partie lumineuse, est célébré quant à lui dans la nuit du 30 avril au 1er mai : c'est alors la fête de Cetsamhain/Beltaine dans la Tradition celtique, ou "Nuit de Walpurgis"/Ostara dans la Tradition germanique, qui est en fait l'exacte réplique d'Halloween/Sam(h)ain/samonios, avec les mêmes implications, mais bien évidemment "inversées") .

Célébration de l'entrée dans la période la plus sombre de l'année et de la mort symbolique de la Nature, Halloween/Samain, tout comme Beltaine/Walpurgis, constitue une nuit "hors du temps", peuplée de forces obscures et au cours de laquelle le monde des morts et de l'au-delà interfère avec celui des vivants. Elle est marquée par l'errance de forces impalpables, de créatures ténébreuses et inquiétantes, au premier rang desquelles les sorcier(e)s maléfiques, les spectres, les revenants , les loups-garous, et autres monstres.

Elle est donc aussi la fête des morts et des esprits désincarnés, le Jour des Morts proprement dit se célébrant le 1er novembre (==> devenu la "Toussaint" des chrétiens. L'Eglise a tenté de récupérer cette tradition païenne de la Fête des Morts en la décalant officiellement au 2 novembre, mais les gens continuent de se rendre dans les cimetières le 1er, et non le 2 novembre : ce qui démontre bien la persistance de cette tradition ancestrale).

 A toutes celles et tous ceux qui se soucient de rétablir le lien avec leurs véritables racines spirituelles ancestrales, je souhaite donc une excellente célébration de cette nuit exceptionnelle, qu'il serait fort dommage de laisser tomber dans l'oubli, ou d'abandonner, vidée de son contenu véritable, aux seules récupérations profanes et commerciales !

Hans CANY

 

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Pour en savoir plus à ce sujet, je vous recommande vivement la lecture
du remarquable "B.A.-BA HALLOWEEN" de Jean-Paul Ronecker
(Editions Pardès)

Une étude magistrale et captivante, fort bien documentée
tout en restant accessible à toutes et à tous.

hans cany,paganisme,identité & racines

01/09/2016

47ème anniversaire de la Révolution Al-Fateh

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Ce 1er septembre 2016 marque le 47ème anniversaire de la Révolution Al-Fateh de 1969, et donc l'entrée dans la 48ème année de son esprit immortel. Une pensée toute particulière pour la Libye martyre, pour le peuple libyen qui souffre aujourd'hui sous le joug de la dictature des traîtres et des islamistes parvenus au pouvoir dans les fourgons de l'OTAN, ainsi que pour la Résistance verte qui ne baissera jamais les armes.

Nombreux sont ceux qui, s'étant laissés abuser par les mensonges et les mirages de 2011, en sont à présents réduits à déchanter amèrement. Finie la démocratie directe et participative, fini le logement gratuit pour tous, finies l'eau et l'électricité gratuites, finie l'essence à 8 centimes d'euro le litre, finis les prix bas et régulés, finies les aides sociales diverses, finie la sécurité dans les rues, finie l'égalité des droits entre hommes et femmes etc etc ! Nous les avions pourtant avertis. Ceux-là auraient certainement mieux fait de nous écouter et d'y réfléchir en temps voulu... Ils n'ont désormais plus que leurs yeux pour pleurer, et tout le temps de regretter, de méditer sur leur pitoyable inconséquence.

Concernant les Libyens, la plupart des meilleurs d'entre eux sont soit tombés en martyrs en 2011, soit croupissent dans les geôles des barbares, soit sont actuellement exilés à l'Etranger. N'oublions pas que ce n'est pas moins d'un million et demi de citoyens qui ont fui le régime de terreur imposé à la suite de l'agression impérialiste, ce qui, pour un pays qui ne comptait qu'à peine six millions d'habitants, représente un nombre considérable. N'oublions pas non plus les courageux membres de la Résistance verte qui, dans la clandestinité, poursuivent le combat avec opiniâtreté.

Que ce 1er septembre 2016 soit aussi une journée de protestation internationale contre le régime de terreur des rats du prétendu CNT, et pour les milliers de prisonniers politiques victimes aujourd'hui de détentions arbitraires, de parodies de procès iniques, de spoliation, de tortures et autres actes inhumains de toutes natures...
Le coeur vert de la Libye véritable bat toujours, et tôt ou tard, la Jamahiriya renaîtra de ses cendres !

Hans CANY

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Vous vous demandez toujours comment on peut soutenir Kadhafi et continuer de prôner ses idées ? Alors faites un effort, prenez le temps de lire le Livre vert, dont vous trouverez ci-dessous les trois parties en liens. Alors seulement vous pourrez dire que vous savez de quoi vous parlez. Tant que vous ne vous serez pas donné cette peine, vos jugements de valeur, reposant uniquement sur l'image diabolisée que vous a servie la propagande médiatique, resteront sans le moindre fondement sérieux.

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Pour lire le Livre vert, en 3 parties :

. 1ère partie : LA DEMOCRATIE

 

. 2ème partie : LE SOCIALISME

 

. 3ème partie : LES FONDEMENTS SOCIAUX

 

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24/08/2016

Sarkozy a du sang sur les mains

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Ne l'oubliez jamais : Sarkozy n'est pas seulement une crapule, un gangster et un oligarque autocrate (pléonasme). Il a aussi, et avant tout, DU SANG SUR LES MAINS.  Notamment celui des Libyens qu'il a délibérément fait massacrer en perpétrant, courant 2011, l'agression impérialiste et néocoloniale que l'on sait.

Cet agent zélé du Nouvel Ordre Mondial n'est rien de moins qu'un criminel de guerre, au même titre que ses acolytes et complices Juppé, BHL, Obama, Clinton, Cameron et consorts, et tous méritent impérieusement d'être jugés pour les indicibles crimes dont ils auront été les instigateurs.
Et il est parmi les principaux responsables du chaos qui s'est ensuivi, comme de ses conséquences actuelles.

Réveillez-vous. Ne soyez pas amnésiques. Et faites fonctionner vos neurones. Dénoncez cette racaille en col blanc pour ce qu'elle est réellement, et exigez sans relâche que cet abject individu soit un jour amené à répondre de ses méfaits.

Hans CANY

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01/08/2016

Panthéon celtique : le dieu LUG / LUGOS

 

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LUG, ou LUGH, appelé LLEU chez les Gallois, est, avec le Dagda, le plus grand dieu du panthéon celtique irlandais. Il occupait aussi la plus haute place dans le panthéon des Celtes des Gaules, où il était honoré sous le nom continental de LUGOS. Les nombreuses traces qu'il a laissées dans la toponymie attestent de son importance, les plus célèbres étant notamment la ville de Lyon (Lugdunum : forteresse de Lugos, et "capitale des Gaules" à l'époque gallo-romaine), ou encore Laon, Loudun, Leyde et Leipzig, qui sont tous des "Lugdunum"). Citons aussi le cas du temple dit de Mercure, au sommet du Puy de Dôme, un sanctuaire dédié à Lugos s'y trouvait originellement, qui fut par la suite aménagé en temple de Mercure-Lugos à l'époque gallo-romaine.
 
Les Romains l'identifièrent à leur Mercure, et de fait, Lugos est aussi le protecteur des voyageurs. Inventeur de tous les arts, il est un dieu hors fonction, polyvalent, car il est le Multiple Artisan. Il incarne la puissance du rayonnement solaire en tant que pourvoyeur de vie et de lumière. On retrouve d'ailleurs la racine "Lu" dans le mot "lumière" français, tout comme dans le mot "luz" espagnol, voire dans le "light" anglais et le "Licht" allemand, ce qui laisse présager une très ancienne racine indo-européene.
 
Il est le porteur de lumière génératrice de vie et induisant la clarté, mais n'en incarne pas pour autant les forces curatives. La dimension guérisseuse et physiquement régénératrice de la lumière est incarnée quant à elle par une autre divinité solaire bien connue, Bel ou Belenos. Lug/Lugos, pour sa part, est la lumière personnifiée. 
 
C'est également une divinité guerrière, qui présente de troublantes analogies avec le Wotan/Odin du panthéon germano-nordique : comme ce dernier, il est borgne, est porteur d'une lance magique, et est accompagné de corbeaux, animaux sacrés semblables à Huginn et Muninn qui font partie de ses attributs. Il est même généralement accompagné de deux loups, tels Geri et Freki. Les similitudes entre traditions celtique et germanique sont ici si criantes qu'il y a lieu de s'interroger au sujet d'une filiation spirituelle et culturelle.
 
Lug / Lugos est honoré dans le cadre d'une fête majeure du calendrier celtique, Lugnasadh, qui se célèbre aux alentours du 1er août.
 
Hans CANY
31 juillet 2015 E.V.
 

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28/07/2016

Alain de Benoist : « Les islamophobes sont les idiots utiles de l’islamisme radical »

Un court entretien avec Alain de Benoist, originellement publié sur Boulevard Voltaire en janvier 2015, en pleine vague d'hystérie collective suite à la fameuse affaire des attentats parisiens. De fort pertinentes réflexions sur lesquelles nombre de ceux que j'appelle les "nationalistes casher", à savoir certains "islamophobes" qui, aveuglés par une haine sans nuances de tout ce qui est musulman, en viennent parfois à professer un philosionisme des plus ineptes, seraient bien inspirés de méditer.

Hans CANY

 

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Près de quatre millions de personnes qui défilent, après les attentats, pour un journal qui vendait péniblement à 30.000 exemplaires, c’est en soi un événement. Grand moment de communion nationale ou psychose collective ?

Alain de Benoist : Les manifestations auraient eu du sens si elles s’étaient bornées à exprimer de façon solennelle le refus du terrorisme par le peuple français. Organisées par le gouvernement et les partis politiques, elles se sont transformées en une immense vague d’identification victimaire symbolisée par le slogan « Je suis Charlie », promu de manière orwellienne nouveau mot d’ordre « républicain ». Dès lors, il ne s’agissait plus tant de condamner des attentats et des assassinats que de s’identifier aux « valeurs » de Charlie Hebdo, c’est-à-dire à la culture du blasphème et de la dérision.

Durant la manifestation et les jours qui ont suivi, dans une France plongée en état d’apesanteur et noyée dans la moraline, on aura tout vu. Les cloches de Notre-Dame de Paris sonnant le glas pour les bouffeurs de curé. L’« union nationale » sans le Front national. La « liberté d’expression » réduite au droit au blasphème et s’arrêtant à Dieudonné. Celle des caricaturistes dépendant de la personne visée (Mahomet en train de sodomiser un porc : tellement drôle ! Christiane Taubira en guenon : intolérable !). Des bataillons de chefs d’État (deux fois le G20 !) chantant les louanges d’un titre dont ils n’avaient jamais entendu parler huit jours plus tôt. Des millions de zombies se ruant dans les kiosques pour acheter, tel le dernier smartphone, un journal qu’ils n’avaient jamais eu la curiosité d’ouvrir depuis vingt ans. Le badge « Je suis Charlie » succédant au ruban pour le SIDA et à la petite main de « Touche pas à mon pote ». Spectacle surréaliste ! Tout le monde il est gentil, tout le monde il est Charlie, dans le grand hospice occidental transformé en bisounurserie. Les rédacteurs de Charlie Hebdo, qui se voulaient tout sauf « consensuels », auraient été les premiers stupéfaits de se voir ainsi canonisés. Quant aux djihadistes, ils ont dû bien rigoler : un défilé des moutons n’a jamais impressionné les loups.

 

Ces cortèges peuvent-ils être mis sur le même plan que le défilé gaulliste sur les Champs-Élysées en 1968, les marches contre Jean-Marie Le Pen en 2002 ou la déferlante de la Manif pour tous ?

Alain de Benoist : Je ne le crois pas. Pour Valls et Hollande, la manifestation avait au moins six objectifs : marginaliser le Front national et neutraliser l’UMP (qui est évidemment tombée dans le panneau la tête la première) au nom de l’« union sacrée », solidariser les Français autour d’une classe politique gouvernementale discréditée, justifier l’engagement de la France dans une nouvelle guerre d’Irak où elle n’a rien à faire, mettre en place un espace policier européen où l’on sait d’avance que ce ne sont pas seulement les islamistes qui seront surveillés (Manuel Valls affirmant sans rire que les « mesures exceptionnelles » qu’il s’apprête à prendre ne seront pas des mesures d’exception !), faire croire que le terrorisme auquel nous sommes aujourd’hui confrontés a plus à voir avec le Proche-Orient qu’avec l’immigration et la situation des banlieues, enfin persuader l’opinion que, « face au terrorisme », la France, fidèle vassale du califat américain, ne peut qu’être solidaire de pays occidentaux qui n’ont jamais cessé d’encourager l’islamisme, tout en noyant leurs erreurs et leurs crimes derrière le rideau de fumée du « choc des civilisations » (Poutine n’avait bien sûr pas été invité !). Force est de reconnaître que tous ces objectifs ont été atteints.

J’ai eu le tort, dans un entretien précédent, de parler de réactions spontanées. Celles auxquelles ont eu droit les journalistes de Charlie Hebdo – mais non le malheureux otage français Hervé Gourdel décapité en Algérie trois mois plus tôt – ont en réalité été mises en forme par les injonctions sociales et médiatiques, la grande fabrique postmoderne des affects et des émotions. Il faudrait un livre entier pour analyser dans le détail ce coup de maître qui a permis, en l’espace de quelques heures, de récupérer la colère populaire au bénéfice d’une adhésion « républicaine » à l’idéologie dominante et d’une « union nationale » avant tout destinée à redresser la courbe de popularité du chef de l’État. La classe politique gouvernementale apparaît ainsi comme la principale bénéficiaire de la légitime émotion soulevée par les attentats.

 

On a enregistré ces derniers jours une recrudescence des actes antimusulmans (attaques contre des mosquées, etc.). Cela vous surprend ?

Alain de  Benoist : Cela me surprend d’autant moins que les attentats sont faits pour ça : stimuler une islamophobie que les terroristes djihadistes considèrent comme un « vecteur de radicalité » privilégié. Les terroristes islamistes adorent les islamophobes. Ils souhaitent qu’il y en ait toujours plus. Ils savent que plus les musulmans se sentiront rejetés par les non-musulmans, plus ils pourront espérer les convaincre et les radicaliser. Les djihadistes assurent qu’ils représentent le « véritable islam », les islamophobes leur donnent raison en disant qu’il n’y a pas de différence entre l’islam et l’islamisme. Que les premiers commettent des attentats alors que les seconds verraient plutôt sans déplaisir se multiplier les pogroms contre ceux qui « rejettent le mode de vie occidental » (le sympathique mode de vie mondialisé de la consommation soumise) n’y change rien. Les islamophobes sont les idiots utiles de l’islamisme radical.

À l’époque de la guerre d’Algérie, que je sache, on ne faisait pas grief aux harkis d’être musulmans, et l’on ne s’étonnait pas non plus qu’il y ait des mosquées dans les départements français d’Alger, d’Oran et de Constantine. Pour ma part, je ne ferai pas aux terroristes islamistes le cadeau de devenir islamophobe. Et je ne fantasmerai pas non plus sur la « France musulmane » comme Drumont fantasmait sur La France juive (1885), en associant mécaniquement islam et terreur comme d’autres associaient naguère les Juifs et l’argent.

 

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier

Source : http://www.bvoltaire.fr/alaindebenoist/les-islamophobes-s...

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13/07/2016

Les révolutionnaires français avaient la classe

 
 
- Ils ont guillotiné leur propre roi.

- Ils ont fait des lois aussi simples que : sont suspects ..."ceux qui, soit par leur conduite, soit par leurs relations, soit par leurs propos ou leurs écrits, se sont montrés partisans de la tyrannie ou du fédéralisme et ennemis de la liberté". Ce qui laisse une large part de free-style interprétatif aux juges.

- Ils ont donné aux juges l'idée simple de la sentence binaire : l'acquittement ou l'exécution. Ce qui est le signe certain d'un sens aigu de l'équité, de la nuance et du discernement.

- Ils ont écrit la Constitution de l'an I, nec plus ultra de la démocratie (comme chacun sait).

- Ils ont sorti plein de belles phrases historiques (La volonté du peuple et les baïonnettes, celle-là elle ne rate jamais).

- Ils ont fait le serment du jeu de paume, transformant un endroit tout pourri en un paradis des libertés.

- Ils avaient comme leaders des mecs aussi classes que Saint-Just ou Robespierre (celui qui portait si bien la perruque).

- Ils ont inventé la liberté (oui, on peut le dire : après tout, le reste du monde n'a fait que nous copier : la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen, c'est de nous, merde !).

- Ils ont cassé du royaliste

- Ils ont cassé du fédéraliste

- Ils ont pris la Bastille

- Ils ont inventé un calendrier incompréhensible

- Ils s'appelaient tous "Citoyen", et se prenaient pour des Romains.

- En général, ces mecs-là étaient obsédés par les complots et les symboles, ce qui d'emblée les rend sympathiques. Une gigantesque parano collective...

- Ils ont fait et gagné plein de guerres avec une armée de péquenots et de montgolfières.

- Ils ont inventé le jacobinisme et la république.

- Ils ont "élu" le premier maire de Paris, première étape vers le phénomène Vélib.


… et tant d'autres choses encore…

Quelle classe.

 
 
 
[Texte librement adapté, d'après un auteur inconnu]
 

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AVERTISSEMENT A L'OCCASION DU 14 JUILLET :

Que personne, surtout, ne s'aventure à me souhaiter une bonne "fête nationale", ni à me transmettre  quoi que ce soit en rapport avec le 14 juillet (si présenté de façon positive). Il me semble indispensable de rappeler que non, définitivement non, le 14 juillet n'est PAS ma fête nationale. Pas plus que la serpillère tricolore et la Marseillaise ne sont respectivement mon drapeau et mon hymne. Je me refuse catégoriquement à commémorer un événement dégueulasse, qui marque de surcroit le début d'une période de barbarie inouïe, ainsi que l'avènement d'une fausse "nation" et d'un régime parlementaire jacobinard que nous subissons toujours aujourd'hui. Je suis très volontiers patriote, mais je ne suis PAS un patriote hexagon.
Voila, les choses sont dites.

Hans CANY

hans cany,fédéralisme,democratie

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11/05/2016

URGENT : Le gouvernement "socialiste" de Hollande veut profaner la mémoire de Verdun [VIDEO]

Mon grand-père paternel, médaillé maintes fois pour ses faits d'armes, et titulaire entre autres de la Médaille militaire et de la Croix de Guerre de première classe, a participé à cette bataille de Verdun. Plusieurs autres membres de ma famille n'ont, eux, pas eu la chance d'en revenir. Nous avons jusqu'au 29 mai 2016 pour nous faire entendre. Je compte sur vous tous et toutes. Notre réaction doit être massive et foudroyante,  à la juste mesure de l'affront comme de l'infamie.

Hans CANY


APPEL A LA MOBILISATION : Exigez la déprogrammation du rappeur anti-blanc "BlackM" lors des commémorations des 100 ans de la bataille de Verdun en protestant auprès de la sous-préfecture de la ville :

Tél. : 03.29.84.86.00
Fax : 03.29.84.77.25
sp-verdun@meuse.gouv.fr

Pour manifester aussi votre indignation et adresser vos protestations à la mairie de Verdun :

03 29 83 44 22 ou contact@grandverdun.fr

 

Merci à Boris Le Lay pour la vidéo suivante,
qui expose fort bien le problème et l'enjeu de
cette provocation gouvernementale sans précédent.

