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21/03/2019

Sunna, ou le Soleil au féminin

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Dans la tradition païenne germano-nordique, l'astre solaire était personnifié par une déesse nommée Sunna, ainsi que la désignent les anciennes Formules magiques de Mersebourg, découvertes en Allemagne, ou Sól, telle que la mentionne en Scandinavie le Vafþrúðnismál, troisième poème de l'Edda poétique.


Cette figure mythologique témoigne du fait que le Soleil revêt un caractère féminin et non masculin dans la culture germanique, ce dont on retrouve aujourd'hui encore la trace en langue allemande moderne : le Soleil y est en effet de genre féminin (Die Sonne), tandis que la Lune y est de genre masculin (Der Mond).

"Sonne" conserve en outre la trace étymologique évidente du nom de Sunna, de la même façon que l'anglais "Sun", le néerlandais "zon" etc, tandis que le souvenir de sa variante scandinave Sól se retrouve entre autres dans le norvégien et le suédois modernes "sol".

Hans Cany
 
 
 

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18/03/2019

Equinoxe de Printemps : Ostara & Alban Eiler

 

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La déesse Ostara

[Illustration : Alisson Fox]




C’est entre le 19 et le 22 mars qu’est célébrée la fête païenne de l’Equinoxe de Printemps, dénommée Alban Eiler [Lumière de la terre] dans la tradition celtique, et Ostara dans la tradition germano-nordique.

Cette appellation d’Ostara fait référence à la déesse germanique du même nom, personnifiant les principes de l’aube, de la renaissance, du renouveau et de la fertilité. C’est en raison de cette analogie que d’aucuns n’hésitent pas à identifier Ostara à cette autre déesse de la fertilité qu’est Frigg/Frigga ou Freyja, bien que cette assimilation, loin de faire l’unanimité, reste controversée.

Ostara, la Dame de l'Aube, connaissait sa variante saxonne sous le nom d’Eostre ou Eastre, et son souvenir se retrouve entre autres de manière flagrante dans l’allemand moderne
Ostern et l’anglais moderne Easter, désignant tous deux Pâques. Il est d’ailleurs à noter que le lièvre -ou le lapin- et les oeufs, attributs de la déesse symbolisant la vie et la fertilité, font aujourd’hui partie de l’imagerie traditionnelle liée à Pâques, soulignant ainsi les racines préchrétiennes méconnues de cette très ancienne célébration printanière européenne.

A l’instar d’Imbolc, Ostara/Alban Eiler est une fête du réveil de la Nature, au sortir de la longue et rude période de torpeur hivernale. Mais là où Imbolc (2 février), tout en représentant un moment important du cycle des saisons, ne faisait qu’annoncer les prémices de ce réveil, Ostara, Equinoxe de Printemps au cours duquel le jour dure aussi longtemps que la nuit, marque le début de  l’entrée réelle dans la partie lumineuse de l’année. Entre le 30 avril et le 1er mai, la Nuit de Walpurgis germanique, Cetsamhain ou Beltaine en terre celtique, viendra en marquer l'apothéose.

Notons enfin que, n’en déplaise à ceux qui entendent dissocier les deux fêtes, Pâques n’est en réalité que la récupération chrétienne, légèrement décalée dans le temps, de l’Equinoxe de Printemps, de la même manière que la Toussaint et le “Jour des Morts” ne sont jamais que le recyclage légèrement décalé de Samonios/Samhain, ou encore que Noël n’est qu’un travestissement christianisé, et lui aussi décalé de quelques jours, de l’antique célébration du Solstice d’Hiver. Ces velléités de dissociation apparaissent donc ineptes, puisqu’il est évident qu’il y a bel et bien identité entre Equinoxe de printemps et Ostara, les Pâques chrétiennes ne faisant qu’en perpétuer le souvenir déformé.

De toutes façons, compte tenu des incertitudes et autres zones d'ombre qui enveloppent Ostara/Eostre en général, rien ne s'oppose formellement à ce qu'aujourd'hui, il y ait fusion entre cette fête et l'Equinoxe. Du reste, les Pâques chrétiennes se célèbrent chaque année à des dates fluctuantes, en vertu d'un calcul complexe basé sur le calendrier lunaire (premier dimanche suivant la pleine lune qui elle-même suit l'Equinoxe... ). Or, rien ne permet de dire avec certitude que la date de célébration d'Ostara était fixée en fonction de ces mêmes critères. Ce ne sont là que pures spéculations, lesquelles en valent bien d'autres, après tout. Et puis, au final, quelle importance ?

Frères et soeurs d’Europe, faisons donc honneur à l’héritage sacré de nos ancêtres Celtes et Germains. Sachons apprécier comme il se doit l’exquise douceur, la beauté du renouveau de la Vie et du retour de la Lumière. Et souvenons-nous bien que sous nos cieux, les origines réelles de la fête du Printemps n'ont strictement rien à voir avec
Pessa'h (la Pâque juive), ni avec la prétendue "résurrection du Christ", et encore moins avec les cloches des églises revenant de Rome après bénédiction papale, ou autres contes à dormir debout destinés à endoctriner nos enfants.

Hans Cany

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13/03/2019

L'effondrement qui vient

 

hans cany,identité & racines,religions,robert dunIllustration : Nicholas Hiatt

 

 

Aucun empire n'est éternel, et tous finissent tôt ou tard par s'effondrer. Il en fut ainsi de l'Empire Romain d'Occident, comme plus tard du Premier et du Second Empire français, de l'empire tsariste russe, de l'empire austro-hongrois, de l'empire ottoman, du Second et du Troisième Reich allemand, des divers empires coloniaux européens, de l'empire soviétique et de sa cohorte d'Etats satellites etc. Ainsi finissent tous les empires, sans exception. Tous se voulaient bâtis pour traverser les siècles voire les millénaires, mais tous se sont écroulés comme châteaux de cartes, parfois de façon soudaine, au bout de quelques siècles ou décennies, voire de quelques années.  Ceci s'observe et se vérifie systématiquement, dès lors qu'une quelconque structure impériale se retrouve à son point maximum de puissance expansionniste. Après l'ascension vient toujours la chute. L'empire se veut intrinsèquement supranational, et ce sont ses velléités tantôt suprémacistes et hégémoniques, tantôt universalistes et intégrationnistes, qui le minent littéralement de l'intérieur et  précipitent inéluctablement sa perte.

Aujourd'hui, l'empire occidental, dominé par le poids lourd états-unien, bat de l'aile. Il se trouve à la fois pris au piège des conséquences de ses propres actes, et contrarié dans ses projets par la spectaculaire résurgence de la Russie en tant que superpuissance sur la scène internationale, mettant un terme salutaire à vingt-cinq ans de diktat unipolaire. L'Union Européenne (UE), vassale des Etats-Unis dans le cadre de l'empire occidental, se voit elle aussi menacée d'effondrement global. Tout comme l'empire romain, elle croule aujourd'hui sous le poids de ses contradictions, comme sous celui des inévitables conséquences de ses propres agissements, tant extérieurs qu'intérieurs. Et tout comme l'Empire romain, l'empire occidental, à commencer par l'UE, est en train de succomber sous les assauts conjugués d'une triple crise économique, migratoire et civilisationnelle, crise d'une ampleur sans précédent qui ne pourra in fine qu'avoir raison de lui et des pseudo-valeurs qu'il incarne. Ses principes moraux, ses dogmes économiques, son colonialisme culturel et ses prétentions universalistes, associés à un immigrationnisme et à un ethno-masochisme forcenés, ne pourront, au terme du processus mortifère en cours, que le mener là où on fini tous ses prédécesseurs.

A la suite de Paul Valery et pour reprendre sa célèbre formule, nous savons que toutes les civilisations sont mortelles. Celle qu'incarne aujourd'hui le modèle occidental n'échappe nullement à la règle. Nous le savons pareillement, l'empire romain s'est effondré pour des causes non seulement économiques, sociales et politiques, mais aussi -et peut-être avant tout- pour des raisons d'ordre ethnique. Ceci a brillamment été exposé de façon détaillée par, entre autres, l’autodidacte André Lama, dans les deux volumes de son étude magistrale intitulée Des Dieux et des Empereurs [1], et publiée pour la première fois en 1998. Cette chose que l'on peut qualifier d'empire occidental, comprenant l'UE via la nébuleuse atlantiste, est elle aussi en train de dépérir pour des raisons analogues.

 Force est de constater en effet que les similitudes entre les deux situations historiques sont pour le moins troublantes. A commencer par le contexte social. L'empire occidental comme l'empire romain ont rapidement étendu leurs territoires respectifs, avec pour principale préoccupation d'en faire de vastes blocs commerciaux, capables de rivaliser avec les grandes puissances économiques de leurs époques. L'un comme l'autre s'efforce sans relâche de déresponsabiliser ses citoyens, et surtout de les tenir à l'écart de la chose publique, chasse gardée d'une petite caste d'oligarques dont beaucoup n'ont jamais été élus. Pour ce faire, les notables, les politiciens, les sénateurs et jusqu'à l'empereur lui-même ont fort généreusement pratiqué le clientélisme à outrance, achetant littéralement la plèbe avec du pain et des jeux, les fameux Panem et Circenses, afin qu'elle se tienne tranquille et applaudisse ses tribuns sans véritablement comprendre les arcanes de leurs jeux politiques. Les pouvoirs en place, dans les divers pays de l'empire occidental -et donc de l'UE-, ne procèdent pas autrement, en gavant leurs populations de programmes TV débilitants et de propagande médiatique orwellienne, de culte du consumérisme, de footballâtrie et autres anesthésiants tous plus abrutissants les uns que les autres. Dans les deux cas, le but recherché est fondamentalement le même : réduire le citoyen ordinaire, le peuple, au silence, ou tout au moins à l'impuissance politique. Lorsque les pouvoirs en place ne peuvent plus se maintenir qu'en usant de tels subterfuges, nous pouvons avoir la certitude que nous assistons à la fin de quelque chose, à la fin d'un monde. Non pas à la fin du monde, mais à celle d'un certain monde. 

 En proie à une crise spirituelle majeure, doublée d'une pénétration culturelle étrangère de plus en plus conséquente, l'empire romain constituera un terreau idéal pour la transplantation de cultes exotiques [2], qui prospèreront en consommant la rupture avec la tradition religieuse de l'empire, et donc avec une part importante des fondements de son identité. L'activité de ces diverses sectes agira comme un puissant dissolvant de la romanité originelle, et l'une d'elle contribuera de manière décisive à l'acculturation de Rome  [3].  L'empire occidental moderne, quant à lui, est si obnubilé par l'esprit marchand et le matérialisme qu'il s'est produit en son sein une véritable désertion spirituelle, ses églises et ses temples se vidant à mesure que les mosquées se remplissent. Les pays de l'Union Européenne, notamment, connaissent bien ce phénomène. Il est le symptôme du nihilisme ambiant, de l'absence d'idéal et de foi instiguée par le consumérisme et la "réussite" matérielle érigés en valeurs sacrées toutes-puissantes par la ploutocratie libérale triomphante.

Mais les analogies ne se limitent toutefois pas à cela, tant s'en faut. Il suffit, pour s'en convaincre, d'énumérer plusieurs autres rapprochements qui parlent d'eux-mêmes.

A l'instar de l'Empire romain décadent, le moderne empire occidental, au premier rang duquel les USA et leurs vassaux de l'Union Européenne, est une structure parvenue à l'apogée de sa puissance et de son expansion, et qui amorce aujourd'hui une inéluctable spirale de déclin.

Comme l'Empire romain, les pays phares de l'Union Européenne ont, au cours des 40 dernières années, axé leur politique sur le mirage de l'insertion, de l'intégration, voire de l'assimilation, avec les résultats catastrophiques que nous connaissons à présent [4].

Comme l'Empire romain, les pays phares de l'Union Européenne bradent littéralement leur nationalité administrative, en la réduisant à une simple citoyenneté de convention qu'elle accorde à une proportion croissante d'éléments allogènes [5].
  
Comme l'Empire romain, les pays phares de l'Union Européenne ont permis, par calcul autant que par irresponsabilité,  l'accueil d'une multitude de réfugiés de guerre et autres "migrants". A peine les nouveaux venus passés plus ou moins en force, l'engrenage infernal s'est aussitôt activé, la première vague de "migrants" appelant mécaniquement la suivante, et ainsi de suite [6].

Comme l'Empire romain, l'Union Européenne doit faire face à un flux  migratoire de provenances diverses, d'ampleur inédite, avec pour corollaire tous les "effets collatéraux" qui en découlent : tensions ethniques et religieuses, émeutes communautaires, explosion de l'insécurité et des violences (agressions, viols, meurtres, destructions de biens privés et publics, terrorisme etc), multiplication des zones de non-droit où l'Etat, démissionnaire, renonce à exercer son autorité [7] etc.

Comme l'Empire romain, l'Union Européenne accueille en son sein un véritable cheval de Troie qui le perdra. Rome avait cru judicieux de fédérer les peuples "barbares" en les incorporant en masse à son armée, d'abord sous la forme de troupes auxiliaires, puis directement en les intégrant à ses légions. Ces contingents étrangers se retourneront contre elle, et ce seront eux qui, au Vème siècle, donneront le coup de grâce à l'empire qui les avait abrités. L'Union Européenne, elle, est submergée par une invasion galopante qui la perdra aussi, en raison de l'arrivée et de la présence sur son sol de dizaines de millions d'allogènes, dont certains, animés d'intentions conquérantes ou terroristes, passent d'ores et déjà à l'action. Au rythme où vont les choses, combien de temps faudra-t-il encore avant que des villages d'Europe voire des régions tout entières tombent aux mains des nouveaux barbares des années 2000 ?

L'Union Européenne, on est en droit de le redouter, n'a pour l'heure encore connu que les prémices de ce qui l'attend. Submergé de toutes parts, le monde romain, à l'aube du Vème siècle, est déjà exsangue. La suite du processus sera cataclysmique, et sonnera finalement le glas de l'Empire romain d'Occident. En 410, Rome est prise par le Wisigoth Alaric. La Ville éternelle, cœur de l'empire, est mise à sac et livrée au pillage par ses troupes quatre jours durant. Pillages, destructions, meurtres et viols s'abattent sur les Romains, qui  en resteront durablement traumatisés. Détail savoureux :  les Goths, convertis au christianisme -à l'hérésie arienne- ont eu la délicatesse d'épargner les églises, alors qu'ils mettaient la cité à feu et à sang. Miracle d'un monde qui ne se voulait plus divisé entre "civilisés" et "barbares", mais entre chrétiens et "païens".  Dès 455, le même scénario se reproduit, sous l'égide cette fois de Genséric, roi des Vandales et des Alains. Ceux-ci, surgissant par la Méditerranée de l'Afrique du Nord où le royaume vandale s'étaient implanté, apportent avec eux des hordes hétéroclites en provenance du continent africain, qui ravagent de plus belle la ville quinze jours durant. Genséric rapportera en Afrique un butin considérable, laissant derrière lui une Rome dévastée qui n'était désormais plus que l'ombre d'elle-même.

Le répit fut pourtant de courte durée, puisque la mégalopole romaine fut reprise et mise à sac à peine vingt-et-un an plus tard par les troupes d'Odoacre, un Skire [8] à la tête d'une coalition de contingents barbares de l'armée romaine qui se soulevaient contre le pouvoir impérial. Ceux-ci lui portèrent cette fois un coup fatal. Le coup de grâce fut définitivement porté à la vieille Rome chancelante lorsque Odoacre déposa le dérisoire dernier empereur, Romulus Augustule, et renvoya symboliquement les insignes impériaux à Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient depuis la séparation entre celui-ci et Rome en 395. L'Empire romain d'Occident avait vécu. Les aqueducs tombèrent à sec. Les voies romaines, jadis régulièrement entretenues, ne  le furent plus. Et ce qui subsistait des monuments, profanés ou désaffectés, tomba en ruines au fil du temps. Le souvenir de ce que fut autrefois la romanité n'exista dès lors plus qu'à travers ce que les envahisseurs avaient consenti à s'attribuer. Sur les ruines encore fumantes d'un empire déchu et démantelé, se bâtit un nouveau monde fragmenté en une kyrielle de royaumes barbares rivaux aux frontières mouvantes. Plusieurs siècles d'obscurité, de violences et de désordre consécutifs à cette chute d'une civilisation tout entière allaient laisser pour longtemps l'Europe en état de choc. Celle-ci mettra, à vrai dire, de nombreux siècles à se remettre d'une crise qui aura eu raison du plus puissant des empires du continent.

 Depuis 2015, l'Union Européenne, déjà minée depuis des années par l'incursion continue d'un nombre indéterminé d'immigrés clandestins, en sus de l'immigration légale, se trouve confrontée à une crise migratoire d'une ampleur sans précédent. En conséquence de sa politique  interventionniste irresponsable menée depuis 2011 en Libye puis en Syrie, un phénomène migratoire de masse submerge littéralement ses frontières méditerranéennes et sud-orientales. Ce sont des dizaines, des centaines de milliers et même des millions de "migrants" allogènes qui affluent vers l'UE, non seulement en provenance de Syrie et d'Irak, pépinières de réfugiés et de dangereux terroristes, mais aussi de Libye, du Maghreb, du Pakistan, d'Afghanistan, et de divers pays d'Afrique subsaharienne. Il est mal aisé de faire la part entre ce qui relève des conséquences de la politique criminelle des Etats de l'UE, et  en particulier de ceux qui sont membres de l'OTAN, et ce qui relève d'un plan d'invasion migratoire concerté, correspondant à la fois aux visées des islamistes conquérants, et aux besoins plus ou moins avoués du mondialisme libéral.

L'ineffable Jacques Attali, chantre d'une gouvernance mondiale, n'a-t-il pas osé affirmer que la France avait besoin de 300 000 immigrés supplémentaires ? Les technocrates criminels de Bruxelles n'ont-ils pas entériné l'ethnocide généralisé des peuples européens autochtones, en décrétant que l'UE se devait d'accueillir plus de 15 millions de "migrants" d'ici à 2025 ? L'impact ethnique et social de cette vague migratoire inouïe, en plus de représenter un danger énorme d'infiltration d'éléments hostiles, voire terroristes, sera bien évidemment considérable sur l'ensemble du continent. Quarante années de politique immigrationniste irresponsable auront fortement érodé le vieil édifice. Quelques années d' invasion migratoire à l'échelon continental auront raison de lui, et lui porteront le coup fatal qui le feront s'effondrer. Son évolution démographique, sa composition ethnique, s'en trouvent d'ores et déjà profondément bouleversés.  Il faut s'y résigner, ou plutôt avoir le courage de faire face à une nouvelle réalité : l'Europe, du fait de la politique suicidaire menée par les dirigeants de l'UE, ne sera plus jamais l'Europe européenne qu'elle fut jadis.


L'empire occidental moderne, et notamment l'Union Européenne, connaîtra-t-il le funeste sort du défunt Empire romain ? Seul l'avenir nous le dira, même si les signes les plus alarmants se trouvent à présent réunis pour nous permettre raisonnablement d'envisager le pire. Bien sûr, depuis le Vème siècle, les temps ont changé. Mais là où, à l'exception notable des Huns, les "barbares" Wisigoths, Ostrogoths, Francs, Burgondes, Vandales, Suèves et autres Bretons appartenaient tous, malgré tout, au même creuset civilisationnel indo-européen que les Romains, les populations extra-européennes qui s'installent massivement sur notre sol à la faveur du grand chambardement actuel relèvent quant à elles de socles ethno-culturels et religieux fondamentalement  différents de ceux qui prévalent dans les "pays d'accueil". Ce hiatus est à la source de complications supplémentaires, qui en font donc en fait un facteur aggravant.

