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20/02/2016

Réflexions d'un homme d'extrême droite

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Par Robert Dun

 

 J'en ai découvert une bien bonne : je suis d'extrême droite !

J'ai fait cette constatation en lisant le livre de René Monzat aux Éditions du Monde : Enquêtes sur les droites extrêmes, dans lequel je suis cité six fois. L'ami Marcel Renoulet m'a remonté le moral en m'apprenant que, selon le même auteur et un second ouvrage où il me cite également, l'Homme libre aussi est une publication d'extrême droite...

 

  Alors que tout le clan capitaliste, malgré ses dizaines de millions d'analphabètes et de chômeurs, ses États tous plus endettés les uns que les autres, triomphe impudemment devant l'effondrement du monde soviétique, je fais mienne et répète en toute occasion la formule du chancelier Erhard ( successeur immédiat d'Adenauer ) : « Le communisme est une bonne question, mais une mauvaise réponse ». La mauvaise réponse ayant fait naufrage, ce dont je me réjouis, la bonne question est pourtant plus impérative que jamais. Autrement dit : les prévisions de Hegel en 1835 ; de Karl Marx en 1848, de Jaurès à la fin du dix-neuvième siècle sur les inévitables impasses finales de l'économie concurrentielle sont en pleine réalisation concrète. Si constater cela c'est être d'extrême droite, alors je suis bien d'extrême droite.

 

  Je fus l'un des premiers, surtout après le feu de paille du Printemps 1968, à lancer la prise de conscience écologiste, et ceci avant même de connaître le mot écologie. Donc je suis d'extrême droite.

 

  Je suis depuis toujours l'ami des animaux et je fulmine contre toutes les monstruosités contemporaines à leur égard. Mais la première mesure législative d'Hitler ayant été d'interdire la vivisection, le même personnage ayant coutume de fulminer contre les chasseurs de son entourage, quand on est pour les animaux, on est d'extrême droite. Pauvre Brigitte Bardot ! Quelles affres de conscience ne l'attendent-elles pas si jamais elle découvrait que, sans s'en douter, elle était hitlérienne ? Vous haussez les épaules ? Eh bien sachez qu'un mien ami a perdu il y a environ quinze ans son poste de maître de conférences à la Faculté de Munich pour avoir eu l'audace de fonder une ligue contre la vivisection et les expériences sur animaux de laboratoire. Pire : il mettait à nu le juteux commerce de ventes d'animaux à des fins "scientifiques". Il se retrouva donc accusé de "néo-nazisme". Vous rappelez-vous cette récente histoire d'enlèvements de chiens destinés aux bistouris et aux seringues injectrices de bacilles dans le Sud-Ouest de la France ?

 

  Extrême droite vous dis-je, extrême droite !

 

  Je défends les révoltés des banlieues contre les imbéciles qui continuent à construire des Sarcelles vingt ans après que la sarcellisation, autrement dit la pathologie du désespoir sur fonds de béton et de macadam soit devenue un concept en psychologie. Mais la psychologie va là à l'encontre du progrès. Elle est donc d'extrême droite, tant pis si la majorité des psychologues "anti-Sarcelles" se réfèrent par ailleurs à Mao ou à Trotsky.

 

  Je dénonce les fanatiques religieux qui foutent le feu aux cinémas qui passent la Dernière tentation du Christ, la lâcheté des maires qui capitulent devant ces fanatiques, les "fous d'allah" qui réclament la mise à mort de Salman Rushdie. Mais on ne doit pas contester la base biblique de la pensée. Si on pousse l'audace jusqu'à réclamer la liberté de pensée en dehors des trois religions des "hommes du Livre" ( c'est le terme utilisé par Mohammed au début du Coran ), on est d'extrême droite. Or cette audace je l'ai eue dès 1984, alors que Pierre Mauroy avait violé la laïcité de l'État en affirmant publiquement « la supériorité du monothéisme ». J'ai à cette date dénoncé le fait sur une radio provinciale. Dans mon livre l'Âme européenne, réponses à B.H. Lévy, je démontre que ce monothéisme s'est chargé de toutes les intolérances et persécutions. Donc je suis bien d'extrême droite comme Jaurès, Clémenceau, le petit père Combes et tous les affreux laïcards de la troisième République.

 

  Aujourd'hui le socialisme ne crie plus « Vive l'école laïque ! », il crie « Les tchadors à l'école ! »

 

  Alors à tous ces tartuffes à masque antifasciste, mais porteurs de plus d'intolérance, au moins au plan religieux, que les pires fascismes, j'ai une réponse sans réplique à faire : le mot de Cambronne.

 

Robert DUN

(Article paru dans la revue L'HOMME LIBRE, fils de la terre, Mars 1993)

 

 

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19/02/2016

Robert Dun : Les fondements psychologiques du terrorisme

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  Le concert de condamnations moralisatrices qui monte des milieux des monstres froids de la politique et des médias vendus aux concocteurs du mensonge universel ne peut avoir le moindre effet sur l'amplification des tragédies terroristes.

  Combien est significatif le fait qu'aucun journaliste de papelard ou de télé ne se livre à une analyse ouverte du phénomène ! Cette analyse est pourtant simple, et les mouvements terroristes du monde entier présentent des points communs faciles à mettre en évidence.

  Il y a d'abord le fait que les terroristes sont des gens en situation de désespoir. Toutes les guerres de décolonisation ont débuté par une phase terroriste. Il est facile de dénoncer les « sales guerres » quand on s'assoit régulièrement devant une assiette pleine. Mais en face il y a les exclus qui savent bien qu'on les prendra pour des chiens qui aboient tant qu'ils ne feront pas parler la poudre. Peuvent-ils espérer une prise en considération de leurs problèmes par les puissances politiques ? Une solidarité de l'opinion publique contre les abus les plus criants ? Non ! Alors ils considèrent le monde entier comme complice de leurs oppresseurs, de leurs spoliateurs et ils tirent dans le tas.

  Je ne dis pas qu'ils ont raison ; je dis que c'est fatal et que cette fatalité est créée par la surdité politique et générale aux problèmes les plus brûlants de la planète. La preuve en est que les terroristes preneurs d'otages réclament presque toujours la diffusion de communiqués, ce qui leur est systématiquement refusé. On pourrait pourtant condamner tout aussi vigoureusement le terrorisme et publier les communiqués des terroristes. Mais voilà : partout où explose un désespoir, les professeurs de morale ont une saloperie à cacher.

  Nous sommes tous menacés par le terrorisme. C'est justement ce qui nous donne le droit d'en parler librement. Nous ne devons jamais perdre de vue que toutes nos idées sur les problèmes partiels ou planétaires sont le fruit d'un mensonge total universellement orchestré. Il ne s'agit pas d'une déformation de quelques vérités, mais d'une inversion de toutes les vérités fondamentales à la situation mondiale actuelle. L'édifice du mensonge universel va s'enflant sans cesse. Mais par là même il se fragilise de plus en plus. Et il suffirait parfois d'un communiqué de terroristes pour que l'opinion mondiale stupéfaite découvre tout l'engrenage de perles empoisonnées dans le chapelet de l'information.

  Je sais fort bien qu'à côté du terrorisme spontané il y a le terrorisme récupéré et manipulé par les services secrets et les religions fanatiques au pouvoir dans certains États. Mais récupération et manipulation ne sont possibles que parce que la potentialité terroriste existe. Et les nations musulmanes extrémistes ne peuvent que capituler sans conditions devant l'araignée capitaliste et américaine ou se battre comme elles le font : clandestinement.

  Parmi les causes du désespoir, il y a aussi la perte de l'identité. Rien d'étonnant à ce que les régionalismes figurent parmi les terrorismes les plus virulents. Les régionalismes sont un refuge contre un gigantisme politique et économique dans lequel un homme est spolié de sa part de décision politique. Un électeur peut agir sur le maire d'un village, mais dans une commune d'un million d'habitants, plus personne ne croit à son bulletin de vote. Plus le groupe humain augmente, plus magouilles et manipulation d'opinion deviennent faciles. En outre le régionalisme représente un refuge contre la négation de la personnalité ethnique et la culture médiatisée, autrement dit contre le chaos multiracialiste et la déculturation. L'URSS n'a pas de problèmes régionalistes parce que les personnalités provinciales y ont toujours été respectées, même là ou des conflits politiques ont donné lieu à de véritables boucheries comme en Ukraine ou dans les pays baltes. Une des raisons profondes de la relative paix intérieure que connaissent les peuples d'URSS tient au fait qu'ils ne se sentent pas contestés et attaqués dans leur identité ethnique et culturelle. Ce qui ne signifie nullement que le paradis terrestre est de ce côté…

  Le terrorisme est aussi largement une conséquence du chaos multiracial. La perte d'identité liée aux fondements biologiques de la personne crée des réflexes de refuge dans la secte qui offre une identité de remplacement et un milieu humain plus précis. Car les grands ensembles humains ( humanité, nation ) sont sans chaleur, trop vastes pour être perçus. La chaleur n'apparaît qu'avec la région, la spécificité d'un paysage, d'un accent, d'un type humain.

  Les fous dangereux de la fraternité universelle, manipulés par des criminels ultra-lucides et qui savent parfaitement là où ils nous entraînent, préparent à l'Europe multiraciale un avenir de guerres de sectes et de terrorisme sans fin. Comme au Moyen-Orient, il faudra peut-être tenir pendant des siècles avant de retrouver une identité qui soit nôtre à travers les ruines du chaos multiracialiste.