 

Verdun_BlackM.jpg
"Kouffar" : Pluriel de "kâfir", terme arabe
à connotation péjorative 
désignant celui qui n'est pas musulman.

 

LETTRE OUVERTE AUX RESPONSABLES
DE L'ORGANISATION
DE LA CELEBRATION DU

CENTENAIRE DE LA BATAILLE DE VERDUN :

 

Madame, Monsieur

Je viens par le présent message vous faire part de ma profonde indignation et de mes plus vives protestations concernant la programmation officielle du "chanteur"  "Black M"  au déroulement des festivités qui marqueront très prochainement le centenaire de la bataille de Verdun.

Cet individu est notoirement connu pour ses appels à la violence, pour ses propos sexistes et homophobes, pour son prosélytisme religieux pro-islamiste, et pour son racisme anti-Blancs et anti-Français caractérisé, lui qui qualifie ignominieusement la France de "pays de kouffar" dans le texte de l'une de ses "chansons". Je vous précise ou vous rappelle que  "Kouffar"  est le pluriel de "kâfir", terme arabe à connotation péjorative désignant l'infidèle, celui qui n'est pas musulman.

La présence de cet individu au cours des manifestations clôturant  la commémoration constitue une intolérable insulte adressée implicitement à tous ceux qui ont souffert cette  terrible épreuve,  et n'y ont pour beaucoup pas survécu. Et à travers eux, ce sont nous, leurs descendants directs et tout ce que cela symbolise en termes de valeurs civilisationnelles, qui sommes visés.

Mon grand-père paternel, médaillé maintes fois pour ses faits d'armes, et titulaire entre autres de la Médaille militaire et de la Croix de Guerre de première classe, a participé à cette bataille de Verdun. Plusieurs autres membres de ma famille n'ont, eux, pas eu la chance d'en revenir. Nous avons jusqu'au 29 mai 2016 pour nous faire entendre. Je compte sur vous tous et toutes. Notre réaction doit être massive et foudroyante,  à la juste mesure de l'affront comme de l'infamie.

Je vous demande donc de ne pas vous faire complice de ce qu'il convient bien d'appeler une véritable profanation, profanation abjecte de la mémoire de nos
centaines de milliers d'aïeux tombés au Champ d'Honneur, au cours de cette effroyable tragédie.
Je vous demande donc, au nom des millions de personnes qui, comme moi, sont aujourd'hui dépositaires de la mémoire et de l'honneur de leurs pères, de procéder au plus vite à la déprogrammation de l'individu dit "Black M" des festivités musicales prévues  à l'occasion de la célébration de ce centenaire.

Il en va également de votre honneur personnel, car il faut que vous ayez conscience que, dans le cas où cette scandaleuse programmation serait maintenue malgré le flot de protestations qui vous submerge à présent, vos noms resteraient à jamais associés à cette ignominie.

L'enjeu est important, l'émotion suscitée par cette manoeuvre irrespectueuse et indigne est immense. Vous pouvez donc d'ores et déjà avoir la certitude que l'affaire ne restera pas sans suite.

Puisse mon appel, mon cri d'alerte et de colère être bien compris et entendu de vous, et si tel est le cas, j'en remercie par avance toute personne empathique et de bonne volonté.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes plus sincères salutations.

Hans CANY


EDIT du 13/05/2016 :

VICTOIRE ! Ils ne sont pas passés. La mobilisation massive a en effet payé, car nous apprenons aujourd'hui que la mairie "socialiste" de Verdun a cédé à la pression populaire, en annulant finalement ce scandaleux  "concert". La mémoire et l'honneur de nos anciens ne seront donc pas salis, et l'intolérable profanation n'aura pas lieu. Merci à tous les patriotes, de toutes obédiences et appartenances, qui pour une fois ont su passer outre leurs divergences idéologiques, leurs rivalités de chapelles et leurs querelles de tous ordres pour mener une action unitaire de grande ampleur, laquelle n'aura donc pas tardé à porter ses fruits. J'insiste cependant sur l'impérieuse nécessité de rester très vigilants quant au programme des manifestations qui seront associées à la célébration du centenaire de la bataille de Verdun, car nous savons bien de quoi sont capables certains individus...

H.C.

 

 

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18/04/2016

BELTAINE / CETSAMHAIN / Nuit de Walpurgis

 

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C'est dans la nuit du 30 avril au 1er mai qu'est célébrée dans une grande partie de l'Europe une fête païenne majeure baptisée "Nuit de Walpurgis" dans la Tradition germanique, et correspondant à la Beltaine des Celtes.
Infiniment plus méconnue qu'Halloween/Samhain (car beaucoup moins vulgarisée, médiatisée, et "rentabilisée"), Walpurgis/Beltaine en constitue l'exacte réplique, la seconde marquant le passage de la partie sombre de l'année à la partie lumineuse, inversement à la première. Elle porte d'ailleurs aussi le nom de Cetsamhain, ce qui traduit bien la correspondance entre ces deux points essentiels de l'année celtique.

Fête du retour de la lumière et du renouveau de la Nature, elle n'en constitue pas moins également une nuit "hors du temps", peuplée de forces obscures et au cours de laquelle le monde des morts et de l'au-delà interfère avec celui des vivants. Tout comme Halloween, elle est marquée par l'errance de forces impalpables, de créatures ténébreuses et inquiétantes, au premier rang desquelles les sorcier(e)s maléfiques, les revenants et autres loups-garous. Le thème du loup-garou est d'ailleurs spécifiquement associé à la nuit de Walpurgis dans l'ancienne Tradition germanique.

On s'y réunit aussi autour de grands brasiers conjurant les ténèbres et saluant le retour du Soleil régénérateur, les fameux "Feux de Beltaine", qui sont l'occasion de moultes réjouissances et libations en l'honneur des forces vives de la Terre-Mère. Soleil et Terre-Mère respectivement symbolisés par le Dieu Bel/Belenos -d'où le nom de Beltaine-, et par l'antique déesse préceltique Maïa, d'où le nom du mois de Mai.

A toutes celles et tous ceux qui se soucient de rétablir le lien avec leurs véritables racines spirituelles ancestrales, je souhaite donc une excellente célébration de cette nuit exceptionnelle, qu'il serait fort dommage de laisser dans l'oubli !

Hans CANY

 


 

 

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Premier mai : célébration de la lutte des TRAVAILLEURS (et non "fête du travail")

 

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Malheureusement, peu de gens s'en souviennent : le premier Mai, en tant que jour férié et célébration revendicatrice dans le monde du travail, tire son origine de la commémoration du 1er Mai 1886, lorsqu'à Chicago (USA), la police ouvrit le feu sur les ouvriers grévistes. L'émeute qui s'ensuivit aboutit peu après à la condamnation à mort de huit  grévistes, dont quatre -tous anarchistes- furent effectivement pendus. Ces quatre socialistes libertaires avaient pour noms Spiess, Fischer, Parsons et Engel. Bien qu'abondamment récupérée par les marxistes et autres socio-démocrates, ce ne sont donc pas des martyrs issus de leurs rangs, qui sont à l'origine de cette date emblématique.

Beaucoup plus tard en France, en 1941, le maréchal Pétain fit de la date du 1er Mai une fête officielle doublée d'un jour férié, mais en opérant un subtil glissement sémantique conforme aux valeurs de l'idéologie qu'il entendait promouvoir : de Fête des travailleurs, le 1er Mai devint ainsi..."Fête du travail". La nuance est de taille, même si elle a échappé et échappe toujours au plus grand nombre...

Aujourd'hui encore, nombreux sont les gens qui, relayant une altération sémantique parfaitement révélatrice de l'idéologie dominante, entretenue par les politiciens comme par les médias, continuent de parler en toute bonne foi de "fête du travail". Alors que cette appellation ne reflète en réalité qu'un détournement de son sens originel, le but recherché étant, bien évidemment, de lui ôter tout caractère véritablement revendicatif, et donc potentiellement subversif. Avril 2012 aura même vu une nouvelle tentative de récupération réactionnaire par la voix du machiavélique et démagogique Sarkozy, qui n'aura pas hésité à parler de prétendue fête du "vrai travail", opération de propagande électorale placée sous l'égide de son parti, l'UMP. Un soi-disant "vrai travail" que le sinistre sire entend sans doute opposer à un hypothétique  "faux travail", dans le but évident de diviser les travailleurs en les opposant les uns aux autres... Aux travailleurs, aux travailleuses de contrer aujourd'hui ce type de grossiers subterfuges. A eux, à elles de ne pas être dupes des exploiteurs capitalistes ni de leurs manoeuvres fallacieuses, et de permettre au 1er Mai de retrouver ses lettres de noblesse.  A commencer par sa véritable nature, sa nature originelle : celle d'une fête des TRAVAILLEURS, et non d'une vague fête "du travail", socialement neutralisée.

Le premier mai est donc historiquement un jour emblématique, symbolisant la lutte pour l'émancipation sociale. Si jadis celle-ci a pu prendre la forme d'un juste combat pour que le strict minimum soit au moins accordé aux salariés, il convient de nos jours de la faire accéder à un niveau supérieur. Il ne s'agit plus, à présent, de réclamer des salaires "plus justes" ou des conditions de travail décentes, lesquels ne sont jamais que le strict minimum, la moindre des choses pour celles et ceux qui y sont assujettis. Le nouvel enjeu de notre époque est d'exiger avec force et détermination une réduction significative du temps de travail, et, à terme, l'abolition pure et simple de l'esclavage salarié.


Hans CANY

 

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02/03/2016

Mars, mois de tous les dangers ?

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 Identifié à l'Arès grec,  Mars, qui fut pour la Rome antique le terrible dieu de la guerre offensive et de la destruction, a légué son nom au mois qui lui était traditionnellement consacré. Dans l' ancien calendrier romain, ce mois, ainsi placé sous le patronage du cruel et impitoyable fils de Jupiter, ouvrait la nouvelle année.
De par les vertus guerrières qu'il incarnait, Mars, qui en outre personnifiait la force brutale et l'intrépidité, faisait évidemment l'objet d'une popularité et d'une dévotion toutes particulières au sein des légions, et le mois qui porte son nom était souvent choisi pour lancer des offensives militaires. Celles-ci étaient alors censées avoir les meilleures chances d'être rapidement couronnées de succès, quel qu'en soit le prix, et ce au delà de toute considération d'ordre éthique ou moral.


Mais cet archaïque usage romain est-il réellement tombé en désuétude à notre époque ? On est en droit de se poser la question, lorsque l'on constate qu'aujourd'hui encore, le mois de mars est celui qui marque très souvent le déclenchement de conflits majeurs.  Ceci semble tout particulièrement se vérifier si l'on se penche sur les agissements récents, sur la scène internationale, de tout ou partie de l'hydre atlantiste ;  ou des Etats-Unis d'Amérique seuls, lorsque ceux-ci se livrent de façon unilatérale à des agressions militaires.


Les deux dernières décennies, à elles seules, nous en offrent en effet quelques exemples interpellants.

Le 23 mars 1999, les forces de l'OTAN attaquent ce qui subsiste de la fédération de Yougoslavie et bombardent la Serbie, dans le cadre de la guerre dite du Kosovo.

Le 20 mars 2003, les USA attaquent l'Irak sous des prétextes mensongers, avec les conséquences que l'on sait.

Le 19 mars 2011, les forces de l'OTAN, au premier rang desquelles la France, le Royaume-Uni et les USA, également sous des prétextes fallacieux, attaquent et bombardent la Libye du colonel Kadhafi. Là aussi avec toutes les conséquences que l'on sait...

Le 12 mars 2012, une intense campagne de propagande attribue au forces loyalistes syriennes du président Bachar Al-Assad un prétendu massacre de femmes et d'enfants dans la ville de Homs, prétexte que saisiront aussitôt les USA et leurs sbires de l'OTAN pour menacer d'intervenir en Syrie. On est alors à deux doigts du déclenchement d'une nouvelle guerre d'agression ouverte aux répercussions internationales, mais cette tentative d'intervention tournera court. 

En mars 2013, les USA et leurs vassaux occidentaux menacent une nouvelle fois la Syrie d'agression imminente, cette fois sur la base d'allégations attribuant aux forces loyalistes syriennes l'usage répété d'armes chimiques. Seules l'intervention habile de la diplomatie russe et l'intelligence stratégique de Vladimir Poutine parviendront finalement à désamorcer la crise, et à écarter une catastrophe aux conséquences imprévisibles.

Le 18 mars 2014, suite au référendum du 16 mars approuvant à une écrasante majorité le rattachement de  la Crimée à la Russie, les puissances occidentales s'opposent vivement à cette dernière. L'escalade qui s'ensuit envenime gravement la crise ukrainienne en cours, et pendant quelque temps, le monde, au bord du gouffre, retient son souffle.  Une fois de plus, le pire ne sera évité que de justesse.

Le 26 mars 2015, l'Arabie Saoudite, à la tête d'une coalition formée par diverses monarchies du Golfe auxquelles s'associe l'Egypte, lance une attaque de grande envergure sur le Yemen, contre les rebelles chiites alliés à l'Iran.

Début mars 2016, sur fond de tensions permanentes entre les superpuissances russe et états-unienne, et sous le climat anxiogène d'une nouvelle guerre froide qui s'annonce, l'avenir paraît plus que jamais incertain. La propagande politico-médiatique ambiante ne cesse de nous abreuver de propos alarmistes quant au risque de conflit généralisé à l'échelon mondial. Quelle sera donc la suite des évènements ? Seul l'avenir nous le dira.

Comme on le voit, le mois de mars semble donc bien, aujourd'hui encore, être étroitement  associé aux velléités interventionnistes et aux initiatives belliqueuses. Leurs acteurs agissent-ils pour autant de façon consciente ? Ce calendrier des agressions militaires est-il donc établi de façon délibérée, et suit-il une logique d'essence magico-métaphysique qui échappe au commun des mortels ?

Face à l'énumération de ces quelques exemples, qui tendent à souligner un mystérieux rapport entre le mois de mars et les actes ou risques de guerre, les sceptiques se contenteront d'un dédaigneux haussement d'épaules. Ils ne manqueront pas d'arguer du fait que tout ceci n'est du qu'à de simples coïncidences, qu'à une singulière concordance de dates qui n'a en soit rien d'intentionnel. Ils s'empresseront d' écarter le problème d'un revers de main méprisant, sans daigner accorder le moindre crédit à ce qui ne relève à leurs yeux que d'une énième "théorie du complot",  d'inspiration hautement  fantaisiste.

D'autres au contraire, s'agissant des dates de déclenchement des conflits au cours des dernières années, se sentiront interpellés par cette récurrence du mois de mars à laquelle ils n'avaient peut-être jamais prêté attention. Ils sentiront confusément qu'il y a ici un "détail" pour le moins troublant, lequel se répète décidément  à une trop forte
 fréquence pour n'être que le simple fruit du hasard.

Certaines sociétés secrètes qui, dit-on, exercent dans l'ombre une influence déterminante sur la politique suivie par les pays du camp occidental, ont-elles intégré la vieille croyance romaine dans leur propre doctrine ? Les dirigeants qui y sont affiliés, américains en tête, croient-ils sincèrement que leurs campagnes militaires ont davantage de chances d'atteindre leurs buts dans les meilleurs délais si elles sont lancées au mois de mars ?  Ce fait intrigant, qui aura jusqu'ici échappé à l'attention du plus grand nombre, mérite d'être enfin mis en lumière.
Et la question, même si elle demeure pour l'heure en suspens, mérite pour le moins d'être posée.


L'objet du présent texte n'est nullement de développer une quelconque théorie à grand coups d'affirmations péremptoires. Loin de moi cette prétention. Plus modestement, il se veut juste l'indicateur d'une piste de réflexion.  A chacun de mener ses propres recherches, et d'en tirer les conclusions qui lui sembleront les plus pertinentes.

Pour l'heure, seul le retour à un salutaire équilibre des forces dans un monde qui tend à redevenir multipolaire semble être en mesure d'enrayer la machine infernale enclenchée par l'impérialisme.
Cet équilibre nous évitera le pire, en annihilant la menace permanente que fait planer depuis 1991 sur le monde la dynamique "martienne". Tout ce qui tend à favoriser son émergence se doit à présent d'être soutenu.

Hans CANY

 

  

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06/01/2016

Migrations de masse au crépuscule de l'empire

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Lorsqu'on constate qu'en ce mois de janvier 2016, diverses publications ont simultanément choisi de consacrer leurs dossiers centraux et leurs couvertures à la tragédie historique couramment désignée sous le nom de Grandes Invasions barbares, prélude à la chute imminente d'un Empire romain d'Occident en pleine déliquescence, on ne peut s'empêcher d'effectuer un inquiétant rapprochement entre ces évènements datés du IIIème  au Vème siècle de l'ère chrétienne, et ceux que nous avons aujourd'hui sous les yeux. Certes, l'an 2016 marque le 1540ème anniversaire de l'aboutissement de la longue agonie de l'empire, qui rendra l'âme le 4 septembre 476 avec la destitution par le Skire Odoacre de son ultime et pathétique dernier empereur, Romulus Augustule, un pré-adolescent âgé de quatorze ans. Ironique destin d'un empire qui aura vu le jour sous l'égide d'un mythique Romulus, en l'an 753 avant l'ère chrétienne, pour finir 1229 ans plus tard sous l'éphémère règne d'un autre Romulus, qualifié celui-ci non sans désinvolture d'Augustule, un "petit Auguste".

Néanmoins, au-delà de cet anniversaire qui du reste ne concerne pas spécialement le mois de janvier, on est en droit de se demander par quel curieux "hasard" toutes ces publications, du "Figaro Histoire" à "Historia", en passant par "Les Cahiers de Science & Vie" et plusieurs autres, ont axé leurs nouvelles livraisons respectives sur ce thème. La revue "L'Histoire", quant à elle, avait abordé ce sujet dès octobre 2015, en consacrant la couverture et le dossier central de son N° 416 à la chute de Rome. L'évidente analogie entre ces événements et ceux qui illustrent l'actualité immédiate est frappante, et il apparaît difficile de croire que ces parutions simultanées ne résultent pas d'un choix rédactionnel concerté, directement lié à leur contexte. On notera toutefois qu'au même moment  dans les kiosques, le hors-série "Histoire" de la revue catholique "La Vie" propose pour sa part au lecteur un dossier intitulé "Migrations : une aventure humaine"...

Aucun empire n'est éternel, et tous finissent tôt ou tard par s'effondrer. Il en fut ainsi de l'Empire Romain d'Occident, comme plus tard du Premier et du Second Empire français, de l'empire tsariste russe, de l'empire austro-hongrois, de l'empire ottoman, du Second et du Troisième Reich allemand, des divers empires coloniaux européens, de l'empire soviétique et de sa cohorte d'Etats satellites etc. Ainsi finissent tous les empires, sans exception. Tous se voulaient bâtis pour traverser les siècles voire les millénaires, mais tous se sont écroulés comme châteaux de cartes, parfois de façon soudaine, au bout de quelques siècles ou décennies, voire de quelques années.  Ceci s'observe et se vérifie systématiquement, dès lors qu'une quelconque structure impériale se retrouve à son point maximum de puissance expansionniste. Après l'ascension vient toujours la chute. L'empire se veut intrinsèquement supranational, et ce sont ses velléités tantôt suprémacistes et hégémoniques, tantôt universalistes et intégrationnistes, qui le minent littéralement de l'intérieur et  précipitent inéluctablement sa perte.

