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18/04/2016

Premier mai : célébration de la lutte des TRAVAILLEURS (et non "fête du travail")

 

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Malheureusement, peu de gens s'en souviennent : le premier Mai, en tant que jour férié et célébration revendicatrice dans le monde du travail, tire son origine de la commémoration du 1er Mai 1886, lorsqu'à Chicago (USA), la police ouvrit le feu sur les ouvriers grévistes. L'émeute qui s'ensuivit aboutit peu après à la condamnation à mort de huit  grévistes, dont quatre -tous anarchistes- furent effectivement pendus. Ces quatre socialistes libertaires avaient pour noms Spiess, Fischer, Parsons et Engel. Bien qu'abondamment récupérée par les marxistes et autres socio-démocrates, ce ne sont donc pas des martyrs issus de leurs rangs, qui sont à l'origine de cette date emblématique.

Beaucoup plus tard en France, en 1941, le maréchal Pétain fit de la date du 1er Mai une fête officielle doublée d'un jour férié, mais en opérant un subtil glissement sémantique conforme aux valeurs de l'idéologie qu'il entendait promouvoir : de Fête des travailleurs, le 1er Mai devint ainsi..."Fête du travail". La nuance est de taille, même si elle a échappé et échappe toujours au plus grand nombre...

Aujourd'hui encore, nombreux sont les gens qui, relayant une altération sémantique parfaitement révélatrice de l'idéologie dominante, entretenue par les politiciens comme par les médias, continuent de parler en toute bonne foi de "fête du travail". Alors que cette appellation ne reflète en réalité qu'un détournement de son sens originel, le but recherché étant, bien évidemment, de lui ôter tout caractère véritablement revendicatif, et donc potentiellement subversif. Avril 2012 aura même vu une nouvelle tentative de récupération réactionnaire par la voix du machiavélique et démagogique Sarkozy, qui n'aura pas hésité à parler de prétendue fête du "vrai travail", opération de propagande électorale placée sous l'égide de son parti, l'UMP. Un soi-disant "vrai travail" que le sinistre sire entend sans doute opposer à un hypothétique  "faux travail", dans le but évident de diviser les travailleurs en les opposant les uns aux autres... Aux travailleurs, aux travailleuses de contrer aujourd'hui ce type de grossiers subterfuges. A eux, à elles de ne pas être dupes des exploiteurs capitalistes ni de leurs manoeuvres fallacieuses, et de permettre au 1er Mai de retrouver ses lettres de noblesse.  A commencer par sa véritable nature, sa nature originelle : celle d'une fête des TRAVAILLEURS, et non d'une vague fête "du travail", socialement neutralisée.

Le premier mai est donc historiquement un jour emblématique, symbolisant la lutte pour l'émancipation sociale. Si jadis celle-ci a pu prendre la forme d'un juste combat pour que le strict minimum soit au moins accordé aux salariés, il convient de nos jours de la faire accéder à un niveau supérieur. Il ne s'agit plus, à présent, de réclamer des salaires "plus justes" ou des conditions de travail décentes, lesquels ne sont jamais que le strict minimum, la moindre des choses pour celles et ceux qui y sont assujettis. Le nouvel enjeu de notre époque est d'exiger avec force et détermination une réduction significative du temps de travail, et, à terme, l'abolition pure et simple de l'esclavage salarié.


Hans CANY

 

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13:44 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hans cany, national-anarchisme, anarchisme, socialisme vert |  Facebook | | |

09/12/2015

Je suis abstentionniste et tu viens m’insulter...

Ecrit pendant les dernières élections municipales par une personne anonyme. Le rédacteur est attaqué pour son abstentionnisme et rendu coupable de la montée du FN.
Il réplique...



Voter_2.jpgJe suis abstentionniste et tu viens m’insulter, toi l’électeur, toi le votant, toi qui portes, scrutin après scrutin, des hommes et des femmes au pouvoir et qui n’auront de cesse de te décevoir. Qui te trahissent tout en te jurant que la prochaine fois ils feront mieux.
Tu viens m’insulter, déverser sur moi ton aigreur suite à la défaite de ton camp, comme un soldat tenant son fusil face à un peloton de déserteurs. Dans ton esprit ardent de combativité, si tu as perdu ce n’est pas parce que ton ennemi est meilleur, ce n’est pas parce que tes leader sont mauvais, c’est simplement ma faute, à moi, qui ne veut pas me battre.


Je suis le coupable.

 

Tu t’affirmes éclairé, instruit, intelligent. Tu méprises copieusement les presque trois quart de la population française qui n’ont pas voté, ou qui ont voté pour des partis ennemis à tes yeux. Tu les traites de connards, d’ignorants, de cons, de débiles, de sombres merdes ignorant tout de leur Histoire, n’entendant rien à la politique. Nous ne sommes tous pour toi que des fainéants abrutis de publicité. Tu nous es supérieur.

Alors que nous dis-tu ? Que nous enseignes-tu, toi, l’homme instruit ?

Tu nous dis que la montée de l’abstention provoque une montée du Front National. Tu affirmes même que c’est mathématique. Tu l’ériges en loi physique.

Observons cette loi physique.

2014, élection européenne, on nous annonce une abstention de 57% et un vote Front National de 25%.
2009, élection européenne, l’abstention était de 59%, le vote Front National était de 6,5%. Abstention plus forte, vote FN plus faible.
2004, élection européenne, l’abstention était de 57%, le vote Front National était de 10%. Le Parti Socialiste totalise à lui seul près de 30% des voix (du jamais vu dans une élection européenne) et la gauche dans son ensemble obtient 42% des votes. Un raz-de-marée de gauche pour une abstention pourtant équivalente à celle de 2014.

Toi, le mathématicien, l’analyste des chiffres, peux-tu oui ou non affirmer qu’il y a corrélation entre le taux d’abstention, le vote d’extrême droite, et le vote à gauche ?
Peux-tu me regarder dans les yeux et affirmer que les chiffres prouvent que l’abstention fait monter le FN et baisser la gauche ? Que c’est mathématique ?

Tu n’es pas seulement mathématicien, tu es aussi sociologue. Tu affirmes que si tout le monde « bougeait son cul », que si tout le monde allait voter, l’extrême-droite serait balayée et la gauche triomphante pourrait enfin révolutionner la France. Tu affirmes savoir que les sympathisants d’extrême-droite vont tous voter alors que les abstentionnistes sont tous des gauchistes trop fainéants pour se bouger.
Si on doit faire de la sociologie de comptoir, essayons au moins d’utiliser un outil statistique. Voici quelques chiffres tirés d’une analyse de l’électorat français pour les européennes de 2014, réalisée par Ipsos. Si tu as plus fiable, je suis preneur. En attendant...

50% des personnes ayant voté Le Pen au premier tour des dernières élections présidentielles se sont abstenus aux européennes. 50%. Un frontiste de 2012 sur deux n’est pas allé voter en 2014.
La même question pour les électeurs de Hollande et Sarkozy donne respectivement 58 et 48.

Si l’on s’en tient aux sympathisants (c’est à dire ceux qui se déclarent proches de tel ou tel parti mais n’ont pas été voté cette fois) on obtient 53% d’abstentions pour les sympathisants du Front National, 50% d’abstention pour les sympathisants de l’UMP, 58% d’abstention pour les sympathisants du Parti Socialiste. Et avec seulement 43% d’abstentionnistes parmi leurs sympathisants, le Front de Gauche est le mouvement politique qui possède en apparence la plus faible réserve électorale parmi les non-votants. Étonnant, non ?

Il y a donc entre 50 et 53% d’abstentions chez les partisans du Front National. Score supérieur à celui de la droite, inférieur à celui de la gauche et très largement supérieur à celui de l’extrême-gauche.

Tu es certain de vouloir conduire tous les abstentionnistes aux urnes ? Tu peux affirmer que si « tout le monde se bougeait le cul et allait voter » les choses changerait ? Tu l’affirmes, d’accord, mais sur quelle base ?

Tu n’es pas seulement mathématicien et sociologue, tu es également capable de pénétrer mon cerveau pour en extraire les raisons de mon abstention : en résumé, parce que je suis un gros connard de fainéant lâche et hypocrite trop ignorant des choses de la Politique pour prendre conscience que si je ne vais pas glisser un bout de papier dans une boîte, quand on me le demande, le monde va s’écrouler.
Puis-je te dire, moi le crétin, moi l’idiot, moi l’inepte détritus de l’Humanité, pourquoi je ne vote pas ?

Par conviction.

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 Je vomis l’extrême-droite et ses petits pantins crapuleux carriéristes et affairistes qui se prétendent proches du peuple et du pavé pour mieux caresser les patrons dans le sens du poil.
Je vomis la droite et ses costards-cravates aux sourires si aveuglant qu’on en oublierait presque les chairs sanguinolentes des travailleurs suicidés qu’ils ont encore coincées entre leurs dents.
Je vomis la gauche et ses crânes chauves aux ventres mous, cette assemblée de traîtres qui confisque un idéal pour mieux le brader aux banquiers comme une reconnaissance de dette.
Je vomis l’extrême-gauche et ses révolutionnaires légalistes, ses Che Guevara de plateaux télé, moralistes coupables incapables de défiler sans accord de la Préfecture.
Je me vomis, moi, moi et ma cagoule noire depuis trop longtemps au fond de mon tiroir, moi et ce corps qui commence à oublier ce qu’est l’impact d’une flashball, d’un coup de matraque, d’un bracelet de menottes.

Je ne vaux pas mieux que toi, pas mieux que les autres, j’abandonne, je baisse les bras, je constate avec amertume que tout nous échappe. Toi, tu t’accroches au vote.
Moi je m’accroche à cette idée lancée par Etienne de la Boétie dans son Discours de la servitude volontaire, cette idée qui dit « Ce tyran, il n’est pas besoin de le combattre, ni de l’abattre. Il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s’agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner. »
Je ne donnerai pas ma voix parce que j’estime qu’elle est pour le pouvoir en place l’instrument de sa légitimité.

Parce que j’estime que ce pouvoir est malfaisant. Et c’est précisément parce que je le critique, précisément parce que je m’y oppose, que je ne souhaite lui donner aucune légitimité en participant à son sacre.
J’estime à l’heure actuel que l’ensemble de la classe politique, sans aucune exception, n’a pour fonction que de servir les intérêts des pillards et de trahir les idéaux de leurs victimes.
J’estime que ceux qui leur donnent leur voix en sont les complices, les serfs, les esclaves et qu’ils se complaisent dans une servitude volontaire. Et qu’ils me haïssent parce que je ne porte pas avec eux le fusil et l’uniforme fourni par ceux qui se soucient moins de nos vies que de leurs profits.

L’abstention est l’expression même de mon opinion politique.

Tu es en droit de juger que je me fais des illusions, que mon opinion politique n’en est pas une, que c’est être bien naïf que d’imaginer qu’en ôtant toute légitimité à un pouvoir il finira par s’écrouler de lui-même. Tu peux dire que c’est utopique. Tu auras sans doute raison.
Laisse-moi juste te dire que depuis des années tu vas voter aux heures où on te demande de le faire, pour les personnes que l’on te propose, en suivant la procédure mise en place par le pouvoir en place.