Ainsi que l'avait déjà perçu Robert Dun voici déjà près de trente ans, nous n'avons rien à attendre ni à espérer de la part des criminels devenus fous qui prétendent nous gouverner. Tel un virus né à l'aube des années 2000 dans la poussière des tours jumelles de New York, le poison d'un islam rétrograde et plus conquérant que jamais, dopé par les succès de ces nouveaux barbares que sont les fondamentalistes avec leur cortège d'indicibles atrocités, étend à présent son ombre menaçante sur le monde entier. Notre vieille terre d'Europe n'est elle-même plus épargnée par cette gangrène, et ce d'autant moins que ce sont précisément ceux qui ont œuvré à sa naissance et à son développement qui y tiennent les rênes du pouvoir. Il ne sert donc évidemment à rien de s'en remettre à la bonne volonté, toujours feinte, de ces traitres patentés. Ceux-ci poursuivent en réalité des buts diamétralement opposés aux intérêts des peuples du Vieux Continent. 

Quelle peut donc être l'attitude à adopter en ces temps de crise aiguë, nous qui, en tant qu'autochtones européens, perpétuons de par notre sang l'esprit et l'héritage de nos ancêtres non seulement gréco-latins, mais aussi Germains, Celtes, Slaves et autres ? Ainsi que l'a récemment pointé Troy Southgate dans le cadre d'un article [9], trois possibilités se présentent à première vue. La première est de céder aux sirènes du fatalisme ambiant, en se résignant à l'invasion migratoire par défaitisme ou au nom de la mondialisation, et donc en acceptant l'idée d'une mort lente de nos ethnies, dans un grand magma de métissage généralisé. La seconde consiste à s'opposer physiquement à l'invasion, en se préparant concrètement à des années de retranchement et de guerre civile interethnique. La troisième consiste à faire confiance aux partis politiques qui entendent s'opposer à l'immigration et aux gouvernances suicidaires qui prévalent dans nos pays. A l'instar de Troy Southgate, je considère pour ma part qu'aucune de ces trois voies n'est de nature à nous mener vers une solution pacifique. Car dans le premier cas, c'est du suicide pur et simple. Dans le second cas, le risque est gros de perdre la vie dans un conflit inepte, au sein duquel les hommes libres n'ont de toute façon pas leur place. Et dans le troisième cas, les chances de réussite s'annoncent bien minces pour les fils et filles d'Europe, tant le système politique apparait aujourd'hui verrouillé de toutes parts...

L'effondrement des valeurs occidentales est en cours, et avec lui celui des institutions politiques et financières qui en sont l'émanation concrète. Dans cette phase de déclin accéléré, notre continent connaît de profonds bouleversements. Que nous le voulions ou non, nous devons accepter de voir la réalité en face, et cette réalité est que l'Europe, en tant que zone territoriale, n'est déjà plus peuplée uniquement d'Européens. Nous finissons par nous sentir étrangers dans des zones de plus en plus nombreuses de nos propres pays, de nos propres villes, et la tendance générale, qui est à la crispation de plus en plus vive des communautarismes, promet d'aller crescendo. Peut-être devrions-nous reprendre à notre compte, dans notre plus vital intérêt, ce communautarisme ambiant. Lui seul nous permettra sans doute de faire front à l'adversité, en remettant à l'honneur ciment identitaire commun, tout en assurant la pérennité de nos peuples en tant qu'entités organiques. Nous pouvons le faire en devenant, pour reprendre l'expression de Robert Dun, des missionnaires, c'est-à-dire en nous faisant les dépositaires d'un héritage culturel, biologique, spirituel et moral dont il nous incombe de transmettre et de perpétuer la flamme, quoi qu'il advienne. Car l'Europe n'a de sens et n'existe que là où se trouvent des Européens, pleinement conscients d'eux-mêmes et de leurs racines, de leurs identités.

La civilisation occidentale mourante, fondée sur les valeurs matérielles du cosmopolitisme, du consumérisme et du profit, ne vaut pas la peine que nous nous battions pour elle, ni que nous en sauvegardions les bases. Le conflit de civilisations en cours ne doit pas nous entraîner dans sa déferlante d'hystérie collective, pas plus que l'empire occidental ne doit nous entraîner dans sa chute, et il est dans notre intérêt d'éviter le combat autant que possible.  Comme l'a préconisé Robert Dun sous forme d'un cri d'alerte [10] nous mettant en garde contre le chaos qui s'annonce, il importe en effet de ne nous battre qu'en cas d'absolue nécessité, uniquement pour nous défendre si nous sommes personnellement agressés.

A l'heure où, tels Néron, les psychopathes et les criminels qui gouvernent l'Occident se contentent de regarder Rome brûler tout en jouant de la lyre, l'essentiel est bien sûr avant toute chose de survivre, mais aussi de demeurer nous-mêmes et de faire honneur à l'esprit de résistance opiniâtre qui fut celui de nos lointains aïeux. Car ce n'est qu'en sachant d'où l'on vient que l'on peut véritablement choisir où l'on va. 

L'heure tourne. Certains commencent déjà à essayer de se regrouper au sein de petites collectivités soudées, formées en fonction des liens affinitaires entre celles et ceux qui les composent, et fédérées, par alliances, à d'autres collectivités analogues, avec pour objectif de former ainsi une puissante chaîne de solidarités inter-communautaires. L'entraide ferait alors la force, jetant les bases d'une nouvelle conception de  l'européanité, et l'Europe existerait ainsi partout où se trouveraient des Européens.  De la sorte,  nous serions en mesure de faire front et de survivre à la longue nuit qui s'annonce, sans jamais cesser d'espérer et d'attendre le retour inévitable du soleil triomphant, qui se produira tôt ou tard. Cette option survivaliste serait-elle donc au final la plus pertinente ?

Qui peut dire ce qu'il adviendra au terme de la crise internationale actuelle ? Qui sait si l'Occident connaîtra un répit in extremis, ou si sa chute est véritablement imminente ? La seule certitude est qu'il finira par sombrer, et que nous sommes aujourd'hui, bon gré mal gré, témoins de sa lente agonie. Nous ne savons pas, à vrai dire, si nous connaîtrons ou non l'aboutissement de ce processus de dépérissement. Et quand bien même, si nous y survivons, qui sait si nous vivrons suffisamment longtemps pour connaître le retour de la lumière ? Qu'importe, l'essentiel étant de garder une foi inébranlable, et d'œuvrer sans relâche, à tous niveaux pour anticiper et favoriser ce retour.  

Le sort de l'empire occidental ne sera probablement guère différent, à court ou moyen terme, de celui de l'Empire romain d'Occident. D'autant plus que nous ne devons pas écarter la menace d'une nouvelle crise financière imminente, laquelle pourrait bien précipiter sa chute. Qui vivra verra, comme dit l'adage.  Mais tant que nous ne confondrons pas l'Europe multimillénaire avec l'Union qui se prétend européenne, tant que nous ne lierons pas le destin de la première au sort de la seconde, nous resterons les héritiers et les gardiens d'une force plurimillénaire qui, demain comme hier, finira inévitablement par triompher des ténèbres et de l'adversité. 

Haut les cœurs. Nous vivons la fin d'un âge sombre, mais le jour nait du plus profond de la nuit. Apollon, Bélénos et Balder reviendront, et cette fois, ce sera pour toujours.

 

Hans CANY






NOTES :

[1] : "Des Dieux et des Empereurs - Mélanges romains" par André Lama, Tomes I et II, 1998 et 2003, édité par la Société des écrivains. Réédité en 2010 par les éditions Dualpha, en un seul volume intitulé "Causes ethniques de la chute de l'empire romain".

[2] : Peuple superstitieux et soucieux de ne pas s'attirer les foudres éventuelles des divinités honorées par d'autres populations, les Romains se sont toujours montrés tolérants et pragmatiques en matière de croyances, allant jusqu'à pratiquer le syncrétisme en intégrant des divinités étrangères à leur propre panthéon. Dans un contexte de plus en plus généralisé de confusion ethnique, de perte des repères et de grand déracinement spirituel, les cultes allogènes d'importation exotique, tels que ceux de Mithra, d'Isis et autre Cybèle trouvèrent un terreau fertile dans lequel prospérer, et participèrent eux aussi à la dissolution de la romanité telle qu'elle avait été conçue jusqu'alors.

 [3] : Le moins que je puisse faire ici est de mentionner le travail de sape effectué  par la subversion chrétienne avec la volonté délibérée de mettre à bas l'empire, en le minant de l'intérieur. Le christianisme, implanté à Rome à partir du IIème siècle, est une secte d'importation proche-orientale, issue d'une hérésie du judaïsme. Elle ne cache pas sa franche hostilité à l'empire païen et à ses institutions. Persécutée pendant un temps, non pas du fait de ses conceptions religieuses, mais en tant que groupe séditieux représentant un danger pour l'ordre public, la secte chrétienne contribuera néanmoins à diffuser chez les classes les plus modestes de la population un messianisme "révélé" aux forts accents universalistes. Elle exercera progressivement une influence intellectuelle et politique telle qu'elle finira par gagner les cercles de pouvoir, et même par  s'imposer à partir de 380, date de l'adoption officielle du christianisme en tant que religion d'Etat. Dès lors, le monde ne se concevait plus comme une opposition entre "civilisés" et "barbares", mais entre chrétiens et "païens", ouvrant la porte à un universalisme qui allait in fine mener Rome à sa perte. Après avoir lui-même pratiqué le colonialisme culturel à outrance, l'empire se voyait à son tour colonisé moralement et spirituellement par une secte professant une doctrine monothéiste étrangère à sa tradition religieuse. Le bouleversement fut si profond qu'aujourd'hui encore, la quasi-totalité des nations d'Europe reste marquée par cette acculturation initiale.

[4] : L'expansion de l'Empire romain s'est fondée sur l'intégration de plus en plus poussée des étrangers.  Ceux-ci, d'origines diverses, sont souvent pétris de romanité, les uns par choix, les autres par nécessité ou calcul. Ils accéderont rapidement à tous les postes administratifs, y compris dans l'armée, de plus en plus coûteuse et composite. De plus en plus d'éléments allogènes intègreront les légions romaines, et en occuperont les plus hauts grades. A la fin du IIème siècle, déjà, pas moins de la moitié des sénateurs et des chevaliers est issue de notables "barbares" romanisés. De la fin du IIIème siècle jusqu'à la chute de Rome, en 476, les recrues d'origine étrangère finiront par représenter la moitié des effectifs de l'armée romaine. Une armée qui pèse de plus en plus lourd sur les finances de l'empire, qui doivent supporter le paiement de soldes conséquentes afin d'assurer la loyauté d'unités entières, toujours promptes à se mutiner, voire à faire sécession. 

[5] : En l'an 212 de l'ère chrétienne, l'empereur Caracalla, par un édit, accorde systématiquement la citoyenneté romaine à tout habitant libre de l'Empire romain. Une décision lourde de conséquences qui, sous couvert d'intégration et même d'assimilation, fonctionnera comme une véritable pompe aspirante, contribuera fortement à la désagrégation de l'identité romaine originelle, et finira par annihiler l'autorité et la puissance de Rome en intégrant de plus en plus d'éléments étrangers, jusqu'aux plus hautes sphères du pouvoir politique et militaire. Dans la quasi-totalité des pays de l'Union Européenne, c'est le "droit du sol" qui prévaut. Un dogme juridique qui octroie automatiquement la nationalité d'un pays à quiconque nait sur son sol, ce qui revient à dire qu'un cheval est une vache s'il est né dans une étable, pour reprendre un bon mot. Au nom de ce sacro-saint principe droits-de-l'hommiste, les "nationalités" de papier se multiplient, sans même parler des phénomènes d'octroi de doubles nationalités, de "régularisations" en catimini de contingents de clandestins qualifiés par la novlangue de bois de "sans-papiers", ni de la submersion inédite que subissent à l'heure actuelle les frontières du Vieux Continent, sous la pression colossale d'un flot ininterrompu de prétendus "migrants", venus qui de Syrie ou d'Irak, qui du Pakistan, ou de divers pays d'Afrique subsaharienne.

[6] : L'an 370 marque pour l'Empire romain le début d'une vaste crise migratoire, qui ne fera que s'amplifier et le fragiliser jusqu'à sa chute . Les Goths, poussés par les Huns qui envahissent leurs territoires, se ruent en masse sur les frontières de l'empire, afin de s'y réfugier. Littéralement submergées par cet afflux subit, les autorités romaines, prises au dépourvu, peinent à l'endiguer. Devant le fait accompli, l'empereur Valens se résigne bon gré mal à "accueillir" cette vague de "réfugiés", songeant néanmoins à utiliser ces Goths contre les Perses. Leurs armes leur sont donc laissées à cet effet. En 376, ils sont des dizaines de milliers, peut-être une centaine de milliers, nombre considérable pour l'époque, qui se pressent aux portes de l'empire. Une fois de plus, ce dernier cède. Mais ces "réfugiés" Goths pourtant romanisés en apparence, devenus nombreux, ne tardent pas à se soulever contre l'autorité impériale. En 378, ils infligent une cuisante défaite militaire aux légions romaines à Andrinople, en Turquie actuelle.  C'est ainsi que dès 382, les Goths, s'imposant de plus en plus, obtenaient de l'empire un traité reconnaissant et garantissant leur autonomie. Le ver était dans le fruit, et cette capitulation romaine face à ce qu'il faut bien nommer une invasion migratoire allait par la suite fonctionner comme une véritable pompe aspirante, incitant toujours et encore plus de groupes de populations barbares à se ruer sur le juteux gâteau romain. Le limes ne suffit plus à contenir l'élément étranger à l'extérieur des frontières, et le caractère cosmopolite de l'institution impériale ne peut que s'en accroître. Le processus de dissolution étant enclenché, l'empire ne sera dès lors plus jamais le même, et ne s'en relèvera finalement pas.

[7] : A mesure que la crise majeure qu'il traverse s'éternise et s'amplifie, l'Empire romain, surtout à partir de la fin du IVème siècle, se voit contraint de renoncer à son autorité sur un nombre sans cesse croissant d'enclaves , contrôlées sur son territoire par des groupes barbares divers et variés. Au Vème siècle, la situation économique et militaire devient si critique que ce sont des provinces et des colonies entières dont il doit se retirer, faute de moyens militaires suffisants pour en assurer le contrôle. C'est ainsi que nombre de territoires de l'Empire romain, tantôt conquis par les armes, tantôt abandonnés par nécessité, tombent aux mains des envahisseurs, et  l'affaiblissent toujours davantage.


[8] : Les Skires étaient un peuple germanique originaire des rivages de la mer Baltique.

[9] : "La race est la nation, et la nation est la race" par Troy Southgate, novembre 2015. Texte en ligne : http://national-anarchisme.hautetfort.com/archive/2015/12...

[10] : "Camarade, ne te trompe pas d'ennemi" par Robert Dun, In "L'HOMME LIBRE, fils de la Terre" , Juin 1995. Texte en ligne : http://etoilenoire.hautetfort.com/archive/2015/11/24/cama...






 

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Ce qu'est le Solidarisme

Le Solidarisme est une option politico-idéologique se démarquant à la fois du capitalisme et du marxisme, et incarnant ainsi une troisième voie alternative.


Ne se positionnant ni à gauche ni à droite du Système établi, il lui fait face et n'entend pas simplement en réformer ou en aménager les institutions. Son objectif est au contraire de modifier en profondeur et à tous niveaux ce vieux régime en pleine déliquescence et de le remplacer, de manière à rebâtir sur ses décombres les fondations d'une société plus juste, conforme aux intérêts réels du Peuple et de la Nation.



Comme son nom le suggère, le Solidarisme repose avant tout sur la notion de solidarité, de principe comme en actes :

-Solidarité avec les membres de notre propre communauté, lorsque ceux-ci le méritent.

-Solidarité avec d'autres peuples et nations qui mènent une lutte analogue à la nôtre, pour leur propre libération.


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Les principes fondamentaux du solidarisme peuvent être résumés en trois points essentiels :


. L'affirmation d'une CONSCIENCE NATIONALE ET IDENTITAIRE marquée, la défense de l'indépendance et de la souveraineté de nos pays et de nos identités ethno-culturelles. Nous voulons rester nous-mêmes et redevenir maîtres chez nous, au nom du droit élémentaire de chaque peuple à disposer de lui-même, sur sa propre terre. Notre rejet de l'invasion induite par une immigration massive et incontrôlée ne procède pas d'une peur irrationnelle de "l'autre", ni d' une haine xénophobe irréfléchie. Il relève tout simplement du refus de la submersion démographique, de la volonté de conserver nos spécificités et nos valeurs  propres, ainsi que  de l'instinct de survie et de conservation le plus naturel. Au-delà du cadre strictement national, nous sommes aussi pleinement conscients de notre appartenance à un creuset civilisationnel plus vaste, englobant de nombreux autres peuples et nations auxquels nous sommes apparentés : le continent européen (qu'il convient par ailleurs de ne pas confondre avec cette institution d'essence dictatoriale qu'est l'U.E.).


. L'expression d'une CONSCIENCE SOCIALE développée, la défense des intérêts du peuple et des travailleurs face aux abus du capitalisme libéral et des puissances financières cosmopolites. Le prétendu "socialisme" a aujourd'hui trahi le peuple en abandonnant le terrain réel des luttes sociales, et en recentrant son discours sur des "combats" sociétaux d'arrière-garde : immigrationnisme forcené, préférence étrangère, mise en avant des minorités sexuelles, négation de la famille, pseudo-féminisme de bazar etc. Il est temps de retrouver le sens d'un socialisme réel, non pas d'essence gauchiste, mais dans le cadre d'une véritable recherche de justice sociale, et sur la base d'une simple formule de bon sens : les nôtres avant les autres.



. Une ligne A LA FOIS CONSERVATRICE ET NOVATRICE, conciliant tradition et modernité. Si nous aspirons à de nécessaires transformations politiques et sociales, nous n'entendons pas négliger pour autant la préservation de l'héritage de nos aïeux, pas plus que l'intégrité de celui que nous lèguerons aux générations futures. En ce sens, nous accordons une importance toute particulière non seulement à la sauvegarde du patrimoine historique, architectural, culturel, artistique et traditionnel, fondement de notre identité, mais aussi à celle du patrimoine naturel et environnemental, ni l'un ni l'autre ne devant se voir sacrifié sur l'autel du profit.



Les couleurs emblématiques du solidarisme sont le rouge associé au noir, le rouge symbolisant l'idée sociale, le noir représentant l'idée nationale.

Le Trident solidariste, symbole de la tripartition fonctionnelle indo-européenne, peut quant à lui être interprété de différentes manières, toutes équivalentes au demeurant. Il représente en effet l'alliance des trois forces vives de la Nation : producteurs, combattants, et intellectuels. Ou bien encore : ouvriers, paysans et intellectuels. (etc)



Hans Cany
 

 

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08/03/2019

Qu'est-ce que le national-anarchisme ?

La lecture attentive du texte de présentation suivant vous permettra de découvrir et de comprendre ce qu'est le national-anarchisme.

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Etoile_noire_sunwheel.jpg


Le national-anarchisme est une idée méta-anarchiste
et méta-nationaliste qui transcende l'anarchisme comme le nationalisme conventionnels.


Pourquoi méta ?
Méta est un préfixe qui provient du grec μετά (meta), et signifiant après, au-delà de. Il exprime donc, tout à la fois, la réflexion, le changement, la succession, le fait d'aller au-delà.


Le national-anarchisme transcende l'anarchisme conventionnel, puisque contrairement aux diverses écoles gauchistes se réclamant de l'anarchisme, il ne rejette pas les idées de nations et de frontières, et ne se veut ni apatride, ni "citoyen du monde". Une nation, selon les nationaux-anarchistes, est un groupe humain dont les membres s'associent de façon libre et volontaire selon différents critères qu'ils estiment  pertinents, lesquels peuvent être d'ordre biologique, culturel ou autres. L'idée de nation est donc ici clairement distincte et séparée de celle d'Etat, celui-ci ne constituant qu'une abstraction politique, juridique et  administrative sans lien concret avec la nation ou patrie organique. Cette conception de la nation en tant que collectivité naturelle d'êtres humains librement associés n'a toutefois rien d'une invention récente. Elle a en effet été développée de longue date au sein même des milieux anarchistes, sur la base des groupes affinitaires (ou groupes d'affinités), comme du droit inaliénable pour chaque peuple de s'autodéterminer et de préserver son identité.