Aujourd'hui, l'empire occidental, dominé par le poids lourd états-unien, bat de l'aile. Il se trouve à la fois pris au piège des conséquences de ses propres actes, et contrarié dans ses projets par la spectaculaire résurgence de la Russie en tant que superpuissance sur la scène internationale, mettant un terme salutaire à vingt-cinq ans de diktat unipolaire. L'Union Européenne (UE), vassale des Etats-Unis dans le cadre de l'empire occidental, se voit elle aussi menacée d'effondrement global. Tout comme l'empire romain, elle croule aujourd'hui sous le poids de ses contradictions, comme sous celui des inévitables conséquences de ses propres agissements, tant extérieurs qu'intérieurs. Et tout comme l'Empire romain, l'empire occidental, à commencer par l'UE, est en train de succomber sous les assauts conjugués d'une triple crise économique, migratoire et civilisationnelle, crise d'une ampleur sans précédent qui ne pourra in fine qu'avoir raison de lui et des pseudo-valeurs qu'il incarne. Ses principes moraux, ses dogmes économiques, son colonialisme culturel et ses prétentions universalistes, associés à un immigrationnisme et à un ethno-masochisme forcenés, ne pourront, au terme du processus mortifère en cours, que le mener là où on fini tous ses prédécesseurs.

A la suite de Paul Valery et pour reprendre sa célèbre formule, nous savons que toutes les civilisations sont mortelles. Celle qu'incarne aujourd'hui le modèle occidental n'échappe nullement à la règle. Nous le savons pareillement, l'empire romain s'est effondré pour des causes non seulement économiques, sociales et politiques, mais aussi -et peut-être avant tout- pour des raisons d'ordre ethnique. Ceci a brillamment été exposé de façon détaillée par, entre autres, l’autodidacte André Lama, dans les deux volumes de son étude magistrale intitulée "Des Dieux et des Empereurs" [1], et publiée pour la première fois en 1998. Cette chose que l'on peut qualifier d'empire occidental, comprenant l'UE via la nébuleuse atlantiste, est elle aussi en train de dépérir pour des raisons analogues.

 Force est de constater en effet que les similitudes entre les deux situations historiques sont pour le moins troublantes. A commencer par le contexte social. L'empire occidental comme l'empire romain ont rapidement étendu leurs territoires respectifs, avec pour principale préoccupation d'en faire de vastes blocs commerciaux, capables de rivaliser avec les grandes puissances économiques de leurs époques. L'un comme l'autre s'efforce sans relâche de déresponsabiliser ses citoyens, et surtout de les tenir à l'écart de la chose publique, chasse gardée d'une petite caste d'oligarques dont beaucoup n'ont jamais été élus. Pour ce faire, les notables, les politiciens, les sénateurs et jusqu'à l'empereur lui-même ont fort généreusement pratiqué le clientélisme à outrance, achetant littéralement la plèbe avec du pain et des jeux, les fameux Panem et Circenses, afin qu'elle se tienne tranquille et applaudisse ses tribuns sans véritablement comprendre les arcanes de leurs jeux politiques. Les pouvoirs en place, dans les divers pays de l'empire occidental -et donc de l'UE-, ne procèdent pas autrement, en gavant leurs populations de programmes TV débilitants et de propagande médiatique orwellienne, de culte du consumérisme, de footballâtrie et autres anesthésiants tous plus abrutissants les uns que les autres. Dans les deux cas, le but recherché est fondamentalement le même : réduire le citoyen ordinaire, le peuple, au silence, ou tout au moins à l'impuissance politique. Lorsque les pouvoirs en place ne peuvent plus se maintenir qu'en usant de tels subterfuges, nous pouvons avoir la certitude que nous assistons à la fin de quelque chose, à la fin d'un monde. Non pas à la fin du monde, mais à celle d'un certain monde. 

 En proie à une crise spirituelle majeure, doublée d'une pénétration culturelle étrangère de plus en plus conséquente, l'empire romain constituera un terreau idéal pour la transplantation de cultes exotiques [2], qui prospèreront en consommant la rupture avec la tradition religieuse de l'empire, et donc avec une part importante des fondements de son identité. L'activité de ces diverses sectes agira comme un puissant dissolvant de la romanité originelle, et l'une d'elle contribuera de manière décisive à l'acculturation de Rome  [3].  L'empire occidental moderne, quant à lui, est si obnubilé par l'esprit marchand et le matérialisme qu'il s'est produit en son sein une véritable désertion spirituelle, ses églises et ses temples se vidant à mesure que les mosquées se remplissent. Les pays de l'Union Européenne, notamment, connaissent bien ce phénomène. Il est le symptôme du nihilisme ambiant, de l'absence d'idéal et de foi instiguée par le consumérisme et la "réussite" matérielle érigés en valeurs sacrées toutes-puissantes par la ploutocratie libérale triomphante.

Mais les analogies ne se limitent toutefois pas à cela, tant s'en faut. Il suffit, pour s'en convaincre, d'énumérer plusieurs autres rapprochements qui parlent d'eux-mêmes.

A l'instar de l'Empire romain décadent, le moderne empire occidental, au premier rang duquel les USA et leurs vassaux de l'Union Européenne, est une structure parvenue à l'apogée de sa puissance et de son expansion, et qui amorce aujourd'hui une inéluctable spirale de déclin.

Comme l'Empire romain, les pays phares de l'Union Européenne ont, au cours des 40 dernières années, axé leur politique sur le mirage de l'insertion, de l'intégration, voire de l'assimilation, avec les résultats catastrophiques que nous connaissons à présent [4].

Comme l'Empire romain, les pays phares de l'Union Européenne bradent littéralement leur nationalité administrative, en la réduisant à une simple citoyenneté de convention qu'elle accorde à une proportion croissante d'éléments allogènes [5].
  
Comme l'Empire romain, les pays phares de l'Union Européenne ont permis, par calcul autant que par irresponsabilité,  l'accueil d'une multitude de réfugiés de guerre et autres "migrants". A peine les nouveaux venus passés plus ou moins en force, l'engrenage infernal s'est aussitôt activé, la première vague de "migrants" appelant mécaniquement la suivante, et ainsi de suite [6].

Comme l'Empire romain, l'Union Européenne doit faire face à un flux  migratoire de provenances diverses, d'ampleur inédite, avec pour corollaire tous les "effets collatéraux" qui en découlent : tensions ethniques et religieuses, émeutes communautaires, explosion de l'insécurité et des violences (agressions, viols, meurtres, destructions de biens privés et publics, terrorisme etc), multiplication des zones de non-droit où l'Etat, démissionnaire, renonce à exercer son autorité [7] etc.

Comme l'Empire romain, l'Union Européenne accueille en son sein un véritable cheval de Troie qui le perdra. Rome avait cru judicieux de fédérer les peuples "barbares" en les incorporant en masse à son armée, d'abord sous la forme de troupes auxiliaires, puis directement en les intégrant à ses légions. Ces contingents étrangers se retourneront contre elle, et ce seront eux qui, au Vème siècle, donneront le coup de grâce à l'empire qui les avait abrités. L'Union Européenne, elle, est submergée par une invasion galopante qui la perdra aussi, en raison de l'arrivée et de la présence sur son sol de dizaines de millions d'allogènes, dont certains, animés d'intentions conquérantes ou terroristes, passent d'ores et déjà à l'action. Au rythme où vont les choses, combien de temps faudra-t-il encore avant que des villages d'Europe voire des régions tout entières tombent aux mains des nouveaux barbares des années 2000 ?

L'Union Européenne, on est en droit de le redouter, n'a pour l'heure encore connu que les prémices de ce qui l'attend. Submergé de toutes parts, le monde romain, à l'aube du Vème siècle, est déjà exsangue. La suite du processus sera cataclysmique, et sonnera finalement le glas de l'Empire romain d'Occident. En 410, Rome est prise par le Wisigoth Alaric. La Ville éternelle, cœur de l'empire, est mise à sac et livrée au pillage par ses troupes quatre jours durant. Pillages, destructions, meurtres et viols s'abattent sur les Romains, qui  en resteront durablement traumatisés. Détail savoureux :  les Goths, convertis au christianisme -à l'hérésie arienne- ont eu la délicatesse d'épargner les églises, alors qu'ils mettaient la cité à feu et à sang. Miracle d'un monde qui ne se voulait plus divisé entre "civilisés" et "barbares", mais entre chrétiens et "païens".  Dès 455, le même scénario se reproduit, sous l'égide cette fois de Genséric, roi des Vandales et des Alains. Ceux-ci, surgissant par la Méditerranée de l'Afrique du Nord où le royaume vandale s'étaient implanté, apportent avec eux des hordes hétéroclites en provenance du continent africain, qui ravagent de plus belle la ville quinze jours durant. Genséric rapportera en Afrique un butin considérable, laissant derrière lui une Rome dévastée qui n'était désormais plus que l'ombre d'elle-même.

Le répit fut pourtant de courte durée, puisque la mégalopole romaine fut reprise et mise à sac à peine vingt-et-un an plus tard par les troupes d'Odoacre, un Skire [8] à la tête d'une coalition de contingents barbares de l'armée romaine qui se soulevaient contre le pouvoir impérial. Ceux-ci lui portèrent cette fois un coup fatal. Le coup de grâce fut définitivement porté à la vieille Rome chancelante lorsque Odoacre déposa le dérisoire dernier empereur, Romulus Augustule, et renvoya symboliquement les insignes impériaux à Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient depuis la séparation entre celui-ci et Rome en 395. L'Empire romain d'Occident avait vécu. Les aqueducs tombèrent à sec. Les voies romaines, jadis régulièrement entretenues, ne  le furent plus. Et ce qui subsistait des monuments, profanés ou désaffectés, tomba en ruines au fil du temps. Le souvenir de ce que fut autrefois la romanité n'exista dès lors plus qu'à travers ce que les envahisseurs avaient consenti à s'attribuer. Sur les ruines encore fumantes d'un empire déchu et démantelé, se bâtit un nouveau monde fragmenté en une kyrielle de royaumes barbares rivaux aux frontières mouvantes. Plusieurs siècles d'obscurité, de violences et de désordre consécutifs à cette chute d'une civilisation tout entière allaient laisser pour longtemps l'Europe en état de choc. Celle-ci mettra, à vrai dire, de nombreux siècles à se remettre d'une crise qui aura eu raison du plus puissant des empires du continent.

 Depuis 2015, l'Union Européenne, déjà minée depuis des années par l'incursion continue d'un nombre indéterminé d'immigrés clandestins, en sus de l'immigration légale, se trouve confrontée à une crise migratoire d'une ampleur sans précédent. En conséquence de sa politique  interventionniste irresponsable menée depuis 2011 en Libye puis en Syrie, un phénomène migratoire de masse submerge littéralement ses frontières méditerranéennes et sud-orientales. Ce sont des dizaines, des centaines de milliers et même des millions de "migrants" allogènes qui affluent vers l'UE, non seulement en provenance de Syrie et d'Irak, pépinières de réfugiés et de dangereux terroristes, mais aussi de Libye, du Maghreb, du Pakistan, d'Afghanistan, et de divers pays d'Afrique subsaharienne. Il est mal aisé de faire la part entre ce qui relève des conséquences de la politique criminelle des Etats de l'UE, et  en particulier de ceux qui sont membres de l'OTAN, et ce qui relève d'un plan d'invasion migratoire concerté, correspondant à la fois aux visées des islamistes conquérants, et aux besoins plus ou moins avoués du mondialisme libéral. L'ineffable Jacques Attali, chantre d'une gouvernance mondiale, n'a-t-il pas osé affirmer que la France avait besoin de 300 000 immigrés supplémentaires ? Les technocrates criminels de Bruxelles n'ont-ils pas entériné l'ethnocide généralisé des peuples européens autochtones, en décrétant que l'UE se devait d'accueillir plus de 15 millions de "migrants" d'ici à 2025 ? L'impact ethnique et social de cette vague migratoire inouïe, en plus de représenter un danger énorme d'infiltration d'éléments hostiles, voire terroristes, sera bien évidemment considérable sur l'ensemble du continent. Quarante années de politique immigrationniste irresponsable auront fortement érodé le vieil édifice. Quelques années d' invasion migratoire à l'échelon continental auront raison de lui, et lui porteront le coup fatal qui le feront s'effondrer. Son évolution démographique, sa composition ethnique, s'en trouvent d'ores et déjà profondément bouleversés.  Il faut s'y résigner, ou plutôt avoir le courage de faire face à une nouvelle réalité : l'Europe, du fait de la politique suicidaire menée par les dirigeants de l'UE, ne sera plus jamais l'Europe européenne qu'elle fut jadis.

L'empire occidental moderne, et notamment l'Union Européenne, connaîtra-t-il le funeste sort du défunt Empire romain ? Seul l'avenir nous le dira, même si les signes les plus alarmants se trouvent à présent réunis pour nous permettre raisonnablement d'envisager le pire. Bien sûr, depuis le Vème siècle, les temps ont changé. Mais là où, à l'exception notable des Huns, les "barbares" Wisigoths, Ostrogoths, Francs, Burgondes, Vandales, Suèves et autres Bretons appartenaient tous, malgré tout, au même creuset civilisationnel indo-européen que les Romains, les populations extra-européennes qui s'installent massivement sur notre sol à la faveur du grand chambardement actuel relèvent quant à elles de socles ethno-culturels et religieux fondamentalement  différents de ceux qui prévalent dans les "pays d'accueil". Ce hiatus est à la source de complications supplémentaires, qui en font donc en fait un facteur aggravant.

Ainsi que l'avait déjà perçu Robert Dun voici déjà près de trente ans, nous n'avons rien à attendre ni à espérer de la part des criminels devenus fous qui prétendent nous gouverner. Tel un virus né à l'aube des années 2000 dans la poussière des tours jumelles de New York, le poison d'un islam rétrograde et plus conquérant que jamais, dopé par les succès de ces nouveaux barbares que sont les fondamentalistes avec leur cortège d'indicibles atrocités, étend à présent son ombre menaçante sur le monde entier. Notre vieille terre d'Europe n'est elle-même plus épargnée par cette gangrène, et ce d'autant moins que ce sont précisément ceux qui ont œuvré à sa naissance et à son développement qui y tiennent les rênes du pouvoir. Il ne sert donc évidemment à rien de s'en remettre à la bonne volonté, toujours feinte, de ces traitres patentés. Ceux-ci poursuivent en réalité des buts diamétralement opposés aux intérêts des peuples du Vieux Continent. 

Quelle peut donc être l'attitude à adopter en ces temps de crise aiguë, nous qui, en tant qu'autochtones européens, perpétuons de par notre sang l'esprit et l'héritage de nos ancêtres non seulement gréco-latins, mais aussi Germains, Celtes, Slaves et autres ? Ainsi que l'a récemment pointé Troy Southgate dans le cadre d'un article [9], trois possibilités se présentent à première vue. La première est de céder aux sirènes du fatalisme ambiant, en se résignant à l'invasion migratoire par défaitisme ou au nom de la mondialisation, et donc en acceptant l'idée d'une mort lente de nos ethnies, dans un grand magma de métissage généralisé. La seconde consiste à s'opposer physiquement à l'invasion, en se préparant concrètement à des années de retranchement et de guerre civile interethnique. La troisième consiste à faire confiance aux partis politiques qui prétendent s'opposer à l'immigration et aux gouvernances suicidaires qui prévalent dans nos pays. A l'instar de Troy Southgate, je considère pour ma part qu'aucune de ces trois voies n'est de nature à nous mener vers une solution pacifique, ni acceptable. Car dans le premier cas, c'est du suicide pur et simple. Dans le second cas, le risque est gros de perdre la vie dans un conflit inepte, dans lequel les hommes libres n'ont pas leur place. Et dans le troisième cas, l'illusion aveugle hélas encore un grand nombre de fils et filles d'Europe, qui ne réalisent pas que toute tentative en ce sens est de toute façon vouée d'avance à l'échec par un système totalement verrouillé.

L'effondrement des valeurs occidentales est en cours, et avec lui celui des institutions politiques et financières qui en sont l'émanation concrète. Dans cette phase de déclin accéléré, notre continent connaît de profonds bouleversements. Que nous le voulions ou non, nous devons accepter de voir la réalité en face, et cette réalité est que l'Europe, en tant que zone territoriale, n'est déjà plus peuplée uniquement d'Européens. Nous finissons par nous sentir étrangers dans des zones de plus en plus nombreuses de nos propres pays, de nos propres villes, et la tendance générale, qui est à la crispation de plus en plus vive des communautarismes, promet d'aller crescendo. Nous devons reprendre à notre compte, pour notre plus vital intérêt, ce communautarisme ambiant. Lui seul nous permettra de faire front à l'adversité, en remettant à l'honneur ciment identitaire commun, tout en assurant la pérennité de nos peuples en tant qu'entités organiques. Nous pouvons le faire en devenant, pour reprendre l'expression de Robert Dun, des missionnaires, c'est-à-dire en nous faisant les dépositaires d'un héritage culturel, biologique, spirituel et moral dont il nous incombe de transmettre et de perpétuer la flamme, quoi qu'il advienne. Car l'Europe n'a de sens et n'existe que là où se trouvent des Européens, pleinement conscients d'eux-mêmes et de leurs racines, de leurs identités.

La civilisation occidentale mourante, fondée sur les valeurs matérielles du cosmopolitisme, du consumérisme et du profit, ne vaut pas la peine que nous nous battions pour elle, ni que nous en sauvegardions les bases. Le conflit de civilisations en cours ne doit pas nous entraîner dans sa déferlante d'hystérie collective, pas plus que l'empire occidental ne doit nous entraîner dans sa chute, et il est dans notre intérêt d'éviter le combat autant que possible.  Comme l'a préconisé Robert Dun sous forme d'un cri d'alerte [10] nous mettant en garde contre le chaos qui s'annonce, il importe en effet de ne nous battre qu'en cas d'absolue nécessité, uniquement pour nous défendre si nous sommes personnellement agressés.

A l'heure où, tels Néron, les psychopathes et les criminels qui gouvernent l'Occident se contentent de regarder Rome brûler tout en jouant de la lyre, l'essentiel est bien sûr avant toute chose de survivre, mais aussi de demeurer nous-mêmes et de faire honneur à l'esprit de résistance opiniâtre qui fut celui de nos lointains aïeux. Car ce n'est qu'en sachant d'où l'on vient que l'on peut véritablement choisir où l'on va. 

L'heure tourne. Commençons sans tarder à nous regrouper par petites collectivités soudées, formées en fonction des liens affinitaires entre celles et ceux qui les composeront, et fédérées, par alliances, à d'autres collectivités analogues, formant ainsi une puissante chaîne de solidarités inter-communautaire. L'entraide fera la force, jetant les bases d'une nouvelle conception de  l'européanité, et l'Europe existera véritablement partout où se trouveront des Européens.  De la sorte,  nous serons en mesure de faire front et de survivre à la longue nuit qui s'annonce, sans jamais cesser d'espérer et d'attendre le retour inévitable du soleil triomphant, qui se produira tôt ou tard.