  Alors, jeune Européen, sois dur et tais-toi !



Robert Dun

(in LE PARTISAN EUROPÉEN, "La Lettre des Catacombes", novembre 1986)

 

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18/01/2016

Gouvernés par des criminels devenus fous : Paradoxe ou réalité ? [par Robert Dun]

 Le problème posé implique des questions préalables : Qui gouverne le monde ? Toutes les formes politiques sont-elles concernées par cette terrible accusation ? D'où vient cette invraisemblable situation ? Est-elle une fatalité ou l'aboutissement d'une chaîne d'erreurs évitables ?

Commençons par la première question : Qui gouverne le monde ?

 J'ai exposé dans mes livres comment l'humanité avait glissé de la culture au chaos actuel. La culture est un stade dans lequel les valeurs du contrat social sont claires pour tous et aucune forme de pouvoir ne peut les violer sans susciter une révolte immédiate et incoercible. Le but de la révolution culturelle en Chine était de retrouver ce stade de conscience populaire. Il y eut des déviances et des abus, mais qui restent peu de chose en comparaison avec l'écrasante montagne d'hypocrisies et d'abus de pouvoir de nos démocraties sans démos.

 Bien qu'imparfaite, l'histoire permet de distinguer deux facteurs de corruption de la culture en tant que forme de société. Le premier est l'impérialisme. La conquête et la domination d'un peuple étranger mettent le vainqueur en présence d'échelles de valeurs qui ne sont pas les siennes et qu'il comprend mal. On trouverait des centaines d'exemples. Citons-en seulement deux qui nous concernent actuellement.

 Le vol nous agace et nous répugne plus que le rapt. Mais dans de nombreuses tribus africaines le vol de bétail est un exploit honorable, faute de quoi un Noir ne pourra pas se marier parce que considéré comme incapable.

 La dissimulation aussi nous agace comme une lâcheté. Mais le Coran enseigne : « La faute cachée est moins grave que la faute publique parce qu'elle n'a pas valeur de mauvais exemple » ; ce point de vue a incontestablement sa logique.

 De telles confrontations culturelles résultent le scepticisme, le nihilisme, l'amoralité, les désordres sociaux et les hypocrisies, ces dernières étant bientôt considérées comme une marque d'intelligence. La sémantique dans nos langues modernes révèle cette évolution. Nous utilisons le mot malin comme terme admiratif, synonyme « d'intelligent ». Or il veut dire étymologiquement « maléfique, malfaisant ». Inversement le mot benêt, dont la forme ancienne est « benoist », signifie « bienfaisant » et non « stupide » comme actuellement. En allemand l'adjectíf schlau a pris le sens « d'intelligent », « habile » ; mais il dérive de Schlange lequel signifie « serpent ». Ces exemples illustrent l'inversion des valeurs qui s'est produite à travers notre histoire, le fait que les valeurs réellement honorées dans notre société sont le contraire de ses valeurs théoriques.

 On se prétend fidèle d'une religion qui place au-dessus de tout la naïveté enfantine, mais on déteste, traque et tue la naïveté chez ses propres enfants, sans se douter le moins du monde des ravages irréparables qui en résultent dans un être trop jeune pour notre « réalisme ». Des centaines de milliers de jeunes font a vingt ans et plus des crises de puérilité parce qu'on ne leur a pas permis d'être puérils à l'âge où ils avaient besoin de l'être. Je fus stupéfait en 1968 de découvrir que le Petit prince de Saint-Exupéry était l'un des livres de référence des révolutionnaires ( combien naïfs pour la plupart ! ).

 L'actuelle gravité de la coupure entre les générations n'est pas due qu'à cela, mais elle l'est pourtant pour une bonne part. Les propos du Zarathoustra de Nietzsche dans l'île des tombeaux, propos sur ceux qui ont détruit et souillé tous ses rêves, tous ses amours d'être pur devraient donner à réfléchir. Churchill a dit : « Tous les grands hommes ont eu une enfance malheureuse ». L'ambition aurait-elle souvent la rancune, la vengeance et les complexes d'infériorité pour base au lieu de la volonté de réaliser des buts nobles ?

 Outre l'impérialisme et ses séquelles de confusion, le second facteur de corruption de la culture est la théocratie. Nous autres libertaires nous comprenons intimement Jean-Jacques Rousseau proclamant que « le principe de la souveraineté réside dans le peuple ». Notre anarchie n'est pas désordre et nihilisme ; c'est le refus de toute loi qui ne correspond pas à notre loi intérieure. Nous comprenons aussi le prophète chrétien agacé par le formalisme de ses congénères et proclamant que « le Fils de l'Homme est maître même du Sabbat », ce qui signifiait « même du plus rigoureux commandement de la loi, donc de la totalité de la loi ».

 De tels propos ne sont pas le fait d'êtres déboussolés, mais au contraire d'êtres portant en eux leur infaillible boussole d'êtres lucides et forts. Or la théocratie prétend imposer une loi d'origine divine, indiscutable, révélée à des médiateurs comme Moïse, Jésus ou Mohammed. Cette loi est aux mains de hiérarques religieux supérieurs aux hiérarques politiques.

 L'histoire de l'Europe montre la convergence du facteur impérialiste et du facteur théocratique dans le nihilisme actuel et la fuite en avant dans un matérialisme qu'il serait plus adéquat de nommer « mépris de la matière ».

 L'Empire romain porteur d'une « paix romaine » et d'une loi qui se croyait universelle fut attaqué de l'intérieur par trois religions de vaincus : le mithraïsme était l'instrument du noyautage perse, le culte d'Isis celui du noyautage égyptien et le christianisme celui du noyautage juif. Ce fut ce dernier, le plus patient, le plus équivoque, le plus perfide qui finalement triompha. Ainsi nous eûmes comme loi un Décalogue du désert qui ne dit pas un mot des devoirs envers la nature, ni même envers les enfants. La grande figure de référence fut un Christ mythisé, bourré de contradictions, dont on nous transmettait la parole « mon royaume n'est pas de ce monde », alors que le basileus ( l'empereur de Byzance ) était « le successeur du Christ sur Terre » et que le pape monstrueux Innocent lV déclarait que « les papes sont souverains spirituels et temporels de la Terre entière ». La convergence de l'impérialisme et de la théocratie trouva son incarnation la plus horrible dans le conquistador qui imposa au monde entier les maladies sociales et morales de l'Europe.

 Les stupidités du dogme ont rejeté dans le matérialisme les esprits les plus libres. Mais cette relative libération ne les a pas délivrés d'une morale antinaturelle. Tant les hypocrisies rendues nécessaires par la démonisation de la vie que celles pratiquées par les gros malins à tous les niveaux et les hiérarques des Églises au premier chef ont continué à se développer et à gangrener toute l'espèce humaine soumise au monde chrétien.

 Mais les pires choses ont en commun avec les meilleures d'avoir une fin. Acculés par les prises de conscience populaires, par les révélations sur leurs invraisemblables crimes, les maîtres du monde se raidissent dans une fuite en avant dont ils savent aussi bien que nous l'impuissance face aux problèmes majeurs de surpopulation, de pollution, d'effondrements culturels, de nihilisme mondial. Ils se savent complètement impuissants à imaginer un contrat social, une morale, un système socio-politique mobilisateur. Et comme ils savent aussi que toute vision claire sur ces nécessités remet en cause leur système de domination, ils font peser la plus efficace dictature contre les êtres capables et « coupables » de pensée indépendante.

 Ils réduisent à l'impuissance tous ceux qui pourraient contribuer à débrouiller l'écheveau de l'ère judéo-romaine, de l'ère impérialiste et théocratique. Jadis on disait « gouverner c'est prévoir » ; mais nous vivons le bout du rouleau et tout est devenu imprévisible. Alors « on gouverne à vue », ce n'est pas moi qui l'ai dit…

 Alors… qui gouverne le monde ? Les malins, les faussaires. Toutes les formes politiques sont-elles concernées par l'accusation de criminalité et de folie ? À part le peu qui reste de sociétés tribales, je ne vois qui pourrait prétendre à être excepté. D'où vient cette invraisemblable situation ? De la collusion judéo-romaine de l'impérialisme et de la théocratie. Etait-elle fatale ou évitable ? Honnêtement, cette question me dépasse. Mais je puis garantir que nous sommes à l'extrême bout du rouleau et qu'il serait grand temps de penser à des mini-sociétés de survie et de remplacement.

Robert DUN

In L'HOMME LIBRE, fils de la Terre, Septembre 1993

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06/01/2016

Migrations de masse au crépuscule de l'empire

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Lorsqu'on constate qu'en ce mois de janvier 2016, diverses publications ont simultanément choisi de consacrer leurs dossiers centraux et leurs couvertures à la tragédie historique couramment désignée sous le nom de Grandes Invasions barbares, prélude à la chute imminente d'un Empire romain d'Occident en pleine déliquescence, on ne peut s'empêcher d'effectuer un inquiétant rapprochement entre ces évènements datés du IIIème  au Vème siècle de l'ère chrétienne, et ceux que nous avons aujourd'hui sous les yeux. Certes, l'an 2016 marque le 1540ème anniversaire de l'aboutissement de la longue agonie de l'empire, qui rendra l'âme le 4 septembre 476 avec la destitution par le Skire Odoacre de son ultime et pathétique dernier empereur, Romulus Augustule, un pré-adolescent âgé de quatorze ans. Ironique destin d'un empire qui aura vu le jour sous l'égide d'un mythique Romulus, en l'an 753 avant l'ère chrétienne, pour finir 1229 ans plus tard sous l'éphémère règne d'un autre Romulus, qualifié celui-ci non sans désinvolture d'Augustule, un "petit Auguste".