Le national-anarchisme transcende le nationalisme conventionnel, puisqu'il s'oppose au centralisme étatique uniformisant , et qu'il tend vers un fédéralisme intégral, interne comme externe. D'une part, un fédéralisme interne qui, en favorisant le localisme et par le biais du principe de subsidiarité, assure une autonomie substantielle à chaque composante spécifique (région, province etc) de la nation. D'autre part, un fédéralisme externe permettant à la nation de s'insérer dans un ensemble fédéral voire confédéral plus vaste, en s'associant librement à d'autres nations sur des bases affinitaires (d'ordre ethnique, civilisationnel, culturel ou autre). Le national-anarchisme rejette le centralisme du nationalisme conventionnel qui prône l'unité forcée à l'échelon national , souvent sur la base de mythes fondateurs fallacieux, tout comme il rejette  le mondialisme qui n'est que l'aboutissement, à l'échelon mondial, de cette même logique de l'unité forcée.

La logique coercitive de l'unité forcée et du centralisme étatique mène inévitablement à l'assimilation, à l'uniformisation ou au « nettoyage ethnique », lesquelles ne sont jamais que trois formes d'ethnocide. Elle constitue donc la négation de la diversité bio-culturelle humaine. Les nationaux-anarchistes soutiennent par conséquent l'ethnopluralisme (ou ethno-différentialisme), bien qu'ils ne considèrent pas tous le facteur biologique comme primordial et déterminant.

Les nationaux-anarchistes ne s'accordent pas nécessairement entre eux sur ce que doit être la méthode d'organisation idéale d'un groupe humain. En la matière, chaque communauté, chaque nation reste entièrement libre d'adopter le système politique qui lui semble le plus approprié. Certains nationaux-anarchistes se réclament des principes de la démocratie directe (d'inspiration athénienne, helvétique ou autre) ou de l'autogestion en matière d'organisation de la production et de l'économie, tandis que d'autres auront d'autres références, préfèreront suivre d'autres voies, voire expérimenter de nouvelles formules totalement inédites. C'est pourquoi le national-anarchisme, en sus d'être un «méta-anarchisme», se veut aussi un courant pragmatique et protéiforme, dont les applications concrètes peuvent se décliner de façons très diverses.



En complément des deux idées-forces mentionnées au début du présent texte, il est néanmoins possible d'identifier deux autres orientations essentielles qui font plus ou moins consensus au sein de la mouvance.

La première de ces orientations est commune à l'ensemble des anarchistes dignes de ce nom, puisqu'elle réside dans le refus du principe hiérarchique, et tout particulièrement dans le rejet des hiérarchies imposées par une autorité elle-même imposée, sur la base de critères plus ou moins subjectifs et arbitraires. L'anarchiste authentique ne pourra éventuellement reconnaître comme légitime que l'autorité choisie, fondée sur des compétences ou des connaissances  faisant objectivement autorité dans un domaine spécifique, et n'acceptera de se conformer à une quelconque discipline que dans la mesure du libre consentement. Pour paraphraser Robert Dun, qui avait su exprimer ce principe élémentaire en une formule concise, l'anarchiste [est un] homme d'ordre social consenti, respectueux des autres, mais qui refuse toute loi ne correspondant pas à sa loi intérieure et à sa raison.


La seconde de ces orientations réside dans le refus du dogme libéral-libertaire de la liberté absolue. Les termes d'anarchiste et de libertaire sont souvent perçus à tort comme synonymes, alors qu'il conviendrait pourtant de les distinguer. Les libéraux, dans les domaine économique comme sociétal, ont en commun avec les libertaires d'ériger la liberté en véritable dogme. Dogme de la liberté absolue d' "entreprendre" (donc de réaliser des profits de façon illimitée) pour les uns, dogme de la liberté absolue d'agir en tous lieux comme bon leur semble pour les autres, dogme d'une liberté absolue de circulation des biens comme des personnes pour tous. En conséquence de quoi libertaires et libéraux se rejoignent objectivement dans leurs velléités d'abolir les frontières et d'annihiler les identités et souverainetés nationales, perçues comme autant d'obstacles à l'exercice de ces prétendues "libertés". A contre-courant de ce dogme libéral-libertaire, le national-anarchiste est partisan, sans la moindre réserve ni aucun complexe, de restreindre la liberté de l'autre de lui causer du tort. La liberté n'est pas centrale à l'anarchisme, et l'anarchisme est antithétique avec la liberté absolue : la loi du plus fort n'est jamais qu'une hiérarchie de la force.

L'idéologie gauchiste dite "libertaire" n'est que l'aboutissement d'une confusion opérée entre le socialisme et la gauche, via le libéralisme. Lesdits "libertaires",  qui se prétendent anarchistes -alors qu'ils ne sont bien souvent que des marxistes qui s'ignorent- , ceux qui relèvent de ce que l'on appelle communément "l'extrême-gauche", ont dévié de l'anarchisme originel tel que prôné par Proudhon ou Bakounine, en incorporant dans leur pensée des poncifs libéraux. Par exemple, en prônant la polygamie, l'hypersexualisation et l'aberrante "théorie du genre", lesquels ne sont autres que des dogmes idéologiques inhérents au libéralisme sociétal.


La liberté, ce n'est pas le droit de faire tout et n'importe quoi de manière illimitée et inconditionnelle. La liberté réelle, authentique, réside dans la possibilité de refuser et d'exclure de qui nous apparaît nuisible, contraire à nos intérêts et/ou à notre philosophie de vie. Certains crieront dès lors à la discrimination. Les nationaux-anarchistes leur rétorqueront en toute sérénité que le droit à ladite discrimination devrait précisément figurer au premier plan des droits humains les plus fondamentaux, puisque discriminer, c'est choisir. En conséquence de quoi nous revendiquons ce droit élémentaire, au nom du principe non moins élémentaire de la liberté de choix.



CONCLUSION


Notre conviction est que toutes les nations, tous les peuples et les cultures, tous les groupes ethniques ont le droit absolu de se préserver tels qu'ils sont et de s'autodéterminer.

Par conséquent, les nationaux-anarchistes ont pour but la création de communautés nationales décentralisées, au fonctionnement reposant sur l'association libre et volontaire d'individus se regroupant sur la base de leurs affinités organiques (ethno-culturelles, linguistiques), philosophiques et/ou spirituelles. Ils affirment avec force le principe de souveraineté nationale et populaire, en vertu duquel des individus librement associés en nations peuvent occuper leur propre territoire précisément délimité, et y vivre conformément à leurs propres choix, coutumes et principes. Ces espaces peuvent ainsi être régis de façon très différente les uns des autres, offrant à chacun un vaste éventail de possibilités en fonction de ses choix et aspirations, ainsi qu'une alternative véritable à la dictature de la majorité improprement nommée «démocratie» au sein des Etats-Nations contemporains. De surcroit, ces nations ou communautés autonomes peuvent éventuellement choisir de s'associer entre elles sur des bases affinitaires et se fédérer, pouvant même aller jusqu'à s'associer plus largement sous la forme de confédérations (fédérations de fédérations), respectant et préservant l'autonomie de chaque composante. Il s'agit là d'une alternative véritable à tous les dogmes centralistes de «droite» comme de «gauche». Une alternative qui respecte à la fois la liberté de l'individu, la liberté des collectivités volontaires d'individus, et la grande diversité du genre humain, richesse inestimable qu'il convient de préserver de toute uniformisation d'essence totalitaire.



Hans Cany


 

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28/02/2019

Mon CV militant [Hans Cany]


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Mon parcours politique,
en quelques dates.



1984-1988

. Période prosoviétique. Adhésion à la Jeunesse Communiste (section jeunes du PCF) de 1986 à 1988.
. Soutien à la Jamahiriya libyenne et au colonel Kadhafi à partir de 1986.
. Rapprochement avec la tendance marxiste-léniniste pro-albanaise à partir de 1987-1988.



1989
. Découverte de la mouvance communiste libertaire et de l'anarcho-syndicalisme.
. Premières expériences militantes dans les milieux anarchistes.
. Fin 1989 : début de l' "excommunication" par les gauchistes, sous prétexte de dérives "fascisantes", voire "nazifiantes" [sic]... Mise à l'index immédiate par le microcosme "antifasciste" naissant, sur fond de calomnies et de délation publique, notamment par voie de presse (fanzines et feuilles d' "info" politiques ou politisés).



1990
. Affiliation à l'Alliance Ouvrière Anarchiste (AOA), scission "hérétique" de la FA et de la CNT, fondée en 1956.


1992-1993

. Découverte du Raven's Banner Collective, collectif anarchiste californien au discours fondé sur le droit à l'autodétermination.
. Rapprochement avec la mouvance anarcho-écologiste identitaire incarnée au Royaume-Uni par Richard Hunt (Alternative Green).



1994-1996
. Adhésion et militantisme au sein du mouvement Nouvelle Résistance (NR), scission du mouvement tercériste, solidariste et nationaliste révolutionnaire Troisième Voie.
. Animation d'une tendance socialiste libertaire au sein de NR.
. Implication dans le cadre des pôles écologiste (Résistance Verte), syndicaliste (Résistance Ouvrière) et régionaliste/autonomiste/fédéraliste liés à NR.



1997-1998
. Affiliation à l'Union des Cercles Résistance



1999-2001
. Adhésion à Unité Radicale (UR)



2000
. Contribution, indépendamment mais parallèlement aux actions similaires de Troy Southgate (Grande Bretagne) et de Peter Töpfer (Allemagne), au développement et au lancement d'un courant de pensée national-anarchiste.



2002
. Militantisme pour le MNR de Bruno Mégret puis pour le Front National de Jean-Marie le Pen, dans le cadre de la campagne électorale présidentielle.



2004
. Premières vraies initiatives de création d'un courant national-anarchiste francophone, via internet.


2005-2007
. Rapprochement avec les milieux nationalistes bretons (Adsav) et flamands (Vlaams Belang).



2009-2010
. Tentative avortée de réactivation de l'AOA.



Fin 2010-2011
. Adhésion au Front National (FN).



2011-2014
. Engagement soutenu pour la défense de la Jamahiriya libyenne et des principes de la Troisième Théorie Universelle.



2013- présent
. Fondation et animation de l'Alliance Nationale-Anarchiste (ANA), devenue Ligue Nationale-Anarchiste (LNA) à partir de janvier 2015.



2018- présent
. Adhésion au mouvement solidariste belge NATION.



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08/02/2019

La Bête du Gévaudan et autres histoires vraies, par Jean-Claude Bourret [CHRONIQUE LITTERAIRE]

 

 

Dans ce remarquable ouvrage de près de 290 pages, le célèbre journaliste Jean-Claude Bourret, notamment connu du grand public pour avoir été -entre autres- présentateur vedette du journal télévisé de TF1 entre le milieu des années 70 et la fin des années 80, s'attaque, sous la forme de dossiers tous plus alléchants les uns que les autres, à cinq grandes énigmes qui n'ont eu de cesse de défrayer la chronique depuis maintenant des lustres.

Le second de ces dossiers dans l'ordre où ils sont traités dans le livre, mais qui en est le sujet central puisque ce ne sont pas moins de 140 pages qui y sont consacrées, c'est bien évidemment celui de la légendaire Bête du Gévaudan. Une mystérieuse créature qui trois années durant, de 1764 à 1767, sema la mort et l'épouvante dans cette province reculée du Royaume de France, dont le territoire correspond grosso modo à celui de l'actuel département de la Lozère. S'étant de longue date pris de passion pour cette affaire hors du commun, c'est en fait l'aboutissement d'une bonne trentaine d'années de recherches approfondies que l'auteur, qui avait déjà écrit sur le sujet précédemment, nous livre ici.

Loin des hypothèses alambiquées et autres théories fumeuses, toutes plus sensationnalistes et invraisemblables les unes que les autres, échafaudées au fil des années par un grand nombre de prétendants à la résolution de l'énigme séculaire, M. Bourret nous présente ici un travail remarquable et fort bien documenté. Exposant le déroulement des faits d'une manière très vivante qui ne peut que tenir ses lecteurs en haleine, il les mène progressivement jusqu'à une conclusion qui, si elle ne reflète bien entendu que sa conviction profonde, s'avère objectivement fort convaincante, étayée qu'elle est par nombre d'indices probants et d'arguments solides. Cette étrange affaire m'ayant personnellement intrigué dès le plus jeune âge, je n'hésiterai pas à dire que la présente étude constitue de loin la plus exhaustive, la plus sérieuse et la plus crédible qu'il m'ait jamais été donné de lire sur la question. Toutefois, soucieux de préserver le plaisir de la découverte chez les personnes intéressées,  je n'en dévoilerai pas davantage dans le cadre de cette chronique... Faites donc l'acquisition du livre, car ne serait-ce que pour cette partie centrale, il vaut largement son prix de vente.

Du reste, si les autres dossiers abordés le sont de façon plus concise, leur traitement respectif s'étalant sur un nombre de pages plus modeste, ils n'en sont pas moins captivants. Nous allons ainsi revisiter successivement quatre autres affaires tout aussi obscures que sulfureuses.

Tout d'abord celle que l'on désigne sous le nom des possédées de Loudun, curieuse histoire de nonnes subitement victimes d'envoûtement démoniaque dans la première moitié du XVIIème siècle, et dont on rendit alors responsable Urbain Grandier, prêtre local aux moeurs quelque peu dissolues. L'affaire prit rapidement des proportions telles que l'intéressé ne tarda point à la payer de sa vie. Mais que reprochait-on véritablement à ce curé atypique ? D'être un suppôt du Diable se livrant à des pratiques impies, ou bien plutôt de faire obstacle aux projets de personnages haut placés ?...

On se penchera ensuite sur le cas, tout aussi pathologique que pathétique, du "Vampire de Montparnasse", acteur tourmenté d'une sordide affaire de nécrophilie, vers le milieu du XIXème siècle. Des actes obéissant en fait à d'irrépressibles impulsions, induites par ses obsessions morbides et une perversion maladive, relevant de la psychiatrie.

On reviendra sur l'histoire littéralement hallucinante -et pour le moins déroutante- de ces deux Anglaises qui, au cours de l'été 1901, affirmèrent avoir vécu une véritable expérience d'incursion temporelle dans les jardins du château de Versailles, dans les parages du petit Trianon. Se sont-elles vues véritablement projetées, subitement, en pleine fin du XVIIIème siècle en ces mêmes lieux ? Ont-elles vraiment vu des êtres d'un autre temps ? Ne furent-elles finalement que deux affabulatrices, ou bien y a-t-il au contraire certains éléments permettant d'accréditer leurs dires, ou tout au moins d'attester leur bonne foi ?...

Enfin, on évoquera et on analysera avec pertinence le phénomène  inquiétant de la combustion spontanée, lequel repose sur des faits incontestablement avérés, mais qui demeure à ce jour une énigme insoluble, aucune tentative d'explication un tant soit peu rationnelle, pas même scientifique, ne tenant jusqu'à présent la route. Comme on pourra le constater à la lecture de ce dossier, les talibans du rationalisme cartésien comme les sceptiques professionnels, face à ces faits inexpliqués, en sont donc toujours pour leurs frais.

L'univers n'est-il pas empli de choses que nous ne savons pas (encore ?) expliquer, ou dont nous ne soupçonnons même pas l'existence ?    L'ampleur de l'ignorance humaine ne devrait-elle pas, pour peu que l'on en prenne conscience, relativiser nos certitudes prétendument acquises, nous inviter à la prudence, et nous inspirer davantage d'humilité ? Ce qu'il faut en tout cas -et avant tout-  retenir des cinq histoires vraies dont traite cet excellent livre, certaines se voyant démystifiées à l'aune d'une approche rationnelle, tandis que d'autres voient au contraire s'épaissir le brouillard de leur singularité,  c'est que  la réalité crue peut quelquefois s'avérer au moins aussi extraordinaire que les fantasmes nés de l'imaginaire et des superstitions, si ce n'est plus encore.

J'ajouterai pour conclure que l'ensemble de l'ouvrage  jouit d'un style d'écriture particulièrement fluide qui en rend la lecture tout aussi agréable dans sa forme que passionnante sur le fond. On aurait donc grand tort de passer à côté d'un livre qui, de par sa grande qualité générale, mérite vraiment de faire date dans le domaine qui est le sien. Les passionnés comme les simples curieux désireux d'en savoir plus sur ces étrangetés peuvent donc se jeter dessus les yeux fermés. Car ils ne le regretteront pas, cela ne fait pas le moindre doute.

Hans Cany

 

 

 

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Quatrième de couverture :

Sous le règne de Louis XV, en 1764, une créature inconnue sème

la terreur dans la province du Gévaudan, entre Cantal et Cévennes.

Des centaines de paysans, le plus souvent de jeunes bergères, sont

dévorés ou mutilés. Avant de disparaître dans la forêt qui recouvre

cette contrée, la Bestia, comme on l'appelle déjà, emporte parfois un

bras, une jambe ou même... une tête.

Les descriptions livrées par les rares survivants varient, sauf sur un

point : le fauve, énorme et terrifiant, était dressé sur ses pattes arrière.

S'agit-il d'un loup ? D'une hyène ? D'un véritable monstre... voire

de plusieurs ? À Versailles, le roi s'exaspère : la Bête du Gévaudan fait

de l'armée française la risée de l'Europe... Trois ans de traque seront

pourtant nécessaires pour faire cesser ses attaques.

L'Histoire fourmille d'énigmes dont la clé n'est pas à portée de clic.

Et les faits ne sont pas toujours ce qu'ils paraissent être.

Urbain Grandier, curé de Loudun, brûlé vif en 1634 pour sorcellerie,

était-il coupable ? L'être maléfique qui, en 1849, déterrait les cadavres

dans les cimetières parisiens était-il un vampire ? Les deux Anglaises

qui, en 1901, juraient avoir vu Marie-Antoinette dans les jardins de

Trianon étaient-elles saines d'esprit ? Aura-t-on un jour l'explication

des «combustions humaines spontanées» qui défraient la chronique

depuis... le XVIIIe siècle ?

Ce livre rassemble cinq grands dossiers de la France mystérieuse.
Sur
chacun d'eux, Jean-Claude Bourret nous livre son intime conviction.

 

 

 

Titre : La Bête du Gévaudan et autres histoires vraies
Auteur :
Jean-Claude Bourret
ISBN / EAN : 978-2-8098-1848-2 / 9782809818482
Date de parution :
13 avril 2016
Editeur :
L'Archipel
Format :
23cm X 14cm
Pages :
286

Prix : 19,00€

 

 

 

 

Une reconstitution grandeur nature supposée de la fameuse bête du Gévaudan (11 avril 2016 à Paris)

© Elliott Verdier / AFP

 

 

 

21/01/2019

Contre l'ethnocide : résistance nordique et subnordique !

Dans l'Hexagone actuellement, 40% environ de la population dite "de souche" a des origines franchement germaniques. Chiffre qui monte jusqu'à 70% pour les régions situées au nord de la Loire, ce fleuve constituant de facto une sorte de frontière ethnique depuis plus de 1500 ans.

Cela représente donc à peu près 15 à 18 millions d'individus.
Ce qui est à la fois beaucoup et peu, sur une population globale de 60 millions. D'autant plus que la grande majorité de ces 15 à 18 millions d'individus est complètement amnésique et acculturée, lamentablement dépourvue de toute conscience d'elle-même...

Ce chiffre était de toute évidence beaucoup plus important au Moyen-Âge (que l'on songe notamment à la différence flagrante de densité de population entre la moitié nord et la moitié sud), et tend de plus en plus, surtout depuis deux siècles, à diminuer peu à peu. En cause, le "nomadisme" d'une région à l'autre, avec les brassages de population inévitables qu'il implique, mais aussi et surtout l'immigration extra-européenne galopante, laquelle se poursuit inexorablement depuis près d'un demi-siècle.

Mais il y a ne serait-ce qu'un peu plus de 200 ans, pas moins de 65% des recrues de l'armée napoléonienne avaient les yeux bleus, ce qui est assez révélateur de leur identité ethnique. Si on faisait le même type de recensement aujourd'hui au sein de l'armée française, à peine deux siècles plus tard, il y a fort à parier que l'on n'obtiendrait pas exactement le même pourcentage...