Qui peut dire ce qu'il adviendra au terme de la crise internationale actuelle ? Qui sait si l'Occident connaîtra un répit in extremis, ou si sa chute est véritablement imminente ? La seule certitude est qu'il finira par sombrer, et que nous sommes aujourd'hui, bon gré mal gré, témoins de sa lente agonie. Nous ne savons pas, à vrai dire, si nous connaîtrons ou non l'aboutissement de ce processus de dépérissement. Et quand bien même, si nous y survivons, qui sait si nous vivrons suffisamment longtemps pour connaître le retour de la lumière ? Qu'importe, l'essentiel étant de garder une foi inébranlable, et d'œuvrer sans relâche, à tous niveaux pour anticiper et favoriser ce retour.  Le sort de l'empire occidental ne sera probablement guère différent, à court ou moyen terme, de celui de l'Empire romain d'Occident. D'autant plus que nous ne devons pas écarter la menace d'une nouvelle crise financière imminente, laquelle pourrait bien précipiter sa chute. Qui vivra verra, comme dit l'adage.  Mais tant que nous ne confondrons pas l'Europe multimillénaire avec l'Union qui se prétend européenne, tant que nous ne lierons pas le destin de la première au sort de la seconde, nous resterons les héritiers et les gardiens d'une force plurimillénaire qui, demain comme hier, finira inévitablement par triompher des ténèbres et de l'adversité. 

Haut les cœurs. Nous vivons la fin d'un âge sombre, mais le jour nait du plus profond de la nuit. Apollon, Bélénos et Balder reviendront, et cette fois, ce sera pour toujours.

 

Hans CANY
5 janvier 2016 E.V.



NOTES :

[1] : "Des Dieux et des Empereurs - Mélanges romains" par André Lama, Tomes I et II, 1998 et 2003, édité par la Société des écrivains. Réédité en 2010 par les éditions Dualpha, en un seul volume intitulé "Causes ethniques de la chute de l'empire romain".

[2] : Peuple superstitieux et soucieux de ne pas s'attirer les foudres éventuelles des divinités honorées par d'autres populations, les Romains se sont toujours montrés tolérants et pragmatiques en matière de croyances, allant jusqu'à pratiquer le syncrétisme en intégrant des divinités étrangères à leur propre panthéon. Dans un contexte de plus en plus généralisé de confusion ethnique, de perte des repères et de grand déracinement spirituel, les cultes allogènes d'importation exotique, tels que ceux de Mithra, d'Isis et autre Cybèle trouvèrent un terreau fertile dans lequel prospérer, et participèrent eux aussi à la dissolution de la romanité telle qu'elle avait été conçue jusqu'alors.

 [3] : Le moins que je puisse faire ici est de mentionner le travail de sape effectué  par la subversion chrétienne avec la volonté délibérée de mettre à bas l'empire, en le minant de l'intérieur. Le christianisme, implanté à Rome à partir du IIème siècle, est une secte d'importation proche-orientale, issue d'une hérésie du judaïsme. Elle ne cache pas sa franche hostilité à l'empire païen et à ses institutions. Persécutée pendant un temps, non pas du fait de ses conceptions religieuses, mais en tant que groupe séditieux représentant un danger pour l'ordre public, la secte chrétienne contribuera néanmoins à diffuser chez les classes les plus modestes de la population un messianisme "révélé" aux forts accents universalistes. Elle exercera progressivement une influence intellectuelle et politique telle qu'elle finira par gagner les cercles de pouvoir, et même par  s'imposer à partir de 380, date de l'adoption officielle du christianisme en tant que religion d'Etat. Dès lors, le monde ne se concevait plus comme une opposition entre "civilisés" et "barbares", mais entre chrétiens et "païens", ouvrant la porte à un universalisme qui allait in fine mener Rome à sa perte. Après avoir lui-même pratiqué le colonialisme culturel à outrance, l'empire se voyait à son tour colonisé moralement et spirituellement par une secte professant une doctrine monothéiste étrangère à sa tradition religieuse. Le bouleversement fut si profond qu'aujourd'hui encore, la quasi-totalité des nations d'Europe reste marquée par cette acculturation initiale.

[4] : L'expansion de l'Empire romain s'est fondée sur l'intégration de plus en plus poussée des étrangers.  Ceux-ci, d'origines diverses, sont souvent pétris de romanité, les uns par choix, les autres par nécessité ou calcul. Ils accéderont rapidement à tous les postes administratifs, y compris dans l'armée, de plus en plus coûteuse et composite. De plus en plus d'éléments allogènes intègreront les légions romaines, et en occuperont les plus hauts grades. A la fin du IIème siècle, déjà, pas moins de la moitié des sénateurs et des chevaliers est issue de notables "barbares" romanisés. De la fin du IIIème siècle jusqu'à la chute de Rome, en 476, les recrues d'origine étrangère finiront par représenter la moitié des effectifs de l'armée romaine. Une armée qui pèse de plus en plus lourd sur les finances de l'empire, qui doivent supporter le paiement de soldes conséquentes afin d'assurer la loyauté d'unités entières, toujours promptes à se mutiner, voire à faire sécession. 

[5] : En l'an 212 de l'ère chrétienne, l'empereur Caracalla, par un édit, accorde systématiquement la citoyenneté romaine à tout habitant libre de l'Empire romain. Une décision lourde de conséquences qui, sous couvert d'intégration et même d'assimilation, fonctionnera comme une véritable pompe aspirante, contribuera fortement à la désagrégation de l'identité romaine originelle, et finira par annihiler l'autorité et la puissance de Rome en intégrant de plus en plus d'éléments étrangers, jusqu'aux plus hautes sphères du pouvoir politique et militaire. Dans la quasi-totalité des pays de l'Union Européenne, c'est le "droit du sol" qui prévaut. Un dogme juridique qui octroie automatiquement la nationalité d'un pays à quiconque nait sur son sol, ce qui revient à dire qu'un cheval est une vache s'il est né dans une étable, pour reprendre un bon mot. Au nom de ce sacro-saint principe droits-de-l'hommiste, les "nationalités" de papier se multiplient, sans même parler des phénomènes d'octroi de doubles nationalités, de "régularisations" en catimini de contingents de clandestins qualifiés par la novlangue de bois de "sans-papiers", ni de la submersion inédite que subissent à l'heure actuelle les frontières du Vieux Continent, sous la pression colossale d'un flot ininterrompu de prétendus "migrants", venus qui de Syrie ou d'Irak, qui du Pakistan, ou de divers pays d'Afrique subsaharienne.

[6] : L'an 370 marque pour l'Empire romain le début d'une vaste crise migratoire, qui ne fera que s'amplifier et le fragiliser jusqu'à sa chute . Les Goths, poussés par les Huns qui envahissent leurs territoires, se ruent en masse sur les frontières de l'empire, afin de s'y réfugier. Littéralement submergées par cet afflux subit, les autorités romaines, prises au dépourvu, peinent à l'endiguer. Devant le fait accompli, l'empereur Valens se résigne bon gré mal à "accueillir" cette vague de "réfugiés", songeant néanmoins à utiliser ces Goths contre les Perses. Leurs armes leur sont donc laissées à cet effet. En 376, ils sont des dizaines de milliers, peut-être une centaine de milliers, nombre considérable pour l'époque, qui se pressent aux portes de l'empire. Une fois de plus, ce dernier cède. Mais ces "réfugiés" Goths pourtant romanisés en apparence, devenus nombreux, ne tardent pas à se soulever contre l'autorité impériale. En 378, ils infligent une cuisante défaite militaire aux légions romaines à Andrinople, en Turquie actuelle.  C'est ainsi que dès 382, les Goths, s'imposant de plus en plus, obtenaient de l'empire un traité reconnaissant et garantissant leur autonomie. Le ver était dans le fruit, et cette capitulation romaine face à ce qu'il faut bien nommer une invasion migratoire allait par la suite fonctionner comme une véritable pompe aspirante, incitant toujours et encore plus de groupes de populations barbares à se ruer sur le juteux gâteau romain. Le limes ne suffit plus à contenir l'élément étranger à l'extérieur des frontières, et le caractère cosmopolite de l'institution impériale ne peut que s'en accroître. Le processus de dissolution étant enclenché, l'empire ne sera dès lors plus jamais le même, et ne s'en relèvera finalement pas.

[7] : A mesure que la crise majeure qu'il traverse s'éternise et s'amplifie, l'Empire romain, surtout à partir de la fin du IVème siècle, se voit contraint de renoncer à son autorité sur un nombre sans cesse croissant d'enclaves , contrôlées sur son territoire par des groupes barbares divers et variés. Au Vème siècle, la situation économique et militaire devient si critique que ce sont des provinces et des colonies entières dont il doit se retirer, faute de moyens militaires suffisants pour en assurer le contrôle. C'est ainsi que nombre de territoires de l'Empire romain, tantôt conquis par les armes, tantôt abandonnés par nécessité, tombent aux mains des envahisseurs, et  l'affaiblissent toujours davantage.


[8] : Les Skires étaient un peuple germanique originaire des rivages de la mer Baltique.

[9] : "La race est la nation, et la nation est la race" par Troy Southgate, novembre 2015. Texte en ligne : http://national-anarchisme.hautetfort.com/archive/2015/12...

[10] : "Camarade, ne te trompe pas d'ennemi" par Robert Dun, In "L'HOMME LIBRE, fils de la Terre" , Juin 1995. Texte en ligne : http://etoilenoire.hautetfort.com/archive/2015/11/24/cama...






 

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11/08/2015

L'âge sombre en cours : le Kali Yuga

 

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Alors que l'eschatologie monothéiste, tenante d'une conception linéaire du temps, annonce la fin des temps marquée par une grande Révélation (Apocalypse) suivie d'un Jugement dernier, d'autres traditions mystiques et spirituelles adhèrent à une conception cyclique fort différente, selon laquelle le monde s'achemine non pas vers la fin des fin des temps mais vers la fin d'un cycle, dont l'achèvement marquera le début d'un nouveau cycle cosmique.

Aujourd'hui, seuls ceux qui sont un tant soit peu familiarisés avec la doctrine cyclique des quatre âges du monde savent que celle-ci est fondamentale non seulement dans les traditions védique et hindoue, mais également dans d'autres branches de la famille civilisationnelle indo-européenne, notamment chez les Grecs anciens, avec les âges d'or, d'argent, de bronze, et de fer (ou d'airain). Ces dernières dénominations sont d'ailleurs aussi employées dans la cosmogonie hindoue, ce qui témoigne d'une évidente filiation aux racines très profondes. On retrouve des conceptions cycliques analogues en Perse antique, au Tibet (cinq âges pour la tradition tibétaine). Les cosmogonies et calendriers maya et aztèque sont eux aussi à dimension cyclique, et on retrouve également des notions analogues chez ces peuples précolombiens.

Mais cet âge aux connotations sinistres, qu'est-il au juste ?

Nous vivons présentement la phase déclinante -mais qui s'intensifie au fur et à mesure qu'il décline- de l'Âge noir, le Kali Yuga ( en sankrit कलियुग ), Âge de Kali ou Âge de Fer, dernier cycle du Mahayuga, le grand cycle cosmique des quatre âges du monde. Ce sont des temps obscurs, une ère de valeurs inversées et de mensonge généralisé, où le règne du matériel , de la quantité, de l'ignorance et des fausses valeurs exerce le poids sans cesse grandissant de sa tyrannie.

Le Kali Yuga, selon le Mahābhārata ( महाभारत ), a débuté en 3102 avant lère chrétienne, et lorsqu'il s'achèvera, quelque chose ou quelqu'un que les textes védiques et hindous personnifient en Kalkî ( कल्कि ), dernier avatar de Vishnu d'après le brahmanisme, viendra anéantir les puissances négatives. La fin du Kali Yuga conduira au Pralaya, la dissolution, et marquera le commencement d'un nouveau Mahayuga, grand cycle constitué lui aussi de quatre ères cycliques.

 
Hans CANY

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Kalkî, ultime avatar de Vishnu,
combat les forces obscures à l'issue du Kali Yuga.

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17/07/2015

Robert DUN : l'esprit libre qui en dérangeait plus d'un

Bref portrait d'un vieux camarade disparu que j'ai eu personnellement l'honneur de connaître, et dont la seule évocation du pseudonyme, malgré le temps qui passe, continue de faire grincer bien des dents chez certains esprits étroits et quelque peu formatés... Même si je ne partageais guère ses vues racialistes, nous nous rejoignions en revanche sur  la majeure partie des idées qu'il exposait dans ses textes. L'influence majeure exercée par ses écrits sur mon propre cheminement intellectuel, ainsi que sur le développement de mon éveil idéologico-politique, est indéniable. Si la source d'inspiration que constituait pour moi l'ensemble de ses réflexions est loin d'être la seule, je me devais donc de rendre hommage à sa mémoire, en rappelant tout simplement qui fut l'un de ceux qui contribuèrent, dès l'aube des années 1990,
à faire de moi ce que je suis aujourd'hui.


Hans CANY


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Robert Dun, de son vrai nom Maurice Martin (13 février 1920 - 8 mars 2002), était un écrivain français né à Marseille, autodidacte, adepte du nationalisme paneuropéen et du néo-paganisme.

 

 

 

Admirateur de Nietzsche, il a écrit de nombreux livres traitant de sujets aussi divers que la philosophie, la religion, la mythologie, la sociologie, la psychologie, la politique, l'économie et l'écologie.

Durant sa jeunesse, il fut militant communiste, puis anarchiste, volontaire dans les Brigades internationales, avant de changer de bord et de rejoindre la Brigade Frankreich, puis la Division SS Charlemagne.


Il s’engage dans la Waffen-SS en 1943, combat en Galicie au sein du peloton de pionniers. Il demandera à passer aux unités spéciales d’Otto Skorzeny. De fait, il sera un des rares français à avoir participé à la contre-offensive des Ardennes au sein d’un kampfgruppe Skorzeny.

 

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Au centre, Maurice Martin, à la caserne de Clignancourt, octobre 1943.

 

À son retour en France, il sera condamné en 1948 à Lyon, à un an de prison. Concernant cette période, il reniera par la suite le culte du chef du national-socialisme, sans jamais se départir pour autant de son racialisme :
« Alors, gardez bien votre conscience de Français, d’Européens, de Blancs et soyez si vous le pouvez une partie de notre race, de notre sang, de notre âme, qui continuerait à vivre quand tout croulera autour de nous ».

 

Il devient précurseur de l’écologie en France avec sa revue ‘’L’Or vert’’.
Il a participé à diverses revues en dénonçant les « dérives » des sociétés modernes, leur matérialisme qu'il juge aliénant et destructeur. Auteur prolifique, il a défendu dans ses écrits le ré-enracinement des individus et des sociétés en s'inspirant du néopaganisme, de l'écologie, des mythes et des traditions.

Vers la fin de sa vie, il se  rapprocha sensiblement de la mouvance anarchiste individualiste gravitant autour de L'Homme libre (revue philosophique et intellectuelle publiée par Marcel Renoulet) et de l'AOA (Alliance Ouvrière Anarchiste, animée notamment par Raymond Beaulaton).

 Son engagement intellectuel s'est toujours doublé d'actions  de communication (conférences, lettres, lectures, etc.), particulièrement en direction des jeunes.

Robert Dun collabora à de nombreuses publications : L’Homme libre, Argad, L’Ile verte, Vouloir, Le Partisan européen, Altaïr, Le Devenir européen, Le Courrier du Continent, Militant, Réfléchir et agir, L'Anarchie (bulletin de l'AOA)

 Auteur prolifique, il a défendu dans ses écrits le ré-enracinement  des individus et des sociétés en s’inspirant de l’écologie, des mythes et des traditions.

Il meurt le 8 mars 2002. 
 

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QUELQUES EXTRAITS : 

 

" À la différence des masses, nous les libertaires nous ne pensons pas par référence. Nous reconnaissons une chose comme vraie ou comme fausse sur la base de nos propres analyses, non parce que l'Évangile, le Coran ou Karl Marx sont pour ou contre. "

Robert Dun, in "L' Anarchie, Journal de l'Ordre", bulletin de l'AOA, Alliance Ouvrière Anarchiste (Septembre 1995)



« Nous ne pouvons rien espérer des autres. Il nous faut opérer une révolution culturelle radicale ou périr. Nous connaîtrons sans doute une longue et terrible période, faite à la fois de tyrannie et d’anarchie. Toute notion élitiste ne peut manquer de soulever une tempête de hurlements. Aujourd’hui, il est dangereux d’être distingué, de ne pas avoir l’air canaille, ou au moins vulgaire et stupide. Des dizaines de jeunes gens et de jeunes filles ont déjà été victimes d’agressions, de viols, d’assassinats parce que leur simple aspect déplaisait à la canaille.

 

Tout être noble et énergique est aujourd’hui menacé, toute pensée élevée réduite au silence. Les Européens conscients doivent se le dire et en tirer les conséquences : ILS SONT DÉJÀ ACCULES A LA CLANDESTINITÉ. Ils ne survivront et ne pourront ressurgir un jour, sans doute seulement à travers leurs descendants, qu’à condition d’adapter très habilement leur comportement aux réalités actuelles. La survie européenne a trois exigences :

 

1) Une conscience parfaitement claire de nos valeurs spécifiques et intimes.

 

2) Une volonté acharnée et infatigable de transmettre l’héritage par le sang et la culture.

 

3) Une prudence de serpent, une subtilité vigilante.

 

Mon viatique sera une phrase de Jules Romains, expurgée dans la dernière édition de son poème : « Homme blanc, souviens-toi de toi-même; ressaisis ta lignée dans l’écheveau des peuples vils ». »

 

Robert Dun, Les catacombes de la libre pensée.

 

 

‘’J'entends déjà la foule des fanatiques goguenards me crier :
« Vous êtes mal placé pour critiquer l’hitlérisme après avoir été volontaire dans les Waffen SS ».
Mes réponses seront simples. A la différence de ceux qui ne savent que rabâcher les inepties des haines millénaires et de la manipulation médiatique mondialement orchestrée, je sais aujourd’hui de quoi je parle, ayant connu le mouvement hitlérien de l’intérieur et m’étant donné la peine d’en étudier toute la littérature théorique. Si j’ai, à 20 ans, opté pour le combat du côté allemand, c’est parce que j’avais déjà perçu dans le camp opposé trop de haines viles, de mensonges, d’hypocrisies bourgeoises, de calomnies. Mais j’ai toujours déploré la guerre avec la Russie, si étrange que cela puisse paraître, et j’étais loin d’être le seul dans ce cas parmi ceux qui portaient l’uniforme feldgrau. Comme la plupart des volontaires français, je me suis rallié à un type humain plutôt qu’à une idéologie.

 

Pour tous ceux qui souffraient profondément de la veulerie de leur siècle, de son nihilisme, de sa niaiserie, le guerrier allemand avec son regard droit, sa démarche ferme et tranquille, son calme, son amabilité sans bavardage fut ressenti comme un refuge, comme un espoir. Je ne fus nullement étonné de découvrir un jour la vieille devise : « Am deutschen Wesen wird die Welt genesen. » (Le monde guérira par la personnalité allemande). »

 

Robert Dun, Les catacombes de la libre pensée

 

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O
uvrage de Robert Dun paru en mai 2000, en réponse au livre anti-païen
"Vers une France païenne ?" de l'archevêque Hippolyte Simon.
Il m'avait fait l'honneur de me le dédicacer. 
H.C.