A chaque rendez-vous électoral tu espères que ça change.

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A chaque rendez-vous électoral, tu te dis que cette fois-ci ce sera la bonne ou qu’au moins on aura évité le pire.
Tu colmates sans cesse les brèches d’un bateau qui coule en espérant qu’à force il se passera quelque chose de nouveau.
Et années après années, élections après élections, tes espoirs sont sans cesse déçus par ceux-là mêmes en qui tu avais placé ton espoir.
On te désigne des coupables, tu les insultes, tu oublies les élections précédentes, et tu recommences.

Encore et encore.

Qui est utopiste ?

 

 

 

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24/11/2015

Camarade, ne te trompe pas d'ennemi ! [par Robert DUN]

 L'effondrement de la crapulocratie mondiale est proche, du moins sa phase aiguë est proche, car ses prodromes sont de plus en plus clairement perceptibles depuis une bonne trentaine d'années. Actuellement nous vivons en état de guerre civile larvée en Europe, tandis que les foyers de guerre brûlent dans le monde entier.

 

  Les meneurs de jeu, qui ne le mènent plus que très partiellement, car les commandes leur échappent, ne répondent plus, s'affolent. Leurs analystes patentés, bardés de diplômes d'un savoir arbitrairement fragmenté ( on appelle cela le cartésianisme ) ne savent plus quoi leur dire. La valetaille politique se plaint d'être « condamnée à gérer l'imprévisible », de devoir « naviguer à vue ».

 

  Beaucoup ont cru que je plaisantais, alors que depuis vingt ans au moins j'affirmais que nous étions gouvernés par des criminels devenus fous. Or je l'ai toujours dit et continue à l'affirmer le plus sérieusement du monde. Mes livres contiennent des veines d'explications qui montrent selon quels processus nous en sommes arrivés à cette situation planétaire de navire dirigé par des criminels devenus fous. Je montre les engrenages de la folie dans les religions du désert et dans le christianisme en particulier. Je montre comment une morale socialement inapplicable a noyé le monde dans un océan d'hypocrisie, chose particulièrement perceptible aux USA.

 

  La capitulation des ecclésiastiques chrétiens devant la dissolution de la société occidentale incite les faibles à se réfugier dans un autre fauteuil roulant : l'islam. Quand on n'est pas capable de trouver en soi sa propre loi, on est un esclave potentiel ; on a besoin de maîtres et si nécessaire on se met à leur recherche.

 

  À ceci s'ajoute le vide laissé par l'effondrement du marxisme. Or l'islam est aussi une doctrine sociale qui fait du partage un devoir. L'assistance passe même avant le devoir du pèlerinage et le Coran commande à celui qui est prêt à partir pour La Mecque : « Avant ton départ assure-toi qu'il ne manque rien à ton voisin de droite, rien à ton voisin de gauche. S'il leur manque quelque chose donne-le leur et remets s'il le faut ton voyage à plus tard ». L'eau est un bien collectif et les théologiens musulmans disent, non sans raison, qu'au temps de Mohammed seule l'eau risquait de manquer, qu'en fait ce communisme de l'indispensable s'applique à tous les biens vitaux.

 

  La crapulocratie se trouve confrontée à un double danger islamique : celui d'une révolution sociale et celui d'une solidité familiale et morale contraire à ses buts de prolétarisation culturelle de tous les peuples, de destruction de toues les identités.

 

  Vous doutez peut-être de cette volonté de destruction, de cette convergence mégalomaniaque des puissances d'argent et de leurs instruments idéologiques plus ou moins conscients ? Il n'y a pas de complot de la crapulocratie, mais il y a pire : il y a la complicité spontanée de tous ceux qui veulent noyer toutes les identités dans l'une des religions du désert, dans le marxisme ou dans la société de consommation. C'est ainsi que ceux qui pensent et enseignent « Tout est à vendre, ce n'est qu'une question de prix » rejoignent les baratineurs perfides ou naïfs de la fraternité universelle. Ils n'ont besoin pour se comprendre ni de réunions secrètes du Bilderberg ou de la Trilatérale, ni de tenues en Loges maçonniques. Leur ennemi commun, celui dont il faut parachever la destruction, c'est l'homme libre porteur d'une identité raciale et culturelle. De cela aussi vous doutez ? Alors lisez bien ce qui suit !

 

  Il y a presque vingt ans le bulletin interne d'une association d'enseignants allemands écrivait : « On peut dire aujourd'hui que le travail de destructuration de la famille traditionnelle allemande est accompli. Mais il reste dans les familles immigrées, turques pour la plupart, un traditionalisme auquel nous devons maintenant nous attaquer pour le détruire à son tour ».

 

  Il se trouve que la voix musulmane a été plus dure que le pensaient les mondialistes. Par ailleurs le Ramadan, le repos du vendredi et un certain mépris de la richesse fréquent dans le monde musulman sont contraires à la « fin de l'histoire » que veut et nous promet la crapulocratie : le règne de l'homo economicus noyé dans son inconsistance et répandu comme un chancre sur toute la planète.

 

  Prenez garde, ouvriers européens : les mêmes qui vous ont submergés de dizaines de millions de musulmans pour écraser vos revendications peuvent vous exciter demain à vous battre contre ces mêmes musulmans devenus encombrants. On vous dira qu'on s'est trompé ( qui est « on » ? ), que ces hommes n'ont pas su profiter de l'évolution qu'on leur proposait. Ne tombez pas dans le piège. J'ai dénoncé plus clairement que quiconque les bases pathologiques des religions du désert, marxisme inclus. Je suis bien loin de me laisser gagner par les mirages infantiles de l'islam. Mais si la crapulocratie s'en prend à l'islam, ce n'est pas à cause de ses dogmes infantiles, ni à cause des tchadors d'écolières manipulées. C'est parce que l'islam reste la seule force anticapitaliste, la seule capable de faire échouer le chancre mondial de la société de consommation.

 

  La guerre civile mondiale, à la fois raciale, culturelle et sociale ne sera pas évitée. Mais les hommes libres n'y ont aucune place. Ne vous laissez aller à aucune haine irréfléchie. Ne vous laissez pas entraîner dans le tourbillon de folie, et ne vous battez qu'en cas d'absolue nécessité, si vous êtes personnellement attaqués.

 

Robert DUN
In "L'HOMME LIBRE, fils de la Terre" , Juin 1995

 

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20/07/2015

Eleveurs, pêcheurs, employés d'abattoirs : ne comptez pas sur nous

De temps à autres, les paysans ou les marins-pêcheurs manifestent. Chacun a le droit de vivre, et nous soutenons généralement ceux qui revendiquent ce droit, qui défendent leur gagne-pain... A condition, toutefois, de ne pas vivre sur la peau des autres !

Lorsqu'on assimile les éleveurs, les marins-pêcheurs et autres maquignons aux paysans, nous ne sommes plus d'accord. Le droit à la vie concerne aussi l'animal. Celui qui élève des animaux pour les tuer et les manger, comme celui qui les chasse ou qui les pêche, est le pire des assassins.

L'espèce humaine s'arroge le droit non seulement de tuer, mais aussi de tirer profit de la mort d'autres espèces animales. Pourquoi tous ces mangeurs de cadavres ne se mangeraient-ils pas plutôt entre eux ?...

La viande, c'est le corps d'un animal mort. Quelqu'un qui mange de la viande, c'est non seulement un animal qui en mange un autre, mais c'est de surcroit un charognard.

Non ! Nous ne soutiendrons ni les éleveurs, ni les marins-pêcheurs dans leurs manifestations. Nous les combattons, comme nous combattons les chasseurs.
Nous combattons tous les assassins.

Dites vous bien, si vous mangez de la viande et dites la trouver chère, qu'un être la trouve encore bien plus chère que vous : c'est celui qui est mort, et que vous déchiquetez dans votre assiette . Non, nous ne marcherons pas avec ces hommes qui se disent civilisés et doués de raison, mais qui sont en fait les plus méprisables de tous les animaux.

Raymond BEAULATON
(Originellement publié sous le pseudonyme Monique GAUTIER, in L'anarchie N° 182, novembre 1991)

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13:07 Publié dans Cause animale et végétarisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : libération animale, végétarisme, anarchisme |  Facebook | | |

17/07/2015

Robert DUN : l'esprit libre qui en dérangeait plus d'un

Bref portrait d'un vieux camarade disparu que j'ai eu personnellement l'honneur de connaître, et dont la seule évocation du pseudonyme, malgré le temps qui passe, continue de faire grincer bien des dents chez certains esprits étroits et quelque peu formatés... Même si je ne partageais guère ses vues racialistes, nous nous rejoignions en revanche sur  la majeure partie des idées qu'il exposait dans ses textes. L'influence majeure exercée par ses écrits sur mon propre cheminement intellectuel, ainsi que sur le développement de mon éveil idéologico-politique, est indéniable. Si la source d'inspiration que constituait pour moi l'ensemble de ses réflexions est loin d'être la seule, je me devais donc de rendre hommage à sa mémoire, en rappelant tout simplement qui fut l'un de ceux qui contribuèrent, dès l'aube des années 1990,
à faire de moi ce que je suis aujourd'hui.


Hans CANY


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Robert Dun, de son vrai nom Maurice Martin (13 février 1920 - 8 mars 2002), était un écrivain français né à Marseille, autodidacte, adepte du nationalisme paneuropéen et du néo-paganisme.

 

 

 

Admirateur de Nietzsche, il a écrit de nombreux livres traitant de sujets aussi divers que la philosophie, la religion, la mythologie, la sociologie, la psychologie, la politique, l'économie et l'écologie.

Durant sa jeunesse, il fut militant communiste, puis anarchiste, volontaire dans les Brigades internationales, avant de changer de bord et de rejoindre la Brigade Frankreich, puis la Division SS Charlemagne.


Il s’engage dans la Waffen-SS en 1943, combat en Galicie au sein du peloton de pionniers. Il demandera à passer aux unités spéciales d’Otto Skorzeny. De fait, il sera un des rares français à avoir participé à la contre-offensive des Ardennes au sein d’un kampfgruppe Skorzeny.

 

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Au centre, Maurice Martin, à la caserne de Clignancourt, octobre 1943.

 

À son retour en France, il sera condamné en 1948 à Lyon, à un an de prison. Concernant cette période, il reniera par la suite le culte du chef du national-socialisme, sans jamais se départir pour autant de son racialisme :
« Alors, gardez bien votre conscience de Français, d’Européens, de Blancs et soyez si vous le pouvez une partie de notre race, de notre sang, de notre âme, qui continuerait à vivre quand tout croulera autour de nous ».