Néanmoins, au-delà de cet anniversaire qui du reste ne concerne pas spécialement le mois de janvier, on est en droit de se demander par quel curieux "hasard" toutes ces publications, du "Figaro Histoire" à "Historia", en passant par "Les Cahiers de Science & Vie" et plusieurs autres, ont axé leurs nouvelles livraisons respectives sur ce thème. La revue "L'Histoire", quant à elle, avait abordé ce sujet dès octobre 2015, en consacrant la couverture et le dossier central de son N° 416 à la chute de Rome. L'évidente analogie entre ces événements et ceux qui illustrent l'actualité immédiate est frappante, et il apparaît difficile de croire que ces parutions simultanées ne résultent pas d'un choix rédactionnel concerté, directement lié à leur contexte. On notera toutefois qu'au même moment  dans les kiosques, le hors-série "Histoire" de la revue catholique "La Vie" propose pour sa part au lecteur un dossier intitulé "Migrations : une aventure humaine"...

Aucun empire n'est éternel, et tous finissent tôt ou tard par s'effondrer. Il en fut ainsi de l'Empire Romain d'Occident, comme plus tard du Premier et du Second Empire français, de l'empire tsariste russe, de l'empire austro-hongrois, de l'empire ottoman, du Second et du Troisième Reich allemand, des divers empires coloniaux européens, de l'empire soviétique et de sa cohorte d'Etats satellites etc. Ainsi finissent tous les empires, sans exception. Tous se voulaient bâtis pour traverser les siècles voire les millénaires, mais tous se sont écroulés comme châteaux de cartes, parfois de façon soudaine, au bout de quelques siècles ou décennies, voire de quelques années.  Ceci s'observe et se vérifie systématiquement, dès lors qu'une quelconque structure impériale se retrouve à son point maximum de puissance expansionniste. Après l'ascension vient toujours la chute. L'empire se veut intrinsèquement supranational, et ce sont ses velléités tantôt suprémacistes et hégémoniques, tantôt universalistes et intégrationnistes, qui le minent littéralement de l'intérieur et  précipitent inéluctablement sa perte.

Aujourd'hui, l'empire occidental, dominé par le poids lourd états-unien, bat de l'aile. Il se trouve à la fois pris au piège des conséquences de ses propres actes, et contrarié dans ses projets par la spectaculaire résurgence de la Russie en tant que superpuissance sur la scène internationale, mettant un terme salutaire à vingt-cinq ans de diktat unipolaire. L'Union Européenne (UE), vassale des Etats-Unis dans le cadre de l'empire occidental, se voit elle aussi menacée d'effondrement global. Tout comme l'empire romain, elle croule aujourd'hui sous le poids de ses contradictions, comme sous celui des inévitables conséquences de ses propres agissements, tant extérieurs qu'intérieurs. Et tout comme l'Empire romain, l'empire occidental, à commencer par l'UE, est en train de succomber sous les assauts conjugués d'une triple crise économique, migratoire et civilisationnelle, crise d'une ampleur sans précédent qui ne pourra in fine qu'avoir raison de lui et des pseudo-valeurs qu'il incarne. Ses principes moraux, ses dogmes économiques, son colonialisme culturel et ses prétentions universalistes, associés à un immigrationnisme et à un ethno-masochisme forcenés, ne pourront, au terme du processus mortifère en cours, que le mener là où on fini tous ses prédécesseurs.

A la suite de Paul Valery et pour reprendre sa célèbre formule, nous savons que toutes les civilisations sont mortelles. Celle qu'incarne aujourd'hui le modèle occidental n'échappe nullement à la règle. Nous le savons pareillement, l'empire romain s'est effondré pour des causes non seulement économiques, sociales et politiques, mais aussi -et peut-être avant tout- pour des raisons d'ordre ethnique. Ceci a brillamment été exposé de façon détaillée par, entre autres, l’autodidacte André Lama, dans les deux volumes de son étude magistrale intitulée "Des Dieux et des Empereurs" [1], et publiée pour la première fois en 1998. Cette chose que l'on peut qualifier d'empire occidental, comprenant l'UE via la nébuleuse atlantiste, est elle aussi en train de dépérir pour des raisons analogues.

 Force est de constater en effet que les similitudes entre les deux situations historiques sont pour le moins troublantes. A commencer par le contexte social. L'empire occidental comme l'empire romain ont rapidement étendu leurs territoires respectifs, avec pour principale préoccupation d'en faire de vastes blocs commerciaux, capables de rivaliser avec les grandes puissances économiques de leurs époques. L'un comme l'autre s'efforce sans relâche de déresponsabiliser ses citoyens, et surtout de les tenir à l'écart de la chose publique, chasse gardée d'une petite caste d'oligarques dont beaucoup n'ont jamais été élus. Pour ce faire, les notables, les politiciens, les sénateurs et jusqu'à l'empereur lui-même ont fort généreusement pratiqué le clientélisme à outrance, achetant littéralement la plèbe avec du pain et des jeux, les fameux Panem et Circenses, afin qu'elle se tienne tranquille et applaudisse ses tribuns sans véritablement comprendre les arcanes de leurs jeux politiques. Les pouvoirs en place, dans les divers pays de l'empire occidental -et donc de l'UE-, ne procèdent pas autrement, en gavant leurs populations de programmes TV débilitants et de propagande médiatique orwellienne, de culte du consumérisme, de footballâtrie et autres anesthésiants tous plus abrutissants les uns que les autres. Dans les deux cas, le but recherché est fondamentalement le même : réduire le citoyen ordinaire, le peuple, au silence, ou tout au moins à l'impuissance politique. Lorsque les pouvoirs en place ne peuvent plus se maintenir qu'en usant de tels subterfuges, nous pouvons avoir la certitude que nous assistons à la fin de quelque chose, à la fin d'un monde. Non pas à la fin du monde, mais à celle d'un certain monde. 

 En proie à une crise spirituelle majeure, doublée d'une pénétration culturelle étrangère de plus en plus conséquente, l'empire romain constituera un terreau idéal pour la transplantation de cultes exotiques [2], qui prospèreront en consommant la rupture avec la tradition religieuse de l'empire, et donc avec une part importante des fondements de son identité. L'activité de ces diverses sectes agira comme un puissant dissolvant de la romanité originelle, et l'une d'elle contribuera de manière décisive à l'acculturation de Rome  [3].  L'empire occidental moderne, quant à lui, est si obnubilé par l'esprit marchand et le matérialisme qu'il s'est produit en son sein une véritable désertion spirituelle, ses églises et ses temples se vidant à mesure que les mosquées se remplissent. Les pays de l'Union Européenne, notamment, connaissent bien ce phénomène. Il est le symptôme du nihilisme ambiant, de l'absence d'idéal et de foi instiguée par le consumérisme et la "réussite" matérielle érigés en valeurs sacrées toutes-puissantes par la ploutocratie libérale triomphante.

Mais les analogies ne se limitent toutefois pas à cela, tant s'en faut. Il suffit, pour s'en convaincre, d'énumérer plusieurs autres rapprochements qui parlent d'eux-mêmes.

A l'instar de l'Empire romain décadent, le moderne empire occidental, au premier rang duquel les USA et leurs vassaux de l'Union Européenne, est une structure parvenue à l'apogée de sa puissance et de son expansion, et qui amorce aujourd'hui une inéluctable spirale de déclin.

Comme l'Empire romain, les pays phares de l'Union Européenne ont, au cours des 40 dernières années, axé leur politique sur le mirage de l'insertion, de l'intégration, voire de l'assimilation, avec les résultats catastrophiques que nous connaissons à présent [4].

Comme l'Empire romain, les pays phares de l'Union Européenne bradent littéralement leur nationalité administrative, en la réduisant à une simple citoyenneté de convention qu'elle accorde à une proportion croissante d'éléments allogènes [5].
  
Comme l'Empire romain, les pays phares de l'Union Européenne ont permis, par calcul autant que par irresponsabilité,  l'accueil d'une multitude de réfugiés de guerre et autres "migrants". A peine les nouveaux venus passés plus ou moins en force, l'engrenage infernal s'est aussitôt activé, la première vague de "migrants" appelant mécaniquement la suivante, et ainsi de suite [6].

Comme l'Empire romain, l'Union Européenne doit faire face à un flux  migratoire de provenances diverses, d'ampleur inédite, avec pour corollaire tous les "effets collatéraux" qui en découlent : tensions ethniques et religieuses, émeutes communautaires, explosion de l'insécurité et des violences (agressions, viols, meurtres, destructions de biens privés et publics, terrorisme etc), multiplication des zones de non-droit où l'Etat, démissionnaire, renonce à exercer son autorité [7] etc.

Comme l'Empire romain, l'Union Européenne accueille en son sein un véritable cheval de Troie qui le perdra. Rome avait cru judicieux de fédérer les peuples "barbares" en les incorporant en masse à son armée, d'abord sous la forme de troupes auxiliaires, puis directement en les intégrant à ses légions. Ces contingents étrangers se retourneront contre elle, et ce seront eux qui, au Vème siècle, donneront le coup de grâce à l'empire qui les avait abrités. L'Union Européenne, elle, est submergée par une invasion galopante qui la perdra aussi, en raison de l'arrivée et de la présence sur son sol de dizaines de millions d'allogènes, dont certains, animés d'intentions conquérantes ou terroristes, passent d'ores et déjà à l'action. Au rythme où vont les choses, combien de temps faudra-t-il encore avant que des villages d'Europe voire des régions tout entières tombent aux mains des nouveaux barbares des années 2000 ?