 

 

 

 

 

02/07/2015

Gaulois contre Romains : pour en finir avec le mythe de la "Pax romana"

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Afin d'en finir une bonne fois pour toutes avec le mythe ô combien galvaudé de la prétendue "Pax romana", la lecture d'un ouvrage fort bien documenté de Joël Schmidt, paru en 2004, pourra s'avérer des plus édifiantes et des plus profitables, même aux personnes les plus sceptiques et/ou les plus conditionnées dans le cadre d'un sujet historique de plus en plus controversé. Le titre de l'ouvrage en question, pour être des plus sobres, n'en est pas moins particulièrement éloquent : "LES GAULOIS CONTRE LES ROMAINS : LA GUERRE DE 1000 ANS". Au fil des pages de ce livre captivant, l'auteur s'emploie méthodiquement à démonter la fable éculée d'une période "de paix et de prospérité" qui, cinq cents ans durant, aurait suivi l'invasion romaine de la Gaule à partir de son accomplissement en l'an 52 avant l'ère chrétienne, pour ne s'achever que dans la tourmente des "Invasions barbares" et de la chute de l'Empire, en l'an 476 de l'ère vulgaire. Références précises et vérifiables à l'appui, Joël Schmidt expose ici avec brio le déroulement d'événements aussi bien ignorés du grand public que volontairement passés sous silence par l'historiographie officielle.

Si les données archéologiques témoignent indiscutablement du fait que les centres urbains des Gaules, pour la plupart fondés par l'Occupant à partir d'oppida gaulois préexistants, furent profondément marqués par l'empreinte romaine, si ces mêmes données archéologiques attestent l'existence d'une indéniable "fusion" civilisationnelle, et même d'un syncrétisme religieux assimilant une grande partie du panthéon celtique local au panthéon romain, elles ne doivent pas pour autant occulter le fait que ces quelques siècles de domination latine n'entraînèrent en aucune façon la disparition totale de l'identité et des particularismes culturels des autochtones, pas plus qu'ils ne mirent un point final au velléités de ces derniers de recouvrer leur indépendance perdue. N'en déplaise aux adeptes inconditionnels de la romanité et de l'héritage civilisationnel gréco-latin, l'irrédentisme gaulois n'est pas, tant s'en faut, qu'une plaisante invention inhérente aux bandes dessinées d'Astérix et Obélix, mais correspond bel et bien à une réalité historique.

La vérité est que les cinq siècles que dura la soi-disant "Pax romana", loin de correspondre au cliché idyllique d'une période de stabilité et de "progrès" civilisationnel sans précédent, loin d'asseoir la supériorité définitive des fondements de la civilisation romaine sur l'identité culturelle rudimentaire, forcément primitive et grossière, de prétendus "barbares", furent sans cesse émaillés d'actes de rébellion, d'insurrections et de soulèvements armés qui, jusqu'au bout, n'eurent de cesse de mettre à mal l'autorité de l'Empire sur les diverses régions placées sous son joug. Non seulement ces actes d'insoumission et de révolte se succédèrent à un rythme effréné durant toute la période d'occupation, mais de surcroit, les différents peuples gaulois essayèrent toujours, dès les premiers signes d'affaiblissement de l'autorité impériale apparus au cours du IIIème siècle de l'ère chrétienne, de faire purement et simplement sécession avec l'Empire, afin de recouvrer leur souveraineté perdue. C'est ainsi que l'on vit même se produire, au cours des derniers siècles de l'Empire moribond, des initiatives plus ou moins éphémères émanant d' "empereurs gaulois" qui, s'ils se refusèrent toujours à rompre avec les valeurs romaines, n'acceptèrent pas, de facto, de prêter allégeance à l'autorité centrale, et entendirent ainsi, au-delà de leurs ambitions personnelles, affranchir leurs peuples respectifs de la tutelle de Rome.

Pour conclure au mieux cette brève présentation du remarquable ouvrage de Joël Schmidt, voici à présent une reproduction du résumé figurant en quatrième de couverture :



"Sur le conflit qui oppose les Gaulois aux Romains, on ne connaît généralement que l'épisode de la conquête des Gaules racontée par César et qui se déroula pendant huit ans au milieu du 1er siècle av. J. -C. Or, c'est dès 390 av. J. -C. que le Gaulois Brennus et ses troupes occupèrent durablement Rome et prononcèrent l'humiliant " Vae victis ", " Malheur aux vaincus ". La prise de Rome fut la cause d'un traumatisme irréductible, sans cesse rappelé par tous les historiens de Rome, notamment par le plus grand d'entre eux, Cicéron. A partir de cet événement majeur, se succédèrent les péripéties d'une lutte inexpiable au cours de laquelle les Gaulois, rêvant toujours de réoccuper Rome, s'allièrent par les armes et la diplomatie à tous les adversaires des Romains : Carthaginois avec Hannibal, Grecs avec le roi Persée, Germains ou Barbares lors des grands invasions des IIe et IIIe siècles de notre ère.
L'auteur démontre également que la prétendue romanisation de la Gaule, thème sans cesse rabâché par les historiens, fut un leurre ou tout au moins une légende : en réalité, il y eut sans cesse des révoltes gauloises contre l'Empire romain. Pendant dix siècles, liberté et indépendance furent les mots d'ordre constants des chefs gaulois. Si les Gaulois furent toujours vaincus parce qu'ils opposaient leur masse aux tactiques éprouvées des légionnaires romains, ils ne renoncèrent jamais à harceler par tous les moyens possibles l'occupant romain, jusqu'à la chute de Rome au Ve siècle de notre ère."


Enfin, pour approfondir la question, on pourra également lire avec profit la non moins remarquable étude de Maurice Bouvier-Ajam publiée pour la première fois au début de l'année 2000, et consacrée précisément  au phénomène des "empereurs gaulois" au cours de la seconde moitié du IIIème siècle de notre ère, entre l'an 260 et 274. Quatrième de couverture :

"260 après J.-C : l'Empire romain est en crise. L'époque où la grandeur de Rome s'affirmait de l'Angleterre au désert de Judée est révolue. Les incursions barbares se font de plus en plus fréquentes, le pouvoir impérial risque de vaciller. Coupées de l'Italie par l'invasion des Alamans, les provinces gauloises et les légions stationnées sur le Rhin proclament empereur un noble d'origine gallo-romaine, Postumus. Ce général s'empare du pouvoir et installe sa capitale à Trèves, il domine alors les Gaules, l'Espagne et la Bretagne. Pendant quinze ans, Postumus et ses successeurs, Victorinus (268- 270) et Tetricus (270 -274), se comporteront en souverains légitimes, refusant toutefois de rompre avec les valeurs romaines. Ils revêtiront les pouvoirs et titres des empereurs, frappant monnaie, organisant la vie civile, assurant la protection du pays. Toléré un temps parce qu'il protégeait l'Italie des peuplades germaniques, l'Empire gaulois représentait un véritable défi à l'autorité de Rome. Aurélien, symbole de la restauration du pouvoir impérial autoritaire, vint à bout de cette sécession en 274. L'Empire gaulois avait cessé d'exister. Fortement influencée par les auteurs latins, l'Histoire présenta souvent la Gaule comme une simple province romaine. C'était faire abstraction de l'esprit de résistance révélé par cet épisode trop souvent absent de nos manuel. Le rapport de force étant défavorable à l'Empire gaulois, ce dernier fut anéanti. Il mit pourtant en évidence la fragilité de l'Etat romain, annonçant sa chute prochaine. "

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Même s'il convient bien évidemment, dans un souci d'honnêteté intellectuelle, d'établir une certaine distinction entre ce qui relève d'une part des multiples révoltes gauloises, empreintes d'un esprit profondément celtique, et d'autre part des expériences sécessionnistes opérées sous l'égide d' "empereurs gaulois" successifs, plus ou moins romanisés, le même souci d'honnêteté intellectuelle impose également la déduction suivante : loin d'avoir disparu corps et âme en se fondant dans le creuset civilisationnel dit gallo-romain, le sentiment identitaire gaulois, d'essence celtique continentale, a non seulement survécu -au moins en partie- à la conquête romaine, mais s'est de surcroit maintenu plus ou moins ouvertement pendant toute la période qu'aura duré l'occupation des Gaules. Et plus encore, il parvint même à survivre à la désintégration de l'Empire romain d'Occident en l'an 476 de l'ère chrétienne, alors même que ladite civilisation gallo-romaine avait commencé, dès le IIIème siècle, à intégrer en son sein un nombre conséquent d'éléments ethno-culturels germaniques, portés jusqu'à elle par diverses vagues de peuplement venues d'outre-Rhin.

La prise en compte des faits historiques brièvement évoqués dans le cadre du présent article -et développés dans celui des deux études qui y sont présentées- nous invite donc à l'abandon d'un certain nombre d'idées reçues. Au premier rang de ces idées reçues figure le fait que l'histoire de l'espace territorial qui allait par la suite devenir la France, comme beaucoup plus tard le royaume de Belgique actuel, ne saurait commencer avec la conquête romaine. D'autre part, les divers peuples constituant l'actuel "Hexagone" ne sont aucunement dépositaires d'un héritage ethno-culturel et civilisationnel qui ne serait que d'essence romaine, et donc latine. Toute l'histoire de l'opposition multiséculaire entre Gaulois et Romains, entre monde celtique et monde latin, le démontre de façon on ne peut plus claire. A ce titre, même en ne se bornant qu'au domaine linguistique, la bonne foi la plus élémentaire devrait obliger tout un chacun à admettre une évidence des plus criantes : si, de par sa structure générale, il convient certes de classer le français parmi les langues dites romanes, cette langue française, issue de la fusion de langues d'Oc et de langues d'Oïl, elles-mêmes comprenant de nombreux apports germaniques et celtiques continentaux, est incontestablement la moins latine de toutes les langues romanes. 

Même s'il convient bien entendu d'écarter l'excès inverse, qui consisterait à nier purement et simplement tout apport romain/latin dans la substance de l'actuelle identité française, force est d'y reconnaître également la présence tout aussi persistante qu'importante d'un vieux fond celtique continental (gaulois). Ce sont précisément ces trois éléments constitutifs, celtique/gaulois, latin/romain, puis germanique, qui en constituent les piliers fondamentaux et qui, par là-même, en font toute la spécificité. Faire fi d'une partie ou de l'autre de cet héritage triple, ce n'est ni plus ni moins qu'un déni de réalité, sur fond de parti pris et d'amnésie plus ou moins volontaire. 

Monde celtique et monde latin, s'ils peuvent dans une certaine mesure fusionner, voire se compléter, n'en constituent pas moins deux pôles diamétralement opposés de l'indo-européanité . Le paradoxe, la singularité de la civilisation dite gallo-romaine (et belgo-romaine), c'est d'être parvenu à faire une synthèse de ces deux pôles opposés, tout en demeurant fondamentalement elle-même, en ne reniant jamais totalement son vieux fond gaulois, et tout en l'enrichissant, par la suite, d'une part non-négligeable de germanité. Mais c'est aussi parce que les Celtes des Gaules, les Gaulois et autres Celto-Germains comme les Belges, ne succombèrent jamais totalement à l'assimilation et à l'acculturation romaines qu'ils purent, au final, préserver un héritage ancestral qui reste en grande partie le nôtre.

Hans CANY
2 juillet 2015 E.V.


 

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19/06/2015

Le totalitarisme et sa "novlangue" : c'est maintenant

Quoi que l'on puisse penser par ailleurs de lui, en mal ou en bien, on pourra difficilement contester à l'excellent Doktor Goebbels le titre d'expert ès propagande, véritable art dont il maîtrisait à la perfection tous les arcanes. Son insondable cynisme ne doit pas occulter son indéniable génie en la matière. Et la citation  suivante illustre à merveille une certaine réalité. A savoir qu'il a fait bien des émules parmi tous ceux qui, aujourd'hui, prétendent nous gouverner et/ou nous "informer"... 

Hans CANY

 

 

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En guise de complément et de conclusion, je me bornerai
à ajouter ce qui suit :

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Ce qu'est mon (néo)paganisme

Lorsqu'est abordée la question de mes convictions "religieuses", le fait que je me définisse comme une sorte d'agnostique de sensibilité néopaïenne, me référant entre autres à diverses traditions anciennes, se heurte la plupart du temps à un solide mur d'incompréhension, lorsqu'il ne suscite pas instantanément d'irrationnels réflexes de défiance, voire d'hostilité ouverte. Réflexes nés au mieux de l'ignorance, ou au pire d'amalgames abusifs, de raccourcis douteux, ou de mauvaises interprétations. Aussi, il m'apparait aujourd'hui nécessaire de reprendre la plume, afin de résumer en quelques lignes les fondements de "mon" paganisme.

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En guise d'introduction

Avant toute chose, il m'apparait indispensable de préciser que le terme de religion, même s'il dérive du latin religare signifiant relier (au Divin), est inapproprié en ce qui me concerne. Je lui préfère -et de loin- la notion de spiritualité. Le terme de religion évoque la notion d'église (ecclesia), de clergé organisé et/ou hiérarchisé, de corpus liturgique, cultuel et théologique clairement défini et délimité. Cela peut même, chez les religions dites "révélées", se manifester par l'affirmation de dogmes et autres carcans théologiques plus ou moins rigides. Autant de valeurs qui, d'où qu'elles proviennent, me sont fondamentalement étrangères.

Mes trois traditions païennes historiques de prédilection, celles avec lesquelles je me perçois le plus d'affinités conceptuelles et mentales, sont la tradition celtique (celtisme/druidisme), la tradition germano-scandinave (wotanisme/odinisme/asatru), et la tradition indienne (védisme/hindouisme). Pour autant, adepte d'un certain syncrétisme et toujours soucieux de ne point rétrécir mes horizons, je me refuse à m'enfermer exclusivement dans le cadre limité d'une seule d'entre elles, tout comme je me refuse à ne considèrer que l'une d'elles comme étant dépositaire de la Vérité ultime. En ce sens, je suis agnostique. Plus précisément, un agnostique de sensibilité (néo)païenne. De la sorte, et par exemple, n'étant que fort peu prédisposé à m'accommoder de structures de type clérical, je me réclamerai toujours plus volontiers du celtisme que du druidisme, du moins si ce dernier correspond bien à un sacerdoce structuré.

Pour l'immense majorité des personnes ne se reconnaissant dans le discours d'aucune religion particulière (athées, agnostiques, apostats), et à fortiori pour les personnes se trouvant sous l'emprise mentale de l'une des grandes religions monothéistes établies, le terme de "paganisme" apparait baigné d'une aura de mystère. Il évoque irrésistiblement le règne généralisé de la superstition la plus primitive, et l'obscurité d'époques lointaines, barbares, ignorantes, aux moeurs brutales... Le concept de polythéisme, quant à lui, demeure le plus souvent totalement incompris dans ses fondements-mêmes. Tel est le funeste résultat d'une campagne multiséculaire d'acculturation, de récupération, et de dénigrement systématique orchestrée par les institutions éclésiastiques toutes puissantes, et qui aura pour effet de rendre les foules profondément et durablement amnésiques quant à leur propre passé. Il convient donc aujourd'hui de résister, de contrer le plus fermement du monde le processus de désinformation, d'intoxication et d'abrutissement des masses savamment orchestré depuis des siècles par les adeptes des Religions du Désert, véritable hydre à trois têtes incarnant l'Ennemi millénaire. Ces institutions religieuses, soucieuses de préserver à tout prix leur monopole hégémonique, d'entretenir leur légitimité autoproclamée, et de maintenir intact le contrôle spirituel exercé sur leurs ouailles, ont en effet tout intérêt à entretenir le mensonge et la confusion au sujet des courants religieux et spirituels qui les précédèrent, et qu'elles réduisirent systématiquement au silence par les voies du feu, du sang, du fer, de la terreur, des massacres de masse et des persécutions.
L'heure est venue, aujourd'hui, de rétablir la vérité. Et de la redécouvrir...

Les bases de la conception païenne du divin se retrouvent peu ou prou chez toutes les formes de paganisme historique, du celtisme/druidisme au wotanisme/odinisme, de la religion gréco-romaine à la religion de l'Egypte antique, de celle des anciens Slaves à celle des peuples précolombiens, en passant par les multiples chamanismes d'Asie, d'Afrique, d'Amérique, d'Europe du Nord et de l'Est etc. Elles se retrouvent aussi dans une grande religion du monde très vivace aujourd'hui encore, et étroitement apparentée aux paganismes occidentaux puisqu'elle est une branche issue du même tronc civilisationnel commun, l'indo-européisme. Cette grande religion actuelle, c'est l'hindouisme, issu du védisme archaïque. Il est le cousin germain des paganismes de l'Europe antique. Enfin, ces bases de la conception païenne du divin se retrouvent aussi chez d'autres courants néopaïens d'émergence plus récente, comme par exemple les diverses obédiences de la Wicca, la Hedge Witchcraft (sorte de dissidence wiccane individuelle), ou encore les néo-animismes et autres néo-chamanismes divers.

Je m'attacherai ici à résumer en toute humilité les grandes lignes de "mon" propre néopaganisme, sans perdre de vue le fait qu'une large part des principes ci-dessous exposés s'appliquent également aux autres formes de paganisme, moyennant juste certaines variations ou adaptations, au gré de panthéons, de dialectes, de vocabulaires voire de socles civilisationnels plus ou moins différents. Au delà de ça, je tiens à souligner le fait que je n'entends décrire que ma propre conception, toute personnelle, du paganisme, laquelle ne sera sans aucun doute pas partagée par d'autres personnes. Je ne parlerai donc ici qu'en mon nom propre, et n'ai nulle prétention de m'exprimer au nom de tous les païens et païennes, néo ou pas.

Il est temps, à présent, d'entrer dans le vif du sujet.

 

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Polythéisme ou panthéisme ?

Dès lors qu'est évoquée la notion de polythéisme, s'impose à l'esprit conditionné du profane tout un ensemble d'idées reçues et plus ou moins simplistes, dépeignant volontiers le vil païen idolâtre comme l'adorateur exalté d'une ribambelle sans fin de divinités aux noms bizarres, aux épopées improbables, et aux attributions abracadabrantes. Le polythéiste est alors perçu comme une sorte de superstitieux, croyant dur comme fer à l'existence concrète et individuelle de chaque divinité...imaginaire. Si la croyance stricto sensu en des divinités multiples et individualisées a pu être autrefois le lot du petit peuple, à l'éveil spirituel limité, il n'en fut pas nécessairement de même pour les castes de prêtres, d'initiés divers, ni pour les adeptes de certains "cultes à Mystères", tels par exemple les fameux Mystères d'Eleusis de la Grèce antique.

En ce qui me concerne, s'agissant de la nature intrinsèque du polythéisme, il serait sans doute littérairement plus approprié d'employer le terme de panthéisme. Qu'est-ce donc que le panthéisme, me demanderez-vous ?

Le panthéisme est une conception spirituelle identifiant "Dieu" -ou plutôt le Principe divin ultime- au Monde. Non pas au seul monde terrestre, mais à l'Univers tout entier, dans le mystère insondable de l'infiniment grand et de l'infiniment petit. Contrairement à l'enseignement dispensé par les monolâtries modernes (judaïsme-christianisme-islam), "Dieu", le Principe divin, n'est pas extérieur ni étranger à notre monde. Il n'en est pas davantage le créateur, puisqu'il est ce monde. Il est la Nature. Il est l'Incréé. Il n'est ni bon, ni mauvais. Ni masculin, ni féminin. Ni Un, ni multiple. Il est...tout ceci à la fois !