 

Il devient précurseur de l’écologie en France avec sa revue ‘’L’Or vert’’.
Il a participé à diverses revues en dénonçant les « dérives » des sociétés modernes, leur matérialisme qu'il juge aliénant et destructeur. Auteur prolifique, il a défendu dans ses écrits le ré-enracinement des individus et des sociétés en s'inspirant du néopaganisme, de l'écologie, des mythes et des traditions.

Vers la fin de sa vie, il se  rapprocha sensiblement de la mouvance anarchiste individualiste gravitant autour de L'Homme libre (revue philosophique et intellectuelle publiée par Marcel Renoulet) et de l'AOA (Alliance Ouvrière Anarchiste, animée notamment par Raymond Beaulaton).

 Son engagement intellectuel s'est toujours doublé d'actions  de communication (conférences, lettres, lectures, etc.), particulièrement en direction des jeunes.

Robert Dun collabora à de nombreuses publications : L’Homme libre, Argad, L’Ile verte, Vouloir, Le Partisan européen, Altaïr, Le Devenir européen, Le Courrier du Continent, Militant, Réfléchir et agir, L'Anarchie (bulletin de l'AOA)

 Auteur prolifique, il a défendu dans ses écrits le ré-enracinement  des individus et des sociétés en s’inspirant de l’écologie, des mythes et des traditions.

Il meurt le 8 mars 2002. 
 

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QUELQUES EXTRAITS : 

 

" À la différence des masses, nous les libertaires nous ne pensons pas par référence. Nous reconnaissons une chose comme vraie ou comme fausse sur la base de nos propres analyses, non parce que l'Évangile, le Coran ou Karl Marx sont pour ou contre. "

Robert Dun, in "L' Anarchie, Journal de l'Ordre", bulletin de l'AOA, Alliance Ouvrière Anarchiste (Septembre 1995)



« Nous ne pouvons rien espérer des autres. Il nous faut opérer une révolution culturelle radicale ou périr. Nous connaîtrons sans doute une longue et terrible période, faite à la fois de tyrannie et d’anarchie. Toute notion élitiste ne peut manquer de soulever une tempête de hurlements. Aujourd’hui, il est dangereux d’être distingué, de ne pas avoir l’air canaille, ou au moins vulgaire et stupide. Des dizaines de jeunes gens et de jeunes filles ont déjà été victimes d’agressions, de viols, d’assassinats parce que leur simple aspect déplaisait à la canaille.

 

Tout être noble et énergique est aujourd’hui menacé, toute pensée élevée réduite au silence. Les Européens conscients doivent se le dire et en tirer les conséquences : ILS SONT DÉJÀ ACCULES A LA CLANDESTINITÉ. Ils ne survivront et ne pourront ressurgir un jour, sans doute seulement à travers leurs descendants, qu’à condition d’adapter très habilement leur comportement aux réalités actuelles. La survie européenne a trois exigences :

 

1) Une conscience parfaitement claire de nos valeurs spécifiques et intimes.

 

2) Une volonté acharnée et infatigable de transmettre l’héritage par le sang et la culture.

 

3) Une prudence de serpent, une subtilité vigilante.

 

Mon viatique sera une phrase de Jules Romains, expurgée dans la dernière édition de son poème : « Homme blanc, souviens-toi de toi-même; ressaisis ta lignée dans l’écheveau des peuples vils ». »

 

Robert Dun, Les catacombes de la libre pensée.

 

 

‘’J'entends déjà la foule des fanatiques goguenards me crier :
« Vous êtes mal placé pour critiquer l’hitlérisme après avoir été volontaire dans les Waffen SS ».
Mes réponses seront simples. A la différence de ceux qui ne savent que rabâcher les inepties des haines millénaires et de la manipulation médiatique mondialement orchestrée, je sais aujourd’hui de quoi je parle, ayant connu le mouvement hitlérien de l’intérieur et m’étant donné la peine d’en étudier toute la littérature théorique. Si j’ai, à 20 ans, opté pour le combat du côté allemand, c’est parce que j’avais déjà perçu dans le camp opposé trop de haines viles, de mensonges, d’hypocrisies bourgeoises, de calomnies. Mais j’ai toujours déploré la guerre avec la Russie, si étrange que cela puisse paraître, et j’étais loin d’être le seul dans ce cas parmi ceux qui portaient l’uniforme feldgrau. Comme la plupart des volontaires français, je me suis rallié à un type humain plutôt qu’à une idéologie.

 

Pour tous ceux qui souffraient profondément de la veulerie de leur siècle, de son nihilisme, de sa niaiserie, le guerrier allemand avec son regard droit, sa démarche ferme et tranquille, son calme, son amabilité sans bavardage fut ressenti comme un refuge, comme un espoir. Je ne fus nullement étonné de découvrir un jour la vieille devise : « Am deutschen Wesen wird die Welt genesen. » (Le monde guérira par la personnalité allemande). »

 

Robert Dun, Les catacombes de la libre pensée

 

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O
uvrage de Robert Dun paru en mai 2000, en réponse au livre anti-païen
"Vers une France païenne ?" de l'archevêque Hippolyte Simon.
Il m'avait fait l'honneur de me le dédicacer. 
H.C.

 

 

 

 

 

01/02/2015

Sous le signe de l'Etoile noire & verte

L'étoile noire est le symbole combattant du socialisme libertaire originel, celui qu'incarna en son temps, entre autres, l'illustre Pierre-Joseph PROUDHON (1809-1865), premier homme à s'être défini comme anarchiste, pionnier du socialisme autogestionnaire, chantre de l'antiparlementarisme, de la Démocratie directe, et du fédéralisme intégral.

L'étoile verte est le symbole combattant du socialisme vert, défini par Mouammar KADHAFI dans le cadre de la Troisième Théorie Universelle, et dont les principes fondamentaux reposent sur la Démocratie directe, un socialisme non-marxiste et d'essence autogestionnaire (abolition du salariat), l'anti-impérialisme, la souveraineté nationale et populaire.

L'étoile noire et verte représente la synthèse et la complémentarité de ces deux références essentielles, la seconde s'inscrivant pleinement dans la continuité de la première. La partie noire de l'étoile exprime en outre la négation totale du Système inique d'obédience capitalisto-libérale et de ses pseudo-valeurs, illustrées notamment par la fausse "démocratie" parlementaire indirecte, dite "représentative". Enfin, cette partie noire porte symboliquement le deuil de la Jamahiriya libyenne, assassinée en 2011 sur fond de complot impérialiste.

L'étoile noire, l'étoile verte, et l'étoile noire & verte sont les symboles d'une dissidence radicale, d'une résistance en constante expansion, déterminée à ne  jamais baisser les armes.

 

 

Hans CANY

 

 

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INTERVIEW : Hans CANY et le national-anarchisme

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Entretien exclusif avec Hans CANY, animateur de l' Alliance Nationale-Anarchiste, le 15 mars 2014.


Propos recueillis par Betty Monde

 


Bonjour, Hans CANY. Vous êtes donc un des fondateurs d'origine du courant national-anarchiste ?


HC : Oui, j'ai contribué au lancement de cette mouvance à partir de la fin des années 1990 e.v., simultanément avec Troy Southgate au Royaume Uni, et Peter Töpfer en Allemagne. Töpfer est aujourd'hui hors course, car il s'est réorienté dans d'autres domaines. Troy Southgate et moi-même sommes aujourd'hui deux des trois fondateurs encore en piste.


Associer le national à l'anarchisme, n'est-ce pas quelque peu paradoxal ? Certains parlent d'oxymore...

HC : Ceux qui dénient le national-anarchisme sur cette base font totalement fausse route. L'idée nationale est bel et bien présente chez de grandes références de l'anarchisme, de Proudhon à Bakounine, en passant par Gustav Landauer ou même Nestor Makhno. Ceux qui font l'impasse sur cette réalité, soit ignorent les faits, dans le meilleur des cas, soient feignent de les ignorer, car cela heurte trop leurs dogmes idéologiques. Des anarchistes bakouninistes américains, au début des années 1990 e.v., sans encore utiliser le terme, étaient en quelque sorte des précurseurs, des proto-NA. Il faut bien comprendre que les nationaux-anarchistes ne sont en aucun cas des nationalistes, dans le sens où il rejettent totalement l'Etat-Nation. La nation n'est pas l'Etat. Une nation réelle, pour les nationaux-anarchistes, c'est fondé sur l'ancestralité et les particularismes culturels, ainsi et surtout que sur l'association libre et volontaire des peuples et des individus qui les composent. Ils peuvent choisir de se constituer en nations non-étatiques, sur la base d'affinités, que celles-ci soient d'ordre ethno-linguistique, philosophique, religieux, ou de quelque autre nature. De là vient notre fédéralisme intégral, interne comme externe. Le conditionnement idéologique gauchistoïde a fait de tels ravages en s'imposant partout que les mots "nation", "frontière", "souveraineté", "patrie" sont vilipendés, et voués aux gémonies par les chiens de garde du dogme. Leur viendrait-il à l'idée de s'en prendre aux Amérindiens, sous prétexte qu'ils se définissent en nation cheyenne, nation navajo, nation hopi, nation apache, nation mohicane, nation sioux etc ?? Et qu'attendent-ils donc pour remettre en question le nom de leur Confédération Nationale du Travail, tant que nous y sommes ??... Allons, soyons sérieux. L'idée nationale et l'idée anarchiste n'ont rien d'incompatible, et le national-anarchisme est loin d'être un oxymore, n'en déplaise aux endoctrinés de service.
La meilleure preuve en est que nous sommes là.



Vous parlez de bakouninistes américains. Qui étaient-ils ?


HC : Il s'agissait du Raven's Banner Collective, basé en Floride, et avec les membres duquel j'ai beaucoup correspondu et échangé, entre le début et le milieu des années 1990 e.v. Ceux-ci, avec aussi la publication britannique Alternative Green de feu Richard Hunt, m'ont beaucoup influencé, et c'est surtout à partir des idées qu'il développaient que j'ai commencé à élaborer ce qui allait devenir aujourd'hui ma propre vision du national-anarchisme. Le Raven's Banner Collective prônait l'autodétermination des peuples, les souverainetés nationales, les groupes d'affinités, l'anti-impérialisme, la démocratie directe, l'écologisme radical, l'autogestion. Alternative Green développait de son côté un écologisme radical, anarchiste, et enraciné. Tout ceci a beaucoup contribué à établir les fondations du mouvement national-anarchiste tel qu'il se présente actuellement.


Où vous situez-vous, au sein de la grande famille libertaire ?