L'Union Européenne, on est en droit de le redouter, n'a pour l'heure encore connu que les prémices de ce qui l'attend. Submergé de toutes parts, le monde romain, à l'aube du Vème siècle, est déjà exsangue. La suite du processus sera cataclysmique, et sonnera finalement le glas de l'Empire romain d'Occident. En 410, Rome est prise par le Wisigoth Alaric. La Ville éternelle, cœur de l'empire, est mise à sac et livrée au pillage par ses troupes quatre jours durant. Pillages, destructions, meurtres et viols s'abattent sur les Romains, qui  en resteront durablement traumatisés. Détail savoureux :  les Goths, convertis au christianisme -à l'hérésie arienne- ont eu la délicatesse d'épargner les églises, alors qu'ils mettaient la cité à feu et à sang. Miracle d'un monde qui ne se voulait plus divisé entre "civilisés" et "barbares", mais entre chrétiens et "païens".  Dès 455, le même scénario se reproduit, sous l'égide cette fois de Genséric, roi des Vandales et des Alains. Ceux-ci, surgissant par la Méditerranée de l'Afrique du Nord où le royaume vandale s'étaient implanté, apportent avec eux des hordes hétéroclites en provenance du continent africain, qui ravagent de plus belle la ville quinze jours durant. Genséric rapportera en Afrique un butin considérable, laissant derrière lui une Rome dévastée qui n'était désormais plus que l'ombre d'elle-même.

Le répit fut pourtant de courte durée, puisque la mégalopole romaine fut reprise et mise à sac à peine vingt-et-un an plus tard par les troupes d'Odoacre, un Skire [8] à la tête d'une coalition de contingents barbares de l'armée romaine qui se soulevaient contre le pouvoir impérial. Ceux-ci lui portèrent cette fois un coup fatal. Le coup de grâce fut définitivement porté à la vieille Rome chancelante lorsque Odoacre déposa le dérisoire dernier empereur, Romulus Augustule, et renvoya symboliquement les insignes impériaux à Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient depuis la séparation entre celui-ci et Rome en 395. L'Empire romain d'Occident avait vécu. Les aqueducs tombèrent à sec. Les voies romaines, jadis régulièrement entretenues, ne  le furent plus. Et ce qui subsistait des monuments, profanés ou désaffectés, tomba en ruines au fil du temps. Le souvenir de ce que fut autrefois la romanité n'exista dès lors plus qu'à travers ce que les envahisseurs avaient consenti à s'attribuer. Sur les ruines encore fumantes d'un empire déchu et démantelé, se bâtit un nouveau monde fragmenté en une kyrielle de royaumes barbares rivaux aux frontières mouvantes. Plusieurs siècles d'obscurité, de violences et de désordre consécutifs à cette chute d'une civilisation tout entière allaient laisser pour longtemps l'Europe en état de choc. Celle-ci mettra, à vrai dire, de nombreux siècles à se remettre d'une crise qui aura eu raison du plus puissant des empires du continent.

 Depuis 2015, l'Union Européenne, déjà minée depuis des années par l'incursion continue d'un nombre indéterminé d'immigrés clandestins, en sus de l'immigration légale, se trouve confrontée à une crise migratoire d'une ampleur sans précédent. En conséquence de sa politique  interventionniste irresponsable menée depuis 2011 en Libye puis en Syrie, un phénomène migratoire de masse submerge littéralement ses frontières méditerranéennes et sud-orientales. Ce sont des dizaines, des centaines de milliers et même des millions de "migrants" allogènes qui affluent vers l'UE, non seulement en provenance de Syrie et d'Irak, pépinières de réfugiés et de dangereux terroristes, mais aussi de Libye, du Maghreb, du Pakistan, d'Afghanistan, et de divers pays d'Afrique subsaharienne. Il est mal aisé de faire la part entre ce qui relève des conséquences de la politique criminelle des Etats de l'UE, et  en particulier de ceux qui sont membres de l'OTAN, et ce qui relève d'un plan d'invasion migratoire concerté, correspondant à la fois aux visées des islamistes conquérants, et aux besoins plus ou moins avoués du mondialisme libéral. L'ineffable Jacques Attali, chantre d'une gouvernance mondiale, n'a-t-il pas osé affirmer que la France avait besoin de 300 000 immigrés supplémentaires ? Les technocrates criminels de Bruxelles n'ont-ils pas entériné l'ethnocide généralisé des peuples européens autochtones, en décrétant que l'UE se devait d'accueillir plus de 15 millions de "migrants" d'ici à 2025 ? L'impact ethnique et social de cette vague migratoire inouïe, en plus de représenter un danger énorme d'infiltration d'éléments hostiles, voire terroristes, sera bien évidemment considérable sur l'ensemble du continent. Quarante années de politique immigrationniste irresponsable auront fortement érodé le vieil édifice. Quelques années d' invasion migratoire à l'échelon continental auront raison de lui, et lui porteront le coup fatal qui le feront s'effondrer. Son évolution démographique, sa composition ethnique, s'en trouvent d'ores et déjà profondément bouleversés.  Il faut s'y résigner, ou plutôt avoir le courage de faire face à une nouvelle réalité : l'Europe, du fait de la politique suicidaire menée par les dirigeants de l'UE, ne sera plus jamais l'Europe européenne qu'elle fut jadis.

L'empire occidental moderne, et notamment l'Union Européenne, connaîtra-t-il le funeste sort du défunt Empire romain ? Seul l'avenir nous le dira, même si les signes les plus alarmants se trouvent à présent réunis pour nous permettre raisonnablement d'envisager le pire. Bien sûr, depuis le Vème siècle, les temps ont changé. Mais là où, à l'exception notable des Huns, les "barbares" Wisigoths, Ostrogoths, Francs, Burgondes, Vandales, Suèves et autres Bretons appartenaient tous, malgré tout, au même creuset civilisationnel indo-européen que les Romains, les populations extra-européennes qui s'installent massivement sur notre sol à la faveur du grand chambardement actuel relèvent quant à elles de socles ethno-culturels et religieux fondamentalement  différents de ceux qui prévalent dans les "pays d'accueil". Ce hiatus est à la source de complications supplémentaires, qui en font donc en fait un facteur aggravant.

Ainsi que l'avait déjà perçu Robert Dun voici déjà près de trente ans, nous n'avons rien à attendre ni à espérer de la part des criminels devenus fous qui prétendent nous gouverner. Tel un virus né à l'aube des années 2000 dans la poussière des tours jumelles de New York, le poison d'un islam rétrograde et plus conquérant que jamais, dopé par les succès de ces nouveaux barbares que sont les fondamentalistes avec leur cortège d'indicibles atrocités, étend à présent son ombre menaçante sur le monde entier. Notre vieille terre d'Europe n'est elle-même plus épargnée par cette gangrène, et ce d'autant moins que ce sont précisément ceux qui ont œuvré à sa naissance et à son développement qui y tiennent les rênes du pouvoir. Il ne sert donc évidemment à rien de s'en remettre à la bonne volonté, toujours feinte, de ces traitres patentés. Ceux-ci poursuivent en réalité des buts diamétralement opposés aux intérêts des peuples du Vieux Continent. 

Quelle peut donc être l'attitude à adopter en ces temps de crise aiguë, nous qui, en tant qu'autochtones européens, perpétuons de par notre sang l'esprit et l'héritage de nos ancêtres non seulement gréco-latins, mais aussi Germains, Celtes, Slaves et autres ? Ainsi que l'a récemment pointé Troy Southgate dans le cadre d'un article [9], trois possibilités se présentent à première vue. La première est de céder aux sirènes du fatalisme ambiant, en se résignant à l'invasion migratoire par défaitisme ou au nom de la mondialisation, et donc en acceptant l'idée d'une mort lente de nos ethnies, dans un grand magma de métissage généralisé. La seconde consiste à s'opposer physiquement à l'invasion, en se préparant concrètement à des années de retranchement et de guerre civile interethnique. La troisième consiste à faire confiance aux partis politiques qui prétendent s'opposer à l'immigration et aux gouvernances suicidaires qui prévalent dans nos pays. A l'instar de Troy Southgate, je considère pour ma part qu'aucune de ces trois voies n'est de nature à nous mener vers une solution pacifique, ni acceptable. Car dans le premier cas, c'est du suicide pur et simple. Dans le second cas, le risque est gros de perdre la vie dans un conflit inepte, dans lequel les hommes libres n'ont pas leur place. Et dans le troisième cas, l'illusion aveugle hélas encore un grand nombre de fils et filles d'Europe, qui ne réalisent pas que toute tentative en ce sens est de toute façon vouée d'avance à l'échec par un système totalement verrouillé.