Il réside en chaque être, en chaque élément, en chaque chose. Chaque être vivant, animal (humain compris) ou végétal, et sans doute même chaque être minéral, renferme une parcelle du divin. Tout vibre, tout vit. Chaque être est habité par cette étincelle, cette parcelle du Principe divin qui lui prête vie. Ce principe, c'est celui de l'Un en Tout et du Tout en Un. En somme, il n'est pas aisé, à l'échelle de l'entendement humain, de décrire très précisément ce qu' "Il" est. En revanche, il est beaucoup plus facile d'établir ce qu'il n'est pas. Et en l'occurrence, compte tenu de ce qui précède, il ne saurait être conçu à l'image de l'Homme. Et réciproquement.

Les paganismes sont généralement des polythéismes, entendons par-là qu'ils honorent un grand nombre de divinités distinctes. A titre personnel, je considère simplement que chaque divinité incarne, symbolise une des énergies constituant notre monde, à laquelle s'ajoutent des attributions spécifiques. De là découle d'ailleurs la divinisation ancienne des forces créatrices et destructrices, complémentaires et indissociables, de Mère Nature. Ainsi, les peuples païens antiques plaçaient sous le patronage de dieux et de déesses de toutes sortes des phénomènes et des éléments aussi divers que le Soleil, la Terre-Mère, la fécondité et la vie, la mer, les montagnes, les forêts, les cours d'eau, les fontaines, le monde souterrain, le tonnerre et la foudre, le monde animal, le feu... Même si, dans la pratique, certaines divinités revêtaient en fait un caractère plus ou moins polyvalent au niveau de leurs attributions, certaines pouvant même s'avérer, dans quelques cas, plus ou moins...interchangeables.

A mon sens, chacune de ces divinités n'est en réalité qu'une hypostase, une émanation, l'incarnation symbolique d'une manifestation spécifique de l'Incréé, du Principe divin. Je ne crois pas en l'existence des dieux et des déesses en tant qu'entités réelles et indépendantes. Partant, je ne crois pas non plus au formes anthropomorphes sous lesquelles ces divinités sont parfois représentées, formes toutes symboliques, et dont l'aspect extérieur, qui relève du volet exotérique, ne doit pas faire oublier la signification profonde, d'ordre ésotérique. Qu'on se rassure de suite, je ne suis pas de ceux qui s'attendent à tomber nez à nez avec Cernunnos en personne, un beau jour, au détour d'un bois !

Non, pour moi, les dieux et les déesses, réels en tant que concepts, n'ont pas d'existence matérielle, ni même individuelle, propre. Ils et elles sont parties intégrantes du grand Tout, du Principe divin ultime, de l'Incréé. Appelons comme il nous plaira ce qui, de toute façon, dépasse les capacités d'entendement de l'esprit humain. Il fut sans doute désigné jadis, en des temps fabuleusement reculés, comme "Celui-qui-ne-peut-être-nommé". Plus tard, ce sont sans doute des initiés médiévaux, dépositaires secrets de fragments de l'ancienne tradition celtique, qui en perpétuèrent la notion en le dissimulant sous l'énigmatique figure symbolique -christianisée- du Graal. Ce fameux Graal qui s'apparente de façon si troublante au chaudron d'immortalité du Dagda chez les Celtes irlandais, ou de Dagodeos chez les Celtes gaulois. Un chaudron d'immortalité dont procède le début et la fin de toute vie, de façon cyclique, ainsi que semble bien le corroborer une représentation figurant sur le célèbre chaudron de Gundestrup.

Le polythéisme bien compris n'exclut pas le panthéisme, loin s'en faut. Le Principe divin, l'Incréé, place une parcelle de Lui-même en tout être. Il est donc présent partout, à commencer par en nous-même, et en tout ce qui vit, d'une façon ou d'une autre. On peut donc légitimement parler ici de panthéisme. Et l'on pourrait même aller jusqu'à parler de monisme, puisque le Principe divin dont tout émane ne constitue au final qu'une seule et même entité, à la fois une et multiple.

 

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Quel Principe divin ?


Autant mes dispositions innées me conduisent tout naturellement à concevoir l'existence -pour moi évidente- d'une force suprême mais mal définie, que je désigne comme l'Incréé ou comme le Principe divin, autant mon esprit se refuse catégoriquement à admettre les schémas anthropocentriques et anthropomorphiques, lesquels ont, j'ai la faiblesse d'en être convaincu, quelque chose de pathétiquement puéril. Si divinité suprême il y a bien, la raison la plus élémentaire m'empêche de croire une seule seconde que l'entité en question puisse s'apparenter de près ou de loin à l'humanité, ni même qu'elle puisse être accessible à la prière humaine. Du reste, au nom de quoi une semblable entité devrait-elle se préoccuper des petites péripéties de l'espèce humaine ? Au nom de quoi devrait-elle se préoccuper de millions -ou de milliards- d'états d'âme exprimés individuellement ?

L'anthropomorphisme consiste à attribuer des caractères humains à ce qui n'est fondamentalement pas humain. L'anthropocentrisme est l'idée reçue, présomptueuse entre toute, selon laquelle l'espèce humaine constituerait l'alpha et l'omega de toute chose, elle place l'être humain au centre de l'univers et au sommet de la Création. Les deux concepts, on le voit, sont pleinement identifiables ici.

Je ne crois donc pas à l'utilité ni à l'efficacité de la prière adressée "aux dieux", pas même si elle s'adresse directement à l'Incréé. Libre à chacun, à chacune, d'être d'opinion différente. Mais en ce qui me concerne, je reste convaincu que chaque individu reste seul maître suprême de sa vie et de sa destinée, et qu'aucun déterminisme divin n'entre ici en ligne de compte. La meilleure façon d'honorer l'Incréé, c'est tout simplement d'avoir pleinement conscience de son omniprésence, de sa puissance de création et de destruction, et de ses diverses manifestations à travers la Nature et l'Univers tout entier.
Mais aussi en respectant -et en préservant voire protégeant au besoin- ce qui en procède.

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Cycle des incarnations, loi karmique universelle, et métempsycose

Un autre des grands axes fondamentaux de "mon" paganisme repose sur le principe de la réincarnation ou métempsycose, s'inscrivant dans un cycle d'existences successives, ces dernières conditionnées par l'accumulation de bon et de mauvais "karma", et pouvant potentiellement être vécues sur des plans très divers.

D'aucuns m'objecteront que la doctrine karmique, issue de l'hindouisme puis de son hérésie bouddhique, serait d'essence foncièrement orientale, et serait donc absolument étrangère aux doctrines spirituelles européennes. A ceux-ci je répondrai que rien n'est moins sûr. De nombreux indices permettent de présumer l'existence de semblables conceptions chez au moins une partie des druides celtes, lesquels auraient influencés en ce sens les pythagoriciens grecs. A moins que ce ne soit l'inverse. La question est controversée. Or, il est bien établi que Pythagore et ses disciples professaient, eux, la doctrine de la métempsycose et des cycles de vie, tout comme ils adhéraient à la vision des cycles cosmiques régissant le temps. La scène figurant sur le chaudron de Gundestrup, mentionnée plus haut, de même que l'interprétation -elle aussi controversée il est vrai- de certaines bribes de tradition celtique qui nous sont parvenues via des retranscriptions irlandaises et galloises, tout ceci peut raisonnablement laisser supposer que ce concept était en réalité très présent -sinon fondamental- dans le corpus de croyances des anciens Européens. Du moins, pour une partie d'entre eux. Ajoutons à cela qu'en se basant notamment sur les mêmes sources littéraires irlandaises et galloises, ainsi que sur les mythologies comparées, certains auteurs croient même déceler la trace plus ou moins cachée de la notion de karma dans la tradition celtique. Ce "karma" bon ou mauvais, s'accumulant en fonction des actes et du degré d'éveil spirituel de chacun, aurait ainsi, chez les druides, été désigné sous un nom spécifique : la baga.

 
Le philosophe grec Anaxagore avait en son temps formulé cette phrase : "Rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau" . Il fut beaucoup plus tard repris par Lavoisier, auquel on doit la fameuse maxime selon laquelle, dans la nature, "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme".
Ma conviction personnelle est que non seulement le physique et l'organique se recyclent naturellement, mais aussi l'inorganique, l'impalpable, l'immatériel.

Selon moi, nous sommes formés de trois composants étroitement liés les uns aux autres, et non parfaitement séparés, contrairement à ce que professent les Religions du Livre. Ces trois composant sont le corps physique, siège de notre incarnation présente, l'esprit, qui conditionne notamment la mémoire, les réflexes, les émotions, ainsi qu'une partie de la personnalité, et enfin l'âme ("anatmon" en celtique continental ancien), siège de l'intelligence, parcelle à part entière du Principe divin, et émanation du souffle de vie cosmique. Après la mort, ma conviction intime est que l'esprit comme l'âme se séparent et quittent immédiatement le corps, ou n'y demeurent qu'un bref moment. L'âme demeure ensuite pendant un laps de temps plus ou moins prolongé "en transit", dans une sorte de monde ou de dimension intermédiaire. Puis elle poursuit un cycle de réincarnations, conditionnées par l'expérience des vies successives, et au terme duquel, parvenue à un certain degré de pureté, elle retourne se fondre dans l'Incréé dont elle est issue, ce que les bouddhistes et les hindous désignent sous le nom de Nirvana.

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Une spiritualité ancienne en des temps nouveaux

Enfin, "mon" néopaganisme, quoique volontiers enraciné, ne se veut pas passéiste ni réactionnaire, mais bien au contraire moderniste, voire progressiste. A mon sens, il importe par-dessus tout de savoir faire preuve de discernement, en opérant une distinction saine et indispensable entre ce qui porte clairement la marque de son temps d'une part, et ce qui conserve une valeur intemporelle d'autre part, c'est-à-dire l'essentiel. Privilégions toujours le vieux fond stable et éternel, par rapport à la forme instable, datée, et fluctuante dans le temps.

Mon (néo)paganisme ne consiste pas à adorer des cendres, mais à préserver et à raviver la flamme. Ma quête spirituelle ne s'oriente pas dans l'espoir d'une quelconque résurrection, mais dans celui d'une renaissance salutaire, en phase avec notre époque. Les structures anciennes, sociales comme sacerdotales, appartient à un lointain passé, tout aussi mythique que révolu. Il serait vain de vouloir ressusciter des branches mortes depuis si longtemps, au risques, d'ailleurs, de n'arriver qu'à les singer piteusement. De même, certaines pratiques d'un autre temps, définitivement marquées du sceau de la barbarie, comme par exemple la pratique des sacrifices sanglants, sont non seulement à proscrire absolument, mais aussi à dénoncer et à combattre avec la plus vive détermination. Quelle que soit la voie spirituelle que l'on décide d'emprunter, l'élévation et l'évolution du genre humain ne pourront se faire qu'à ce prix.

 

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Quelles célébrations ?

Les principales activités cultuelles de la plupart des courants néopaïens européens consistent en la célébration des solstices et des équinoxes, portes d'entrée des saisons, et surtout de quatre autres grandes fêtes qui graduent le cycle annuel. Celles-ci sont notamment la fête celtique irlando-britannique de Samhain, célébrée aussi en Gaule continentale sous le nom de Samonios, aux alentours du 31 octobre, marquant le début de la nouvelle année celtique, et étant le moment de l'année où le monde des morts et celui des vivants s'interpénètrent et interagissent. Une tradition perpétuée de manière plus ou moins déformée par Halloween, et que l'Eglise chrétienne aura récupérée pour en faire la "Toussaint", suivie de la "Fête des Morts". Imbolc, fête des Lustrations, qui se célèbre aux alentours du 2 février, est annonciatrice de la fin prochaine des rigueurs hivernales. Beltaine (chez les Celtes), ou la Nuit de Walpugis (chez les Germains), à la veille du 1er mai, célèbre pleinement le printemps et la nature renaissante. Lugnasad, aux alentours du 1er août, célèbre l'été à son zénith, ainsi que les moissons.

A cela s'ajoutent d'autres célébrations, notamment issues de la tradition germanique. Par exemple Yule (ou Jul), correspondant au solstice d'hiver, que les chrétiens ont récupéré pour en faire Noël en décalant simplement la date de quelques jours. Ou encore Ostara, fête printanière correspondant peu ou prou à la Pâque chrétienne, et célébrée aux alentours du 21 mars. Et la liste est loin d'être exhaustive. Comme on le voit, les célébrations diverses qui jalonnent le cycle annuel peuvent être nombreuses !

 

hans cany,identité & racines,paganisme

 
Nous voici donc à présent parvenus au terme de ce rapide survol de mes convictions dans le domaine métaphysique et spirituel, en espérant que sa lecture vous aura permis de vous faire une idée plus précise de ce qu'est -comme de ce que n'est pas- mon propre néopaganisme. D'aucuns m'accuseront peut-être de n'avoir formulé ici que des affirmations péremptoires, entrecoupées de pures spéculations. Fort bien. Mais n'est-ce pas là le lot de toute conviction religieuse ou spirituelle, quelle qu'elle soit ? Tout système de croyance, par définition, ne s'appuie-t-il pas sur la simple base d'une intime conviction ? Après tout, quoi qu'en diront mes détracteurs, mes croyances personnelles valent bien celles des autres...ou leurs incroyances ! Et ce, d'autant plus que je n'ai, en ce qui me concerne absolument aucune velléité de prosélytisme. Je n'ai, dans ce registre, pas davantage de leçons à recevoir qu'à donner. Que les dieux m'en préservent.

En guise de conclusion, on retiendra donc qu'à mes yeux, mon propre paganisme, celui que je me suis bâti en esprit libre et indépendant, constitue l'expression d'une spiritualité de la Nature, doublée d'une philosophie de la Vie.

Hans CANY
4 juillet 2014 E.V.

 

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18/06/2015

A lire : PRESENCE GERMANIQUE EN FRANCE

Lorsque l'on avance machinalement que les Allemands sont nos "cousins germains", selon une formule bien convenue et quelque peu galvaudée, on ne croit pas si bien dire... Il est en effet fondamental de prendre conscience du fait que dans l' Hexagone actuel, ce ne sont pas moins de 40% environ de la population de souche qui ont des origines franchement germaniques. Et que ce chiffre monte même jusqu'à 70% pour les régions situées au nord de la Loire, ce fleuve constituant à plus d'un titre une frontière ethno-culturelle depuis plus de 1500 ans. Cela représente donc à peu près 15 à 18 millions d'individus. Ce qui est à la fois beaucoup et peu, sur une population globale de 60 millions. D'autant plus que la grande majorité de ces 15 à 18 millions d'individus est complètement amnésique et acculturée...

La proportion la plus importante de personnes ayant plus ou moins de racines germaniques se retrouve bien entendu dans les régions situées au nord de la Seine, ainsi qu'au nord-est et à l'est de la France. Mais il est tout à fait simpliste, réducteur et même erroné de croire que les Germains de l'Hexagone se limitent aux Alsaciens, aux Lorrains et aux Flamands. La part de germanité de la France, loin de se limiter à ces seuls secteurs géographiques, est en réalité beaucoup plus importante que cela.
C'est ce fait ethnique et historique méconnu que l'auteur, Hubert Kohler, s'est attaché à analyser tout au long d'un ouvrage convaincant et fort bien documenté.

Hans CANY

 

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PRESENCE GERMANIQUE EN FRANCE
Auteur: Hubert Kohler
Editions: L'Aencre
Pages: 287



A l'heure où la France s'engage dans la construction européenne, de nombreux Français s'interrogent quant à l'avenir et à l'identité de leur pays. Trop longtemps, de la diversité des apports constitutifs du peuple français, des thèses diverses et sectaires n'ont voulu retenir que l'élément latin ou celtique, négligeant le fait que le nom même de France est celui d'un conquérant germanique. Au-delà du symbole, et sans parti pris, l'auteur est allé rechercher, grâce aux données modernes de la toponymie, de l'hématologie et de l'anthropologie, quelle était la part réelle des Francs et des autres groupes germaniques dans la substance française.

 

Une lecture vivement recommandée !

 

 

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06/06/2015

6 juin 1944 : ATTENTION ! Un occupant peut en cacher un autre...

 
Si un Européen d'aujourd'hui avait la curiosité d'ouvrir un manuel d'histoire américain, il aurait la surprise d'y constater que le fameux événement survenu sur les plages de Normandie le 6 juin 1944 n'y est pas désigné sous le nom de "débarquement", ni même comme le coup d'envoi d'une prétendue "libération" du continent, mais bel et bien sous le nom fort explicite d' "INVASION".

Reconnaissons à l'historiographie US le mérite, sur ce point précis, d'appeler les choses par leur nom, sans tourner autour du pot ni chercher à travestir la réalité.

En effet, il est absolument nécessaire de bien comprendre que ce n'est nullement par philanthropie, ni par attachement passionné à la prétendue "démocratie" (sic) face à la "barbarie nazie" (re-sic), que les hordes alliées anglo-saxonnes, et notamment états-uniennes, se sont ruées ce jour-là sur les côtes du Vieux continent.

Il s'agissait bel et bien, en effet, d'une invasion pure et simple, dont l'objectif avoué plus ou moins ouvertement était une véritable vassalisation, pour ne pas dire colonisation de nos contrées. Colonisation qui débuta bien entendu par une occupation militaire en bonne et due forme, laquelle se poursuit aujourd'hui encore, puisque certains pays d'Europe, privés de souveraineté véritable, hébergent toujours sur leur sol, bon gré mal gré, des bases militaires US. Occupation militaire qui se poursuit aussi, de façon indirecte mais tout aussi effective, par le biais de l'OTAN, alliance militaire supervisée par les USA, et à laquelle sont inféodés de nombreux pays d'Europe, ainsi privés de facto de leur souveraineté en matière de politique étrangère et de relations diplomatiques internationales.

De même, il est absolument nécessaire de bien saisir le fait que les armées anglo-saxonnes, perçues et présentées de façon fallacieuse comme "libératrices", ne considéraient nullement la France comme un pays allié qu'il s'agissait de libérer, mais bel et bien comme une nation ENNEMIE et vaincue, dans lequel il convenait  de se comporter comme en territoire conquis. De là les exactions en tous genres commises dans le cadre de cette prétendue "libération", allant des crimes de guerre que furent les bombardements de terreur des populations civiles, ayant carrément rayé de la carte de nombreuses métropoles hexagonales, jusqu'aux viols de masse et au pillage en règle commis notamment par les troupes US, en passant par les tortures, les procès truqués,  les exécutions sommaires, les assassinats commis en toute impunité par des "résistants" de la dernière heure, et même l'imposition d'une monnaie d'occupation sans la moindre valeur réelle.

Le Général de Gaulle lui-même, que l'on pourra difficilement suspecter d'intelligence avec l' "Ennemi", ne s'y était d'ailleurs pas trompé, lui qui refusa toujours tout net de participer à la mascarade des commémorations du 6 juin. En bute à l'hostilité avouée des Roosevelt, Churchill, Eisenhower et autres Truman, il a su déceler très tôt les intentions réelles de ces tristes sires qui, selon ses propres termes, ont traité la France "comme un paillasson". Sans la fermeté et la vigilance du Général, dont la détermination sans faille aura au moins permis de limiter les dégâts, il y a fort à parier que la colonisation anglo-saxonne de la France, pourtant déjà conséquente, aurait atteint un stade que l'on peine à imaginer...