HC : Je ne me hasarderais pas à qualifier cela de grande famille, à proprement parler. Certes, il y a les tenants de l'approche gauchiste de l'anarchisme qui font plus ou moins front contre les prétendus "confusionnistes" que nous sommes. Mais les confusionnistes ce sont eux, puisqu'ils cherchent par tous les moyens à faire taire tout ce qui sort des clous de leurs dogmes idéologiques, et qu'ils dissimulent au public l'existence d'une autre approche de l'anarchisme. Ni de gauche ni de droite, celle-ci. En outre, ils sont eux-mêmes morcelés en de multiples chapelles rivales qui s'entredéchirent. Ceci dit, ces gens ont raison de dire que nous ne sommes pas du même monde, et encore moins de la même famille... Nous n'avons que peu en commun. Les nationaux-anarchistes n'ont aucune velléité de s'infiltrer chez eux, qu'ils soient tranquilles. Et qu'ils laissent donc en paix leurs dissidents, au lieu de chercher à persécuter le premier brin d'herbe qui dépasse. De toute façon, le national-anarchisme, celui que je conçois, ne se situe ni à droite, ni à gauche du Système. Il se situe en dehors et en face. J'ajoute enfin que nous répugnons de plus  en plus à nous qualifier de "libertaires". Le mot libertaire est souvent utilisé comme synonyme d'anarchiste, mais c'est un tort. Les libertaires font un véritable dogme  de la liberté sans entraves, ce qui  est la porte ouverte à toutes les dérives, y compris libérales. Les anarchistes, eux, refusent certes l'état et l'autorité hiérarchique, mais restent conscients de la nécessité de certains garde-fous.


Les nationaux-anarchistes sont parfois décrits comme racistes, crypto-fascistes voire néonazis. Comment vous justifiez-vous, par rapport à tout cela ?

HC : Tout d'abord, il est pour le moins aberrant de devoir sans cesse se justifier face aux accusations calomnieuses de quelques excités fanatisés. Je suis totalement opposé à la haine raciale, au racisme. Ce n'est pas parce qu'on s'oppose à l'immigration massive, arme du Capital comme le disait Marx, ni parce qu'on s'oppose à l'idéologie du métissage généralisé, qui vise à transformer tous les peuples en consommateurs-clones indiférenciés, que l'on fait profession de racisme. Ces allégations sont d'une rare stupidité, et constituent un travestissement de la vérité qu'il faut dénoncer sans relâche. Les nationaux-anarchistes entendent préserver la diversité du genre humain, richesse irremplaçable qui disparaîtrait à tout jamais en cas de grand mélange généralisé et incontrôlé. Si nous controns l'idéologie dominante du métissage, c'est parce que cette tendance constitue un danger pour cette diversité. Mais le libre choix doit être laissé à chacun. A aucun moment il ne nous viendrait à l'idée de rejeter une personne métisse, d'origines mêlées, ou en couple dit mixte. En la matière, nous exposons, nous proposons, mais nous n'imposons rien. En outre, nous avons des camarades de toutes origines et de toutes ethnies, et parfois de remarquables amis. L'internationalisme consiste à mon sens en une solidarité internationale entre tous les peuples en lutte pour leur émancipation, et non en une espèce de mondialisme négateur de toutes frontières et de toutes identités nationales.
Concernant les sempiternelles accusations de néonazisme et de crypto-fascisme, qui valent chacune un bon point Godwin, on démonte sans problème toute leur ineptie en pointant deux point fondamentaux. Tout d'abord, le fascisme repose sur le culte de la hiérarchie, de l'autorité et de l'Etat. Le national-anarchisme combat la hiérarchie, est anti-autoritaire et anti-étatique. Et enfin, le nazisme n'ayant été rien d'autre qu'une variété raciste et racialiste du fascisme, le national-anarchisme, qui n'est pas raciste mais ethno-différentialiste, ne peut davantage être qualifié de nazi que de crypto-fasciste. Tout ceci n'est pourtant pas bien sorcier à capter. Après, bien sûr, les pires aveugles sont toujours ceux qui se refusent à voir...


Que répondez-vous à ceux qui assimilent votre antisionisme à de l'antisémitisme ?

HC : Il faut en finir une bonne fois pour toutes avec ce terrorisme intellectuel qui consiste à assimiler systématiquement toute opposition au sionisme à de l'antisémitisme. Ceci est une vaste escroquerie. Le sionisme, c'est le nationalisme juif pro-israélien. L'antisionisme se place donc en opposition au sionisme sur le plan politique. L'antijudaïsme, lui, concerne la religion. Et l'antisémitisme -terme impropre puisque les Arabes sont eux aussi sémites- est la haine et le rejet du juif d'un point de vue "racial". Il n'y a donc objectivement aucun lien entre opposition politique à une doctrine et à une entité, opposition religieuse, et racisme.
Il y a même de nombreux juifs antisionistes, et ceux-ci ne sont pas les moins radicaux. Ceux qui prétendent le contraire mentent, et le savent très bien au fond d'eux-mêmes. Les nationaux-anarchistes ne sont pas antisémites. Ils se réfèrent même, entre autres, à Gustav Landauer, anarchiste juif allemand assassiné en 1919 par les forces réactionnaires. Les mensonges, les calomnies et la diffamation doivent cesser.



Certains vous reprochent aussi votre soutien à Kadhafi et à son oeuvre...


HC : La grande majorité de ceux qui croient imbécilement m'asséner un élément à charge en pointant cela sont généralement de grands ignorants, qui ne savent même pas de quoi ils parlent. Là encore, plus de 40 ans de propagande médiatique visant à diaboliser Kadhafi et "son régime" ont fait de sérieux ravages. Surtout sur les esprit faibles et les plus manipulables. J'en ai même vu qui en sont encore à confondre Kadhafi avec l'islamisme, alors que ce sont précisément les rats islamistes d'Al Qaïda et assimilés, soutenus par les criminels impérialistes de l'OTAN, qui ont tué la Jamahiriya libyenne ! Un comble !! Sans commentaires... Qu'ils passent outre leurs consternants préjugés, et qu'ils se donnent donc la peine de découvrir ce que sont vraiment les principes de la Troisième Théorie Universelle, du Socialisme vert. Ils auront ainsi la surprise de voir que tout repose sur la Démocratie directe, le socialisme non-marxiste, l'anti-impérialisme, l'abolition du salariat, la gratuité de nombreuses choses, le progressime sociétal etc. Tout ceci est parfaitement exposé dans le Livre vert de Mouammar Kadhafi, que je conseille très vivement. S'il y avait un pays dont le système se rapprochait le plus du socialisme libertaire, c'était bien la Jamahiriya libyenne. Du reste, Mouammar Kadhafi lui-même a plusieurs fois cité Proudhon, Bakounine et Kropotkine parmi ses propres influences. Ce n'est pas pour rien, et le Livre vert s'en ressent. Que l'on cesse donc de gober les mensonges des criminels impérialistes de 2011. Honte à ceux qui les ont approuvés ou qui sont restés indifférents.


Vous vous manifestez aussi dans les domaines de l'Ecologie profonde et de la défense des animaux. Ce combat est-il pour vous secondaire, par rapport à vos autres objectifs ?

HC : Pas du tout, tout est complémentaire. Pour les nationaux-anarchistes, la libération humaine, la libération animale et la libération de la Terre forment un tout indissociable. Ainsi que le proclamaient les camarades du Raven's Banner Collective en 1992 e.v., la consciente écologique, une conscience qui nous dit "Earth First !" -Terre d'abord- , doit être présente au coeur de toutes les transformations révolutionnaires de la société. Il en va de même pour la cause de nos frères animaux. Pour paraphraser Bakounine, je dirais que je ne deviens vraiment libre qu'avec la liberté des autres. L'industrie de la viande, l'élevage, la vivisection, la chasse, la pêche, la corrida, les cirques et les zoos menacent l'animal, être sensible, au même titre que la pollution, l'urbanisation outrancière et la surexploitation avide de leurs ressources menacent l'environnement et la Terre Mère. De surcroit, la monstrueuse exploitation des animaux a un impact catastrophique sur le plan environnemental et sanitaire, et donc aussi sur les humains. Tout est lié.


On vous classifie comme régionalistes, aussi.

HC : Ce terme de régionalisme est impropre. Il renvoie à la notion de "région", de "province" dépendante d'un état central. Nous ne sommes pas non plus forcément indépendantistes, lorsque cela suppose l'instauration d'un nouvel Etat-Nation. Le terme le plus approprié concernant les nationaux-anarchistes est celui d'autonomistes. Autonomisme bien plus radical que le désuet régionalisme, mais sans l'étatisme qui démange certains nationalistes indépendantistes. La doctrine nationale-anarchiste prône l'éclatement des Etats-Nations actuels, pour en faire de multiples régions autonomes, fédérées entre elles par affinités, et pouvant se regrouper au sein de grandes confédérations, ou fédérations de fédérations, à l'échelle d'un Etat actuel voire même continentale, par exemple. Et même ces régions autonomes fédérées pourraient être amenées à se doter elles-mêmes de structures fédérales, à tous niveaux. Ceci pour garantir une autonomie maximale à tout un chacun.
C'est en cela que nous sommes des fédéralistes intégraux, car partisans du fédéralisme externe et interne. D'où notre soutien global à beaucoup de luttes de libération nationale et sociale, non seulement au sein du prétendu Hexagone, mais aussi dans le monde entier.


Vous allez voter, aux prochaines élections ?

HC : Jamais de la vie, que les dieux m'en préservent ! Je ne signerai pas de chèque en blanc à des escrocs qui cherchent juste à être califes à la place du calife, et qui usurpent la souveraineté populaire en se drapant pudiquement sous les plis d'une fausse "démocratie".
La démocratie, la vraie, n'a strictement rien à voir avec cette sinistre mascarade des élections et de la fausse alternance. Ce système a trop vécu, et a suffisamment abusé les masses. Son temps est fini, comme doit se terminer l'ère des gouvernements et des Etats-Nations. Place à une démocratie réelle, par les peuples et pour les peuples.


Vous prônez la démocratie directe ?

HC : Oui, tout à fait. La pseudo-"démocratie" parlementaire indirecte, dite "représentative", n'est qu'une grossière falsification de la Démocratie authentique, mot qui a été complètement dépouillé de sa signification originelle. Le régime actuel n'est en aucun cas une démocratie. On pourrait même dire que c'en est tout l'inverse. Il s'agit en réalité d'une oligarchie, dans laquelle seul un petit nombre exerce le pouvoir et maintient son contrôle. Les nationaux-anarchistes prônent la Démocratie directe, réelle, avec contôle populaire et révocation éventuelle des mandatés. De nombreuses pistes sont à étudier et à retenir dans ce sens. Il y a déjà la première des trois parties du Livre vert de Mouammar Kadhafi, qui est consacrée à cette question de la démocratie directe et de son organisation, ce qui est fait avec brio. On pourra aussi se référer avec profit à la démocratie athénienne, aux exemples suisse et vénézuélien, à des expériences historiques diverses, telles que la Commune de Budapest en 1956, les anarchistes de Catalogne durant la guerre civile espagnole, l'expérience des makhnovistes en Ukraine etc. Et on peut aussi se tourner vers les initiatives citoyennes en ce sens qui fleurissent un peu partout en Hexagonie et en Europe depuis quelques années. On pensera, par exemple et entre autres, à la mouvance pour une démocratie réelle qui gravite autour d'Etienne Chouard.


Quelle est la position nationale-anarchiste par rapport au révisionnisme historique ?