A présent, le constat est clair : la composition ethnique de l' Hexagone, comme celle de la Belgique voisine, est en train de changer drastiquement sous les coups de boutoir constants de l' invasion migratoire, dont le caractère massif ne peut plus échapper au moindre observateur attentif. Cette inquiétante constatation s'impose bien évidemment à quiconque jette un regard un tant soit peu objectif autour de lui, dans les rues de nos villes et de nos banlieues.

Depuis longtemps déjà, la France est en pleine dégénérescence, principalement du fait d'un déclin de sa composante germanique originelle. Celle-ci, n'en déplaise à certains négationnistes, est à prendre en considération au même titre que les éléments celtiques et romans/latins dans la substance fondatrice de l'essence nationale, de l'identité profonde de nos peuples.

Compte tenu du Grand Remplacement en cours supervisé par nos "élites" politiques criminelles de tous bords, du caractère irrémédiable de la modification organique insidieuse qu'il implique, et donc de la menace de disparition pure et simple qu'il induit pour nous, notre devoir à tous, ne serait-ce que par simple instinct élémentaire de conservation, est d'entrer en dissidence ouverte, en résistance active comme passive. Il nous faut combattre cette agression d'une ampleur sans précédent historique, mais sans jamais, toutefois, lâcher la proie pour l'ombre.

Ne perdons jamais de vue le fait qu'il ne sert à rien de ne s'attaquer qu'aux conséquences les plus visibles et les plus tangibles de ce processus mortifère, si l'on néglige dans le même temps d'en identifier et d'en combattre les causes réelles et profondes, les véritables instigateurs. Car ceux-ci ne sont pas nécessairement des éléments allogènes ou étrangers, même s'ils se font les agents zélés de l'idéologie mondialiste qui nous menace tous, par le biais d'un libéralisme se présentant de manière interchangeable comme "démocrate", "républicain" ou "progressiste".
Les masques de ses chantres, de droite comme de gauche, tombent un par un, puisqu'ils ne sont en réalité tous que les serviteurs d'un seul et même Système. Qu'aucun d'entre nous ne se laisse plus berner, à l'avenir, par les boniments de tous ces traîtres. Il en va carrément de notre survie et de notre pérennité en tant que peuples, en tant que nations, en tant que familles, lignées et individus qui les composent.

Si vous ne souhaitez pas disparaître, il n'est pas encore trop tard pour qu'un sursaut salvateur se produise enfin, même si l'heure est gravissime. Le temps nous est compté, plus que jamais. Il est minuit moins une, et l'urgence plus que criante. C'est aujourd'hui que nous nous devons de nous faire entendre et de réagir à la juste mesure du péril qui nous guette, tout en faisant nôtre cette célèbre phrase du regretté Dominique Venner : Exister, c'est combattre ce qui me nie.

Le réveil identitaire dont l'impérieuse nécessité se précise aujourd'hui d'un bout à l'autre de l'Europe représentera véritablement, cette fois, une chance pour nos peuples.
Mais sans doute la dernière.

Hans Cany


Sources :

. Présence germanique en France, Hubert Kohler, Editions de L'Aencre, 1998
. Les Germains en France, Ludwig Woltmann, Doxa, 2008

 





Pourcentages d'yeux de couleurs claires (bleus, gris et verts) en Europe.

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22/10/2018

HALLOWEEN / SAMHAIN / SAMONIOS, expression de la Tradition païenne d'Europe

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hans cany,identité & racines

A en croire les plus virulents détracteurs d'Halloween, cette fête mercantile et d'origine états-unienne n'aurait strictement rien à faire chez nous autres, Européens sans ascendance anglo-saxonne.
Au mieux, elle se voit réduite à une dérisoire festivité enfantine au cours de laquelle des marmots grimés font du porte à porte pour quémander des bonbons, à une simple soirée déguisée sur fond d'imagerie macabre d'un goût  douteux. Au pire, on dénonce en elle une méprisable manifestation de l'impérialisme culturel yankee, voire même l'expression d'une inquiétante recrudescence de subversion satanique, dont le but caché mais évident serait d'annihiler et de remplacer notre traditionnelle et très chrétienne Toussaint...

Compte tenu de l'ineptie des fantasmes ambiants et de la confusion régnante, à l'intention des Hilotes et des Béotiens, et afin de rappeler à tout un chacun ce qu'il en est véritablement, il apparait important de remettre certaines pendules à l'heure.


******

 

HALLOWEEN : qu'est-ce donc, au juste ? Il convient en tout premier lieu de faire justice d'une certaine idée reçue.
Nonobstant un préjugé hélas fort répandu, il ne s'agit nullement d'une fête carnavalesque américaine, ni d'une mascarade commerciale de création récente.

Ce sont en réalité les migrants originaires des îles britanniques (Anglais, mais surtout Irlandais, Gallois et Ecossais) qui l'ont exportée aux USA entre le XVIIème et le XIXème siècles, et c'est donc par cette voie qu'elle nous revient aujourd'hui en Europe continentale.

C'est dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, mais aussi pendant une bonne dizaine de jours avant et après cette date, qu'était célébrée dans une grande partie de l'Europe une fête païenne majeure baptisée Hallowe'en dans la Tradition germano-celtique du monde anglo-saxon, et correspondant à la Samain/Samhain des Celtes. Contrairement à une croyance tenace, cette fête n'est pas non plus que l'apanage de l'Irlande et de la Grande Bretagne, puisqu'elle était également célébrée chez les Celtes continentaux et notamment en Gaule, sous le nom de Samonios.

Halloween/Sam(h)ain/Samonios, correspond originellement aux festivités qui marquaient la célébration du nouvel an celtique. Halloween est également l'héritière d'une fête équivalente dans la tradition germano-nordique, et c'est en ce sens qu'elle constitue un des nombreux points de convergence entre les deux mondes culturels et civilisationnels que sont le monde germanique d'une part, et le monde celtique d'autre part, étroitement apparentés à plus d'un titre.

Cette célébration marque le passage de la partie lumineuse du cycle des saisons à sa partie sombre, partie sombre qui inaugure donc une nouvelle année. Le passage inverse, de la partie obscure à la partie lumineuse, est célébré quant à lui dans la nuit du 30 avril au 1er mai : c'est alors la fête de Cetsamhain/Beltaine dans la Tradition celtique, ou "Nuit de Walpurgis"/Ostara dans la Tradition germanique, qui est en fait l'exacte réplique d'Halloween/Sam(h)ain/samonios, avec les mêmes implications, mais bien évidemment "inversées".

Célébration de l'entrée dans la période la plus sombre de l'année et de la mort symbolique de la Nature, Halloween/Samain, tout comme Beltaine/Walpurgis, constitue une nuit "hors du temps", peuplée de forces obscures et au cours de laquelle le monde des morts et de l'au-delà interfère avec celui des vivants. Elle est marquée par l'errance de forces impalpables, de créatures ténébreuses et inquiétantes, au premier rang desquelles les sorcier(e)s maléfiques, les spectres, les revenants , les loups-garous, et autres monstres.

Elle est donc aussi la fête des morts et des esprits désincarnés, le Jour des Morts proprement dit se célébrant le 1er novembre, devenu la "Toussaint" sous l'effet de la christianisation. L'Eglise chrétienne a tenté de récupérer cette tradition païenne de la Fête des Morts en la décalant officiellement au 2 novembre, mais les gens continuent de se rendre dans les cimetières le 1er, et non le 2 novembre. Ceci illustre de façon limpide la persistance d'une tradition plurimillénaire fortement enracinée dans l'héritage ancestral européen.

 A toutes celles et tous ceux qui se soucient de rétablir le lien avec leurs véritables racines spirituelles ancestrales, je souhaite donc une excellente célébration de cette nuit exceptionnelle. Il serait infiniment regrettable de la condamner  à  l'oubli, comme de l'abandonner définitivement, vidée de son contenu véritable, aux seules récupérations profanes et commerciales. Halloween est aujourd'hui de retour sur le sol de la vieille Europe. Nous ne devons pas bouder ce grand retour d'une part importante de nous-mêmes, mais bien au contraire nous en réjouir.

Hans CANY

 

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Pour en savoir plus à ce sujet, je vous recommande vivement la lecture
du remarquable "B.A.-BA HALLOWEEN" de Jean-Paul Ronecker
(Editions Pardès)

Une étude magistrale et captivante, fort bien documentée
tout en restant accessible à toutes et à tous.

hans cany,paganisme,identité & racines

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02/10/2018

"Chevaucher le tigre" : ce que signifie la formule

 

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"Chevaucher le tigre" : Cette formule originaire de l'Extrême-Orient, notoirement reprise et diffusée en Occident via le métaphysicien et philosophe italien Julius Evola, s'applique parfaitement à l'époque de déclin généralisé que nous traversons, laquelle présente tous les symptômes d'une fin de cycle, d'un monde en phase terminale. Elle signifie en substance que si l'on parvient à chevaucher le tigre, on l'empêche de se jeter sur soi, et on se préserve donc de ses attaques. Et si l'on ne se laisse pas désarçonner, si l'on ne lâche pas prise et si l'on se maintient fermement et patiemment sur son dos, il est au final possible d'avoir raison de lui...

A méditer.

Hans Cany

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07/09/2018

Abêtissement généralisé, navrant signe des temps

J'ai la sensation de plus en plus nette qu'une substantielle baisse du quotient intellectuel affecte aujourd'hui l'écrasante majorité des gens.

Qu'il s'agisse de conscience politique comme de questions d'ordre sociétal, d'implication -même occasionnelle et fugitive- dans quoi que ce soit, de curiosité et de culture générales, de centres d'intérêt, voire même de la simple compréhension de banalités toutes connes, le niveau d'ensemble me semble dramatiquement et inexorablement tiré vers le bas, toujours plus bas...

A quoi est donc dû ce singulier syndrome d'abrutissement généralisé ? Les "complotistes" les plus "paranoïaques" auraient-il donc finalement raison, lorsqu'ils affirment que l'on abêtit délibérément la population à son insu, en lui injectant certaines substances via la nourriture industrielle, l'eau, les vaccins, le fluor, les chemtrails etc ?

Je l'avoue, je le confesse : à force de constater quotidiennement l'indéniable réalité, y compris "virtuellement" par le biais de cette excellente sonde sociologique qu'est Facebook, je ne suis vraiment plus loin de penser qu'il y a du vrai dans ces théories de la conspiration pour le contrôle des masses...

Il faut bien, hélas, se rendre à l'évidence : dans un monde où le règne de la quantité a pris le pas sur celui de la qualité, où l'inversion des valeurs est devenue règle et où le nivellement par le bas fait aujourd'hui force de loi en tous domaines, il était inévitable que la médiocrité et la régression finissent par s'ériger en normes.

Triste vie, triste monde. Et triste compagnie. Triste privilège que de vivre une si misérable époque que celle qui marque la phase terminale du Kali Yuga. Car cela n'a rien d'une bénédiction, mais tout d'une malédiction. 

Hans Cany

 

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L'âge sombre en cours : le Kali Yuga

 

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Alors que l'eschatologie monothéiste, tenante d'une conception linéaire du temps, annonce la fin des temps marquée par une grande Révélation (Apocalypse) suivie d'un Jugement dernier, d'autres traditions mystiques et spirituelles adhèrent à une conception cyclique fort différente, selon laquelle le monde s'achemine non pas vers la fin des fin des temps mais vers la fin d'un cycle, dont l'achèvement marquera le début d'un nouveau cycle cosmique.

Aujourd'hui, seuls ceux qui sont un tant soit peu familiarisés avec la doctrine cyclique des quatre âges du monde savent que celle-ci est fondamentale non seulement dans les traditions védique et hindoue, mais également dans d'autres branches de la famille civilisationnelle indo-européenne, notamment chez les Grecs anciens, avec les âges d'or, d'argent, de bronze, et de fer (ou d'airain). Ces dernières dénominations sont d'ailleurs aussi employées dans la cosmogonie hindoue, ce qui témoigne d'une évidente filiation aux racines très profondes. On retrouve des conceptions cycliques analogues en Perse antique, au Tibet (cinq âges pour la tradition tibétaine). Les cosmogonies et calendriers maya et aztèque sont eux aussi à dimension cyclique, et on retrouve également des notions analogues chez ces peuples précolombiens.

Mais cet âge aux connotations sinistres, qu'est-il au juste ?

Nous vivons présentement la phase déclinante -mais qui s'intensifie au fur et à mesure qu'il décline- de l'Âge noir, le Kali Yuga ( en sankrit कलियुग ), Âge de Kali ou Âge de Fer, dernier cycle du Mahayuga, le grand cycle cosmique des quatre âges du monde. Ce sont des temps obscurs, une ère de valeurs inversées et de mensonge généralisé, où le règne du matériel , de la quantité, de l'ignorance et des fausses valeurs exerce le poids sans cesse grandissant de sa tyrannie.

Le Kali Yuga, selon le Mahābhārata ( महाभारत ), a débuté en 3102 avant l'ère chrétienne, et lorsqu'il s'achèvera, quelque chose ou quelqu'un que les textes védiques et hindous personnifient en Kalkî ( कल्कि ), dernier avatar de Vishnu d'après le brahmanisme, viendra anéantir les puissances négatives. La fin du Kali Yuga conduira au Pralaya, la dissolution, et marquera le commencement d'un nouveau Mahayuga, grand cycle constitué lui aussi de quatre ères cycliques.

 
Hans Cany
Le 11/08/2015 E.V.

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Kalkî, ultime avatar de Vishnu,
combat les forces obscures à l'issue du Kali Yuga.

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04/08/2018

Non à l'idéologie du métissage généralisé

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 L'idéologie du métissage, dont on nous rebat les oreilles vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept à peu près partout, est aujourd'hui devenue une véritable pensée unique dont les politicards qui prétendent nous gouverner, de droite comme de gauche, se font toujours les plus fervents apôtres. A titre d'exemples, voici quelques citations on ne peut plus révélatrices, qui illustrent bien la parfaite connivence des différents acteurs du Système UMPS sur ce point précis, ce qui ne relève nullement du hasard :

 

. « il faut faire cette éducation du pays pour qu’il apprenne que désormais son avenir c’est le métissage... » (Julien Dray, PS)

 

. « Le métissage, je le dis ici, est une chance pour la France. Je serai la présidente de la France métissée et qui se reconnaît comme telle. » (Ségolène Royal, PS)


. « Notre avenir ? Une société métissée fière et énergique » (Valerie Pécresse, UMP/LR)

 

. « Je veux être le président d’une France qui aura compris que la création demain sera dans le mélange, dans l’ouverture, dans la rencontre, je n’ai pas peur du mot, dans le métissage. » (Nicolas Sarkozy, UMP/LR)

 

. « L'objectif, c'est relever le défi de metissage. En relevant ce défi, la France est fidèle à son histoire. » (Nicolas Sarkozy¨, UMP/LR)

 

. « Je crois que l'immigration, le métissage sont une chance pour l'Europe » (Jean-Michel Quillardet, Grand Maitre du Grand Orient de France)    


Face à la toute-puissance de cette pensée dominante qui transcende ces faux-semblants que sont les clivages politiques officiels, les voix dissidentes sont fort heureusement de plus en plus nombreuses à se faire entendre. Même si, pour ce faire, elles se heurtent fatalement au mur du terrorisme intellectuel ambiant, dont l'action consiste essentiellement à tenter d'étouffer toute expression d'opinions décrétées incorrectes par le sacro-saint catéchisme immigrationniste. Le fait de rejeter l'idéologie du métissage serait-il donc fondamentalement "raciste", comme certains se plaisent à le crier sur tous les toits ? Pour ma part, je m'oppose à la haine raciale et aux thèses «suprémacistes», quelles qu'elles soient. Ma vision découle d'un attachement profond à ceux dont je me sens proche pour telle ou telle raison, et d'un sincère respect pour tous les autres. Cette position, que l'on peut désigner sous le nom d'ethno-différentialiste voire d'ethno-pluralisme, se situe aux antipodes de la haine raciale, et se base fondamentalement sur le principe d'autodétermination pour tous les peuples et tous les groupes d'individus. De plus, je le répète, je ne souscris aucunement aux doctrines de la suprématie blanche, pas plus que je ne souhaite imposer ma vision du monde aux autres.

Il n'existe pas de races "supérieures", ni de races "inférieures". De mon point de vue, le facteur racial ne peut déterminer la valeur d'un individu de quelque façon que ce soit, ce qu'illustre de manière évidente le simple fait que certains Noirs sont beaucoup plus estimables que certains Blancs, et vice-versa. Je suis fondamentalement opposé à l'idéologie du "melting pot", mais je n'en désire pas moins créer des liens d'affinités et d'amitié avec d'autres mouvements et individus, quelle que soit leur origine raciale ou ethnique. Je considère simplement le métissage global, à grande échelle, comme une menace très grave qui met en danger la diversité du genre humain en l'uniformisant peu à peu, de la même façon que la chasse et la pollution menacent le monde animal et l'environnement.

Ensemble, avec les hommes et femmes de bonne volonté du monde entier, nous devons chercher à défendre nos identités respectives face aux ravages du déracinement cosmopolite. L'unité dans la diversité, telle est la clé : au sein d'une humanité uniformisée et indifférenciée, pas d'échanges possibles !

En soi, l'individu ne fait pas tout. Sa mentalité et sa vision du monde sont largement conditionnés par le milieu social, l'environnement physique et culturel au sein desquels il s'est construit. Donc, s'il convient de prendre en compte l'individu unique en tant que tel, il n'en faut pas moins se garder de sombrer dans l'extrémisme inverse. Nier l'individu en le réduisant à une simple composante d'un groupe, ou à contrario nier le groupe dont il est issu pour ne prendre en considération que l'individu déraciné, "affranchi" de tout déterminisme et de tout héritage, c'est dans chacun de ces cas extrêmes faire preuve d'hémiplégie morale et intellectuelle.

Il suffit d'ouvrir un petit Larousse pour y lire la définition du mot racisme, laquelle est on ne peut plus claire :

RACISME n.m. 1. Idéologie fondée sur la croyance qu'il existe une hiérarchie entre les groupes humains, les "races"; comportement inspiré par cette idéologie. 2. Attitude d'hostilité systématique à l'égard d'une catégorie déterminée de personnes.

Il n'y a donc rien de commun entre le racisme et le simple fait de reconnaître l'existence évidente des races, qui constituent des subdivisions, des catégories au sein de l'espèce humaine. Refuser le métissage, c'est refuser l'uniformisation du genre humain, la destruction de sa diversité au moyen d'un mélange généralisé de toutes ses variétés et catégories. Le racisme consiste pour sa part à établir des hiérarchies de valeur entre lesdites variétés et catégories. Nuance, et elle est de taille... CQFD.

Hans Cany



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01/08/2018

Panthéon celtique : le dieu LUG, proche du Wotan germanique

 

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LUG, ou LUGH, appelé LLEU chez les Gallois, est, avec le Dagda, le plus grand dieu du panthéon celtique irlandais. Il occupait aussi la plus haute place dans le panthéon des Celtes des Gaules, où il était honoré sous le nom continental de LUGOS. Les nombreuses traces qu'il a laissées dans la toponymie attestent de son importance, les plus célèbres étant notamment la ville de Lyon (Lugdunum : forteresse de Lugos, et "capitale des Gaules" à l'époque gallo-romaine), ou encore Laon, Loudun, Leyde et Leipzig, qui sont tous des "Lugdunum"). Citons aussi le cas du temple dit de Mercure, au sommet du Puy de Dôme, un sanctuaire dédié à Lugos s'y trouvait originellement, qui fut par la suite aménagé en temple de Mercure-Lugus à l'époque gallo-romaine.
 
Les Romains l'identifièrent à leur Mercure, et de fait, Lugos / Lugus est aussi le protecteur des voyageurs. Inventeur de tous les arts, il est un dieu hors fonction, polyvalent, car il est le Multiple Artisan. Il incarne la puissance du rayonnement solaire en tant que pourvoyeur de vie et de lumière. On retrouve d'ailleurs la racine "Lu" dans le mot "lumière" français, tout comme dans le mot "luz" espagnol, voire dans le "light" anglais et le "Licht" allemand, ce qui laisse présager une très ancienne racine indo-européene.
 