L'effondrement des valeurs occidentales est en cours, et avec lui celui des institutions politiques et financières qui en sont l'émanation concrète. Dans cette phase de déclin accéléré, notre continent connaît de profonds bouleversements. Que nous le voulions ou non, nous devons accepter de voir la réalité en face, et cette réalité est que l'Europe, en tant que zone territoriale, n'est déjà plus peuplée uniquement d'Européens. Nous finissons par nous sentir étrangers dans des zones de plus en plus nombreuses de nos propres pays, de nos propres villes, et la tendance générale, qui est à la crispation de plus en plus vive des communautarismes, promet d'aller crescendo. Nous devons reprendre à notre compte, pour notre plus vital intérêt, ce communautarisme ambiant. Lui seul nous permettra de faire front à l'adversité, en remettant à l'honneur ciment identitaire commun, tout en assurant la pérennité de nos peuples en tant qu'entités organiques. Nous pouvons le faire en devenant, pour reprendre l'expression de Robert Dun, des missionnaires, c'est-à-dire en nous faisant les dépositaires d'un héritage culturel, biologique, spirituel et moral dont il nous incombe de transmettre et de perpétuer la flamme, quoi qu'il advienne. Car l'Europe n'a de sens et n'existe que là où se trouvent des Européens, pleinement conscients d'eux-mêmes et de leurs racines, de leurs identités.

La civilisation occidentale mourante, fondée sur les valeurs matérielles du cosmopolitisme, du consumérisme et du profit, ne vaut pas la peine que nous nous battions pour elle, ni que nous en sauvegardions les bases. Le conflit de civilisations en cours ne doit pas nous entraîner dans sa déferlante d'hystérie collective, pas plus que l'empire occidental ne doit nous entraîner dans sa chute, et il est dans notre intérêt d'éviter le combat autant que possible.  Comme l'a préconisé Robert Dun sous forme d'un cri d'alerte [10] nous mettant en garde contre le chaos qui s'annonce, il importe en effet de ne nous battre qu'en cas d'absolue nécessité, uniquement pour nous défendre si nous sommes personnellement agressés.

A l'heure où, tels Néron, les psychopathes et les criminels qui gouvernent l'Occident se contentent de regarder Rome brûler tout en jouant de la lyre, l'essentiel est bien sûr avant toute chose de survivre, mais aussi de demeurer nous-mêmes et de faire honneur à l'esprit de résistance opiniâtre qui fut celui de nos lointains aïeux. Car ce n'est qu'en sachant d'où l'on vient que l'on peut véritablement choisir où l'on va. 

L'heure tourne. Commençons sans tarder à nous regrouper par petites collectivités soudées, formées en fonction des liens affinitaires entre celles et ceux qui les composeront, et fédérées, par alliances, à d'autres collectivités analogues, formant ainsi une puissante chaîne de solidarités inter-communautaire. L'entraide fera la force, jetant les bases d'une nouvelle conception de  l'européanité, et l'Europe existera véritablement partout où se trouveront des Européens.  De la sorte,  nous serons en mesure de faire front et de survivre à la longue nuit qui s'annonce, sans jamais cesser d'espérer et d'attendre le retour inévitable du soleil triomphant, qui se produira tôt ou tard.

Qui peut dire ce qu'il adviendra au terme de la crise internationale actuelle ? Qui sait si l'Occident connaîtra un répit in extremis, ou si sa chute est véritablement imminente ? La seule certitude est qu'il finira par sombrer, et que nous sommes aujourd'hui, bon gré mal gré, témoins de sa lente agonie. Nous ne savons pas, à vrai dire, si nous connaîtrons ou non l'aboutissement de ce processus de dépérissement. Et quand bien même, si nous y survivons, qui sait si nous vivrons suffisamment longtemps pour connaître le retour de la lumière ? Qu'importe, l'essentiel étant de garder une foi inébranlable, et d'œuvrer sans relâche, à tous niveaux pour anticiper et favoriser ce retour.  Le sort de l'empire occidental ne sera probablement guère différent, à court ou moyen terme, de celui de l'Empire romain d'Occident. D'autant plus que nous ne devons pas écarter la menace d'une nouvelle crise financière imminente, laquelle pourrait bien précipiter sa chute. Qui vivra verra, comme dit l'adage.  Mais tant que nous ne confondrons pas l'Europe multimillénaire avec l'Union qui se prétend européenne, tant que nous ne lierons pas le destin de la première au sort de la seconde, nous resterons les héritiers et les gardiens d'une force plurimillénaire qui, demain comme hier, finira inévitablement par triompher des ténèbres et de l'adversité. 

Haut les cœurs. Nous vivons la fin d'un âge sombre, mais le jour nait du plus profond de la nuit. Apollon, Bélénos et Balder reviendront, et cette fois, ce sera pour toujours.

 

Hans CANY
5 janvier 2016 E.V.



NOTES :

[1] : "Des Dieux et des Empereurs - Mélanges romains" par André Lama, Tomes I et II, 1998 et 2003, édité par la Société des écrivains. Réédité en 2010 par les éditions Dualpha, en un seul volume intitulé "Causes ethniques de la chute de l'empire romain".

[2] : Peuple superstitieux et soucieux de ne pas s'attirer les foudres éventuelles des divinités honorées par d'autres populations, les Romains se sont toujours montrés tolérants et pragmatiques en matière de croyances, allant jusqu'à pratiquer le syncrétisme en intégrant des divinités étrangères à leur propre panthéon. Dans un contexte de plus en plus généralisé de confusion ethnique, de perte des repères et de grand déracinement spirituel, les cultes allogènes d'importation exotique, tels que ceux de Mithra, d'Isis et autre Cybèle trouvèrent un terreau fertile dans lequel prospérer, et participèrent eux aussi à la dissolution de la romanité telle qu'elle avait été conçue jusqu'alors.

 [3] : Le moins que je puisse faire ici est de mentionner le travail de sape effectué  par la subversion chrétienne avec la volonté délibérée de mettre à bas l'empire, en le minant de l'intérieur. Le christianisme, implanté à Rome à partir du IIème siècle, est une secte d'importation proche-orientale, issue d'une hérésie du judaïsme. Elle ne cache pas sa franche hostilité à l'empire païen et à ses institutions. Persécutée pendant un temps, non pas du fait de ses conceptions religieuses, mais en tant que groupe séditieux représentant un danger pour l'ordre public, la secte chrétienne contribuera néanmoins à diffuser chez les classes les plus modestes de la population un messianisme "révélé" aux forts accents universalistes. Elle exercera progressivement une influence intellectuelle et politique telle qu'elle finira par gagner les cercles de pouvoir, et même par  s'imposer à partir de 380, date de l'adoption officielle du christianisme en tant que religion d'Etat. Dès lors, le monde ne se concevait plus comme une opposition entre "civilisés" et "barbares", mais entre chrétiens et "païens", ouvrant la porte à un universalisme qui allait in fine mener Rome à sa perte. Après avoir lui-même pratiqué le colonialisme culturel à outrance, l'empire se voyait à son tour colonisé moralement et spirituellement par une secte professant une doctrine monothéiste étrangère à sa tradition religieuse. Le bouleversement fut si profond qu'aujourd'hui encore, la quasi-totalité des nations d'Europe reste marquée par cette acculturation initiale.

[4] : L'expansion de l'Empire romain s'est fondée sur l'intégration de plus en plus poussée des étrangers.  Ceux-ci, d'origines diverses, sont souvent pétris de romanité, les uns par choix, les autres par nécessité ou calcul. Ils accéderont rapidement à tous les postes administratifs, y compris dans l'armée, de plus en plus coûteuse et composite. De plus en plus d'éléments allogènes intègreront les légions romaines, et en occuperont les plus hauts grades. A la fin du IIème siècle, déjà, pas moins de la moitié des sénateurs et des chevaliers est issue de notables "barbares" romanisés. De la fin du IIIème siècle jusqu'à la chute de Rome, en 476, les recrues d'origine étrangère finiront par représenter la moitié des effectifs de l'armée romaine. Une armée qui pèse de plus en plus lourd sur les finances de l'empire, qui doivent supporter le paiement de soldes conséquentes afin d'assurer la loyauté d'unités entières, toujours promptes à se mutiner, voire à faire sécession. 

[5] : En l'an 212 de l'ère chrétienne, l'empereur Caracalla, par un édit, accorde systématiquement la citoyenneté romaine à tout habitant libre de l'Empire romain. Une décision lourde de conséquences qui, sous couvert d'intégration et même d'assimilation, fonctionnera comme une véritable pompe aspirante, contribuera fortement à la désagrégation de l'identité romaine originelle, et finira par annihiler l'autorité et la puissance de Rome en intégrant de plus en plus d'éléments étrangers, jusqu'aux plus hautes sphères du pouvoir politique et militaire. Dans la quasi-totalité des pays de l'Union Européenne, c'est le "droit du sol" qui prévaut. Un dogme juridique qui octroie automatiquement la nationalité d'un pays à quiconque nait sur son sol, ce qui revient à dire qu'un cheval est une vache s'il est né dans une étable, pour reprendre un bon mot. Au nom de ce sacro-saint principe droits-de-l'hommiste, les "nationalités" de papier se multiplient, sans même parler des phénomènes d'octroi de doubles nationalités, de "régularisations" en catimini de contingents de clandestins qualifiés par la novlangue de bois de "sans-papiers", ni de la submersion inédite que subissent à l'heure actuelle les frontières du Vieux Continent, sous la pression colossale d'un flot ininterrompu de prétendus "migrants", venus qui de Syrie ou d'Irak, qui du Pakistan, ou de divers pays d'Afrique subsaharienne.