HC : Cette question reste à la libre appréciation de chacun, les opinions sur le sujet pouvant être diverses et variées, en fonction des individus. L'Alliance Nationale-Anarchiste n'a en tout cas pas vocation à s'engager dans le militantisme pour la cause des historiens révisionnistes et de leurs travaux. Néanmoins, elle prend clairement position pour la liberté de recherche, d'expression et de publication/diffusion pour les révisionnistes, et pour l'ouverture de libres débats publics. Elle appelle de ses voeux l'abrogation de la loi scélérate et liberticide dite loi Fabius-Gayssot.


Vous impliquez-vous dans des actions dites de terrain ? Prônez-vous l'action violente ?

HC : A titre personnel, pas du tout. Les milices supplétives du Système, ces idiots utiles de l'ordre bourgeois que sont les gauchistes et autres "antifas", ont trop profondément gangréné les mouvements sociaux et militants dans leur ensemble pour qu'il soit opportun de se faire de quelconques illusions à ce niveau. Du moins, dans l'état actuel des choses. De toute façon, je doute de la compétence et du degré de conscience politique de la classe ouvrière, et je ne crois pas aux vertus de la révolution violente. En bon proudhonnien qui se respecte, j'aspire à une révolution "en douceur", au moyen de réformes radicales et graduelles. Et avant toute chose, c'est la révolution des esprits qui doit tout d'abord porter ses fruits. Nous condamnons fermement les violences et les dégradations commises par des hordes gauchistes et "antifas" décérébrées, récemment.


Merci pour cet entretien. Pour terminer, quel est l'état actuel de la mouvance nationale-anarchiste ? Vos attentes sont-elles satisfaites ?

HC: La section anglophone, le National-Anarchist Movement (N-A.M.) animée par Troy Southgate, est à ce jour la section la plus développée et qui a le plus vaste impact à l'échelon mondial. L'Alliance Nationale-Anarchiste enregistre une progression de plus en plus nette de son audience, à mesure que s'effondrent les murs du mensonge et de la calomnie. Des sections existent aux USA, en Espagne, en Catalogne, en Italie, au Portugal, en Pologne, en Russie, en Hongrie, au Canada, au Brésil, en Australie...et j'en oublie sans doute. Le courant national-anarchiste est en pleine expansion internationale, actuellement. Notre message est finalement passé et bien passé. Nos adversaires et nos ennemis de tous bords devront dorénavant -et de plus en plus- compter avec cette force d'avenir que nous incarnons.

 

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27/08/2014

Remaniement ministériel : rien de nouveau à l'Ouest...

Remaniement ministériel : la nomination de deux banquiers de chez Rothschild au sein de leur prétendu gouvernement a au moins un avantage, celui de faire tomber les masques une bonne fois pour toutes... Mais au fond, que cela soit Tartempion ou un autre jean foutre qui soit "nommé" à tel ou tel poste, je m'en tamponne grave le coquillard. Car :

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03/04/2014

Le National-Anarchisme : un oxymore ?

 

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Notre conception du mot «Nation» ne se rapporte absolument pas à une quelconque entité étatique (nous rejetons et combattons évidemment l' «Etat-Nation»), mais se rapporte à une entité FACTUELLE, à une collectivité naturelle et organique d'individus, qui se regroupent volontairement sur la base d'affinités communes (ethniques, culturelles, linguistiques, idéologiques, philosophiques...), et constituent ainsi une NATION à part entière, au sens profond, réel et noble du terme. En quoi une telle conception de la Nation serait-elle donc soi-disant «incompatible» avec l'idée anarchiste, n'en déplaise à certains ?...

Refusez de croire les calomnies et les contre-vérités que certaines crapules déversent sans relâche sur notre dos, et donnez vous donc plutôt la peine de lire ce qui suit, pour découvrir ce que nous sommes réellement !

L'idée d'anarchisme « patriotique » ou « national » n'a rien d'une invention nouvelle.

Pour ne mentionner que quelques exemples historiques parmi d'autres, Proudhon et Bakounine affichaient une conscience nationale/ « identitaire » très marquée. Ce fut également le cas de Louis-Auguste Blanqui. Ce dernier, même s'il n'était pas anarchiste au sens strict du terme, se réclamait malgré tout d'un socialisme révolutionnaire dont certains aspects sont étroitement apparentés au socialisme libertaire, et il est aussi le père de la fameuse formule « Ni Dieu ni Maître », si chère aux  anarchistes athées. Le théoricien anarchiste allemand Gustav Landauer (1870-1919), qui était de tendance individualiste (Nietzsche/Max Stirner), n'hésitait pas lui non plus à affirmer son « nationalisme ». Il proclamait : "Les différenciations nationales sont des facteurs de première importance pour les réalisations à venir de l'humanité, pour ceux qui savent distinguer de l'abominable violence étatique le fait vigoureux, beau, et pacifique de la Nation." Par le terme de "nation", Landauer comme Bakounine se référait à une entité organique, factuelle, et non pas à une entité politique. Et comme Bakounine, il se positionnait en faveur de l'autonomie de tous les peuples, dans un contexte libertaire et anti-impérialiste. En Ukraine, pendant la révolution russe, Nestor Makhno a lui aussi brillamment incarné cette tendance pendant la légendaire épopée de la « Makhnovtchina » (1918-1921). L'anarchisme qu'il prônait savait faire la distinction entre les notions de patrie et d' Etat ("Etat-Nation"). Makhno et ses partisans étaient d'authentiques patriotes ukrainiens qui combattaient pour la Liberté, à la fois contre les tyrannies tsariste, bolchevique, et étatique. Leur combat revêtait aussi la dimension d'une lutte de libération nationale, et était empreinte d'un sentiment identitaire très prononcé. Le tout, bien sûr, sous les plis du drapeau noir. Beaucoup d' "anars" contemporains feraient mieux de s'inspirer de leur souvenir, au lieu de verser dans un "antipatriotisme" et un "internationalisme" marxistoïde bête et méchant, qui fait au final le jeu du libéralisme apatride, et donc du Système dominant... Et au lieu de rejeter systématiquement le "passé" sous le seul prétexte qu'il s'agit du passé ! La confusion savamment entretenue dont fait aujourd'hui l'objet le terme de "nation", systématiquement assimilé au concept d'"Etat-Nation", doit désormais être dénoncée.

Les Nationaux-Anarchistes ont pour but la création de communautés décentralisées, indépendantes de toute entité étatique, et reposant sur l'association libre et volontaire d'individus se regroupant sur la base de leurs affinités (ethniques, culturelles, philosophiques...). Rejetant toute forme de pouvoir imposé, ils lui opposent la notion de Souveraineté, en vertu de laquelle les individus librement associés peuvent occuper leur propre territoire précisément délimité, et y vivre selon leurs propres choix, coutumes et principes. Ces espaces peuvent ainsi être régis de façon très différente les uns des autres, offrant à chacun un vaste éventail de possibilités en fonction de ses choix et aspirations, ainsi qu'une alternative véritable à la dictature de la majorité improprement nommée «démocratie» au sein des Etats-Nations. De surcroit, ces communautés autonomes peuvent éventuellement choisir de s'associer entre elles sur la base de leurs propres affinités et se fédérer, pouvant même aller jusqu'à s'associer plus largement sous la forme de confédérations (fédérations de fédérations), respectant et préservant l'autonomie de chaque composante, à tous niveaux. Il s'agit là d'une alternative véritable à tous les dogmes idéologiques de «droite» comme de «gauche», que ceux-ci se veuillent «modérés» ou «extrêmes». Une alternative qui respecte à la fois la liberté de l'individu, la liberté des collectivités volontaires d'individus, et la grande diversité du genre humain, richesse inestimable qu'il convient de préserver de toute uniformisation d'essence totalitaire.

Au delà des clivages systémiques ineptes de la gauche et de la droite, le National-Anarchisme est à présent implanté dans de nombreux pays du monde. Le développement de notre mouvance est à présent inexorable, rien ne parviendra à le stopper. Et les manigances de ceux qui cherchent à la discréditer sur la base de sophismes fallacieux resteront pitoyablement vaines.

Hans CANY

Pour en savoir plus, visitez et suivez régulièrement le blog officiel de
l'Alliance Nationale-Anarchiste :
http://national-anarchisme.hautetfort.com


Qu'est-ce que le NATIONAL-ANARCHISME ? par Farkasember

 

21/08/2013

L'Alliance Nationale-Anarchiste se dote d'un blog officiel

L' Alliance Nationale-Anarchiste (A.N-A), section francophone autonome du Mouvement National-Anarchiste mondial, annonce la naissance de son site/blog officiel. Il s'agit là de la toute première initiative consistant à offrir une tribune spécifique au courant national-anarchiste de langue française, dans le cadre d'une approche sérieuse et cohérente, bien loin des contre-vérités, des calomnies, des approximations et des déviances véhiculées par les uns comme par les autres.

Vous pouvez donc dès à présent découvrir ce qu'est véritablement le national-anarchisme en vous rendant ici :
http://national-anarchisme.hautetfort.com


En outre, vous pourrez également retrouver l'Alliance Nationale-Anarchiste sur Facebook grâce à cette page officielle, dont vous pourrez suivre l'actualité en cliquant sur "J'aime" : http://www.facebook.com/alliancenationaleanarchiste

 

Bonnes visites, et bonnes lectures.

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16:44 Publié dans Politique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hans cany, national-anarchisme, anarchisme, democratie, identité & racines |  Facebook | | |

10/08/2013

Le National-Anarchisme : un oxymore ?


Notre conception du mot «Nation» ne se rapporte absolument pas à une quelconque entité étatique (nous rejetons et combattons évidemment l' «Etat-Nation»), mais se rapporte à une entité FACTUELLE, à une collectivité naturelle et organique d'individus, qui se regroupent volontairement sur la base d'affinités communes (ethniques, culturelles, linguistiques, idéologiques, philosophiques...), et constituent ainsi une NATION à part entière, au sens profond, réel et noble du terme. En quoi une telle conception de la Nation serait-elle donc soi-disant «incompatible» avec l'idée anarchiste, n'en déplaise à certains ?...

Refusez de croire les calomnies et les contre-vérités que certaines crapules déversent sans relâche sur notre dos, et donnez vous donc plutôt la peine de lire ce qui suit, pour découvrir ce que nous sommes réellement !