Il est le porteur de lumière génératrice de vie et induisant la clarté, mais n'en incarne pas pour autant les forces curatives. La dimension guérisseuse et physiquement régénératrice de la lumière est incarnée quant à elle par une autre divinité solaire bien connue, Bel ou Belenos. Lug/Lugos, pour sa part, est la lumière personnifiée. 
 
C'est également une divinité guerrière, qui présente de troublantes analogies avec le Wotan/Odin du panthéon germano-nordique : comme ce dernier, il est borgne, est porteur d'une lance magique, et est accompagné de corbeaux, animaux sacrés semblables à Huginn et Muninn qui font partie de ses attributs. Il est même généralement accompagné de deux loups, tels Geri et Freki. Les similitudes entre traditions celtique et germanique sont ici si criantes qu'il y a lieu de s'interroger au sujet d'une filiation spirituelle et culturelle.
 
Lug / Lugos est honoré dans le cadre d'une fête majeure du calendrier celtique, Lugnasad (ou Lughnasadh), qui se célèbre aux alentours du 1er août.
 
Hans CANY
31 juillet 2015 E.V.
 

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27/06/2018

L'abolition des frontières : une idée folle et irresponsable

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La question des frontières entre différents territoires donne aujourd'hui lieu à des débats passionnés. Ses implications revêtent une importance si capitale que c'en est devenu un sujet clivant, divisant en deux camps inconciliables les "citoyens du monde" se voulant apatrides d'une part, et d'autre part ceux qui entendent défendre les identités et racines ethno-culturelles dont ils revendiquent l'héritage.

Bien évidemment, les frontières politiques de certains Etats actuels, ne tenant aucun compte des réalités historiques, linguistiques, culturelles et régionales, sont non seulement arbitraires, mais relèvent même parfois de la plus criante aberration. C'est souvent en s'appuyant sur de tels exemples que les partisans de l'abolition des frontières s'efforcent d'étayer leur argumentation, puisqu'il leur semble aller de soi que de telles iniquités trouvent bel et bien leur source dans l'existence même des frontières. Seulement, allez demander aux Amérindiens, aux Palestiniens, ou aux Aborigènes d'Australie ce qu'ils pensent de l'absence totale de frontières reconnues, à la lumière de leurs tragiques expériences... Il y a fort à parier qu'ils ne partageront pas forcément ce point de vue !

Qu'est-ce donc qu'une frontière, au juste ? Une frontière, c'est ce qui définit la territorialité, le droit pour un groupe d'individus d'être souverain chez lui, au même titre qu'un individu a indiscutablement droit à l'intimité et à la souveraineté. Un individu insécurisé chez lui, non souverain en son propre domicile, ne serait assurément pas libre. Il en va bien évidemment de même pour toute collectivité humaine, pour toute nation, sur le territoire délimité par des frontières qui constitue sa patrie charnelle et son cadre de vie.

Une frontière, c'est tout simplement ce qu'implique le droit à l'autodétermination, à l'autonomie et à l'indépendance pour tous les peuples et collectivités humaines. Sans territoires définis, sans délimitations précises, les notions d'autodétermination, de souveraineté et d'indépendance ne signifient plus rien.

Une frontière, c'est ce qui marque la délimitation entre deux nations distinctes, c'est-à-dire entre deux groupes humains ayant chacun une identité ethno-culturelle qui lui est propre.

Par nation, il faut comprendre avant tout entité ethno-culturelle, une communauté qui ne se résume pas à la simple addition des individus qui la composent, mais qui est le produit d'une histoire, d'une culture et d'un héritage ancestral communs, formant le creuset d'une identité spécifique et clairement définie. Le sentiment national, la conscience de ce fait identitaire réel, bien concret, ne constitue aucunement en soi un facteur aliénant et liberticide , ni n'implique le racisme, pas plus que la xénophobie. L'amour des siens n'implique pas la haine de l'autre, et préférer son prochain à son lointain n'a rien d'immoral ni d'artificiel, bien au contraire. Le fait national est tout simplement un fait naturel, reposant sur la transmission héréditaire, d'individus à individus, de liens génétiques et  socio-culturels.

Des esprits se voulant généreux et  pétris d'équité conçoivent apparemment que la suppression des frontières constituerait la panacée contre la xénophobie et le racisme, et qu'elle représenterait, à travers le prisme déformant d'une sorte d'idéologie de la repentance et de la rédemption éternelles, le juste prix à payer pour répondre collectivement de fautes commises jadis par nos aïeux. En d'autres termes, on attend des "réparations" de la part de gens qui n'ont personnellement commis aucune faute, au bénéfice de gens qui, pour leur part, n'en ont jamais subi préjudice. Double non-sens, fondé sur le sophisme de la culpabilité collective et héréditaire. D'autres souhaitent simplement ouvrir les portes des pays industrialisés et "traditionnellement impérialistes" à l'immigration en masse des populations pauvres.

En réalité, outre son caractère dangereusement irresponsable, cette idée de libre circulation totale et sans entrave, si généreuse qu'elle puisse sembler a priori, ne tient aucun compte d'un fait pourtant évident : les problèmes sociaux, économiques, politiques, culturels et religieux des pays du Tiers-Monde ne seront nullement résolus par une fuite en masse de leurs ressortissants vers les pays dits "riches". Bien au contraire, serait-on même tenté d'ajouter.

Pour les pays d'accueil, l'impact sur l'environnement social comme écologique d'un flux migratoire aussi colossal serait catastrophique. Et nul n'est besoin de mentionner le cataclysme économique et le déséquilibre ethno-démographique qu'il engendrerait.

Ceci dit, quelles que soient les politiques d'immigration à venir, il est évident que les puissances d'argent qui régissent aujourd'hui le monde et qui s'emploient justement à détruire les indépendances nationales devront tôt ou tard faire face aux conséquences de leur exploitation permanente des nations d'Afrique, d'Asie, et d'Amérique latine. La véritable solution aux conditions misérables que subissent les peuples de ces trois continents réside, comme pour tous les autres peuples, dans une véritable révolution sociale et nationale émancipatrice, dans leur affranchissement des carcans obscurantistes et théocratiques, ainsi que dans la préservation et la mise en valeur de leurs particularismes ethno-culturels les plus enrichissants.

La suppression des frontières est un thème très répandu à l'heure actuelle dans la propagande des mouvements "radicaux", du moins ceux qui relèvent de la nébuleuse d'extrême-gauche. Pourtant, ce concept, outre sa dimension hautement utopique, implique de possibles développements racistes, impérialistes, et écologiquement dévastateurs qui ne sont que fort rarement analysés. En outre, les libéraux, désireux d'asseoir leur domination politico-économique sur le monde entier par la mondialisation du capitalisme, ne tendent-ils pas, eux aussi, à nier les frontières et à encourager l'uniformisation ?

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L'objectif plus ou moins avoué du libéralisme économique et sociétal, c'est le grand magma planétaire indifférencié. C'est la poursuite d'une uniformisation toujours plus globalisante voire totalitaire, pour qu'à force de brassages et de mélanges les identités et particularismes disparaissent. Pour faire de l'humanité une armée de zombies indifférenciés,  de consommateurs-clones malléables et redevables à merci, identiques de Los Angeles à Vladivostok comme de Reykjavik à Tombouctou , ou encore de Paris à Pékin, le grand rêve de l'ultralibéralisme a toujours été de s'affranchir de l'autorité des  frontières.

Le capitalisme libéral est par essence cosmopolite, apatride. Les seules lois et les seules valeurs qui le régissent sont  les prix de revient et les bénéfices. Il n'a que faire des nationalités, des souverainetés populaires et des frontières, et souhaite continuellement les affaiblir et les faire disparaître, consacrant ainsi le triomphe de l'économique sur le politique.

Effacer les frontières, détruire les indépendances nationales, c'est l'objectif ultime du grand Capital multinational et apatride. Prôner l'abolition des frontières, c'est objectivement jouer le jeu des libéraux, en leur servant fort opportunément d'idiots utiles.

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Les problèmes qu'implique le maintien des frontières actuelles sont hélas particulièrement criants pour des peuples sans souveraineté reconnue comme les Basques, les Bretons, les Corses, les Kurdes, ou encore beaucoup de peuples africains, américains et asiatiques dont les terres ont été spoliées, escamotées par des lignes tracées sur une carte. Les gouvernements et les Etats concernés ne doivent pas s'interposer sur le chemin de l'autodétermination des peuples, même si dans de nombreux cas, des solutions fédérales peuvent constituer des alternatives crédibles et viables aux velléités séparatistes. En ce sens, il ne doit pas y avoir de frontières limitant la solidarité, l'entraide, et la coopération volontaire. Mais la négation des frontières et des nationalités constitue bien le piège ultime qu'il convient d'éviter, sous peine de scier la branche sur laquelle on est assis, et de se faire l'instrument du cancer mondialiste.

Ainsi donc, le combat inter-nationaliste doit être compris et appliqué dans le sens le plus équitable : pas de frontières limitant la solidarité, et pas de frontières imposées contre leur gré à des nations réelles sans souveraineté. En revanche, pourquoi nier le droit des peuples et des groupes humains à l'autodétermination et à la souveraineté territoriale ? Le choix individuel des "apatrides" volontaires, en soi, est certes respectable. Mais il cesse de l'être à partir du moment où ils entendent l'imposer de façon universelle, en refusant aux autres le droit de se constituer en entités collectives souveraines. 

Par le refus de toute logique génocidaire ou assimilationniste , il convient de lutter pour un réel pluralisme, car la diversité ethnique, culturelle, et linguistique est le fondement même de la richesse de l'humanité. Par la solidarité de tous les peuples en lutte contre l'impérialisme de par le monde, il convient donc d'opter pour un inter-nationalisme véritable qui, au lieu de nier et de rejeter les différences, au lieu de détruire les souverainetés et les autonomies, les reconnaît et œuvre à leur préservation.

L'inter-nationalisme bien compris doit consister en la solidarité internationale de tous les peuples qui luttent pour rester eux-mêmes, maîtres chez eux, et non en une sorte de mondialisme massifiant, uniformisant et négateur de toutes les frontières.

Il ne s'agit pas ici de plaider en faveur des rivalités et de la division du genre humain, mais bien au contraire en faveur de L'UNITE DANS LA DIVERSITE, pour reprendre -et retourner contre eux- une formule chère aux chantres de l'U.E. Une unité qui n'est concevable que sur des bases volontaires et affinitaires, puisqu'il est bien évident qu'on ne peut éternellement contraindre des peuples et des cultures que tout oppose à cohabiter contre leur gré.

L'histoire, y compris récente, regorge d'exemples de nations brimées dont les droits ont été bafoués pendant plus ou moins longtemps, mais qui toujours finissent par se réveiller, par retrouver leur fierté et briser leurs chaînes. La flamme nationale est une flamme éternelle, quels que soient les moyens déployés -toujours vainement- par ceux qui tentent de l'étouffer, de l'éteindre. Elle renaîtra encore et toujours, car l'identité et la souveraineté, garanties par le maintien de frontières effectives, sont tout simplement des questions de liberté. Les frontières matérialisent notre liberté de choix, notre liberté d'association, notre liberté de demeurer nous-mêmes et de vivre comme nous l'entendons.

 

Hans Cany

 

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16/05/2018

Devoir de mémoire : le massacre de Verden

hans cany,paganisme,identité & racines,religions

Tout comme le fait aujourd'hui Daech (ISIS / IS / EI) au nom de l'Islam, c'est par la terreur de masse assortie de massacres que les catholiques romains ont jadis imposé leur religion et "converti" de force les païens.

Le massacre de Verden, lors duquel 4500 Saxons païens refusant de se convertir au christianisme furent décapités sur ordre de Charlemagne, eut lieu en octobre 782 de l'ère vulgaire, en Basse-Saxe.

L'inspiration de cet acte était clairement biblique. Charlemagne avait en effet déclaré vouloir agir "comme un vrai roi d'Israël", se référant ouvertement à l'extermination totale des Amalécites et à la conquête des Moabites par le roi David, telles qu'elles sont relatées dans l'Ancien Testament....

Hans Cany

 

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24/09/2017

Asperger et fière de l'être, par Alexandra Reynaud [Lecture recommandée]

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Voyage au coeur d'un autisme pas comme les autres...

 Alexandra Reynaud, diagnostiquée non seulement autiste Asperger mais également THPI (Très Haut Potentiel Intellectuel) -ce qu'elle ne se prive d'ailleurs pas de rappeler à de multiples reprises au fil des pages qui le composent-, signe ici un second opus indéniablement remarquable, tant du point de vue de son fond que de sa forme. Elle y fait notamment justice de nombreux préjugés et autres idées reçues, à propos d'un Trouble du Spectre Autistique (TSA) encore trop méconnu.Tout particulièrement en France, grande retardataire en la matière.

 Fort bien rédigé, d'une haute tenue générale tout en bénéficiant d'un style d'écriture qui le rend agréable à lire et préserve sa facilité d'accès, il nous livre un témoignage d'autant plus exceptionnel qu'il se rapporte à l'expérience, aux réflexions et au quotidien personnels d'une femme, la gent féminine restant dans l'état actuel des choses sous-représentée dès lors qu'il s'agit des personnes porteuses du Syndrome d'Asperger. En effet, ainsi que le souligne l'auteure, la proportion en la matière serait d'environ sept à dix garçons pour une fille. Pour autant, ceci n'implique nullement que cette forme d'autisme n'affecte que des individus de sexe masculin, contrairement à ce que d'aucuns -certains "spécialistes" y compris-, malheureusement encore trop nombreux, demeurent enclins à croire et à affirmer de façon pour le moins péremptoire.

 Pour avoir lu divers autres témoignages écrits se rapportant à la thématique ici abordée, je puis affirmer, sans exagération ni complaisance abusive d'aucune sorte, qu' Asperger et fière de l'être se démarque véritablement du lot. Non seulement en raison des particularités précitées comme de la qualité de sa forme écrite précédemment évoquée, mais aussi pour son caractère concis, de même que pour sa densité didactique hors du commun. Loin de ne se rapporter qu'au cas personnel d'Alexandra (et de son fils Elijah), loin aussi de ne se rapporter qu'au cas spécifique des femmes et filles Asperger, c'est en réalité tout un chacun qui pourra s'y retrouver, quel que soit son âge ou son sexe. Et ce même si, comme elle le rappelle à juste titre, chaque cas étant unique, il n'existe pour ainsi dire pas deux autistes Asperger dont les symptômes et les particularités soient en tous points identiques.

 A titre personnel, je dois toutefois dire que cette lecture m'a beaucoup apporté. Non seulement parce que j'ai eu la surprise de me reconnaître pleinement dans nombre de spécificités inhérentes à son propre cas -les singularités et restrictions d'ordre alimentaire n'étant pas les moindres, parmi beaucoup d'autres-, mais aussi parce que j'aurais ainsi appris des termes dont j'ignorais jusqu'à l'existence. Ceux-ci me permettent désormais de mettre un nom précis sur certains "troubles" qui m'habitent depuis toujours, sans que j'aie pu parvenir, jusqu'à présent, à les définir de façon nette et précise. Ainsi de la synesthésie, cette tendance à associer mentalement un mot ou un chiffre à une couleur et/ou à une odeur. Ainsi, également, de la prosopagnosie, cette grande difficulté à mémoriser -et donc à reconnaître- les traits de beaucoup de visages humains, véritable malédiction sur les plans social et relationnel, puisqu'elle peut être à l'origine de nombreux quiproquos, confusions et malentendus. Mais je vous laisserai simplement le soin d'en découvrir plus, tout au long de ce captivant ouvrage.

 Cette recension serait incomplète si j'omettais de mentionner un détail important, à savoir qu'Alexandra Reynaud développe longuement et de manière pointue les questions essentielles qui se rapportent à la reconnaissance officielle du syndrome, d'un point de vue médical. Quel est l'intérêt d'un diagnostic, que ce soit sur le plan personnel, psychologique, ou sur le plan concret, en termes professionnels et sociaux ? Que peut-on en attendre ? Quels en sont les avantages et les inconvénients ? Quel est exactement la procédure à engager ? Quelles en sont les modalités, à qui s'adresser, vers où s'orienter ? Autant de questions qui trouveront des réponses claires et détaillées dans les pages de ce livre. En outre, il contient de nombreuses informations et références susceptibles de vous être de la plus haute utilité, que votre intention soit d'obtenir un diagnostic officiel, ou simplement de vous auto-diagnostiquer à titre indicatif, dans le cas où vous nourririez quelque doute concernant votre hypothétique qualité d' "aspie". Donc, n'hésitez pas. Son acquisition, comme le minime investissement que celle-ci implique, en valent très largement la peine.


Hans Cany




Éditeur : Eyrolles
Parution : Février 2017

Prix de vente au public (TTC) : 15 €
Format : 160 pages ; 15 x 22,5 cm ; broché
ISBN 978-2-212-56662-8
EAN 9782212566628


Quatrième de couverture :

"Je suis aspie, je n'ai pas choisi de l'être, je suis née ainsi et ça ne me rend pas extraordinaire car je suis loin d'être la seule dans ce cas. Pourtant, sans être exceptionnelle, je ne suis pas comme tout le monde.
Le syndrome dAsperger me complique la vie, mais ne m'enclave pas dans un compartiment dont je ne pourrais sortir. Je refuse de jouer les bêtes de foire et d'être exhibée comme une curiosité. Témoigner sert aussi à cela : clamer haut et fort son droit à être à la fois singulière et ordinaire."

Le syndrome d'Asperger est un trouble du spectre autistique dont les symptômes, plus discrets que ceux de l'autisme classique, compliquent fortement les interactions sociales des personnes qui en sont atteintes. Elles éprouvent en effet des difficultés à comprendre les codes sociaux, à identifier les sentiments et les émotions chez les autres. Ces différences, parfois indécelables, constituent un réel handicap au quotidien.

Alexandra Reynaud a été jusqu'à presque 30 ans une Asperger qui s'ignore. Elle est la première aspergirl française à témoigner dans un livre de son parcours diagnostique, de la façon dont le trouble lui fait aborder la vie au jour le jour, mais aussi de ce que sa différence lui apporte.

C'est l'auteur du livre Les Tribulations d'un Petit Zèbre et la créatrice des blogs Les Tribulations d'un Petit Zèbre et Les Tribulations d'une aspergirl.

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19:59 Publié dans Lectures recommandées | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hans cany |  Facebook | | |

03/09/2017

Manifeste VERT DE GRIS : pour un écologisme profondément enraciné

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À l’heure où la plupart des formations écologistes s’affichent en membres conformistes de l’establishment politicard, relaient le crédo libéral-libertaire et adoptent la vision du monde anthropocentrique de la civilisation industrielle et marchande, nous affirmons que les principes et agissements de ce modèle de “civilisation” sont anti-écologiques, spécistes, ethnocides et liberticides.



Nous entendons développer une nouvelle vision du monde basée sur la reconnaissance de la valeur intrinsèque de chaque composant de la Nature, ainsi que de l’interdépendance et des interactions qui existent entre tous les êtres vivants, végétaux et animaux (y compris l’animal humain).


Par opposition à l’écologisme humaniste, qui n’engendre qu’un simple environnementalisme politiquement correct et mollasson, nous nous affirmons en tant que défenseurs d’une conception naturaliste de l’Ecologie : l’ECOLOGISME RADICAL, forme militante du courant philosophique connu sous le nom d’ECOLOGIE PROFONDE.

Considérant en outre que le combat écologiste va de pair avec le combat pour la libération sociale et nationale, nous n’hésitons pas à pousser notre raisonnement jusqu’à ses conclusions logiques, et nous nous posons donc comme partisans d’un idéal enraciné et fédéral, respectueux de l'intégrité et de la diversité des identités ethno-culturelles comme des autonomies.