[6] : L'an 370 marque pour l'Empire romain le début d'une vaste crise migratoire, qui ne fera que s'amplifier et le fragiliser jusqu'à sa chute . Les Goths, poussés par les Huns qui envahissent leurs territoires, se ruent en masse sur les frontières de l'empire, afin de s'y réfugier. Littéralement submergées par cet afflux subit, les autorités romaines, prises au dépourvu, peinent à l'endiguer. Devant le fait accompli, l'empereur Valens se résigne bon gré mal à "accueillir" cette vague de "réfugiés", songeant néanmoins à utiliser ces Goths contre les Perses. Leurs armes leur sont donc laissées à cet effet. En 376, ils sont des dizaines de milliers, peut-être une centaine de milliers, nombre considérable pour l'époque, qui se pressent aux portes de l'empire. Une fois de plus, ce dernier cède. Mais ces "réfugiés" Goths pourtant romanisés en apparence, devenus nombreux, ne tardent pas à se soulever contre l'autorité impériale. En 378, ils infligent une cuisante défaite militaire aux légions romaines à Andrinople, en Turquie actuelle.  C'est ainsi que dès 382, les Goths, s'imposant de plus en plus, obtenaient de l'empire un traité reconnaissant et garantissant leur autonomie. Le ver était dans le fruit, et cette capitulation romaine face à ce qu'il faut bien nommer une invasion migratoire allait par la suite fonctionner comme une véritable pompe aspirante, incitant toujours et encore plus de groupes de populations barbares à se ruer sur le juteux gâteau romain. Le limes ne suffit plus à contenir l'élément étranger à l'extérieur des frontières, et le caractère cosmopolite de l'institution impériale ne peut que s'en accroître. Le processus de dissolution étant enclenché, l'empire ne sera dès lors plus jamais le même, et ne s'en relèvera finalement pas.

[7] : A mesure que la crise majeure qu'il traverse s'éternise et s'amplifie, l'Empire romain, surtout à partir de la fin du IVème siècle, se voit contraint de renoncer à son autorité sur un nombre sans cesse croissant d'enclaves , contrôlées sur son territoire par des groupes barbares divers et variés. Au Vème siècle, la situation économique et militaire devient si critique que ce sont des provinces et des colonies entières dont il doit se retirer, faute de moyens militaires suffisants pour en assurer le contrôle. C'est ainsi que nombre de territoires de l'Empire romain, tantôt conquis par les armes, tantôt abandonnés par nécessité, tombent aux mains des envahisseurs, et  l'affaiblissent toujours davantage.


[8] : Les Skires étaient un peuple germanique originaire des rivages de la mer Baltique.

[9] : "La race est la nation, et la nation est la race" par Troy Southgate, novembre 2015. Texte en ligne : http://national-anarchisme.hautetfort.com/archive/2015/12...

[10] : "Camarade, ne te trompe pas d'ennemi" par Robert Dun, In "L'HOMME LIBRE, fils de la Terre" , Juin 1995. Texte en ligne : http://etoilenoire.hautetfort.com/archive/2015/11/24/cama...






 

01:04 Publié dans Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : hans cany, identité & racines, robert dun |  Facebook | | |

24/11/2015

Camarade, ne te trompe pas d'ennemi ! [par Robert DUN]

 L'effondrement de la crapulocratie mondiale est proche, du moins sa phase aiguë est proche, car ses prodromes sont de plus en plus clairement perceptibles depuis une bonne trentaine d'années. Actuellement nous vivons en état de guerre civile larvée en Europe, tandis que les foyers de guerre brûlent dans le monde entier.

 

  Les meneurs de jeu, qui ne le mènent plus que très partiellement, car les commandes leur échappent, ne répondent plus, s'affolent. Leurs analystes patentés, bardés de diplômes d'un savoir arbitrairement fragmenté ( on appelle cela le cartésianisme ) ne savent plus quoi leur dire. La valetaille politique se plaint d'être « condamnée à gérer l'imprévisible », de devoir « naviguer à vue ».

 

  Beaucoup ont cru que je plaisantais, alors que depuis vingt ans au moins j'affirmais que nous étions gouvernés par des criminels devenus fous. Or je l'ai toujours dit et continue à l'affirmer le plus sérieusement du monde. Mes livres contiennent des veines d'explications qui montrent selon quels processus nous en sommes arrivés à cette situation planétaire de navire dirigé par des criminels devenus fous. Je montre les engrenages de la folie dans les religions du désert et dans le christianisme en particulier. Je montre comment une morale socialement inapplicable a noyé le monde dans un océan d'hypocrisie, chose particulièrement perceptible aux USA.

 

  La capitulation des ecclésiastiques chrétiens devant la dissolution de la société occidentale incite les faibles à se réfugier dans un autre fauteuil roulant : l'islam. Quand on n'est pas capable de trouver en soi sa propre loi, on est un esclave potentiel ; on a besoin de maîtres et si nécessaire on se met à leur recherche.

 

  À ceci s'ajoute le vide laissé par l'effondrement du marxisme. Or l'islam est aussi une doctrine sociale qui fait du partage un devoir. L'assistance passe même avant le devoir du pèlerinage et le Coran commande à celui qui est prêt à partir pour La Mecque : « Avant ton départ assure-toi qu'il ne manque rien à ton voisin de droite, rien à ton voisin de gauche. S'il leur manque quelque chose donne-le leur et remets s'il le faut ton voyage à plus tard ». L'eau est un bien collectif et les théologiens musulmans disent, non sans raison, qu'au temps de Mohammed seule l'eau risquait de manquer, qu'en fait ce communisme de l'indispensable s'applique à tous les biens vitaux.

 

  La crapulocratie se trouve confrontée à un double danger islamique : celui d'une révolution sociale et celui d'une solidité familiale et morale contraire à ses buts de prolétarisation culturelle de tous les peuples, de destruction de toues les identités.

 

  Vous doutez peut-être de cette volonté de destruction, de cette convergence mégalomaniaque des puissances d'argent et de leurs instruments idéologiques plus ou moins conscients ? Il n'y a pas de complot de la crapulocratie, mais il y a pire : il y a la complicité spontanée de tous ceux qui veulent noyer toutes les identités dans l'une des religions du désert, dans le marxisme ou dans la société de consommation. C'est ainsi que ceux qui pensent et enseignent « Tout est à vendre, ce n'est qu'une question de prix » rejoignent les baratineurs perfides ou naïfs de la fraternité universelle. Ils n'ont besoin pour se comprendre ni de réunions secrètes du Bilderberg ou de la Trilatérale, ni de tenues en Loges maçonniques. Leur ennemi commun, celui dont il faut parachever la destruction, c'est l'homme libre porteur d'une identité raciale et culturelle. De cela aussi vous doutez ? Alors lisez bien ce qui suit !

 

  Il y a presque vingt ans le bulletin interne d'une association d'enseignants allemands écrivait : « On peut dire aujourd'hui que le travail de destructuration de la famille traditionnelle allemande est accompli. Mais il reste dans les familles immigrées, turques pour la plupart, un traditionalisme auquel nous devons maintenant nous attaquer pour le détruire à son tour ».

 

  Il se trouve que la voix musulmane a été plus dure que le pensaient les mondialistes. Par ailleurs le Ramadan, le repos du vendredi et un certain mépris de la richesse fréquent dans le monde musulman sont contraires à la « fin de l'histoire » que veut et nous promet la crapulocratie : le règne de l'homo economicus noyé dans son inconsistance et répandu comme un chancre sur toute la planète.

 

  Prenez garde, ouvriers européens : les mêmes qui vous ont submergés de dizaines de millions de musulmans pour écraser vos revendications peuvent vous exciter demain à vous battre contre ces mêmes musulmans devenus encombrants. On vous dira qu'on s'est trompé ( qui est « on » ? ), que ces hommes n'ont pas su profiter de l'évolution qu'on leur proposait. Ne tombez pas dans le piège. J'ai dénoncé plus clairement que quiconque les bases pathologiques des religions du désert, marxisme inclus. Je suis bien loin de me laisser gagner par les mirages infantiles de l'islam. Mais si la crapulocratie s'en prend à l'islam, ce n'est pas à cause de ses dogmes infantiles, ni à cause des tchadors d'écolières manipulées. C'est parce que l'islam reste la seule force anticapitaliste, la seule capable de faire échouer le chancre mondial de la société de consommation.

 

  La guerre civile mondiale, à la fois raciale, culturelle et sociale ne sera pas évitée. Mais les hommes libres n'y ont aucune place. Ne vous laissez aller à aucune haine irréfléchie. Ne vous laissez pas entraîner dans le tourbillon de folie, et ne vous battez qu'en cas d'absolue nécessité, si vous êtes personnellement attaqués.

 

Robert DUN
In "L'HOMME LIBRE, fils de la Terre" , Juin 1995

 

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17/07/2015

Robert DUN : l'esprit libre qui en dérangeait plus d'un

Bref portrait d'un vieux camarade disparu que j'ai eu personnellement l'honneur de connaître, et dont la seule évocation du pseudonyme, malgré le temps qui passe, continue de faire grincer bien des dents chez certains esprits étroits et quelque peu formatés... Même si je ne partageais guère ses vues racialistes, nous nous rejoignions en revanche sur  la majeure partie des idées qu'il exposait dans ses textes. L'influence majeure exercée par ses écrits sur mon propre cheminement intellectuel, ainsi que sur le développement de mon éveil idéologico-politique, est indéniable. Si la source d'inspiration que constituait pour moi l'ensemble de ses réflexions est loin d'être la seule, je me devais donc de rendre hommage à sa mémoire, en rappelant tout simplement qui fut l'un de ceux qui contribuèrent, dès l'aube des années 1990,
à faire de moi ce que je suis aujourd'hui.


Hans CANY


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Robert Dun, de son vrai nom Maurice Martin (13 février 1920 - 8 mars 2002), était un écrivain français né à Marseille, autodidacte, adepte du nationalisme paneuropéen et du néo-paganisme.