L'idée d'anarchisme « patriotique » ou « national » n'a rien d'une invention nouvelle.
Pour ne mentionner que quelques exemples historiques parmi d'autres, Proudhon et Bakounine affichaient une conscience nationale/ « identitaire » très marquée. Ce fut également le cas de Louis-Auguste Blanqui. Ce dernier, même s'il n'était pas anarchiste au sens strict du terme, se réclamait malgré tout d'un socialisme révolutionnaire dont certains aspects sont étroitement apparentés au socialisme libertaire, et il est aussi le père de la fameuse formule « Ni Dieu ni Maître », si chère aux  anarchistes athées. Le théoricien anarchiste allemand Gustav Landauer (1870-1919), qui était de tendance individualiste (Nietzsche/Max Stirner), n'hésitait pas lui non plus à affirmer son « nationalisme ». Il proclamait : "Les différenciations nationales sont des facteurs de première importance pour les réalisations à venir de l'humanité, pour ceux qui savent distinguer de l'abominable violence étatique le fait vigoureux, beau, et pacifique de la Nation." Par le terme de "nation", Landauer comme Bakounine se référait à une entité organique, factuelle, et non pas à une entité politique. Et comme Bakounine, il se positionnait en faveur de l'autonomie de tous les peuples, dans un contexte libertaire et anti-impérialiste. En Ukraine, pendant la révolution russe, Nestor Makhno a lui aussi brillamment incarné cette tendance pendant la légendaire épopée de la « Makhnovtchina » (1918-1921). L'anarchisme qu'il prônait savait faire la distinction entre les notions de patrie et d' Etat ("Etat-Nation"). Makhno et ses partisans étaient d'authentiques patriotes ukrainiens qui combattaient pour la Liberté, à la fois contre les tyrannies tsariste, bolchevique, et étatique. Leur combat revêtait aussi la dimension d'une lutte de libération nationale, et était empreinte d'un sentiment identitaire très prononcé. Le tout, bien sûr, sous les plis du drapeau noir. Beaucoup d' "anars" contemporains feraient mieux de s'inspirer de leur souvenir, au lieu de verser dans un "antipatriotisme" et un "internationalisme" marxistoïde bête et méchant, qui fait au final le jeu du libéralisme apatride, et donc du Système dominant... Et au lieu de rejeter systématiquement le "passé" sous le seul prétexte qu'il s'agit du passé ! La confusion savamment entretenue dont fait aujourd'hui l'objet le terme de "nation", systématiquement assimilé au concept d'"Etat-Nation", doit désormais être dénoncée.

Les Nationaux-Anarchistes ont pour but la création de communautés décentralisées, indépendantes de toute entité étatique, et reposant sur l'association libre et volontaire d'individus se regroupant sur la base de leurs affinités (ethniques, culturelles, philosophiques...). Rejetant toute forme de pouvoir imposé, ils lui opposent la notion de Souveraineté, en vertu de laquelle les individus librement associés peuvent occuper leur propre territoire précisément délimité, et y vivre selon leurs propres choix, coutumes et principes. Ces espaces peuvent ainsi être régis de façon très différente les uns des autres, offrant à chacun un vaste éventail de possibilités en fonction de ses choix et aspirations, ainsi qu'une alternative véritable à la dictature de la majorité improprement nommée «démocratie» au sein des Etats-Nations. De surcroit, ces communautés autonomes peuvent éventuellement choisir de s'associer entre elles sur la base de leurs propres affinités et se fédérer, pouvant même aller jusqu'à s'associer plus largement sous la forme de confédérations (fédérations de fédérations), respectant et préservant l'autonomie de chaque composante, à tous niveaux. Il s'agit là d'une alternative véritable à tous les dogmes idéologiques de «droite» comme de «gauche», que ceux-ci se veuillent «modérés» ou «extrêmes». Une alternative qui respecte à la fois la liberté de l'individu, la liberté des collectivités volontaires d'individus, et la grande diversité du genre humain, richesse inestimable qu'il convient de préserver de toute uniformisation d'essence totalitaire.

Au delà des clivages systémiques ineptes de la gauche et de la droite, le National-Anarchisme est à présent implanté dans de nombreux pays du monde. Le développement de notre mouvance est à présent inexorable, rien ne parviendra à le stopper. Et les manigances de ceux qui cherchent à la discréditer sur la base de sophismes fallacieux resteront pitoyablement vaines.

Hans CANY

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27/06/2013

De la Liberté et de l'Anarchie

L'anarchie, ce n'est pas la liberté totale, mais l'absence de hiérarchie. Il va sans dire qu'une société sans hiérarchie est beaucoup plus libre qu'une société autoritaire. Néanmoins la liberté totale et sans limites ( l'absence de lois ) c'est la loi de la jungle, la plus pure forme que l'on puisse concevoir de la hiérarchie. Celle-ci n'est d'ailleurs qu'une chimère car les mammifères sont des espèces sociales ayant des règles sociales implicites même si elles ne sont pas forcément écrites. De ce fait l'anarchie ne peut pas, en aucun cas, être la liberté totale et sans limites.

La liberté totale et sans limites, c'est ce que prétendent vouloir les libéraux. Ils veulent la liberté d'exploiter les autres. Ou encore la liberté de circulation des hommes, des marchandise et des capitaux selon les besoins du "marché". C'est pour cela qu'ils ne veulent pas de frontières ( mais paradoxalement quand il s'agit de la propriété foncière ils veulent des frontières pour délimiter cette propriété ). En somme, ils sont contre les « frontières publiques », les frontières qui protègent le bien commun contre les prédateurs. Mais pour les frontières privées qui délimitent leur propriété. Les libéraux de gauche ( les libertaires ) eux veulent une liberté sociétale totale. C'est à dire que chacun puisse s'adonner à tous les comportements antisociaux qu'il croit être désirables (ze fé ce que z'veux on é en démaucrasi !). Libéral de "droite" ou de "gauche", tout cela n'est que la métaphysique de l'individualisme ( la société atomique ) et de l'égoïsme et par conséquent la négation du caractère social des mammifères. Le véritable anarchiste n'est pas un libertaire !

Dans une société capitaliste il y a implicitement une hiérarchie basée sur la richesse et paradoxalement même si les libéraux prétendent vouloir une liberté totale et sans limites il leur faut quand même des lois pour protéger leur propriété [sans parler de l'organisation d'un moyen coercitif collectif ( armée, police ) pour la faire respecter] . Et c'est eux qui depuis des siècles ( avec tous les autres partisans de la hiérarchie ) prétendent que l'anarchie ( l'absence de hiérarchie ), c'est l'absence de lois et donc le chaos ( ou la loi de la jungle ). Voilà une bien belle inversion accusatoire. Le chaos est par ailleurs aussi une chimère puisque l'univers a des lois. Le chaos, le hazard, n'est qu'un concept qui traduit l'incapacité physique du cerveau à prendre en compte tous les facteurs possibles conduisant à un état de fait.

KNUT

 

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06/06/2013

"Fascisme" et "antifas" : les deux fesses d'un même cul

Petit rappel historique à l'usage des nouveaux inquisiteurs, des flics de la pensée, des bonnes consciences humanistes/humanitaristes, et autres donneurs de leçons "bien-pensants" et très politiquement corrects...

 

 

A reproduire et à diffuser librement !

 

 

 

"Fascisme" et "antifascisme" ne sont pas simplement des épithètes propres à illustrer les discours électoraux. Entre les deux guerres, ils ont recouvert (souvent masqué) la réalité d'un monde en mutation. Ce monde qui sort à peine du XIXème siècle, c'est surtout une Europe partagée au profit des vainqueurs. C'est une Allemagne étranglée et traumatisée par le traité de Versailles, mais aussi par la répression contre les soulèvements de 1918-1919, répression sanglante dirigée non pas par des forces droitières, mais par le "socialiste" Noske, et favorisée par les traités de paix entre l'Allemagne et la toute neuve Russie bolchevique. L'écrasement du mouvement révolutionnaire en Allemagne et d'autres mouvements en Europe, la mise au pas et l'emprisonnement des individus et groupes radicaux en Russie, allaient concourir à un vaste climat de démoralisation et à une perte des points de référence politiques. Ceci d'autant plus que cette mise au pas était assurée par des forces qui avaient -même si c'est à tort- incarné un espoir de changement: partis sociaux-démocrates et communistes. Cette situation sera mise à profit par les différents "fascismes", mais aussi par leurs compères "antifascistes". (...) Le fascisme est donc un phénomène déterminé par son époque et bien loin d'être homogène, comme en témoigne l'échec des entrevues Hitler-Mussolini de 1933-1934. Mussolini alla même plus loin dans la méfiance en signant une alliance avec la France en janvier 1935, puis avec l'Angleterre en Avril. Ceci illustre le flou qui se cache derrière l'étiquette "fasciste", utilisée à tort et à travers par les antifascistes d'hier et d'aujourd'hui. Pour eux, celle-ci peut désigner non seulement de véritables tendances fascistes, leurs adversaires de droite ou d'extrême-droite toutes tendances confondues...mais également leurs adversaires d'extrême ou d'ultra-gauche ("hitléro-trotskistes" de l'ère stalinienne, "gaucho-fascistes" de 1968,...) !!  Au début des années 90, une campagne insidieuse (sans doute inspirée par le Parti Socialiste et ses sbires) alimenta même la rumeur d'une "fascisation" du pourtant bien peu extrémiste parti "Les Verts" !...

 

Méfiez-vous esprits libres, un jour ou l'autre, les gens de pouvoir prétexteront de vos "tendances fascistes" pour nier l'expression de votre pensée. Historiquement, l'antifasciste sous sa forme la plus typique a été le militant du PCF, relayé depuis 1968 par celui de groupuscules gauchistes souvent issus de ce même parti, puis plus récemment encore par celui de groupuscules extrémistes et violents de type S.C.A.L.P, Reflex, No Pasaran, Ras l'Front, Redskins,  etc. Mais il peut à l'occasion être socialiste, gaulliste...ou n'importe quoi d'autre ! C'est en fonction des besoins. Cela dit, l'antifascisme a à son actif un sacré bilan. Durant la guerre d'Espagne, il a assuré l'assassinat de nombreux anarchistes, la liquidation des collectivités, la militarisation... Il a été utilisé pour recruter des soldats pour la boucherie de la Seconde Guerre mondiale. Il a été la justification d'Hiroshima et de Nagasaki. Il a servi à glorifier les impérialismes russe et américain lorsqu'ils ont liquidé leurs rivaux allemands et japonais, et à justifier après leur victoire le traitement infâme infligé à la population allemande. A la même époque, en France, l'antifascisme s'est illustré par "l'Epuration": tonte et viol des femmes suspectées d'avoir un faible pour les grands blonds aux yeux bleus (ou d'avoir résisté aux avances d'un résistant-épurateur...), procès truqués, tortures, atrocités, exécutions sommaires... Comme nos glorieux vainqueurs de la "peste brune" avaient raison de clamer partout: "Voyez quels salauds étaient ces boches !"... Quand on pense par exemple qu'au moment même où Thorez et ses amis chantaient leur victoire sur le fascisme, 45 000 Algériens ("provocateurs fascistes" !...) tombaient sous les coups de la répression, l'ignoble cynisme de cette satisfaction hypocrite donne vraiment la nausée.