Nous considérons que pour défendre plus intensément notre Terre-Mère, il est important de ne pas s’en tenir exclusivement au domaine politique. La discussion doit en effet être également amenée sur le terrain philosophique ainsi que sur le plan métaphysique. Nous défendrons d’autant mieux Gaïa, la Terre-Mère, que nous ressentirons les connexions profondes existant entre elle et nous. La planète, la biosphère, et donc la Terre-Mère, sont alors envisagées comme une totalité vivante, et chaque élément, chaque être est partie intégrante de ce grand Tout. Que nous soyons athées, agnostiques ou néopaïens/panthéistes, la défense de notre Terre devient de ce fait une véritable guerre sacrée. Nous prônons en conséquence une redécouverte de nos véritables racines spirituelles ancestrales, en encourageant le retour à une étroite communion avec Mère Nature.

Nous rejetons tout compromis réducteur, en refusant de nous situer dans le cadre du Système établi et de la pseudo-”démocratie” parlementaire indirecte et bourgeoise que nous entendons combattre dans ses principes mêmes.  Ainsi, nous ne nous positionnons ni “à gauche” ni “à droite” de ce système et de cette société, mais EN-DEHORS ET EN FACE. L’Ecologie n’a pas à être prisonnière du moralisme droits-de-l'hommiste et “humanitaire", ni des dogmatismes “rouges”, “roses”, ou “bleus”. Elle doit simplement se parer d’un vert profond, et s’affranchir du conformisme idéologique ambiant.

Notre combat et nos principaux axes de lutte reposent sur :

-Le refus de tout compromis politique ou économique dans la défense de la Terre-Mère (ECOLOGIE GLOBALE ET RADICALE)

-Le soutien aux diverses initiatives et luttes pour la défense et la préservation de l’environnement: dénonciation des pollutions, promotion des énergies renouvelables et alternatives, du recyclage, etc  (ECOLOGIE PRATIQUE )

-Un rejet absolu de la dictature marchande mondialiste et du Système capitaliste, ennemis jurés de Gaïa, et la recherche d’alternatives sociales, politiques, et économiques à ce système honni : solidarités associatives, expériences autogestionnaires, nouveaux systèmes d’échanges et de production, etc (ECOLOGIE SOCIALE, SOLIDARISME, SUBVERSION VERTE, ET ANTI-PLOUTOCRATIE)

-Le combat pour la décentralisation, les actions locales et le développement des solidarités inter-régionales (AUTONOMIES LOCALES ET FÉDÉRALISME)

-La revendication du droit à l’autodétermination pour tous les peuples, communautés et groupes affinitaires, culturels ou ethniques sur leurs terres ancestrales, ainsi que la défense de leur droit inaliénable à préserver leur intégrité, leur identité et leurs particularismes, dans la mesure où ces derniers ne nuisent pas à l’équilibre de la biosphère et ne relèvent pas de “traditions” barbares préjudiciables aux animaux (ECOLOGIE HUMAINE, LIBERATION NATIONALE, ANTI-IMPÉRIALISME, et SOLIDARITE INTER-NATIONALE)

-Le rejet de toute logique anthropocentrée et nataliste, et la reconnaissance du phénomène de surpopulation humaine de la Planète comme danger mortel pour la pérennité de l’équilibre de cette dernière. (ECOLOGIE HUMAINE ET NEO-MALTHUSIANISME)

-Un positionnement intraitable d’opposition à la mentalité anthropocentrée, et pour la défense tous azimuts de nos frères animaux (CAUSE ANIMALE, DEFENSE DES ANIMAUX)

-La défense des libertés individuelles fondamentales, et en premier lieu de la liberté d’expression. Nous nous opposons résolument au hold-up idéologique et à l'accaparement de l'écologisme comme de tout mouvement contestataire en général par les "antifas" et autres gauchistoïdes formatés de tous poils (RÉSISTANCE À LA PENSÉE UNIQUE)

Notre projet de société s’articule autour du concept libérateur des groupes affinitaires. Il vise à créer de petites collectivités d’individus librement associés, des petites villes, des villages et des régions autonomes regroupés en fédérations, ces dernières s’inscrivant à l’échelle de chaque continent dans le cadre de grandes CONFÉDÉRATIONS DE PEUPLES SOLIDAIRES qui en assureraient la coordination. Ces diverses composantes s’administreraient elles-mêmes à travers le principe d’une DÉMOCRATIE DIRECTE ET DÉCENTRALISÉE, celle-ci s’appuyant sur la création et le fonctionnement de collectivités autonomes, de communes vertes, de congrès populaires, et de groupements autogérés.

Totalement libres et indépendants de toute structure organisée comme de tout parti politique, nous entendons simplement oeuvrer à la diffusion et au développement des idéaux précités, par les moyens que chacun jugera appropriés à sa propre personnalité et à ses capacités.

Nous autres, qui incarnons le courant vert de gris, nous affirmons comme résolument écologistes, animalistes, enracinés, autonomistes, fédéralistes, anticapitalistes, anti-impérialistes, et totalement indépendants des conventions véhiculées par les divers lobbies institutionnels et bien-pensants, de droite comme de gauche. De toutes origines sociales comme de toutes nationalités, nous entendons lutter pour la défense de la vie, du futur de la planète, de notre futur, de nos libertés, de nos identités, et de notre droit élémentaire de demeurer nous-mêmes, seuls maîtres chez nous.


Hans CANY 

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06:53 Publié dans Cause animale et végétarisme, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hans cany, ecologie, identité & racines |  Facebook | | |

02/09/2017

Abattages rituels et sacrifices sanglants, au degré zéro de l'élévation spirituelle

 Alors que j'affiche très volontiers, au nom de la liberté de conscience la plus élémentaire, une large ouverture d'esprit en matière de spiritualité, on me demande parfois quelle est ma position au sujet de l'abattage rituel et des sacrifices animaux effectués dans le cadre de telle ou telle pratique religieuse. Par ce court texte, j'entends donc apporter une réponse parfaitement claire à cette épineuse question, laquelle donne aujourd'hui lieu à de fort houleuses controverses.

**********

 
 Il va sans dire que ma condamnation de ce type de "rites" barbares, d'où qu'ils viennent, est absolument sans appel, et ce quelle que soit la religion dont se réclament ceux qui s'y adonnent, fussent-ils musulmans, juifs, païens ou de quelque autre confession que ce soit. Ces crimes abjects doivent être partout abolis. Je suis et resterai toujours absolument intraitable sur ce point.
Je précise d'emblée que cette condamnation de principe s'applique non seulement à l'abattage "rituel" des animaux dits "de boucherie", acte ignoble entre tous, mais aussi aux divers sacrifices sanglants effectués à l'occasion de quelconques cérémonies.

 Au risque assumé de m'attirer l'ire de ceux qui, de plus ou moins bonne foi, approuvent ou tolèrent de semblables agissements au nom d'une prétendue défense de la diversité ou de la liberté de culte, j'oserai même ajouter sans le moindre complexe qu'à mes yeux, la pratique du sacrifice animal ou humain relève de surcroit d'une conception spirituelle de très bas étage, qui confine à la superstition et à la bêtise pure et simple.

 Bien sûr, le principe de l'acte repose sur une notion simpliste qu'il est pour le moins aisé de décrypter. Il s'agit tout bonnement de renvoyer le souffle de vie ou l'âme de la victime sacrificielle vers la source créatrice dont il ou elle est issu(e), dans l'espoir de susciter l'attention de la divinité et de s'attirer ses bonnes grâces. Il n'en demeure pas moins que ce raisonnement puéril et d'une naïveté confondante, aussi amoral soit-il, ne fait en réalité que servir de prétexte et de couverture à la commission de ce qu'il convient objectivement de désigner pour ce qu'ils sont : des meurtres.

  Au nom de quoi Dieu -ou une quelconque autre entité divine-, pourvoyeur de vie et parfois même "tout Amour", pourrait-Il être ravi que l'on ôte ainsi la vie et/ou l'âme qu'Il est censé avoir insufflé à l'une de Ses créatures, et qu'on la lui renvoie par le truchement d'un acte violent et anti-naturel ? C'est fondamentalement absurde et philosophiquement immoral, plutôt qu'amoral. Et ce, d'autant plus si la victime du sacrifice n'est pas consentante !

 Chez de nombreux païens de toutes traditions, y compris chez la grande majorité des adeptes de l'hindouisme, les sacrifices ont depuis longtemps pris la forme d'offrandes végétales et de nourriture. Faudrait-il donc déplorer cette évolution liturgique ? Assurément non, bien au contraire.

 Du point de vue qui est le mien, les musulmans ou juifs qui égorgent des moutons, comme les simili païens qui, à notre époque, s'adonnent ou voudraient s'adonner à des pratiques anachroniques du même ordre, ne sont que de fieffés spécimens d'imbéciles conditionnés qui se rendent coupables, de façon plus ou moins consciente, de crimes.

 Tous les peuples, toutes les cultures et toutes les religions ont, à un moment ou l'autre de leur existence, pratiqué le sacrifice humain et/ou animal. Mais arrive toujours un moment où il faut savoir faire preuve de discernement, en opérant une distinction entre ce qui est essentiel et conserve une valeur intemporelle d'une part, et ce qui porte clairement la marque de son temps et des moeurs qui y sont liées d'autre part. L'ancienneté -toute relative- d'une pratique n'est en aucun cas le gage de sa légitimité ni de sa moralité, tant s'en faut.

 Le divin ne se trouve pas hors de nous, mais en nous. Il est non seulement le souffle de vie, mais aussi l'esprit, et ce que nous nommons quasi-instinctivement l'âme, sans même parfois pouvoir définir précisément cette dernière. L'esprit et l'âme appartiennent à tout ce qui peut penser, à des degrés divers. Mais le souffle de vie, lui aussi parcelle du divin, réside en tout ce qui vit. Même en ce qui ne peut ni penser ni souffrir au sens animal du terme. Ce sont l'esprit et l'âme qui permettent de percevoir les sensations physiques et mentales : la douleur, la souffrance, le bien-être et les émotions, heureuses ou non.

 Tous  les animaux, même les plus "primitifs" et les plus "insignifiants", sont au moins pourvus d'un esprit et d'une conscience perceptive, lesquels en font des êtres sensibles, capables de se mouvoir et d'agir en fonction de leurs besoins, d'adapter leur comportement en fonction des circonstances, de ressentir la douleur ou le bien-être, la peine ou la joie, la peur ou la quiétude, en percevant ces sensations basiques exactement de la même manière que le font les êtres humains. L'espèce humaine, du reste, ne fait jamais que relever du règne animal, exactement au même titre que tant d'autres espèces qu'elle tend à qualifier, de façon bien présomptueuse, d' "inférieures".

 C'est donc pourquoi, à mon sens, toute conception spirituelle un tant soit peu élaborée se doit non seulement de tenir compte de toute vie, mais aussi et surtout de toute vie sensible, à sa juste valeur. Tout ce qui va dans le sens d'une évolution positive et d'une véritable élévation des consciences ne peut que rejeter catégoriquement ce qui devrait apparaître aux yeux de tous comme des pratiques odieuses issues d'autres temps, et dont la seule évocation ne peut qu'inspirer le plus profond dégoût.

Hans Cany

 

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31/08/2017

Saïf al-Islam Kadhafi : "espoir de la Libye" ? Doutes et mise au point

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Les propos et réflexions qui suivent n'engagent que moi.
Je ne parlerai donc ici qu’en mon nom propre, bien que je sois convaincu qu’un grand nombre d’autres partisans kadhafistes partagent plus ou moins secrètement mon point de vue, à défaut de l’exprimer ouvertement comme je le fais ci-dessous. Il est temps aujourd'hui, pour tous ceux qui, comme moi-même, doutent et s'interrogent, de sortir de la prudente réserve dans laquelle ils demeuraient confinés jusqu'à présent.

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Une "détention" suivie d'une "libération" qui posent questions

Si je ne peux évidemment que saluer la libération enfin effective de Saïf al-Islam, officiellement annoncée le 10 juin 2017, de nombreuses questions se posent quant au contexte véritable dans lequel elle se produit.

Bien sûr, cela constitue à première vue une bonne nouvelle compte tenu de ses conséquences potentielles pour l’avenir du pays, et cela ne peut qu’inspirer un certain soulagement quant au sort personnel de l’intéressé. Toutefois, il n’en demeure pas moins que beaucoup de zones d’ombre enveloppent l’ensemble de la période de captivité présumée de Saïf al-Islam.
 
A commencer par les circonstances réelles de son « arrestation », survenue de façon inattendue  en novembre 2011. Est-il nécessaire de rappeler que divers éléments font penser de manière troublante à une reddition négociée, plutôt qu’à une capture en bonne et due forme ? Comment expliquer les nombreuses images qui ont fuité, et qui semblent indiquer qu’il entretenait des rapports particulièrement cordiaux avec ses présumés geôliers de la milice islamiste de Zenten ? A-t-il été véritablement détenu par cette milice durant toutes ces années, ou bien a-t-il en réalité bénéficié de sa part d’une protection maquillée en détention, le mettant ainsi à l’abri de la vindicte du pouvoir autoproclamé de Tripoli, émanation des fous furieux islamistes rivaux de Misrata ? Quels compromis, quels marchés tenus secrets Saïf al-Islam a-t-il pu conclure avec ses supposés geôliers pour que ceux-ci lui réservent le flagrant traitement de faveur que l’on sait ? A quels renoncements et autres arrangements a-t-il pu consentir pour finalement aboutir à l’annonce officielle de sa libération ? Faut-il croire que celle-ci n’intervient qu’en vertu d’un obscur décret d’amnistie, comme cela a été officiellement avancé en guise de justification, ou bien faut-il plutôt y voir d’autres motivations cachées ?
 
Il est pour le moins légitime de s’interroger à propos de tout ceci, car le moins que l’on puisse dire est que cette affaire est douteuse. Les circonstances en question ne sont pas simplement troubles, elles sont carrément opaques. On comprendra donc que je préfère, pour l’heure, m’en tenir à une prudente réserve, plutôt que de me laisser entraîner dans la spirale d’enthousiasme qui semble avoir gagné bon nombre de camarades de lutte, depuis l’annonce définitive de cette fameuse libération, tant attendue et espérée depuis si longtemps. C’est notamment en cela que mon positionnement diverge sensiblement de celui de beaucoup de camarades, qui ont aussitôt décidé de prêter pour ainsi dire allégeance à Saïf. A vrai dire, ils l’avaient déjà désigné comme chef de file bien avant sa libération officielle, ce que j'ai pour ma part toujours considéré  quelque peu imprudent et précipité, compte tenu du flou qui entoure le personnage.
 
 

Le "nouveau Guide" de la révolution verte ? Vraiment ?

Pour ne rien cacher, je dois dire que j’émets de sérieux doutes quant à la fiabilité et à l’intégrité idéologique de Saïf al-Islam. Non pas que je mette en doute sa bonne volonté ni sa sincérité, au moins relative. Toutefois, en ce qui me concerne, je ne suis pas de ceux qui s'emballent pour lui. Je n'oublie pas la part de responsabilité écrasante qui fut la sienne dans le déclenchement du désastre de 2011. Je ne parle pas de son prétendu rôle dans la répression du soi-disant "soulèvement", mais de tout ce qui a précédé ces funestes évènements.

Certes, il a été instrumentalisé par une certaine clique pendant des années, afin de saper de l'intérieur les fondements de la Jamahiriya. Je veux bien entendu parler d’une certaine faction conspirationniste de hauts dignitaires du régime, gravitant notamment autour de Moussa Koussa, démissionnaire de son poste de ministre des affaires étrangères lorsqu’il a fait défection dès le 30 mars 2011, date à laquelle il est parti se réfugier à Londres. C’est précisément ce même Moussa Koussa, personnage au rôle éminemment néfaste et probable agent de puissances étrangères, qui fut comme par hasard le grand mentor du jeune Saïf al-Islam durant de trop nombreuses années, le modelant à sa convenance jusqu’à en faire le « dauphin » réformateur que l’on sait. C’est donc lui qui a poussé Saïf à plaider en faveur de prétendues « réformes » d’essence libérale auprès de son père, incitant toujours et encore plus ce dernier à accepter des « aménagements » successifs qui, sapant certains fondements essentiels du régime, contribueront à le déstabiliser gravement, pour finalement le mener à sa perte.

C’est sous l’égide de ce type d’individus que Saïf al-Islam, idéologiquement plutôt « tiède » et depuis longtemps déjà soumis à l’influence occidentale du faits de ses longs et fréquents séjours en Europe, parviendra par le truchement de son père à imposer de notables changements en matière de commerce et d’économie dans un premier temps. Par la suite, il obtiendra aussi de notables infléchissements en matière de politique étrangère, de même que l’adoption de mesures réduisant le champ d’application de la démocratie directe. Mais le coup de grâce et l’erreur ultime, fatale, fut certainement la libération massive par Saïf de milliers de djihadistes et autres terroristes islamistes incarcérés dans les prisons libyennes par son père... contre lequel ils s’empresseront aussitôt, dès le 17 février 2011, de reprendre les armes, avec toutes les conséquences cataclysmiques que l’on sait !
 
Qu’on le veuille ou non, la vérité objective est que Saïf al-Islam a été le fossoyeur de la Jamahiriya, l’artisan instrumentalisé de sa mise à mort et de sa destruction. Sans aucun doute, tel n’était pas le but qu’il recherchait. Mais même si cela s'est fait à son insu, même s'il n'était sans doute pas animé de mauvaises intentions, et même s’il a sur le tard ouvert les yeux et tenté de racheter ses fautes en adoptant une conduite honorable, le mal était malheureusement fait. Et il est irréparable.

Il est notoire que Saïf est un peu trop enclin aux compromissions pour que l'on puisse en attendre monts et merveilles. Saïf n'est pas son père, loin s'en faut. Il ne faut pas se faire d'illusions. Pour ma part, je me refuse donc à reconnaître son autorité. Et je le considèrerai encore moins comme l’ improbable nouveau "Guide" d’une future nouvelle Jamahiriya.

On me pardonnera donc si je préfère m'en tenir à un certain recul, du moins dans l'état actuel des choses, et si je ne verse pas dans la ferveur militante pro-Saïf. Je préfère laisser cela à celles et ceux qui ne partagent pas mes doutes.
 


Probablement un moindre mal pour la Libye

Ces nécessaires mises au point étant faites, le tableau n'est toutefois pas totalement noir.

Je crois que dans une certaine mesure, même si je ne me fais guère d’illusions à son sujet, Saïf al-Islam peut malgré tout œuvrer à une certaine stabilisation et à une normalisation de la situation intérieure sur fond de « réconciliation nationale », seules à même d’assurer la restauration d’un semblant d’unité et de cohésion territoriales dans le pays. C’est une étape incontournable si l’on veut que soit enfin mis un terme à la situation dramatique que connait la Libye depuis six longues années, conséquence directe du grand crime impérialiste perpétré par les forces de l’OTAN et leurs alliés.

Je pense que Saïf al-Islam, au-delà de tout ce qu’on peut lui reprocher, est potentiellement en mesure d’accomplir cette tâche qui consiste à prodiguer au pays les « premiers soins », dans une situation d’urgence absolue. Le prestige attaché à son patronyme comme à son passé -même si c’est à tort- lui assure une certaine légitimité et une audience indéniable auprès de nombreux chefs de tribus. Il ne faut pas oublier que la société libyenne est traditionnellement organisée de façon tribale, clanique. Celui qui parvient à rallier, à fédérer l’ensemble des tribus, ou du moins les plus importantes, détient les clés du pouvoir en Libye.