Néanmoins, pour le plus grand malheur des peuples de l'Hexagone, le colonialisme US a pris racines durablement sur notre sol. Si ses manifestations les plus flagrantes, comme l'occupation militaire, y ont depuis longtemps disparu, la trahison des efforts du Général par tous ses successeurs, à force de capitulations et de renoncements graduels, n'aura jamais fait que parachever la perte de souveraineté de l'Etat-Nation français. La colonisation américaine de l'Europe en général, et de la France en particulier, a aujourd'hui pris des formes d'autant plus pernicieuses qu'elles se révèlent plus subtiles, au point qu'elles ne sont que peu visibles pour les moins clairvoyants et les moins avertis d'entre nous.

Il y a en premier lieu cette vassalisation militaire qui perdure sous la forme de l'OTAN, véritable Organisation TERRORISTE de l'Atlantique Nord qui porte régulièrement la mort et la destruction aux quatre coins du globe, et dont l'alibi de départ, celui d'une réponse à la menace que représentait censément le Pacte de Varsovie, a pourtant disparu corps et âme depuis belle lurette. Et il y a aussi, par-dessus tout, ce poison mortel, ce véritable cancer de l'Europe contemporaine que représente de nos jours l'impérialisme culturel, économique  et politique des Etats-Unis d'Amérique.


Refusons en bloc de nous associer à la commémoration de l'arrivée sur notre sol des véritables ennemis de l'Europe. Refusons de commémorer ce qui fut perçu -à tort- comme une "libération" par certains, au moment même où ce tragique évènement fut perçu comme un véritable cataclysme et comme le début d'un interminable cauchemar pour des dizaines, des centaines de millions de nos compatriotes européens.

La vérité crue est que le 6 juin 1944, l'Europe, notre chère Europe, n'a nullement été "libérée" : elle a tout simplement changé d'Occupant, et nous sommes toujours, depuis lors, sous sa botte.
A présent que la "menace" soviétique a disparu, à quoi peuvent bien encore servir l'OTAN, et les dizaines de milliers de soldats yankees qui sont toujours présents sur le sol de l'Europe ? Au nom de quoi les politiques économiques, culturelles et diplomatiques de nos pays  sont-elles toujours inféodées aux intérêts états-uniens ?...  Le temps de l'Occupation est fini ! Hors d'Europe, l'Oncle Sam. Aujourd'hui, nous ne voulons plus subir sa tyrannie, ni sa tutelle. Contre l'Occupant, contre l'oppresseur : Résistance ! Résistance et rébellion tous azimuts !

Hans CANY

 

 

hans cany,géopolitique et politique internationale

 

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28/04/2015

1er Mai, fête des TRAVAILLEURS, et non "fête du travail" !

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Malheureusement, peu de gens s'en souviennent : le premier Mai, en tant que jour férié et célébration revendicatrice dans le monde du travail, tire son origine de la commémoration du 1er Mai 1886, lorsqu'à Chicago (USA), la police ouvrit le feu sur les ouvriers grévistes. L'émeute qui s'ensuivit aboutit peu après à la condamnation à mort de huit  grévistes, dont quatre -tous anarchistes- furent effectivement pendus. Ces quatre socialistes libertaires avaient pour noms Spiess, Fischer, Parsons et Engel. Bien qu'abondamment récupérée par les marxistes et autres socio-démocrates, ce ne sont donc pas des martyrs issus de leurs rangs, qui sont à l'origine de cette date emblématique.

Beaucoup plus tard en France, en 1941, le maréchal Pétain fit de la date du 1er Mai une fête officielle doublée d'un jour férié, mais en opérant un subtil glissement sémantique conforme aux valeurs de l'idéologie qu'il entendait promouvoir : de Fête des travailleurs, le 1er Mai devint ainsi..."Fête du travail". La nuance est de taille, même si elle a échappé et échappe toujours au plus grand nombre...

Aujourd'hui encore, nombreux sont les gens qui, relayant une altération sémantique parfaitement révélatrice de l'idéologie dominante, entretenue par les politiciens comme par les médias, continuent de parler en toute bonne foi de "fête du travail". Alors que cette appellation ne reflète en réalité qu'un détournement de son sens originel, le but recherché étant, bien évidemment, de lui ôter tout caractère véritablement revendicatif, et donc potentiellement subversif. Avril 2012 aura même vu une nouvelle tentative de récupération réactionnaire par la voix du machiavélique et démagogique Sarkozy, qui n'aura pas hésité à parler de prétendue fête du "vrai travail", opération de propagande électorale placée sous l'égide de son parti, l'UMP. Un soi-disant "vrai travail" que le sinistre sire entend sans doute opposer à un hypothétique  "faux travail", dans le but évident de diviser les travailleurs en les opposant les uns aux autres... Aux travailleurs, aux travailleuses de contrer aujourd'hui ce type de grossiers subterfuges. A eux, à elles de ne pas être dupes des exploiteurs capitalistes ni de leurs manoeuvres fallacieuses, et de permettre au 1er Mai de retrouver ses lettres de noblesse.  A commencer par sa véritable nature, sa nature originelle : celle d'une fête des TRAVAILLEURS, et non d'une vague fête "du travail", socialement neutralisée.

Hans CANY

 

hans cany

Sarkozy nie les évidences et ment, comme à son habitude :


"Vrai travail" : l'amnésie du candidat Sarkozy par LeNouvelObservateur

 

hans cany




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20/04/2015

Impôts, taxes : A quand la grande révolte des "contribuables" ?

Pierre-Joseph Proudhon l'avait déjà résumé en 1860, en une formule demeurée célèbre : "Ce nom depuis tant de siècles odieux et maudit : l'impôt." C'en est devenu le plus évident de tous les lieux communs. Qui, au cours de sa vie, n'a jamais pesté contre le paiement de ses impôts ?
Seulement, le sujet est bien trop grave pour ne se solder que par quelques traditionnelles et bien désuètes bougonneries.


Car au-delà des contestations routinières qui consistent à se plaindre tantôt du taux d'imposition, tantôt du champ d'application de la taxe, c'est en réalité le principe même de nombre de ces prélèvements obligatoires qu'il convient de remettre radicalement en question.

La TVA, que tout un chacun, puissant comme misérable, doit payer sur absolument tout ce qu'il achète, des biens de consommation quotidiens jusqu'aux articles de grand luxe, en tant que "Taxe sur la Valeur ajoutée", n'est rien de moins qu'une taxe visant les marges bénéficiaires des commerçants et prestataires de tous poils. Outre le fait qu'en soi, le principe même d'un tel impôt, nuisible à la liberté d'entreprendre, plombe la vie économique et est des plus contestables, le comble de l'injustice est atteint lorsque l'on prend conscience du fait que le coût de cette TVA  est répercuté sur le prix de vente. De sorte qu'au final, cet impôt censé taxer les bénéfices est en fait payé par...l'acheteur ou consommateur !
C'est en vertu de ce principe d'une simplicité confondante que la TVA joue un rôle majeur dans l'inflation, et que son impact sur le sacro-saint pouvoir d'achat des ménages est considérable.


La prétendue "taxe d'habitation" et l'ignoble taxe dite foncière, elles, ont pour objet de rendre payant ce qui est théoriquement censé relever du droit inaliénable et fondamental de tout citoyen. Ces deux "taxes", dignes héritières du scandaleux impôt sur les "portes et fenêtres" de l'Ancien Régime, consistent en effet, tout bonnement, à faire payer -et au prix fort- le simple fait d'habiter sous un toit ! Peu importe que vous ayiez la chance de posséder le logement et les terrains que vous occupez, ou que cette acquisition soit l'aboutissement de longues années de labeur et de sacrifices personnels. Vous devrez vous acquitter à ce titre d'une rançon conséquente, à laquelle s'ajoutera en sus l'inique "taxe d'habitation", qui frappe de façon arbitraire et inégale  tous les citoyens, même les locataires les plus modestes, en fonction de la commune où ils résident.
Et si vous ne payez pas, "ils" ont tout prévu : les "pénalités de retard", les saisies, et même jusqu'à l'expulsion, voire l'expropriation ! Comment est-il donc simplement possible  qu' à notre époque, si peu de gens soient encore conscients de l'abjection que représente l'existence même de ces "taxes" ? Même les allocataires de minimas sociaux s'y  retrouvent aujourd'hui assujettis. Faire payer le droit d'habiter sous un toit !! Certaines révolutions ont pourtant éclaté pour moins que ça...


La soi-disant "Cotisation Foncière des Entreprises", qui là encore frappe arbitrairement tous les commerçants et artisans, et dont le montant est aussi fixé ici en fonction de leur commune de résidence. Cet "impôt", qui relève davantage du vol qualifié que d'autre chose, remplace de facto la "Taxe professionnelle" prétendument abolie par Sarkozy. Mais comme dans bien des cas, "ils" reprennent donc d'une main ce qu'ils font mine de donner de l'autre. Le prétexte invoqué pour justifier l'existence de cette ignoble "CFE", c'est le fait de taxer les locaux dans lesquels un quelconque entrepreneur exerce son activité, qu'il s'agisse d'un magasin, d'un atelier ou autre, et que l'entrepreneur en question soit propriétaire ou locataire desdits locaux. Pire encore : s'il ne dispose d'aucun local spécifique, se contentant, par exemple, d'exercer son activité à partir de son domicile personnel, la "CFE" s'appliquera par conséquent à ce domicile personnel, et revient donc à lui imposer une seconde "taxe d'habitation" : les mêmes locaux sont ainsi taxés deux fois, voire trois fois s'il en est l'heureux propriétaire !!
Ajoutons à cela que le comble de l'infamie a été atteint lorsque l'exonération de cette "CFE", pour les "sans-dents" que sont les auto-entrepreneurs, a été abrogée fin 2014. Depuis le 1er janvier 2015, aussi aberrant et scandaleux que cela puisse paraître, les auto-entrepreneurs, qui sont dans la presque totalité des cas  des gens désargentés, ne réalisant que peu ou pas de chiffre d'affaire et qui ne disposent bien évidemment d'aucun local dédié à l'exercice de leur activité, se retrouvent donc eux aussi soumis à ce véritable racket institutionnalisé. Pour peu qu'il s'agisse d'allocataires du RSA, donc sans réelles ressources, on ne leur impose pas moins et la "taxe d'habitation", et la "CFE", dont on imagine mal comment ils pourraient s'acquitter, compte tenu de leurs revenus.

La liste des impôts et taxes totalement injustes et injustifiables dans leur essence même serait pour le moins fastidieuse à établir. Que l'on songe par exemple à la prétendue "Redevance audiovisuelle", dont le but est de financer la propagande médiatique, ainsi qu'une colossale entreprise permanente d'abrutissement des masses. Mais  que l'on songe aussi au Contrôle Technique obligatoire -et bien entendu payant, au prix fort- pour tous les véhicules de plus de quatre ans d'existence. Au RSI, qui fait de la vie de millions de travailleurs indépendants un véritable enfer. Aux "droits de succession", qui vous font acheter le droit d'hériter de vos proches.  Ou encore aux multiples "frais de gestion", "de dossier", frais administratifs divers, amendes et autres pénalités, qui ne sont jamais que des impôts déguisés, uniquement destinés à vous détrousser encore et toujours davantage, pour le plus grand profit de l'oligarchie parasitaire qui prétend vous gouverner. Car le butin qu'elle amasse ainsi ferait pâlir de jalousie les plus tristement célèbres figures du grand banditisme et de la Mafia.

Nous n'avons que faire, aujourd'hui, des organismes "respectables" qui prétendent défendre les intérêts des contribuables en usant d'une rhétorique mesurée, policée, consensuelle et aseptisée, toujours prompts à capituler, à se résigner aux plus honteuses et aux plus humiliantes compromissions. Ces organismes ne nous représentent aucunement, et il y a bien longtemps déjà que plus personne ne se fait d'illusions déplacées à leur sujet. Face au racket administratif et étatique généralisé, face à ce qu'il faut bien qualifier de crime en bandes organisées, c'est à l'émergence d'une nouvelle génération de résistants à l'ignominie que les temps appellent. Une nouvelle génération de résistants qui ne craindra pas de remettre radicalement en question l'existence même de l'infamie, ni de sortir, au besoin, du cadre de la "légalité" établie. Car lorsque l'injustice, la négation du droit et l'inacceptable se font loi, l'insoumission et la révolte deviennent le premier devoir de tout citoyen libre et éveillé.

Hans CANY

 

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29/03/2015

Les hologrammes du 11 septembre : Et si c'était vrai ? [VIDEOS]

 

A VISIONNER ABSOLUMENT !

 

Je souhaite porter à votre connaissance le contenu des vidéos ci-dessous, que je vous invite vivement à visionner attentivement et en intégralité. Elles vous promettent une révélation, aussi improbable que cela puisse vous sembler a priori. Il est absolument nécessaire  pour vous d'avoir accès à ces informations, afin de vous permettre de vous forger votre propre opinion sur le sujet. Après les avoir vues, vous comprendrez pourquoi elle m'ont au final convaincu.

Je suis souvent le premier à remettre en question les versions officielles de certains évènements. Mais j'ai longtemps été très réfractaire à l'idée que des choses particulièrement spectaculaires puissent n'être en réalité que des hologrammes habilement faits, destinés à mieux tromper le public. Il y a des cas où cette thèse me semblait exagérée. Ca me paraissait trop "gros" pour être crédible, et d'autant plus improbable que je pensais cela techniquement impossible. Pourtant, je me suis spontanément remémoré quelque chose, récemment. Je vous livre donc cette anecdote, en guise de préambule.

Voici une bonne vingtaine d'années, j'avais vu à la TV, en direct, un tour de "magie" du célèbre David Copperfield, prestidigitateur aussi talentueux que disposant de moyens conséquents. Il se trouvait à Paris. La nuit venait de tomber. La tour Eiffel était illuminée, et il annonçait qu'il allait la faire...disparaître ! Rien de moins. Après quelques simagrées d'usage, des millions de téléspectateurs ont pu constater, ébahis, que la fameuse tour semblait effectivement avoir disparu corps et bien... Mieux encore : des caméras disposées aux quatre coins de Paris ont alors montré que cette disparition apparente était visible de partout, quel que soit l'angle de vision !!! On aurait pu mettre sa main au feu qu'en effet, il n'y avait plus rien... Ce tour de prestidigitation m'avait véritablement bluffé, et je me suis demandé très longtemps quel pouvait être le "truc", sans trouver de réponse satisfaisante.

En y réfléchissant de nouveau, cela me semble finalement évident : il a dû employer une puissante projection d'hologrammes. Si l'on prend conscience de cela, on ne peut que convenir du fait qu'aujourd'hui, ce genre de choses n'a plus rien d'impossible, sur le plan technique. Cela semble même être devenu un jeu d'enfant, puisque même à cette époque, un "simple" civil, en l'occurrence un illusionniste médiatisé, pouvait s'en servir pour épater la galerie. Aujourd'hui, la technologie holographique a réalisé des progrès stupéfiants, et est même capable de reproduire le bruit, les vibrations... A tel point qu'à présent, il devient de plus en plus difficile de discerner le réel de l'illusion. Nous vivons dans un monde  englué à la fois dans la société du spectacle et dans le mensonge institutionnalisé. Plus nombreux seront les éveillés, plus nous approcherons du temps de la délivrance.

Hans CANY

 

 

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Curieux, cet avion qui se "fond" littéralement
dans la tour... N'est-il pas ?

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15/03/2015

Le scandale inouï de la CFE imposée aux auto-entrepreneurs

Cela n'aura échappé à personne. Le matraquage fiscal, déjà fortement intensifié durant l'ère Sarkozy, est aujourd'hui, sous le règne d'un gouvernement prétendument "socialiste" (sic), en train de prendre des proportions inédites. N'ayons pas peur des mots : il atteint désormais des sommets qui repoussent toujours et encore plus loin les limites de l'indécence.

Il est en ce moment même question de l'élargissement de la "redevance audiovisuelle" aux heureux possesseurs de supports mobiles, tels que les tablettes et autres smartphones. En attendant un probable élargissement de cette prétendue "redevance" aux simples possesseurs d'ordinateurs disposant d'une connexion internet, de façon générale. Ce qui, à mon humble avis, ne saurait tarder. On parle même, entre mille autres choses, de la création d'une taxe sur le simple mouillage, à laquelle seraient assujettis les propriétaires d'embarcations !  Ben voyons.

Dans un même ordre d'idée, ils ont récemment élargi la prétendue "Cotisation Foncière des Entreprises" (CFE) aux simples auto-entrepreneurs, qui sont généralement des gens qui ne gagnent pas un rond, et qui ne disposent d'aucun local pour exercer leur activité, puisqu'ils font juste ça à partir de leur domicile personnel. Cette "CFE" s'élève, pour la tranche minimale, à une modique somme comprise entre 215 et 500 euros... Rien que ça.

Or, les auto-entrepreneurs en question paient déjà, en tant que locataires, la prétendue "taxe d'habitation", impôt contestable en soi par excellence, puisqu'il consiste tout bonnement à faire payer le droit fondamental d'habiter sous un toit. Le comble de l'ignominie est allègrement franchi, lorsqu'on prend conscience du fait que non seulement les locataires doivent s'acquitter de cette "taxe", mais que les propriétaires doivent aussi payer une "taxe foncière" sur...les mêmes logements, lesquels sont ainsi, de facto, doublement taxés ! Avec la CFE élargie aux "sans dents" que sont les auto-entrepreneurs, c'est donc une double peine qu'on leur inflige,  sous un prétexte analogue dans les deux cas. Et tout ceci, bien entendu, s'ajoutant au scandale du RSI, prélèvement régulier effectué sur le chiffre d'affaire desdits auto-entrepreneurs, auquel ils sont soumis au même titre que tous les commerçants, artisans et autres acteurs des professions dites "libérales".

L'insoumission fiscale pure et simple sera bientôt notre ultime recours. Il faudra avoir le cran de refuser catégoriquement de verser ces rançons. Mais combien sont ceux qui auront le courage de tenir tête à ces gangsters, face aux pressions, à l'intimidation et aux chantages administratifs ? La colère gronde, la colère monte. Doucement mais sûrement, et ce de toutes parts. Nos chers gouvernants seraient mieux avisés d'en tenir compte, sans quoi le retour de manivelle promet, à la longue, d'être assez rude pour eux.

Combien de temps allons-nous encore rester passifs face à de telles infamies ?!? C'est plus qu'un scandale. Cela relève carrément du vol qualifié, voire du crime organisé. Réveillez-vous. Réveillons-nous.

Hans CANY

 

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21/02/2015

Classement 2015 de la liberté de la presse : la France en 38ème position


Le nouveau classement annuel pour la liberté de la presse, émanant de l'ONG Reporters Sans Frontières (RSF), vient de tomber. L'Hexagonie réussit cette fois l'exploit de se placer en...38ème position ! Juste devant l'Afrique du Sud et Samoa... Applaudissons bien fort la performance.
  Y'a bon, la "patrie des Droits de l'Homme". Cocorico.


HC




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19/02/2015

"Complotisme", "conspirationnisme", "confusionnisme" : y'a bon la délation

Puisque certain(e)s, se croyant apparemment fort bien inspirés, me "dénoncent" inlassablement en tant que propagateur de thèses "complotistes" ou "confusionnistes" (sic), il est de mon devoir de rafraîchir les esprits embrumés, à propos d'un terme qu'ils se contentent généralement de répéter de façon quasi-incantatoire, tels des perroquets, mais dont le sens profond et l'origine même leur échappent.
A méditer...

HC

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hans cany

 

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12/02/2015

Liberté d'expression en France : Vincent Reynouard condamné à 2 ans fermes pour révisionnisme !