 

Depuis 1968, avec le déclin du PCF, le discours antifasciste s'est réfugié dans les groupes gauchistes (...ou ce qu'il en reste), dans la mouvance "libertaire"(du moins sa frange gauchiste, majoritaire) depuis la seconde moitié des années 80, et dans le PS depuis qu'il se trouve en difficulté électorale. Pour l'extrême-gauche, il a été un moyen de galvaniser les troupes en jouant sur le registre militant/militaire. Dans les années 70, les jeunes militants du gauchisme d'une part, et d'Ordre Nouveau d'autre part, se sont fait organiser par leurs chefs de façon similaire, c'est-à-dire militaire. Il ne s'agissait même plus d'avoir raison ou tort, mais d'être physiquement prêts à l'affrontement, de le provoquer et de gagner sur ce terrain. La vérité s'incarnait alors dans celui "qui en avait", qui quel que soit son camp était décidé à remporter la victoire à tout prix. Depuis, nombre de généraux de ces baroudeurs à la petite semaine se sont reconvertis dans la députation et les fauteuils ministériels. Des tentatives du même ordre (qui, on le voit, n'a rien de "nouveau"!) se produisent encore fréquemment lorsque le Front National  organise ses réunions, tentatives parfois orchestrées et souvent manipulées par le pouvoir. Cette agitation du spectre du fascisme sous des motifs divers ( "révélations" sur quelques vieillards jadis agents de la collaboration, canulars macabres comme celui de Carpentras, poussée électorale de l'extrême-droite...) n'est pas le fruit du hasard. Les dirigeants des Etats capitalistes "démocratiques" -et ceux qui les soutiennent consciemment ou non- utilisent ce spectre pour essayer de se refaire une virginité (malgré les guerres coloniales, les assassinats, et la corruption qui parsèment leurs carrières politiques), et pour que ces Etats apparaissent chacun comme un "îlot d'humanité" qu'il faut préserver de toute remise en cause. Ils ne loupent ainsi pas une occasion pour réaliser une unité nationale de façade, comme à la "belle" époque de la résistance antifasciste...

 

Ces deux dernières décennies auront vu l'ascension de leaders populistes: Walesa en Pologne, Eltsine puis Poutine en Russie, Jörg Haider en Autriche, Le Pen en France, etc. Leur succès tient à la fois au discrédit des grands partis politiques (et c'est tant mieux!), et à l'absence d'alternative. Mais notre ennemi, ce n'est pas plus Le Pen  que les bandits sarkozystes ou  "socialistes"  qui nous gouvernent. Ce qui devrait avant tout nous répugner chez un Le Pen et ses amis (ou ex-amis) frontistes, ce n'est pas ce qui les distingue des autres partis, mais tout ce qu'ils ont de commun avec eux. Telle ou telle pantalonnade de Le Pen peut heurter plus spécifiquement certaines personnes, comme telle autre de Mélenchon, de Mamère, de Sarkozy ou de Chirac en choquera d'autres. Mais l'important, c'est qu'ils sont tous des serviteurs de la même société, du même système... même si le discours qu'ils utilisent pour réunir du monde autour de leurs boutiques peut différer. On ne choisit pas entre Royal et Sarkozy, tout comme on ne choisit pas entre la peste et le choléra ! Tout ce qui peut renforcer un parti politique contre un autre renforce finalement la dictature des partis sur nos vies.

 

Nulle gesticulation antifasciste ne remettra en cause la pérennité de l'actuel système politico-social, bien au contraire. Tout au plus, dans une période donnée, quelques victimes pourront être remplacées par quelques autres. Trop de gens sont aujourd'hui fourvoyés dans des impasses. Mais ce n'est pas en bâillonnant ces gens-là que l'on mène un combat contre leurs idéologies. L'emploi de méthodes barbares contre la barbarie mène à des issues tout autres que celles que l'on espérait. Pour s'opposer aux Le Pen et compagnie, c'est l'ensemble du Système qu'il faut remettre en cause, y compris les partis "démocrates" et "antifascistes". Pour construire cette opposition radicale, nous savons bien qu'il n'existe pas de recette miracle. Nous n'avons sur ce chapitre ni leçons à donner, ni à recevoir ! Cela dit , dans les menus actes quotidiens par lesquels peut s'exprimer cette opposition, il faut tout au moins éviter de renforcer le Système (ou certains de ses porte-paroles) en pensant le critiquer. Rien n'empêche de mener la réflexion un peu plus loin qu'une simple réaction épidermique contre ce qui semble symboliser le "mal absolu"... Sinon, à jouer au petit soldat démocrate, on risque fort de prendre des coups qui laisseront des marques. Et cela pour rien, si ce n'est pour le profit de manipulateurs, qui eux savent très bien ce qu'ils font et restent à l'abri.

 

"Fascisme" et "antifascisme", revers d'une même médaille, ont déjà suffisamment détruit d'êtres humains, sans offrir aucune perspective. Ce ne sont là que les deux fesses d'un même cul, lequel ne produira jamais que de la merde. Tout ce qui va dans le sens d'une véritable libération ne peut que rejeter de façon égale ces deux tentations.

 

 

 

Texte librement adapté et réactualisé, paru dans la publication libertaire
"LE POINT D'INTERROGATIONS" au début des années 1990.


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02/11/2012

L'anarchie ? C'est L'ORDRE !

"L'anarchie, c'est l'ordre moins le pouvoir."

"Quoique très ami de l'ordre, je suis anarchiste"

Pierre-Joseph PROUDHON

 

hans cany, proudhon, anarchisme


Petit rappel didactique à l'adresse de celles et de ceux qui emploient le mot "anarchie" comme synonyme de "désordre"...

L' ANARCHIE, QU'EST-CE QUE C'EST ? CELA SE RAPPORTE-T-IL AU CHAOS, A LA VIOLENCE ET A LA CONFUSION ?

ANARCHIE
: Absence de gouvernement. Refus et rejet de toute hiérarchie. Reniement, mépris de l'autorité et de l'envahissement basés sur la force et la coercition. Condition d'une société régulée par l'acceptation volontaire et l'entraide plutôt que par l'autorité et la contrainte.

ANARCHISME : La philosophie d'un nouvel ordre social basé sur une liberté non-restreinte par des lois créées par l'homme. Théorie selon laquelle toute forme de gouvernement repose sur la violence, et est par conséquent tout aussi erronée que néfaste et inutile. L'anarchisme implique l'adhésion aux principes fondamentaux de la démocratie directe, de l'autogestion, et de l'autodétermination.

ANARCHISTE : Un(e) adepte de l'anarchisme. Celui ou celle qui s'oppose à toute forme d'autorité envahissante et coercitive, à toute forme d'Etat-Nation, à toute forme de hiérarchie. Un partisan de l'Anarchie, ou absence de gouvernement, en tant qu'idéal de liberté politique et d'harmonie sociale. Quiconque nie l'autorité et la combat est anarchiste.


Donc, l'Anarchie implique-t-elle "le chaos", "la confusion", "la violence", ou "la loi du plus fort" ?...Certainement pas, bien au contraire ! La HIERARCHIE, c'est le DESORDRE dans la contrainte. L'ANARCHIE, c'est l'ORDRE dans la Liberté. L'ANARCHIE EST LA PLUS HAUTE EXPRESSION DE L'ORDRE ! Le chaos, par contre, peut être un moyen comme un autre, pour les anarchistes, de saboter la « Machine » afin de mieux parvenir à leurs fins. Les libertaires pensent tout simplement que la meilleure forme de gouvernement, c'est sa suppression. Cette conviction profonde se base sur un imparable constat. A de rarissimes exceptions près, lorsqu'ils exercent une quelconque autorité sur autrui, les gens honnêtes se révèlent tout aussi incapables que les gens malhonnêtes se révèlent nuisibles. Montesquieu n'avait certainement pas tort lorsqu'il affirmait, déjà, que « le pouvoir corrompt, et le pouvoir absolu corrompt absolument » !

Hans CANY

 

 

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01/04/2012

PROUDHON, théoricien majeur du socialisme réel

« Si, en 1840, j’ai débuté par l’anarchie, conclusion de ma critique de l’idée gouvernementale, c’est que je devais finir par la fédération, base nécessaire du droit des gens européen, et, plus tard, de l’organisation de tous les Etats »

PROUDHON, 1862

 

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Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865)  se veut l'apôtre d'une troisième voie, celle du socialisme scientifique, qui va prendre la forme de l’« anarchie positive » ou du « fédéralisme autogestionnaire ».
Dans ses premiers travaux, Proudhon analyse la nature et les problèmes d'une économie capitaliste. Bien que profondément critique du capitalisme, il objecte aussi aux socialistes contemporains qui idolâtrent le collectivisme.

Pour Proudhon – à la suite de Locke – la seule source légitime de possession est le travail. Ce que chacun produit est sa possession et celle de nul autre. Il peut être considéré comme un socialiste libertaire puisqu'il plaida pour l’auto-gestion du travailleur et argua contre la propriété capitaliste des moyens de production. Cependant, il rejeta la propriété des produits du travail par la société. Proudhon exposait de nombreux arguments pour ne pas conférer des droits à la terre et au capital, arguments comprenant des raisons fondées sur la morale, l'économie, la politique et la liberté individuelle. Un de ses arguments était que de tels droits permettaient le profit, qui menait à son tour à l'instabilité sociale et à la guerre par la création de cycles d'endettement qui au final rendaient impossible le remboursement par le travail. Un autre argument était que cela produisait le « despotisme » et transformait les travailleurs en salariés sujets à l'autorité d'un chef.

Proudhon a une conception propre de l'exploitation : il y a exploitation en ce que le patron paie des forces de travail individuelles à ses ouvriers et recueille une force de travail collective supérieure. Ainsi, les 200 grenadiers qui ont érigé en un jour l'Obélisque sur la place de la Concorde ont accompli un travail que n'aurait pu accomplir un seul grenadier en 200 jours, mais son salaire aurait été la somme de ceux versés aux 200 grenadiers : le capitalisme ne paie pas la force immense qui résulte de l'union et de l'harmonie des travailleurs, de la convergence et de la simultanéité de leurs efforts.

En conséquence de son opposition au profit, au travail salarié, à l'exploitation des travailleurs, ainsi qu'à la propriété publique, Proudhon rejette à la fois capitalisme et communisme. Il préconise l'association et adopte le terme de mutualisme pour son genre d’anarchisme, qui implique le contrôle des moyens de production par les travailleurs. Dans sa vision, des artisans indépendants, des paysans, et des coopératives échangeraient leurs produits sur un marché. Pour Proudhon, les usines et autres larges lieux de travail seraient dirigés par des syndicats fonctionnant par démocratie directe. L'État serait aboli ; à la place la société devrait être organisée par une fédération de « communes libres ». Proudhon se fait théoricien du fédéralisme.

La théorie de Proudhon était révolutionnaire, mais sa révolution ne signifiait pas soulèvement violent ni guerre civile mais plutôt transformation de la société par l'avènement d'une classe moyenne.
Proudhon désapprouve l'action révolutionnaire. Fils d'artisans, il se méfie de la classe ouvrière dont il redoute la violence et dénonce les « charlataneries » d'organisation totale et globale de la société.
Il critiqua les socialistes autoritaires comme le socialiste étatiste Louis Blanc. Proudhon rejette vivement l'idée d'un État centralisateur défendue par le socialisme d'État.