Je ne peux donc que lui souhaiter une pleine réussite dans cette tâche, même si certaines rumeurs me font hélas douter qu’il opte pour la meilleure des stratégies. Il est en effet plus ou moins question, selon certaines sources, d’une possible alliance combattante entre les partisans de Saïf al-Islam et ceux du prétendu « maréchal » autoproclamé Haftar. Or, si cela s’avère bien exact, le pire est hélas à redouter. Lorsqu’on sait qu’Haftar n’est autre qu’un militaire félon, renégat de la Jamahiriya ayant rejoint le camp des traîtres en 2011, lorsqu’on sait aussi qu’il est notoirement entouré d’éléments salafistes, lesquels se retrouvent d’ailleurs en très grandes proportions au sein même de ses troupes, on est en droit de s’interroger quant à la pertinence d’un tel choix d’alliance…
 


Mon pronostic en demi-teinte
 
On l’aura bien compris, la conjoncture actuelle ne m’incite guère à l’optimisme.
Dans le meilleur des cas, je pense que Saïf al-Islam parviendra peut-être à apaiser la Libye, et à reconstruire un Etat « normal » sur les ruines de ce qui a été anéanti. Je ne crois cependant pas à la renaissance d’une Jamahiriya digne de ce nom sous l’égide d’un militant aussi peu intègre que lui, même s’il ne faut pas négliger l’importance du rôle que peut revêtir une telle croyance en tant que mythe mobilisateur. Paradoxalement, c’est peut-être ce genre d’espérance, l’espoir de retrouver une sorte de « paradis perdu », qui rassemblera le peuple à ses côtés, et qui lui permettra finalement de parvenir à ses fins. Qui vivra verra…
 
Mais ceci, et je me bornerai à le souligner en guise de conclusion, entre dès lors dans le cadre d’un combat qui n’est pas -ou plus- le mien.
 
 
Hans Cany
Le 31 août 2017,
à la veille du 48ème anniversaire
de la Révolution Al Fateh.


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15/08/2017

Hans Cany : 30 ans de kadhafisme sans concessions

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S'il est une constante de mes trois dernières décennies de combats et de convictions politiques, au-delà d'évolutions successives qui, à des degrés divers, ont pu faire varier mes engagements au fil des années,
il s'agit sans conteste de mon soutien sans faille au système de gouvernement unique au monde qui aura prévalu en Libye jusqu'à l'automne 2011 : celui de la Jamahiriya, ou "Etat des masses".

 Bref retour sur l'historique de ce positionnement personnel, complété de quelques réflexions concernant la situation actuelle.

-------------

 

 

Aux sources d'une prise de conscience

 J’ai commencé à m’intéresser à Mouammar Kadhafi et au cas libyen aux alentours de 1984, mais je n’ai pleinement pris conscience de la nature spécifique du système de la Jamahiriya qu’à partir d’avril 1986, date à laquelle j’ai été fortement sensibilisé à cette cause par l’actualité du moment. Les USA de Ronald Reagan venaient en effet de mener des raids aériens meurtriers sur Tripoli et Benghazi, en guise de représailles suite à des attentats terroristes perpétrés contre des intérêts US sur le sol européen, dont la Libye était accusée d’être l’instigatrice. Révolté par ce qui m’est aussitôt apparu comme une agression impérialiste qu’aucun élément probant ne venait justifier, j’ai dès lors pris fait et cause, malgré mon jeune âge, pour la Libye kadhafiste.

 Ce qui m’a séduit à l’époque et ce qui m’a toujours motivé en ce sens, tout en m'inspirant une certaine fascination doublée de réels sentiments de sympathie à l'égard de la personnalité forte et tout à fait atypique de Mouammar Kadhafi, c'était l’attitude farouchement  insoumise de la Jamahiriya libyenne sur la scène internationale, son appartenance remarquée au camp des nations anti-impérialistes, ainsi que ses orientations résolument socialistes et progressistes sur le plan intérieur.

  Tant par tempérament personnel que par choix réfléchi, je tiens depuis lors à rester ce qu’il convient de nommer un électron libre. En d’autres termes, je ne fais pas  officiellement partie de quelque structure organisationnelle que ce soit, tenant par-dessus tout  à conserver la plus totale autonomie individuelle en matière d’actions et de prises de positions. Il n’en demeure pas moins que je suis globalement proche des orientations du C.R.I., auquel j’apporte un soutien critique sans en être officiellement membre.


Activisme et communication

 Depuis de nombreuses années, je suis blogueur indépendant. J’anime entre autres sur Facebook la page DRAPEAU VERT (https://www.facebook.com/drapeauvert ), et je suis accessoirement co-administrateur de la page francophone officielle du Comité Révolutionnaire International (C.R.I. : https://www.facebook.com/cri.europe ), même si mes interventions sur cette dernière restent limitées.

 Mon activisme se concentre principalement sur la communication via les supports numériques : animation de blogs militants, administration de pages et de groupes sur Facebook, rédaction d’articles et de textes de fond, réalisation de visuels, diffusion et partage de propagande en tous genres (textes, vidéos, pétitions, créations graphiques) etc.
En résumé, l’expression de mon combat se situe donc sur les plans rédactionnel, doctrinal, et propagandiste.

 Les activistes du C.R.I., notamment ceux qui résident dans de grandes agglomérations, prennent quant à eux part à des actions de terrain : organisation de manifestations et participation à des rassemblements militants (par exemple devant des ambassades), démarches effectuées auprès d’organismes officiels supranationaux, diffusion de tracts et opérations de sensibilisation à l’adresse du grand public, participations à des colloques et autres réunions.
Nous incarnons aujourd’hui une force grandissante, laquelle est loin de ne se résumer qu’à un sigle et à quelques pages internet.


    

Une idéologie spécifiquement libyenne ?

 Comme son nom l’indique de façon explicite, la Troisième Théorie Universelle ne concerne pas que la Libye et les Libyens. Il s’agit d’une doctrine cohérente et unique en son genre, sorte de troisième voie se situant en dehors et au-delà du capitalisme comme du marxisme, qui s’adresse en réalité aux peuples et aux nations du monde entier.

 De même, il faut bien comprendre que le drapeau vert, par exemple, n’est pas simplement l’étendard national de « l’ancien régime » libyen. Bien plus que cela, il constitue en réalité le symbole d’un idéal politico-idéologique transnational, car transposable partout, moyennant bien sûr quelques adaptations locales, inhérentes aux particularismes ethno-culturels de chaque peuple. Ainsi que Mouammar Kadhafi lui-même a bien pris soin de le rappeler au cœur de la tourmente de l’été 2011, le drapeau vert appartient aux masses populaires du monde entier, à tout le monde, à tous ceux et toutes celles qui ont foi en un certain idéal.

 L’idéal en question est exposé de façon claire et accessible à tous dans les pages du Livre Vert, et s’articule autour de trois axes fondamentaux : la souveraineté populaire et la démocratie directe, un socialisme non-marxiste d’essence autogestionnaire, et un modèle de société qui s’emploie à équilibrer de façon optimale un certain progressisme sociétal d’une part, et le respect d’un certain héritage traditionnel d’autre part.

 Pour Mouammar Kadhafi, c’est l’idée de Nation qui constitue le moteur de l’Histoire, au contraire des marxistes qui attribuent ce rôle à l’Economie. La nation doit s’identifier au peuple, pour que le peuple s’identifie à la nation. En s’équilibrant ainsi de manière optimale, le facteur social et le facteur national ne font plus qu’un. Telle est l’essence profonde de ce socialisme vert : il s’agit en fait d’un socialisme national, applicable et adaptable partout.

 

Quelle pertinence pour les non-Libyens ?

  En tant que non-Libyen, je crois fermement que de telles idées sont positives, et qu’en luttant  pour leur triomphe, je me bats pour la justice et la vérité. Ce qui me séduit chez elles, ce sont leurs orientations généreuses qui me rappellent de prestigieux prédécesseurs aussi divers que Pierre-Joseph Proudhon, Piotr Kropotkine ou Gamal Abdel Nasser, qui ont d’ailleurs tous été reconnus par Mouammar Kadhafi comme figurant au nombre de ses sources  majeures d’inspiration.

 On y retrouve donc pêle-mêle les expériences autogestionnaires, les velléités d’abolition du salariat, la souveraineté populaire illustrée par l’exercice d’une démocratie directe à divers échelons de la société, la gratuité du logement ainsi que de plusieurs ressources de première nécessité (eau, électricité…), la forte diminution des prix de certaines denrées, les aides sociales en tous genres, la redistribution au peuple des richesses crées par le commerce national (manne pétrolière en l’occurrence), la constitution de milices populaires de défense, la lutte contre l’obscurantisme religieux, les efforts  déployés en faveur de l’éducation et de l’enseignement, l'égalité des droits de l'homme et de la femme, l’anti-impérialisme, l’antisionisme  etc etc. Autant de valeurs que je partage, et de mesures politico-sociales que je pense être souhaitables partout.

 La Libye n’est toutefois pas pour moi une fin en soi. Si elle renouait pleinement un jour avec l’idée jamahiriyenne et avec les principes du Livre Vert, ce serait bien sûr à mes yeux une excellente nouvelle pour le pays et son peuple, et je ne pourrai bien évidemment que m’en réjouir. Mais si la Libye verte ne devait jamais renaître de ses cendres, alors tant pis, mon attention et mon engagement se porteront ailleurs. Les particularismes culturels et religieux de ce pays ne sont pas les miens, et nonobstant l’intérêt que je peux lui porter par ailleurs, j’y serai toujours complètement étranger. Il n’est nul besoin d’être musulman, arabe ou africain pour être kadhafiste.

  Il doit être bien entendu de tous que l’objet de mon engagement est d’ordre purement  idéologique et militant. Mes préoccupations ne se rapportent qu’occasionnellement à l’actualité libyenne, elles ne sont pas guidées par des soucis d’ordre humanitaire, et je ne m’estime pas concerné par les initiatives diverses et variées des uns ou des autres, dont le seul objectif est de ramener la « paix civile » et la « stabilité  politique » dans ce pays. Si celles-ci sont bien sûr préférables au chaos pour le peuple libyen (car tout est toujours préférable au chaos), il n’en demeure pas moins qu’elles sortent du cadre de mon engagement militant.


   
Renaissance de la Jamahiriya libyenne : pas à n'importe quel prix

 Aujourd'hui, je soutiens bien entendu le principe d’un retour, d’une restauration pleine et entière de la Jamahiriya libyenne, mais si et seulement si ce retour s’inscrit dans le cadre d’une certaine intégrité idéologique. Afin de couper court par avance à tout éventuel malentendu, je tiens à préciser que les propos suivants, conclusion de cette brève présentation de mes vues en la matière,  n'engagent que moi. Ils ne font en effet que refléter mon opinion personnelle, et j'en assume donc la pleine et entière responsabilité.

  Si elle a historiquement adopté la dénomination officielle de Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste, cela n’a à mon sens rien d’anecdotique, ni de négociable ou d’aménageable. Renoncer au caractère fondamentalement POPULAIRE et SOCIALISTE de l’idée jamahiriyenne équivaudrait à une trahison pure et simple des principes essentiels sur lesquels doit reposer un tel système de gouvernement, et qui sont clairement définis par les trois parties constituant le Livre Vert, manifeste intemporel de la Troisième Théorie Universelle.

 L’hypothétique instauration d’une nouvelle « Jamahiriya », reniant plus ou moins ouvertement tout ou partie des idées fondamentales exposées par le Frère Guide Mouammar al-Kadhafi, sous prétexte de « compromis » dans la recherche d’une « réconciliation nationale » à tout prix, reviendrait à l’instauration d’une véritable imposture. Une telle « Jamahiriya », complètement dénaturée et vidée de sa substance originelle, ne constituerait plus à mon sens qu’une coquille vide, qui n’en conserverait plus guère que le nom – et éventuellement le décorum, triste reliquat d’un passé certes mythifié, fantasmé, mais bel et bien révolu. Il n’est nul besoin de préciser que ce genre de perspective ne m’intéresse tout simplement pas. Le combat pour le retour d’une prétendue « Jamahiriya » à n’importe quel prix n’est tout simplement pas le mien.


Hans Cany
Le 15 août 2017


 

hans cany, libye, géopolitique et politique internationale, proudhon, anarchisme, socialisme vert, democratie,

 
 

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04/07/2017

Abolition de la "taxe d'habitation" : vous y aviez cru ?

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hans cany

20:04 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : hans cany |  Facebook | | |

16/03/2017

L'impasse électorale, mouroir des illusions

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 En ce mois de mars 2017, l'échec électoral du "populiste" Geert Wilders aux Pays-Bas, éminemment prévisible, n'aura surpris que les naïfs. Certes, en toute logique, mathématiquement, c'est lui qui aurait dû largement l'emporter. Et pourtant...

 N'en déplaise aux inconditionnels de la méthode Coué, m'est avis que ceux qui misent sur Marine Le Pen en France se bercent de vaines illusions, et connaîtront prochainement le même type de déconvenue que les électeurs de Wilders. Cela fait des années que l'on se tue à le dire et à le répéter à qui veut bien nous entendre : le cirque électoral est trafiqué, car les dés sont pipés d'avance. Non seulement cette fausse "démocratie" parlementaire indirecte est fondamentalement et intrinsèquement une imposture, mais de surcroit, le Système s'est de toute façon donné les moyens de se protéger de tout ce qui est susceptible de le menacer sérieusement, et a ainsi prévu d'assurer sa pérennité quoi qu'il arrive.

 Pour parer à toute éventualité et barrer la route aux trouble-fêtes potentiels, il dispose en effet d'une machine de guerre redoutable : le "second tour", à l'occasion duquel un électorat largement manipulé par une propagande médiatique intensive vote non par POUR un des deux candidats restant en lice, mais tout simplement CONTRE celui qu'on lui a soigneusement fait prendre pour l'incarnation du mal absolu. Le procédé est d'une simplicité enfantine, mais il n'en est pas moins d'une diabolique efficacité. Souvenons-nous de la pathétique mascarade d'avril-mai 2002...

 La vérité est tout simplement que la voie des urnes est sans issue. C'est un mirage, dont la seule fonction est de canaliser et de neutraliser le mécontentement populaire. Il n'y a pas, et il n'y aura jamais de perspective de salut véritable tant que les masses persisteront à se laisser berner par des leurres, tant qu'elles s'obstineront à se fourvoyer dans ce type d' impasses.

 Puissent les prochains échecs annoncés ouvrir les yeux du plus grand nombre, de manière à ce qu'enfin, la contestation de ce régime pourri se radicalise, qu'elle adopte des formes inattendues, voire inédites. Ce n'est qu'ainsi qu'elle sera véritablement en mesure de générer une vague de telle ampleur qu'elle balayera tout sur son passage.

 Rien ni personne ne saura résister à ce salvateur tsunami, dont les flots impétueux emporteront avec eux les forces des ténèbres, celles-là même qui nous maintiennent dans une sorte d'hiver et d'obscurité perpétuels depuis de longues décennies.

 Viendra alors poindre pour nos peuples et nos nations renaissantes l'aube nouvelle tant attendue, objet de nos plus ferventes et de nos plus légitimes espérances.

Hans Cany

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23:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hans cany |  Facebook | | |

14/11/2016

Ma vie d'autiste Asperger, par Grégory Picca [Lecture recommandée]

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  Un petit livre (148 pages) dont je recommande vivement la lecture à tous ceux et toutes celles qui désirent mieux cerner la nature exacte de cette forme d'autisme de haut niveau que constitue le syndrome d'Asperger, lequel n'a que peu de rapports avec l'idée que l'on se fait généralement de l'autisme "classique" ou "conventionnel".

  Lui-même atteint de ce syndrome, Grégory Picca y décrit de façon très vivante et souvent pleine d'humour les caractéristiques de notre ressenti et de notre perception du monde pour le moins atypiques, au travers des situations de la vie courante et des relations humaines, jalonnées de codes sociaux souvent difficiles à assimiler voire à décrypter, que nous devons affronter quotidiennement et en tous lieux.

  Si l'auteur, qui écrit plus ou moins comme il parle, n'a pas la prétention de signer ici une grande oeuvre littéraire, si la forme peut laisser à désirer en quelques passages du texte (quelques fautes orthographiques et coquilles de-ci de-là, nullement dérangeantes au demeurant si l'on veut bien en faire abstraction), et si les particularités inhérentes à son propre cas ne peuvent s'appliquer à la totalité des personnes concernées, il n'en demeure pas moins que l'ouvrage présente de ce "trouble" une excellente vue globale dans laquelle l'ensemble des autistes Asperger ne pourra que se reconnaître pleinement. En outre, il satisfera à coup sûr la curiosité de tout lecteur soucieux de comprendre, et désireux de mieux connaître, ce qu'il convient de définir comme une différence -si ce n'est un handicap- invisible.

  Fort agréable à lire, tout en s'avérant particulièrement édifiant et instructif, ce livre se laisse littéralement dévorer du début à la fin, tant la forme du récit s'avère plaisante. Et lorsqu'on parvient à sa conclusion, on se prend à regretter qu'il soit si bref, assurément trop bref... En résumé, voici donc un témoignage de première main, d'autant plus remarquable qu'il a le mérite d'être l'un des premiers en son genre en langue française. Si le sujet vous intéresse ou vous interpelle, jetez-vous dessus sans l'ombre d'une hésitation. Il y a fort à parier que vous ne le regretterez pas.

 Pour conclure cette rapide présentation, je me bornerai tout simplement à paraphraser Grégory Picca, lorsqu'il résume, à juste titre, que les principaux points à surveiller pour pouvoir penser à une forme d'autisme Asperger sont : le retrait social, la solitude, le peu d'envie de communiquer ses plaisirs avec autrui, un mutisme plus ou moins sélectif, une gêne pour toute forme de vie en société, une ou plusieurs passion(s) intense(s) et très développée(s) sur un ou des sujet(s) précis, des problèmes de motricité (motricité fine comme l'écriture ou motricité générale), un mode de vie routinier et une franchise tellement développée qu'elle en fait honte à la famille ou aux amis dans certaines situations.

  Si tous ces critères principaux ressortent, il est judicieux de consulter, voire d'engager une démarche diagnostique.
Même si cette dernière peut hélas s'avérer complexe, fort longue et semée d'embûches, s'apparentant ainsi à un véritable parcours du combattant, cela vaut bien que l'on s'en donne la peine. Car ce n'est qu'à ce prix, par la multiplication des diagnostics officiellement établis, que tous ceux qui souffrent de cette forme d'autisme injustement méconnue parviendront enfin à obtenir la reconnaissance de leur handicap, avec toutes ses implications en matière de vie sociale et professionnelle.

Hans CANY 




Ma vie d'autiste Asperger, par Grégory PICCA
ISBN : 2370200413
Editeur : Berg International (2015)

Quatrième de couverture :

"A l'âge de 28 ans Grégory découvre qu'il est atteint du syndrome d'Asperger, cette forme d'autisme "de haut niveau" qui touche de 25 à 36 enfants sur 10 000.

Il comprend alors ses différences : son manque d'empathie, son amour de la solitude et de la routine, son aisance avec les chiffres, ses maladresses physiques, ses difficultés relationnelles...

Dans ce livre il nous décrit son quotidien, ses tribulations dans "notre" monde, celui des neuro-typiques qui sont souvent choqués par son manque d'adaptation aux codes sociaux.

Il écrit pour faire connaître le syndrome d'Asperger, pour aider ceux qui en souffrent (certains sans le savoir) et leurs familles, ainsi que pour changer notre regard à tous sur l'autisme au sens large."

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01/09/2016

47ème anniversaire de la Révolution Al-Fateh

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Ce 1er septembre 2016 marque le 47ème anniversaire de la Révolution Al-Fateh de 1969, et donc l'entrée dans la 48ème année de son esprit immortel. Une pensée toute particulière pour la Libye martyre, pour le peuple libyen qui souffre aujourd'hui sous le joug de la dictature des traîtres et des islamistes parvenus au pouvoir dans les fourgons de l'OTAN, ainsi que pour la Résistance verte qui ne baissera jamais les armes.

Nombreux sont ceux qui, s'étant laissés abuser par les mensonges et les mirages de 2011, en sont à présents réduits à déchanter amèrement. Finie la démocratie directe et participative, fini le logement gratuit pour tous, finies l'eau et l'électricité gratuites, finie l'essence à 8 centimes d'euro le litre, finis les prix bas et régulés, finies les aides sociales diverses, finie la sécurité dans les rues, finie l'égalité des droits entre hommes et femmes etc etc ! Nous les avions pourtant avertis. Ceux-là auraient certainement mieux fait de nous écouter et d'y réfléchir en temps voulu... Ils n'ont désormais plus que leurs yeux pour pleurer, et tout le temps de regretter, de méditer sur leur pitoyable inconséquence.