 

 

 

Admirateur de Nietzsche, il a écrit de nombreux livres traitant de sujets aussi divers que la philosophie, la religion, la mythologie, la sociologie, la psychologie, la politique, l'économie et l'écologie.

Durant sa jeunesse, il fut militant communiste, puis anarchiste, volontaire dans les Brigades internationales, avant de changer de bord et de rejoindre la Brigade Frankreich, puis la Division SS Charlemagne.


Il s’engage dans la Waffen-SS en 1943, combat en Galicie au sein du peloton de pionniers. Il demandera à passer aux unités spéciales d’Otto Skorzeny. De fait, il sera un des rares français à avoir participé à la contre-offensive des Ardennes au sein d’un kampfgruppe Skorzeny.

 

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Au centre, Maurice Martin, à la caserne de Clignancourt, octobre 1943.

 

À son retour en France, il sera condamné en 1948 à Lyon, à un an de prison. Concernant cette période, il reniera par la suite le culte du chef du national-socialisme, sans jamais se départir pour autant de son racialisme :
« Alors, gardez bien votre conscience de Français, d’Européens, de Blancs et soyez si vous le pouvez une partie de notre race, de notre sang, de notre âme, qui continuerait à vivre quand tout croulera autour de nous ».

 

Il devient précurseur de l’écologie en France avec sa revue ‘’L’Or vert’’.
Il a participé à diverses revues en dénonçant les « dérives » des sociétés modernes, leur matérialisme qu'il juge aliénant et destructeur. Auteur prolifique, il a défendu dans ses écrits le ré-enracinement des individus et des sociétés en s'inspirant du néopaganisme, de l'écologie, des mythes et des traditions.

Vers la fin de sa vie, il se  rapprocha sensiblement de la mouvance anarchiste individualiste gravitant autour de L'Homme libre (revue philosophique et intellectuelle publiée par Marcel Renoulet) et de l'AOA (Alliance Ouvrière Anarchiste, animée notamment par Raymond Beaulaton).

 Son engagement intellectuel s'est toujours doublé d'actions  de communication (conférences, lettres, lectures, etc.), particulièrement en direction des jeunes.

Robert Dun collabora à de nombreuses publications : L’Homme libre, Argad, L’Ile verte, Vouloir, Le Partisan européen, Altaïr, Le Devenir européen, Le Courrier du Continent, Militant, Réfléchir et agir, L'Anarchie (bulletin de l'AOA)

 Auteur prolifique, il a défendu dans ses écrits le ré-enracinement  des individus et des sociétés en s’inspirant de l’écologie, des mythes et des traditions.

Il meurt le 8 mars 2002. 
 

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QUELQUES EXTRAITS : 

 

" À la différence des masses, nous les libertaires nous ne pensons pas par référence. Nous reconnaissons une chose comme vraie ou comme fausse sur la base de nos propres analyses, non parce que l'Évangile, le Coran ou Karl Marx sont pour ou contre. "

Robert Dun, in "L' Anarchie, Journal de l'Ordre", bulletin de l'AOA, Alliance Ouvrière Anarchiste (Septembre 1995)



« Nous ne pouvons rien espérer des autres. Il nous faut opérer une révolution culturelle radicale ou périr. Nous connaîtrons sans doute une longue et terrible période, faite à la fois de tyrannie et d’anarchie. Toute notion élitiste ne peut manquer de soulever une tempête de hurlements. Aujourd’hui, il est dangereux d’être distingué, de ne pas avoir l’air canaille, ou au moins vulgaire et stupide. Des dizaines de jeunes gens et de jeunes filles ont déjà été victimes d’agressions, de viols, d’assassinats parce que leur simple aspect déplaisait à la canaille.

 

Tout être noble et énergique est aujourd’hui menacé, toute pensée élevée réduite au silence. Les Européens conscients doivent se le dire et en tirer les conséquences : ILS SONT DÉJÀ ACCULES A LA CLANDESTINITÉ. Ils ne survivront et ne pourront ressurgir un jour, sans doute seulement à travers leurs descendants, qu’à condition d’adapter très habilement leur comportement aux réalités actuelles. La survie européenne a trois exigences :

 

1) Une conscience parfaitement claire de nos valeurs spécifiques et intimes.

 

2) Une volonté acharnée et infatigable de transmettre l’héritage par le sang et la culture.

 

3) Une prudence de serpent, une subtilité vigilante.

 

Mon viatique sera une phrase de Jules Romains, expurgée dans la dernière édition de son poème : « Homme blanc, souviens-toi de toi-même; ressaisis ta lignée dans l’écheveau des peuples vils ». »

 

Robert Dun, Les catacombes de la libre pensée.

 

 

‘’J'entends déjà la foule des fanatiques goguenards me crier :
« Vous êtes mal placé pour critiquer l’hitlérisme après avoir été volontaire dans les Waffen SS ».
Mes réponses seront simples. A la différence de ceux qui ne savent que rabâcher les inepties des haines millénaires et de la manipulation médiatique mondialement orchestrée, je sais aujourd’hui de quoi je parle, ayant connu le mouvement hitlérien de l’intérieur et m’étant donné la peine d’en étudier toute la littérature théorique. Si j’ai, à 20 ans, opté pour le combat du côté allemand, c’est parce que j’avais déjà perçu dans le camp opposé trop de haines viles, de mensonges, d’hypocrisies bourgeoises, de calomnies. Mais j’ai toujours déploré la guerre avec la Russie, si étrange que cela puisse paraître, et j’étais loin d’être le seul dans ce cas parmi ceux qui portaient l’uniforme feldgrau. Comme la plupart des volontaires français, je me suis rallié à un type humain plutôt qu’à une idéologie.

 

Pour tous ceux qui souffraient profondément de la veulerie de leur siècle, de son nihilisme, de sa niaiserie, le guerrier allemand avec son regard droit, sa démarche ferme et tranquille, son calme, son amabilité sans bavardage fut ressenti comme un refuge, comme un espoir. Je ne fus nullement étonné de découvrir un jour la vieille devise : « Am deutschen Wesen wird die Welt genesen. » (Le monde guérira par la personnalité allemande). »

 

Robert Dun, Les catacombes de la libre pensée

 


"Un borné tire argument du fait que « j'avoue avoir fait partie des Waffen-SS ». Nuance : je ne l'avoue pas, je le dis sans le moindre complexe. Je ne peux guère m'expliquer sur ce point : je tomberais sous le coup de plusieurs lois approuvées par les faux anarchistes. Je me contenterai donc de dire : « J'ai été et je reste un défenseur du droit à toutes les identités, à tous les choix ». On a retiré aux hommes le droit à leur identité raciale, à leur identité culturelle, à leur identité professionnelle ( par la mécanisation ), à leur identité sexuelle ( par l'unisexe et la propagande en faveur de l'homosexualité ). On a culpabilisé la joie de vivre par la préférence pathologique ( il est plus facile à un criminel ou à un taré de trouver du travail qu'à une jeune personne saine ). Alors des millions de jeunes se tournent vers les plus dangereuses identités : vers les sectes, les fanatismes religieux."

Robert Dun, in "L' Anarchie, Journal de l'Ordre", bulletin de l'AOA, Alliance Ouvrière Anarchiste, (Juillet 1995)


 

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O
uvrage de Robert Dun paru en mai 2000, en réponse au livre anti-païen
"Vers une France païenne ?" de l'archevêque Hippolyte Simon.
Il m'avait fait l'honneur de me dédicacer mon exemplaire. 
H.C.

 

 

 

 

 

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29/06/2015

Vous avez dit révisionnisme ? [par Robert DUN]

 Première question : a-t-on, oui ou non, le droit, de manière générale, de remettre en question les versions officielles sur un événement ?

 Seconde question : si on excepte un seul événement de cette liberté de recherche, imprescriptible à nos yeux de libertaires, ne court-on pas le risque de la voir contestée et supprimée dès que la recherche gêne une quelconque maffia politico-économique ?

 Conclusion : même si les thèses des révisionnistes étaient complètement folles, malveillantes et sans fondements sérieux, le débat ne devrait pas être interdit, car une telle interdiction fait peser une terrible menace sur la liberté de l'esprit et ne peut être acceptée que par les veaux.

 

  Troisième question : le révisionnisme est-il une contestation qui se limite à la seconde guerre mondiale ? Dans le cas de la contestation actuelle peut-être ; mais il est une révolte de toujours contre les mensonges officiels et distorsions de l'histoire à des fins de manipulation des peuples. Et ces mensonges nous ont mis en tête une vision complètement fausse de l'histoire. Que chacun en juge :

 

  On nous a accoutumés à voir les origines de l'Homme et de la civilisation au Moyen-Orient : Égypte, Mésopotamie, vallée de l'Indus. Mais quinze siècles avant notre ère, les Mayas connaissaient la durée de la révolution de Vénus à une seconde de temps terrestre près, bien qu'habitant les terres basses d'Amérique centrale qui ne sont pas spécialement propices à des observations astronomiques. À la même époque, les Chinois avaient sur de nombreux points de l'avance sur les Égyptiens et les Chaldéens. La vision de la Méditerranée, centre de convergences culturelles, et du Moyen-Orient, centre de convergence de trois continents, n'est qu'un mythe judéo-romain.