En ce mercredi 11 février 2015, le tribunal de Coutances vient donc de prononcer le verdict de deux ans de prison ferme (!!) à l'encontre de Vincent Reynouard, pour "délit" de révisionnisme, ou "négationnisme" (sic), comme le disent les détracteurs du révisionnisme historique. 

Deux ans, en vertu de l'ignoble loi scélérate et liberticide dite "Loi Fabius-Gayssot". Eh oui, c'est bien en France, "patrie des Droits de l'Homme" et de la sacro-sainte liberté d'expression, que l'on emprisonne aujourd'hui des gens en raison de leurs opinions, de leurs écrits, de leurs travaux. 

Deux ans !! La condamnation est si lourde que même le procureur, qui endosse pourtant le rôle d'accusateur public, a jugé cette peine excessive. C'est donc lui qui a interjeté appel...  C'est dire.

Ah qu'elle est jolie, la "liberté d'expression" en Hexagonie...
Alors, tous les Charlie/charlots : où êtes-vous donc, à présent ???
Tas de vils hypocrites !

Je vous invite à présent à visionner la vidéo déjà réalisée par mon vieil ami Vincent, suite à cette décision de "Justice" digne de l'ère des procès staliniens. Rien à ajouter.

Hans CANY

 

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07/02/2015

Heureux qui communiste...est revenu de loin

 

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Heureux qui, communiste, aura vécu la fin d'un monde...mais y aura pleinement survécu. Ce fut mon cas, de fin 1983 à fin 1988, environs. De manière fanatique, obsessionnelle, je me suis engagé dans cette erreur de jeunesse, qui m'a vu soutenir les courants les plus contradictoires, du pro-soviétisme bon teint à la tentation du communisme patriotique et autogestionnaire de la Yougoslavie titiste, en passant par l'intransigeance marxiste-léniniste  pure et dure, et finalement très stalinienne, des lignes pro-albanaise et nord-coréenne. Le tout en passant par un soutien sans nuances à tous les groupes terroristes d'extrême-gauche pratiquant la lutte armée, d'Action Directe en France aux Cellules Communistes Combattantes (CCC) en Belgique, en passant par la Fraction Armée Rouge allemande (ex-"Bande à Baader"), ETA, les Brigades Rouges italiennes etc.

Une constante, cependant : je n'ai jamais été trotsko, ni même attiré, ne serait-ce que faiblement, par les trotskards de diverses obédiences. Ces gens m'ont toujours révulsés au plus haut point. De ce fait, on m'a globalement collé l'étiquette infamante du "stal", le partisan ringardisé des "vieux" PC, et le larbin inconditionnel des pires dictatures, selon eux. De cette période quelque peu confuse mais néanmoins très intense, j'ai évidemment renié l'essentiel, les plus importants fondements doctrinaux et idéologiques qui m'agitaient alors et m'attiraient irrésistiblement dans les pattes du totalitarisme rouge, exactement comme je le fus tout d'abord par le totalitarisme brun dans ma prime enfance. Néanmoins, je retiens de cette période quelques points qui paraitront secondaires aux uns, mais qui m'apparaissent d'une importance capitale à moi. Ils ont activement contribué à faire de moi ce que je suis aujourd'hui même, et ce, même si mon apostasie de cette véritable secte politique fut tout aussi radicale qu'elle restera à jamais irrémédiable.

Ces points positifs, ceux dont j'ai réellement retenu l'essence et l'ai incorporée depuis des lustres à ma propre pensée, les voici.



Les points essentiels que je retiens


D'Enver Hoxha et de la tendance pro-albanaise, très dure, je retiendrai notamment l'enseignement de ne toujours compter que sur ses propres forces. Cela sous-entend de ne jamais se faire d'illusions, de ne pas se tromper d'amis, et de ne pas s'abaisser au reniement ni à la vilénie en aucun cas. C'est aussi une ligne qui prône une indépendance nationale et une souveraineté farouches, très encline à soutenir tous les mouvements anti-impérialistes dans le monde, y compris les Khmers Rouges de Pol Pot. Enver Hoxha et le communisme albanais, c'est aussi la recherche d'une autarcie la plus complète possible, pour ne pas dépendre d'un impérialisme ou d'un autre. Une mentalité de bunker à toute épreuve, de citadelle assiégée, de forteresse imprenable. Telle est l'essence profonde de ce véritable national-communisme à la mode de Tirana.

De mon pro-soviétisme très "orthodoxe", je ne regrette absolument pas d'avoir approuvé et soutenu en son temps l'intervention militaire soviétique en Afghanistan (1979-1989). Comme je l'ai expliqué de façon détaillée dans un article (1) à ce sujet précis, non seulement je ne suis pas peu fier d'avoir été une des trop rares personnes clairvoyantes au sujet de ce qu'il se passait réellement dans ce pays, mais de surcroit, je me félicite pour ma ténacité à défendre bec et ongles ce qui semblait indéfendable aux yeux de beaucoup. Aujourd'hui, on voit très bien ce que l'ignorance et le parti pris antisoviétique/anticommuniste ont pu donner, alors qu'il apparaît enfin de plus en plus, de manière évidente, que l'Armée Rouge se trouvait alors aux avant-postes de l'Occident, qu'elle défendait tant bien que mal contre le péril grandissant de la barbarie fondamentaliste, soutenue matériellement, financièrement et politiquement par les USA et tous leurs idiots utiles, de droite comme de gauche.
Je suis sûr que bien des célébrités et des chanteurs que vous appréciez y sont allés de leur petit couplet, tant sur les "rebelles afghans" -qui n'étaient pas autre chose que les futurs talibans- que sur les méchants impérialistes russes...  Quel aveuglement consternant. Il eut fallu soutenir au contraire très massivement la juste cause de l'Armée Rouge  engagée en Afghanistan. Mais ceux-là semblent avoir été bien peu nombreux à être clairvoyants, en vérité...


De certaines grandes figures comme Fidel Castro à Cuba, Ho Chi Minh au Vietnam, Daniel Ortega et ses sandinistes au Nicaragua, Thomas Sankara au Burkina Faso, Tito en Yougoslavie, je retiendrai surtout l'attachement viscéral à la mère patrie et à sa souveraineté, ainsi qu'au progrès de la justice sociale dans leurs pays. Au crédit du titisme yougoslave, en plus du non-alignement, on pourra aussi noter les expériences marxistes du fédéralisme et de l'autogestion qui, même si condamnées à échouer dans le carcan étatique de la doctrine officielle, ont au moins eu le mérite d'exister. Elle permettent aujourd'hui de voir quel type d'erreur ne doit pas être reproduit. En outre, c'est aussi via les Non-Alignés initiés par Tito, autant que par l'actualité médiatique, que j'ai entendu parler du Libyen Mouammar El-Kadhafi, qui m'a aussitôt inspiré une vive sympathie.

Je retiens aussi de Karl Marx qu'il a dit que la Religion était l'opium du peuple. Si Marx a dit au moins une chose parfaitement exacte et juste dans sa vie, c'est bien celle-ci. A laquelle on pourrait hélas ajouter ces autres opiums que sont devenus la footballâtrie, la téléréalité, la presse "people" etc. Bref, la société du spectacle.

De l'ensemble je retiens, enfin, une violente aversion pour la ploutocratie et pour le capitalisme en général, pas seulement sous sa forme libérale. Je retiens aussi de fortes préoccupations d'ordre social et sociétal, même si le socialisme dont je me réclame aujourd'hui est d'essence proudhonienne, et non plus marxiste. Il ne s'agit plus de socialisme étatique, très loin s'en faut.

 

Et si l'URSS renaissait de ses cendres ?


Après tout, n'y a-t-il pas lieu de souhaiter ardemment le retour de l' Union Soviétique ?

-Parce que depuis la disparition du "Bloc de l'Est", les beaufs et les bourgeois capitalistes croient avoir "gagné" la partie, et ne se sentent plus pisser.

-Parce que depuis, les impérialistes yankees se croient vraiment tout permis, et n'hésitent plus du tout à agresser militairement toute nation qui ne leur prête pas allégeance.

-Parce que l'URSS, ça avait quand même une autre gueule que la Russie toute miteuse d'après.

-Parce que dans la Russie d' aujourd'hui, on n'avait pas vu autant de misère et d'inégalités chez le peuple depuis l'époque des Tsars.

-Parce qu'au moins, à l'époque soviétique, les citoyens russes avaient droit à un boulot garanti, à une médecine digne de ce nom, et à divers avantages sociaux.

-Parce que l'on peut avoir une certaine nostalgie de l'Armée Rouge et de ses impressionnants défilés sur la place du même nom.

-Parce que nous aimions beaucoup tout le décorum communiste à base d'affiches géantes, de Réalisme socialiste, de drapeaux rouges, d'étoiles rouges, de faucilles et marteaux, et de portraits de Marx-Engels-Lénine-Staline.

-Parce que les maffieux, "nouveaux riches", et autres milliardaires russes nous font gerber, et que nous rêvons que les goulags soient réouverts, pour les accueillir...

-Parce que la "Guerre froide", c'était somme toute assez rigolo, et ça mettait un peu de piment dans l'actualité mondiale.

-Parce que le KGB faisait au moins contrepoids face à la CIA, et que le Pacte de Varsovie limitait les prétentions de l'OTAN.

-Parce que de toute façon, sans le Pacte de Varsovie, à quoi est bien censée servir l'OTAN ??...


-Parce que depuis qu'il n'est plus inféodé à Moscou, le PCF est devenu tout mou, et que Georges Marchais était quand même beaucoup plus marrant que les Robert Hue et autres Marie-George Buffet.

-Parce qu'à l'époque, se dire communiste, ça ne signifiait pas être une espèce de soce-dem bien pensant et très politiquement correct, et que ce n'était donc pas un sujet de rigolade comme maintenant.

-Parce qu'à l'époque, "L' Huma" n'était pas un vulgaire torchon aseptisé comme aujourd'hui, mais plutôt une sorte de "Pravda" francophone.

-Parce qu'à l'époque, être membre des Jeunesses Communistes en France, c'était quasiment aussi diabolisé par les ducons que d'être membre des Jeunesses hitlériennes...et ça, c'était assez jouissif !

-Parce que cette crevure de "Petit Père des Peuples", quoi qu'on en dise, était quand même un bonhomme exceptionnel, aussi fascinant que tyrannique, et aussi cynique que froidement calculateur.  .

-Parce que faire passer une aussi grossière dictature sous les vocables de "démocratie populaire" et de "centralisme démocratique", c'était quand même très très fort !

-Parce que les Talibans faisaient moins chier le monde en Afghanistan quand l'Armée Rouge y était.

-Parce que le sort de Sakharov ne nous émouvait pas plus que ça à l'époque, et que nous préférions l'appeler "Sac à merde" .

-Parce que c'était amusant de scandaliser les bonnes consciences de service en parlant de "bilan globalement positif", comme avait si bien su le faire notre ineffable Jojo national.

-Parce que la langue de bois bureaucratique avait son charme.

-Parce que le jargon soviétique est tout aussi poilant qu' irremplaçable.

-Parce que lors des tentatives de putsch "conservateurs" à Moscou au début des années 90, notre sympathie allait sans réserves aux putschistes.

-Parce que si un beau jour on se réveille en apprenant que l'URSS vient de renaître de ses cendres, on fêtera l'évènement en faisant péter le champagne et en gueulant l'Internationale sur notre balcon, drapeau rouge à la fenêtre.

-Parce que...
Et puis non, merde.
Je m'égare. Je divague.


Désolé, c'était une mauvaise rechute. Je vais de ce pas me ressaisir, faire mon autocritique et tout ça. Je ne serai point une de ces vipères lubriques qui s'égarent dans les marécages fangeux du déviationnisme.

N'empêche. N'empêche qu'il y a du vrai dans tout ce que j'ai énuméré ci-dessus, et que vous pourrez difficilement le nier.

Et n'empêche que dans certains cas, et blague à part, on en viendrait presque à le regretter, le bon vieil ogre bolchévique. Mais bon, il subsiste bel et bien dans un petit pays : la RPDC, ou Corée du Nord. C'est le dernier bastion du stalinisme pur et dur.  Imaginez un univers style "1984" de George Orwell, en permanence et grandeur nature. Le tout en s'appuyant sur une armée qui n'est  visiblement pas constituée que de chochottes et de petits cœurs délicats. Cela fait rêver, non ?

 

 

Mao est mort ? Alors vive Moa !


Aujourd'hui, j'ai beaucoup changé. J'ai troqué le rouge pour le vert et le noir, le socialisme étatique, autoritaire et centraliste pour le socialisme autogestionnaire, la démocratie directe et le fédéralisme intégral. Mais au fond de moi je garde une certaine nostalgie d'un monde qui, bien que bipolaire à quelques rares et faibles exceptions, avait au moins le mérite de ne pas être totalement déséquilibré par l'hégémonie d'une grande puissance à l'échelle planétaire, par l'hégémonie d'une idéologie, d'une idéologie unique : celui d'un libéralisme à la fois économique et sociétal, sur le modèle dit "occidental". Le "socialisme" marxiste, d'essence étatique, a lamentablement échoué partout, réalisant ce que Marx avait prédit pour le capitalisme condamné à s'autodétruire. Le libéral-capitalisme finira lui aussi par s'effondrer tôt ou tard, comme s'effondrent tous les empires.

A mon époque, celle où, sur le tard, j'étais de ceux qui, au sein de la mouvance JC / PCF tentaient d'éviter la liquidation de tout l'essentiel, j'ai très vite appris ce que militer pour une cause jugée de façon hostile par au moins 80% des gens signifie, tant concrètement que politiquement. On exclut les parias, les renégats, les déviants, les révisionnistes, les "confusionnistes" et que sais-je encore, bref tous ceux que l'on voue aux gémonies pour avoir osé se détourner -ne serait-ce qu'à un très faible degré- des canons idéologiques et esthétiques que l'on cherche à imposer à tous, pour faire de nous tous des consommateurs-mains d'œuvre-clones indifférenciés et interchangeables, adaptés à leur finance apatride. Dès l'époque où j'ai rompu avec le marxisme, les éléments dissolvants du trotskysme et du juquinisme minaient le Parti Communiste de l'intérieur. Le ver était dans le fruit, dès que Georges Marchais a dû passer la main à Robert Hue. De toute façon, familiarisé avec les thèses albanaises, je voyais bien qu'elles cadraient justes avec la décomposition des partis communistes de tous pays à la même époque. Notons simplement qu'aux grandes heures du gaullisme, le PCF était carrément le deuxième parti de France... Il n'est aujourd'hui plus qu'un groupuscule gauchistoïde, bien-pensant et désuet parmi tant d'autres.

J'ai eu de sombres pressentiments lorsque j'ai vu l'Armée Rouge quitter l'Afghanistan, courant 1989. J'ai eu envie de vomir quand j'ai vu la fin atroce et ignominieuse des époux Ceaucescu en décembre 1989, de  Mohammad Najibullah et de son frère en 1996 à Kaboul (2), et de quelques autres, dont beaucoup n'ont été, heureusement pour eux, que négligemment déposés. A partir de ces instants, j'ai saisi que tout un monde, tout un système s'effondrait.

Aujourd'hui, j'estime avoir toujours vu  beaucoup plus juste qu'au moins 90% des gens, et ce depuis l'époque de l'intervention soviétique en Afghanistan. Intervention que nous aurions dû soutenir et appuyer si nous ne voulions pas nous retrouver dans la situation que nous connaissons aujourd'hui.
Pourtant, avouez-le : faites-vous encore partie de ceux qui gobent béatement une certaine propagande made in CIA ? Il y a des chances.

En guise de conclusion, on pourra noter que la désintoxication idéologique doit toujours s'appliquer de façon adaptée à chaque individu, en fonction de sa personnalité, de ses goûts, de ses penchants esthétiques etc. Tout ceci joue aussi un rôle fondamental, et je n'ai pas non plus oublié l'agit-prop, que l'on qualifierait aujourd'hui de "Communication".

Il y a du bon, du fondamental et de l'intemporel, à retenir de mon lointain passage sous les plis du drapeau rouge. Le tout est simplement de savoir trier, séparer le bon grain de l'ivraie, pour n'en retenir que quelques considérations d'ordre technique, mécanique et stratégique. Il n'est pas de sauveur suprême, proclame la chanson. Ni Dieu, ni César ni tribun. La question n'a plus lieu d'être. La nouvelle question est juste : dans quelle mesure les totalitarismes, qu'ils soient rouges, bruns, rouges-bruns ou brun-rouge exercent-ils plus qu'un attrait, par une véritable fascination ? Adhésion d'ordre idéologique ou non, et si oui, partielle ou totale, proche ou éloignée ?   Doit-on parler pour autant de "fasci-nation", comme une sorte de préoccupation d'ordre purement esthétique ? Souvent, les deux facteurs s'y additionnent, s'y conjuguent. Parfois, tel n'est pas le cas. Le mien, ce le fut. Mais j'en suis bien revenu.

 Hans CANY

 

NOTES :

1 : "Afghanistan 1979-1989 : NON, je ne regrette RIEN !"

2: Idem

 

LE PCF, c'était mieux avant.

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01/02/2015

Ce qu'est le SOCIALISME VERT

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Le socialisme vert est l'expression militante et combattante d'un corpus idéologique révolutionnaire se démarquant à la fois du capitalisme et du marxisme, et constituant une troisième voie : la Troisième Théorie universelle, telle qu'exposée dans le Livre vert de Mouammar Kadhafi.

La Troisième Théorie Universelle, comme son nom l'indique, ne concerne pas que la Libye, ni même l'ensemble du continent africain uniquement : elle est universelle, et s'adresse donc de façon égale aux peuples du monde entier, de tous continents et de toutes cultures.

Les principes fondamentaux de la Troisième Théorie Universelle peuvent être résumés ainsi :

-La DEMOCRATIE DIRECTE, participative, seule forme de démocratie réelle et véritablement digne de ce nom, par opposition à la pseudo "démocratie" parlementaire indirecte et prétendument représentative qui est en vigueur dans la plupart des Etats du monde aujourd'hui encore. Cette démocratie directe se fonde sur les congrès populaires de base, permanents, ainsi que sur le Congrès général du peuple, qui se tient annuellement, permettant aux gens de se diriger eux-mêmes, et à tous et toutes de participer à la gestion des affaires publiques s'ils souhaitent y investir leurs efforts.

-Un SOCIALISME réel et d'essence autogestionnaire, visant à faire des travailleurs et des travailleuses non plus des salariés mais des associés, chaque échelon de la chaîne de production percevant une part égale, déterminée par ladite production. Le socialisme jamahiriyen, non-marxiste, est aussi d'essence redistributrice, et sa vocation est aussi d'assurer le droit au logement et à la propriété pour tous, l'abolition de l'exploitation de l'homme par l'homme et du profit locatif, la gratuité de divers besoins fondamentaux de la population (eau, électricité, médecine etc), la solidarité et les aides financières aux plus démunis etc.

-Un PROGRESSISME SOCIAL ET MORAL, qui repose sur l'égalité fondamentale des droits de la femme et de l'homme, sur le refus de tout racisme, le rejet du colonialisme, l'opposition radicale à tous les impérialismes et l'affirmation de la souveraineté des peuples et de leurs territoires, sur le respect et la prise en compte des minorités ethniques ou sociales etc.

 

Hans CANY
 
 
 
 

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