Concernant les Libyens, la plupart des meilleurs d'entre eux sont soit tombés en martyrs en 2011, soit croupissent dans les geôles des barbares, soit sont actuellement exilés à l'Etranger. N'oublions pas que ce n'est pas moins d'un million et demi de citoyens qui ont fui le régime de terreur imposé à la suite de l'agression impérialiste, ce qui, pour un pays qui ne comptait qu'à peine six millions d'habitants, représente un nombre considérable. N'oublions pas non plus les courageux membres de la Résistance verte qui, dans la clandestinité, poursuivent le combat avec opiniâtreté.

Que ce 1er septembre 2016 soit aussi une journée de protestation internationale contre le régime de terreur des rats du prétendu CNT, et pour les milliers de prisonniers politiques victimes aujourd'hui de détentions arbitraires, de parodies de procès iniques, de spoliation, de tortures et autres actes inhumains de toutes natures...
Le coeur vert de la Libye véritable bat toujours, et tôt ou tard, la Jamahiriya renaîtra de ses cendres !

Hans CANY

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Vous vous demandez toujours comment on peut soutenir Kadhafi et continuer de prôner ses idées ? Alors faites un effort, prenez le temps de lire le Livre vert, dont vous trouverez ci-dessous les trois parties en liens. Alors seulement vous pourrez dire que vous savez de quoi vous parlez. Tant que vous ne vous serez pas donné cette peine, vos jugements de valeur, reposant uniquement sur l'image diabolisée que vous a servie la propagande médiatique, resteront sans le moindre fondement sérieux.

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Pour lire le Livre vert, en 3 parties :

. 1ère partie : LA DEMOCRATIE

 

. 2ème partie : LE SOCIALISME

 

. 3ème partie : LES FONDEMENTS SOCIAUX

 

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24/08/2016

Sarkozy a du sang sur les mains

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Ne l'oubliez jamais : Sarkozy n'est pas seulement une crapule, un gangster et un oligarque autocrate (pléonasme). Il a aussi, et avant tout, DU SANG SUR LES MAINS.  Notamment celui des Libyens qu'il a délibérément fait massacrer en perpétrant, courant 2011, l'agression impérialiste et néocoloniale que l'on sait.

Cet agent zélé du Nouvel Ordre Mondial n'est rien de moins qu'un criminel de guerre, au même titre que ses acolytes et complices Juppé, BHL, Obama, Clinton, Cameron et consorts, et tous méritent impérieusement d'être jugés pour les indicibles crimes dont ils auront été les instigateurs.
Et il est parmi les principaux responsables du chaos qui s'est ensuivi, comme de ses conséquences actuelles.

Réveillez-vous. Ne soyez pas amnésiques. Et faites fonctionner vos neurones. Dénoncez cette racaille en col blanc pour ce qu'elle est réellement, et exigez sans relâche que cet abject individu soit un jour amené à répondre de ses méfaits.

Hans CANY

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28/07/2016

Alain de Benoist : « Les islamophobes sont les idiots utiles de l’islamisme radical »

Un court entretien avec Alain de Benoist, originellement publié sur Boulevard Voltaire en janvier 2015, en pleine vague d'hystérie collective suite à la fameuse affaire des attentats parisiens. De fort pertinentes réflexions sur lesquelles nombre de ceux que j'appelle les "nationalistes casher", à savoir certains "islamophobes" qui, aveuglés par une haine sans nuances de tout ce qui est musulman, en viennent parfois à professer un philosionisme des plus ineptes, seraient bien inspirés de méditer.

Hans CANY

 

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Près de quatre millions de personnes qui défilent, après les attentats, pour un journal qui vendait péniblement à 30.000 exemplaires, c’est en soi un événement. Grand moment de communion nationale ou psychose collective ?

Alain de Benoist : Les manifestations auraient eu du sens si elles s’étaient bornées à exprimer de façon solennelle le refus du terrorisme par le peuple français. Organisées par le gouvernement et les partis politiques, elles se sont transformées en une immense vague d’identification victimaire symbolisée par le slogan « Je suis Charlie », promu de manière orwellienne nouveau mot d’ordre « républicain ». Dès lors, il ne s’agissait plus tant de condamner des attentats et des assassinats que de s’identifier aux « valeurs » de Charlie Hebdo, c’est-à-dire à la culture du blasphème et de la dérision.

Durant la manifestation et les jours qui ont suivi, dans une France plongée en état d’apesanteur et noyée dans la moraline, on aura tout vu. Les cloches de Notre-Dame de Paris sonnant le glas pour les bouffeurs de curé. L’« union nationale » sans le Front national. La « liberté d’expression » réduite au droit au blasphème et s’arrêtant à Dieudonné. Celle des caricaturistes dépendant de la personne visée (Mahomet en train de sodomiser un porc : tellement drôle ! Christiane Taubira en guenon : intolérable !). Des bataillons de chefs d’État (deux fois le G20 !) chantant les louanges d’un titre dont ils n’avaient jamais entendu parler huit jours plus tôt. Des millions de zombies se ruant dans les kiosques pour acheter, tel le dernier smartphone, un journal qu’ils n’avaient jamais eu la curiosité d’ouvrir depuis vingt ans. Le badge « Je suis Charlie » succédant au ruban pour le SIDA et à la petite main de « Touche pas à mon pote ». Spectacle surréaliste ! Tout le monde il est gentil, tout le monde il est Charlie, dans le grand hospice occidental transformé en bisounurserie. Les rédacteurs de Charlie Hebdo, qui se voulaient tout sauf « consensuels », auraient été les premiers stupéfaits de se voir ainsi canonisés. Quant aux djihadistes, ils ont dû bien rigoler : un défilé des moutons n’a jamais impressionné les loups.

 

Ces cortèges peuvent-ils être mis sur le même plan que le défilé gaulliste sur les Champs-Élysées en 1968, les marches contre Jean-Marie Le Pen en 2002 ou la déferlante de la Manif pour tous ?

Alain de Benoist : Je ne le crois pas. Pour Valls et Hollande, la manifestation avait au moins six objectifs : marginaliser le Front national et neutraliser l’UMP (qui est évidemment tombée dans le panneau la tête la première) au nom de l’« union sacrée », solidariser les Français autour d’une classe politique gouvernementale discréditée, justifier l’engagement de la France dans une nouvelle guerre d’Irak où elle n’a rien à faire, mettre en place un espace policier européen où l’on sait d’avance que ce ne sont pas seulement les islamistes qui seront surveillés (Manuel Valls affirmant sans rire que les « mesures exceptionnelles » qu’il s’apprête à prendre ne seront pas des mesures d’exception !), faire croire que le terrorisme auquel nous sommes aujourd’hui confrontés a plus à voir avec le Proche-Orient qu’avec l’immigration et la situation des banlieues, enfin persuader l’opinion que, « face au terrorisme », la France, fidèle vassale du califat américain, ne peut qu’être solidaire de pays occidentaux qui n’ont jamais cessé d’encourager l’islamisme, tout en noyant leurs erreurs et leurs crimes derrière le rideau de fumée du « choc des civilisations » (Poutine n’avait bien sûr pas été invité !). Force est de reconnaître que tous ces objectifs ont été atteints.

J’ai eu le tort, dans un entretien précédent, de parler de réactions spontanées. Celles auxquelles ont eu droit les journalistes de Charlie Hebdo – mais non le malheureux otage français Hervé Gourdel décapité en Algérie trois mois plus tôt – ont en réalité été mises en forme par les injonctions sociales et médiatiques, la grande fabrique postmoderne des affects et des émotions. Il faudrait un livre entier pour analyser dans le détail ce coup de maître qui a permis, en l’espace de quelques heures, de récupérer la colère populaire au bénéfice d’une adhésion « républicaine » à l’idéologie dominante et d’une « union nationale » avant tout destinée à redresser la courbe de popularité du chef de l’État. La classe politique gouvernementale apparaît ainsi comme la principale bénéficiaire de la légitime émotion soulevée par les attentats.

 

On a enregistré ces derniers jours une recrudescence des actes antimusulmans (attaques contre des mosquées, etc.). Cela vous surprend ?

Alain de  Benoist : Cela me surprend d’autant moins que les attentats sont faits pour ça : stimuler une islamophobie que les terroristes djihadistes considèrent comme un « vecteur de radicalité » privilégié. Les terroristes islamistes adorent les islamophobes. Ils souhaitent qu’il y en ait toujours plus. Ils savent que plus les musulmans se sentiront rejetés par les non-musulmans, plus ils pourront espérer les convaincre et les radicaliser. Les djihadistes assurent qu’ils représentent le « véritable islam », les islamophobes leur donnent raison en disant qu’il n’y a pas de différence entre l’islam et l’islamisme. Que les premiers commettent des attentats alors que les seconds verraient plutôt sans déplaisir se multiplier les pogroms contre ceux qui « rejettent le mode de vie occidental » (le sympathique mode de vie mondialisé de la consommation soumise) n’y change rien. Les islamophobes sont les idiots utiles de l’islamisme radical.

À l’époque de la guerre d’Algérie, que je sache, on ne faisait pas grief aux harkis d’être musulmans, et l’on ne s’étonnait pas non plus qu’il y ait des mosquées dans les départements français d’Alger, d’Oran et de Constantine. Pour ma part, je ne ferai pas aux terroristes islamistes le cadeau de devenir islamophobe. Et je ne fantasmerai pas non plus sur la « France musulmane » comme Drumont fantasmait sur La France juive (1885), en associant mécaniquement islam et terreur comme d’autres associaient naguère les Juifs et l’argent.

 

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier

Source : http://www.bvoltaire.fr/alaindebenoist/les-islamophobes-s...

Religions_Islam_Islamisme.JPG

 

 

13/07/2016

Les révolutionnaires français avaient la classe

 
 
- Ils ont guillotiné leur propre roi.

- Ils ont fait des lois aussi simples que : sont suspects ..."ceux qui, soit par leur conduite, soit par leurs relations, soit par leurs propos ou leurs écrits, se sont montrés partisans de la tyrannie ou du fédéralisme et ennemis de la liberté". Ce qui laisse une large part de free-style interprétatif aux juges.

- Ils ont donné aux juges l'idée simple de la sentence binaire : l'acquittement ou l'exécution. Ce qui est le signe certain d'un sens aigu de l'équité, de la nuance et du discernement.

- Ils ont écrit la Constitution de l'an I, nec plus ultra de la démocratie (comme chacun sait).

- Ils ont sorti plein de belles phrases historiques (La volonté du peuple et les baïonnettes, celle-là elle ne rate jamais).

- Ils ont fait le serment du jeu de paume, transformant un endroit tout pourri en un paradis des libertés.

- Ils avaient comme leaders des mecs aussi classes que Saint-Just ou Robespierre (celui qui portait si bien la perruque).

- Ils ont inventé la liberté (oui, on peut le dire : après tout, le reste du monde n'a fait que nous copier : la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen, c'est de nous, merde !).

- Ils ont cassé du royaliste

- Ils ont cassé du fédéraliste

- Ils ont pris la Bastille

- Ils ont inventé un calendrier incompréhensible

- Ils s'appelaient tous "Citoyen", et se prenaient pour des Romains.

- En général, ces mecs-là étaient obsédés par les complots et les symboles, ce qui d'emblée les rend sympathiques. Une gigantesque parano collective...

- Ils ont fait et gagné plein de guerres avec une armée de péquenots et de montgolfières.

- Ils ont inventé le jacobinisme et la république.

- Ils ont "élu" le premier maire de Paris, première étape vers le phénomène Vélib.


… et tant d'autres choses encore…

Quelle classe.

 
 
 
[Texte librement adapté, d'après un auteur inconnu]
 

Bastille_demolition.jpg

AVERTISSEMENT A L'OCCASION DU 14 JUILLET :

Que personne, surtout, ne s'aventure à me souhaiter une bonne "fête nationale", ni à me transmettre  quoi que ce soit en rapport avec le 14 juillet (si présenté de façon positive). Il me semble indispensable de rappeler que non, définitivement non, le 14 juillet n'est PAS ma fête nationale. Pas plus que la serpillère tricolore et la Marseillaise ne sont respectivement mon drapeau et mon hymne. Je me refuse catégoriquement à commémorer un événement dégueulasse, qui marque de surcroit le début d'une période de barbarie inouïe, ainsi que l'avènement d'une fausse "nation" et d'un régime parlementaire jacobinard que nous subissons toujours aujourd'hui. Je suis très volontiers patriote, mais je ne suis PAS un patriote hexagon.
Voila, les choses sont dites.

Hans CANY

hans cany,fédéralisme,democratie

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11/05/2016

URGENT : Le gouvernement "socialiste" de Hollande veut profaner la mémoire de Verdun [VIDEO]

Mon grand-père paternel, médaillé maintes fois pour ses faits d'armes, et titulaire entre autres de la Médaille militaire et de la Croix de Guerre de première classe, a participé à cette bataille de Verdun. Plusieurs autres membres de ma famille n'ont, eux, pas eu la chance d'en revenir. Nous avons jusqu'au 29 mai 2016 pour nous faire entendre. Je compte sur vous tous et toutes. Notre réaction doit être massive et foudroyante,  à la juste mesure de l'affront comme de l'infamie.

Hans CANY


APPEL A LA MOBILISATION : Exigez la déprogrammation du rappeur anti-blanc "BlackM" lors des commémorations des 100 ans de la bataille de Verdun en protestant auprès de la sous-préfecture de la ville :

Tél. : 03.29.84.86.00
Fax : 03.29.84.77.25
sp-verdun@meuse.gouv.fr

Pour manifester aussi votre indignation et adresser vos protestations à la mairie de Verdun :

03 29 83 44 22 ou contact@grandverdun.fr

 

Merci à Boris Le Lay pour la vidéo suivante,
qui expose fort bien le problème et l'enjeu de
cette provocation gouvernementale sans précédent.

 

Verdun_BlackM.jpg
"Kouffar" : Pluriel de "kâfir", terme arabe
à connotation péjorative 
désignant celui qui n'est pas musulman.

 

LETTRE OUVERTE AUX RESPONSABLES
DE L'ORGANISATION
DE LA CELEBRATION DU

CENTENAIRE DE LA BATAILLE DE VERDUN :

 

Madame, Monsieur

Je viens par le présent message vous faire part de ma profonde indignation et de mes plus vives protestations concernant la programmation officielle du "chanteur"  "Black M"  au déroulement des festivités qui marqueront très prochainement le centenaire de la bataille de Verdun.

Cet individu est notoirement connu pour ses appels à la violence, pour ses propos sexistes et homophobes, pour son prosélytisme religieux pro-islamiste, et pour son racisme anti-Blancs et anti-Français caractérisé, lui qui qualifie ignominieusement la France de "pays de kouffar" dans le texte de l'une de ses "chansons". Je vous précise ou vous rappelle que  "Kouffar"  est le pluriel de "kâfir", terme arabe à connotation péjorative désignant l'infidèle, celui qui n'est pas musulman.

La présence de cet individu au cours des manifestations clôturant  la commémoration constitue une intolérable insulte adressée implicitement à tous ceux qui ont souffert cette  terrible épreuve,  et n'y ont pour beaucoup pas survécu. Et à travers eux, ce sont nous, leurs descendants directs et tout ce que cela symbolise en termes de valeurs civilisationnelles, qui sommes visés.

Mon grand-père paternel, médaillé maintes fois pour ses faits d'armes, et titulaire entre autres de la Médaille militaire et de la Croix de Guerre de première classe, a participé à cette bataille de Verdun. Plusieurs autres membres de ma famille n'ont, eux, pas eu la chance d'en revenir. Nous avons jusqu'au 29 mai 2016 pour nous faire entendre. Je compte sur vous tous et toutes. Notre réaction doit être massive et foudroyante,  à la juste mesure de l'affront comme de l'infamie.

Je vous demande donc de ne pas vous faire complice de ce qu'il convient bien d'appeler une véritable profanation, profanation abjecte de la mémoire de nos
centaines de milliers d'aïeux tombés au Champ d'Honneur, au cours de cette effroyable tragédie.
Je vous demande donc, au nom des millions de personnes qui, comme moi, sont aujourd'hui dépositaires de la mémoire et de l'honneur de leurs pères, de procéder au plus vite à la déprogrammation de l'individu dit "Black M" des festivités musicales prévues  à l'occasion de la célébration de ce centenaire.

Il en va également de votre honneur personnel, car il faut que vous ayez conscience que, dans le cas où cette scandaleuse programmation serait maintenue malgré le flot de protestations qui vous submerge à présent, vos noms resteraient à jamais associés à cette ignominie.

L'enjeu est important, l'émotion suscitée par cette manoeuvre irrespectueuse et indigne est immense. Vous pouvez donc d'ores et déjà avoir la certitude que l'affaire ne restera pas sans suite.

Puisse mon appel, mon cri d'alerte et de colère être bien compris et entendu de vous, et si tel est le cas, j'en remercie par avance toute personne empathique et de bonne volonté.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes plus sincères salutations.

Hans CANY


EDIT du 13/05/2016 :

VICTOIRE ! Ils ne sont pas passés. La mobilisation massive a en effet payé, car nous apprenons aujourd'hui que la mairie "socialiste" de Verdun a cédé à la pression populaire, en annulant finalement ce scandaleux  "concert". La mémoire et l'honneur de nos anciens ne seront donc pas salis, et l'intolérable profanation n'aura pas lieu. Merci à tous les patriotes, de toutes obédiences et appartenances, qui pour une fois ont su passer outre leurs divergences idéologiques, leurs rivalités de chapelles et leurs querelles de tous ordres pour mener une action unitaire de grande ampleur, laquelle n'aura donc pas tardé à porter ses fruits. J'insiste cependant sur l'impérieuse nécessité de rester très vigilants quant au programme des manifestations qui seront associées à la célébration du centenaire de la bataille de Verdun, car nous savons bien de quoi sont capables certains individus...

H.C.

 

 

23:18 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : hans cany, identité & racines, religions |  Facebook | | |

18/04/2016

BELTAINE / CETSAMHAIN / Nuit de Walpurgis

 

Beltaine_2.jpg

 

C'est dans la nuit du 30 avril au 1er mai qu'est célébrée dans une grande partie de l'Europe une fête païenne majeure baptisée "Nuit de Walpurgis" dans la Tradition germanique, et correspondant à la Beltaine des Celtes.
Infiniment plus méconnue qu'Halloween/Samhain (car beaucoup moins vulgarisée, médiatisée, et "rentabilisée"), Walpurgis/Beltaine en constitue l'exacte réplique, la seconde marquant le passage de la partie sombre de l'année à la partie lumineuse, inversement à la première. Elle porte d'ailleurs aussi le nom de Cetsamhain, ce qui traduit bien la correspondance entre ces deux points essentiels de l'année celtique.

Fête du retour de la lumière et du renouveau de la Nature, elle n'en constitue pas moins également une nuit "hors du temps", peuplée de forces obscures et au cours de laquelle le monde des morts et de l'au-delà interfère avec celui des vivants. Tout comme Halloween, elle est marquée par l'errance de forces impalpables, de créatures ténébreuses et inquiétantes, au premier rang desquelles les sorcier(e)s maléfiques, les revenants et autres loups-garous. Le thème du loup-garou est d'ailleurs spécifiquement associé à la nuit de Walpurgis dans l'ancienne Tradition germanique.

On s'y réunit aussi autour de grands brasiers conjurant les ténèbres et saluant le retour du Soleil régénérateur, les fameux "Feux de Beltaine", qui sont l'occasion de moultes réjouissances et libations en l'honneur des forces vives de la Terre-Mère. Soleil et Terre-Mère respectivement symbolisés par le Dieu Bel/Belenos -d'où le nom de Beltaine-, et par l'antique déesse préceltique Maïa, d'où le nom du mois de Mai.

A toutes celles et tous ceux qui se soucient de rétablir le lien avec leurs véritables racines spirituelles ancestrales, je souhaite donc une excellente célébration de cette nuit exceptionnelle, qu'il serait fort dommage de laisser dans l'oubli !

Hans CANY

 


 

 

Beltaine_1.jpg