  On continue à prétendre que l'écriture alphabétique est d'origine phénicienne. Et sur ce point il y a deux rectifications d'optique à apporter : d'abord les Phéniciens n'étaient pas des Orientaux, mais de ces « peuples de la mer », selon l'expression égyptienne, autrement dit des Atlantes ( riverains de l'Atlantique ) chassés de chez eux par un effondrement de la côte géologiquement prouvé et par des raz-de-marée. Ensuite l'alphabet phénicien n'a pas donné naissance aux runes, comme on le prétend, mais il est lui-même une simple variante des divers alphabets de type runique, la version connue la plus ancienne étant les cent douze signes de l'alphabet de Glozel [ moins 20.000 environ ].

  Les guerres médiques comme affrontement entre une Grèce de citoyens libres et une armée d'esclaves perses ? Complète foutaise ! La Grèce était déjà en pleine décadence, avait une société esclavagiste. Les Perses avec leur fière devise : « Savoir bien monter à cheval, tirer à l'arc et dire la vérité » ne donnaient nullement l'image d'une armée d'esclaves. Ils furent attirés dans cette guerre par les villes grecques d'Asie mineure et ne s'engagèrent que du bout des doigts. Les affrontements sur terre eurent lieu principalement entre Grecs.

  Vous avez tous entendu parler de ce monstre appelé Néron. Or Néron eut peut-être bien des mœurs sexuelles qui nous choquent, bien qu'elles aient été banales à son époque et que le christianisme, contrairement à ses prétentions, n'y ait rien changé. Mais il assainit très vite les finances de son empire, paya les retards de solde des légions, dont il devint l'idole. Lors de l'incendie de Rome, il dirigeait personnellement les travaux de percement de l'isthme de Corinthe et les trois quarts de ses biens personnels brûlèrent dans l'incendie. Il est hors de doute qu'il n'a pas été l'incendiaire. Il n'a pas persécuté les chrétiens et n'a probablement même pas connu leur existence¹. Des chrétiens enduits de poix et enflammés pour éclairer le cirque ? Mais imaginez la puanteur ! Alors que les Romains avaient coutume de faire suivre des parfums au cirque pour ne pas être incommodés par l'odeur des corps en foule ! La fable ne prit d'ailleurs naissance qu'au seizième siècle et fut démasquée au dix-neuvième par un jésuite honnête ( rare mais ça existe ) qui fut aussitôt interdit de plume.

  Vous connaissez cet autre monstre nommé Attila. Or Attila fut élevé à Rome en otage princier. Il parlait le latin couramment et le grec était sa langue de prédilection. Il faisait suivre plusieurs chariots de livres dans ses déplacements. Son Premier Ministre était un Spartiate qui lui resta indéfectiblement fidèle malgré tous les efforts de corruption des Romains. Attila avait le titre et la solde de général romain et intervenait comme tel dans la vie de l'Empire. Il répondit à l'empereur de Byzance qui l'avait reçu : « Tu as pensé m'éblouir par ton luxe, mais je mets mon honneur à vivre aussi simplement que le plus pauvre de mes guerriers ». Homme de haute éthique, il est célébré dans la geste germanique comme un modèle de chevalerie. Notre image d'Épinal sur Attila n'est qu'un mensonge de l'Église judéo-romaine.

  Et les Vandales, quels horribles personnages ! Laissons la parole à l'évêque de Marseille Silvianus et à son livre : Du gouvernement de Dieu : « Nous les méprisons comme hérétiques ( il s'agit des Vandales ), mais leur crainte de Dieu est supérieure à la nôtre. Je ne vois pas une seule vertu en laquelle ils ne nous surpassent, nous Romains. Nous devons comprendre leur présence parmi nous comme la volonté de Dieu de faire ramener dans le droit chemin les peuples les plus corrompus par les peuples restés les plus purs. Là où dominent les Romains, tout le monde est corrompu. Là où dominent les Goths, seuls les Romains sont corrompus, mais là où dominent les Vandales même les Romains redeviennent vertueux ».

  Charlemagne, empereur à la barbe fleurie ? Une brute petite et massive, un bon lutteur et un bon nageur, qui eut trente-trois épouses légitimes, un dictateur ignare et sanguinaire, instrument docile du moine Éginhard qui lui dicta les Capitulaires de Paderborn, modèle insurpassé de génocide culturel ( contre les Saxons ). Sur le personnage, j'en passe : ce serait trop long.

  Jeanne d'Arc, sainte de la patrie ? Mais à l'époque il n'y avait pas de patrie, seulement des couronnes. Les soldats de Jeanne d'Arc avaient en commun avec les soldats « anglais » d'être en majorité irlandais, écossais ou suisses. Sorcière ? Fille de génie assurément, profondément sincère et croyante, mais peut-être bien quand même sorcière, ce qui aurait été à cette époque de la plus grande banalité et non forcément incompatible avec des croyances à vernis chrétien. Le connétable La Trémoille lui fit cadeau d'un manteau semé d'orties ; selon le symbolisme de l'époque, l'ortie était associée à la magie. Un de ses plus proches fidèles fut Gilles de Rais qui donna naissance à la légende de Barbe Bleue. Il ne semble pas avoir tué de femmes, mais avoua le meurtre d'une vingtaine d'enfants². Jeanne perturba les plans de la Papauté et fut brûlée pour cela. Charles VII ayant hérité d'une bonne dose de la débilité mentale de Charles VI, la reine-mère Isabeau de Bavière œuvra en reine de bon sens et en faveur de la paix en accordant par le traité de Troyes le royaume de France au roi d'Angleterre après la mort de son fou de mari. La Papauté misa aussi sur le roi d'Angleterre. C'est pourquoi l'évêque Cauchon fut le principal artisan de la condamnation de la malheureuse fille³. Mais le roi de France se retrouvant vainqueur à la surprise de tous, y compris à la sienne, il fallut se réconcilier avec Paris et l'on fit de la sorcière une sainte. Voilà comment on écrit l'histoire ! Churchill dira avec raison que les Anglais devaient une statue à Jeanne. Car si les rois d'Angleterre étaient devenus rois de France, leur langue de cour, le français, aurait balayé le saxon. Les rois d'Angleterre auraient trouvé sur le continent la masse démographique qui leur aurait permis d'écraser les hommes de Sherwood. Culturellement c'est bien l'Angleterre qui aurait disparu.

  On enseigne que Christophe Colomb a découvert l'Amérique, alors qu'il est prouvé que quatre siècles avant lui les Normands d'Islande et de Norvège avaient pénétré au moins jusqu'au Minnesota, ce que la pierre de Kensington prouve de manière irréfutable. Ils allèrent probablement bien plus au Sud, jusque dans le Yucatan, comme le donne à penser le « normand » ou le « barbu » de Chichen Itza. Ce qui est encore plus probant, c'est la demande faite à l'évêque de Londres par celui de Reykjavik en vue de l'envoi de missionnaires au Vinland. Pendant plus de deux siècles il y eut un trafic commercial entre les colonies du Nouveau Monde, la Norvège et l'Islande. Et Christophe Colomb savait parfaitement ces choses. Il a fait le voyage en Islande et séjourné deux mois dans le port de Reykjavik pour se renseigner sur la route et ce qu'il trouverait de l'autre côté. Tout ceci est parfaitement connu, n'est même pas contesté. On fait simplement comme si on l'ignorait, car, ne l'oublions jamais, le monde n'a droit qu'à deux capitales : Rome et Jérusalem.

  Pendant la première guerre mondiale, les Allemands coupaient les mains des petits garçons. L'ennui c'est que dans toute la Belgique on n'a pas réussi à trouver un seul enfant aux mains coupées. Sur la seconde guerre mondiale je ne veux pas ressasser les arguments des révisionnistes, connus de tous ceux qui ont pris la peine de se pencher sur la question. Je demande seulement pourquoi les médias nous mentent sur les révisionnistes. Jamais aucun révisionniste n'a contesté l'existence des camps de concentration et Paul Rassinier, le chef de file du révisionnisme, y a passé lui-même un an et demi. Pourquoi fit-on intercepter le professeur Faurisson par la police à l'entrée d'une salle de débats prétendus contradictoires, chose sur laquelle le professeur fit faire un constat d'huissier ?

  Sur quoi se fonde la différence de la loi entre hitlériens et communistes ? Qu'on ne vienne pas invoquer l'ignorance des crimes massifs du bolchévisme ! Dans les procès hitlériens, très rares, jamais un inculpé ne s'est traité lui-même de rat visqueux et de vipère lubrique. De telles auto-insultes paraissent dans tous les procès staliniens, procès dans la meilleure tradition de l'Inquisition.

Oui, il faut réviser l'histoire, toute l'histoire.

 

Robert DUN

 in "L'HOMME LIBRE, fils de la Terre", Mars 1991

 

Notes postérieures de l'auteur :

1 ) Le terme de chrétien n'était pas utilisé à l'époque de Néron. Les fanatiques qui s'accusèrent eux-mêmes de l'incendie se disaient juifs.

2 ) Le procès de Gilles de Rais est des plus suspects : on a découvert que tous ses accusateurs devant l'Inquisition étaient endettés auprès de lui. En outre il était connétable de France, reprochait publiquement au roi l'abandon de Jeanne d'Arc et était pour cela détesté de Charles VII.

3 ) Il y a plus d'un mystère autour de Jeanne d'Arc. Il n'est pas certain qu'elle ait elle-même été brûlée et il est possible qu'on lui ait substitué une quelconque débile innocente, car dix ans après sa mort théorique la chronique officielle de la ville d'Orléans fait état de sa visite en termes sans équivoque possible.

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