Il flétrit de même le communisme: « le communisme est synonyme de nihilisme, d'indivision, d'immobilité, de nuit, de silence » (Système des contradictions économiques) ; le système phalanstérien « ne renferme que bêtise et ignorance ».

(Source : Wikipedia)



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16/02/2012

L'abolition des frontières : une idée irresponsable

"Les différences nationales sont des facteurs de première importance pour les réalisations à venir de l'humanité, pour ceux qui savent distinguer de l'abominable violence étatique le fait vigoureux, beau, et pacifique de la Nation."

 Gustav LANDAUER (1870-1919)

 

"L'Etat n'est pas la patrie. C'est l'abstraction, la fiction métaphysique, mystique, politique, juridique de la patrie. Les masses populaires de tous les pays aiment profondément leur patrie; mais c'est un amour réel, naturel. Pas une idée : un fait... Et c'est pour cela que je me sens franchement et toujours le patriote de toutes les patries opprimées."

 Mikhaïl BAKOUNINE ("Circulaire à mes amis d'Italie", 1871)


"Si, en 1840, j’ai débuté par l’anarchie, conclusion de ma critique de l’idée gouvernementale, c’est que je devais finir par la fédération, base nécessaire du droit des gens européen, et, plus tard, de l’organisation de tous les Etats."

Pierre-Joseph PROUDHON
, 1862



"La force motrice de l'histoire humaine est le facteur social, c'est-à-dire le facteur national. Le lien social qui assure la cohésion de chaque groupe humain, de la famille à la tribu et à la nation, est le fondement même de la dynamique de l'Histoire."

Mouammar KADHAFI (in le Livre vert, 3ème partie)



"Nous croyons que tous les peuples, toutes les nations et les cultures, tous les groupes ethniques ont le droit absolu de se préserver tels qu'ils sont et de s'auto-déterminer. Non seulement le Nouvel Ordre Mondial (NOM) projette de détruire toutes les indépendances nationales et populaires, mais le Capital lui-même s'emploie sans interruption à éroder l'identité et la diversité des cultures, des nations et des peuples, afin d'imposer une monoculture globale basée sur le négoce. Il faut lutter de toutes nos forces contre cette homogénéisation de l'humanité."

Raven's Banner Collective

 

 

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La question des frontières entre différents territoires donne aujourd'hui lieu à des débats passionnés. Bien évidemment, les frontières politiques des actuels Etats-Nations, ne tenant aucun compte des réalités historiques, linguistiques, culturelles, et régionales sont non seulement arbitraires mais complètement aberrantes. Mais allez simplement demander aux Amérindiens, aux Palestiniens, ou aux Aborigènes d'Australie ce qu'ils pensent de l'absence totale de frontières reconnues, à la lumière de leurs tragiques expériences !...

 Qu'est-ce donc qu'une frontière, au juste ? Une frontière, c'est ce qui définit la territorialité, le droit pour un groupe d'individus d'être souverain chez lui, au même titre qu'un individu a droit à la souveraineté et à l'intimité dans son propre domicile. Un individu insécurisé, non souverain chez lui, ne serait assurément pas libre. Il en va bien évidemment de même pour un groupe d'individus, sur le territoire qui constitue son cadre de vie, et sur lequel il a élu domicile.

 Une frontière, c'est tout simplement ce qu'implique le droit à l'autodétermination, à l'autonomie et à l'indépendance pour tous les peuples et collectivités humaines. Sans territoires définis, sans délimitations précises, les notions d'autodétermination et de souveraineté/indépendance ne signifient plus rien...

 Une frontière, c'est ce qui marque la délimitation entre deux nations distinctes, c'est-à-dire entre deux groupes humains ayant chacun une identité culturelle qui lui est propre.

Par "nation", il faut entendre entité CULTURELLE, et non entité politique. La nation ne doit surtout pas être confondue avec l'Etat-Nation, qui pour sa part relève d'une essence politique, administrative, autoritaire, et donc liberticide. L'ennemi, c'est l'Etat, et son avatar abstrait l'Etat-Nation. Mais pas le sentiment national réel, concret, qui en soi ne constitue aucunement un facteur aliénant et liberticide imposé par une quelconque autorité étatique. Le fait national est tout simplement un fait naturel, reposant sur la transmission héréditaire, d'individus à individus, de liens socio-culturels, et sur l'adhésion volontaire de chacun(e).

 Certaines personnes pensent apparemment que la suppression des frontières constituerait la panacée contre la xénophobie et le racisme, et qu'elle constituerait un remède à toutes les vieilles injustices, en ouvrant les portes des pays industrialisés et traditionnellement impérialistes à l'immigration en masse des populations pauvres. Outre son caractère dangereusement irresponsable, cette idée de libre circulation totale et sans entrave, si généreuse qu'elle puisse sembler de prime abord, ne tient aucun compte d'un fait pourtant évident : les problèmes sociaux, économiques, politiques, culturels et religieux des pays du Tiers-Monde ne seront nullement résolus par une fuite en masse de leurs ressortissants vers les pays "riches", bien au contraire, même !...

 Pour les pays d'accueil, l'impact sur l'Ecologie comme sur l'environnement social d'un flux migratoire aussi colossal serait catastrophique. Et nul n'est besoin de mentionner le cataclysme économique et le déséquilibre ethno-démographique qu'il engendrerait. Néanmoins, quelles que soient les politiques d'immigration à venir, l'Occident devra tôt ou tard faire face aux conséquences de son exploitation permanente des nations d'Afrique, d'Asie, et d'Amérique latine. La véritable solution aux conditions misérables que subissent les peuples de ces trois continents réside, comme pour tous les autres peuples, dans une véritable révolution sociale émancipatrice, dans leur affranchissement des carcans obscurantistes et théocratiques, dans la préservation et la mise en valeur de leurs particularismes ethno-culturels les plus enrichissants.

 La suppression des frontières est un thème très répandu à l'heure actuelle dans la propagande des mouvements "radicaux", que ceux-ci soient de sensibilité libertaire ou d'extrême-gauche. Pourtant, ce concept, outre sa dimension hautement utopique, implique de possibles développements racistes, impérialistes, et écologiquement dévastateurs qui ne sont que fort rarement analysés.

 Les libéraux, désireux d'asseoir leur domination politico-économique sur le monde entier par la mondialisation du capitalisme, ne tendent-ils pas, eux aussi, à nier les frontières et à encourager l'uniformisation ?... Aller en ce sens, c'est objectivement faire leur jeu.

 Des frontières se sont créées puis sont tombées dans le passé, d'autres tomberont ou se créeront dans le futur, et les composantes ethniques de diverses régions du globe continueront à subir des changements plus ou moins accentués : tels sont les impératifs de l'Histoire. L'internationalisme anti-étatique est bien entendu partagé par tous les libertaires, pour qui la notion de solidarité internationale n'est pas un vain mot.

 Les problèmes qu'implique le maintien des frontières actuelles sont hélas particulièrement criants pour des peuples sans souveraineté reconnue comme les Basques, les Bretons, les Flamands, les Corses, les Kurdes, ou encore beaucoup de peuples africains, américains et asiatiques dont les terres ont été spoliées, escamotées par des lignes tracées sur une carte. Les gouvernements et les Etats ne doivent pas s'interposer sur le chemin de l'auto-détermination des peuples et des individus. Et il ne doit pas y avoir de frontières limitant la solidarité, l'entraide, et la coopération volontaire. Ainsi donc, le combat internationaliste doit être compris et appliqué dans le sens le plus équitable : pas de frontières limitant la SOLIDARITE, et pas de frontières imposées contre leur gré à des groupes humains sans souveraineté. En revanche, pourquoi nier le droit des peuples et des groupes humains à l'autodétermination et à la souveraineté territoriale ? Le choix individuel des "apatrides" volontaires est certes respectable. Mais il cesse de l'être à partir du moment où ils/elles entendent l'imposer de façon universelle, en refusant aux autres le droit de se constituer en entités collectives souveraines.

 Par le refus de toute logique génocidaire ou assimilationniste , il convient de lutter pour le pluralisme, car la diversité ethnique, culturelle, et linguistique est le fondement même de la richesse de l'humanité. Par la solidarité de tous les peuples en lutte contre l'impérialisme de par le monde, il convient donc d'opter pour un internationalisme véritable qui, au lieu de nier et de rejeter les différences, au lieu de détruire les souverainetés et les autonomies, les reconnaît et les défend.

 L'internationalisme consiste à mon sens en la solidarité internationale de tous les peuples opprimés et des exploités en lutte contre leurs oppresseurs et leurs exploiteurs, et non en une sorte de mondialisme massifiant, uniformisant et négateur de toutes les frontières.

 Il ne s'agit pas ici de plaider en faveur des rivalités et de la division du genre humain, mais bien au contraire pour L'UNITE DANS LA DIVERSITE, sur des bases fédéralistes. Car l'autodétermination, l'autonomie, l'indépendance et la souveraineté sont tout simplement des questions de LIBERTE. Liberté de choix, liberté d'association.

 

Hans CANY

 

 


09/02/2012

ILS NE ME FONT PAS PEUR

De temps à autres, ignares manipulés, pantins fanatisés et imbéciles patentés, constatant que ni les tentatives d'intimidation, ni les menaces, ni les agressions de diverses natures n'ont de prise sur moi -bien au contraire même-, se répandent en calomnies et en diffamation à mon sujet. Ils espérent par là-même que l'ostracisme, la diabolisation, la marginalisation et donc l'isolement qui en découle finiront par avoir raison de ma motivation, et me feront à la longue baisser les bras. C'est là fort mal me connaître.

D'Enver Hoxha et de ma lointaine période pro-albanaise, s'il y a un principe que je retiens et que je ne renie pas, c'est bien qu'il ne faut compter que sur ses propres forces. Et tendre vers l'autarcie autant que possible. C'est la clé de la liberté, de la souveraineté, de l'autonomie et de l'indépendance. Le concept du bastion inexpugnable est applicable à tous niveaux, de l'individu à la collectivité militante ou nationale.

Vous ne m'intimiderez pas, vous ne me ferez jamais taire.
Je n'écris pas pour vous faire plaisir, mais pour vous faire réfléchir. Si tant est que vous soyez capables de me lire, de comprendre correctement le sens de mes écrits, et, surtout, que vous vous en donniez la peine...

J'ai beaucoup d'ennemis, me direz-vous ? Certes, oui.
Et après ? Grand bien leur fasse : beaucoup d'ennemis, beaucoup d'honneur.

H.C.

 

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27/12/2011

Mascarade électorale : ABSTENTIONNISTES, INSCRIVEZ VOUS !

AUX ABSTENTIONNISTES CONSCIENTS QUI, COMME MOI,  PRATIQUENT L'ABSTENTION CONTESTATAIRE :

N'oubliez surtout pas de vous inscrire sur les listes électorales si vous voulez que votre abstention soit prise en compte. Si vous ne le faites pas, vous ne serez même pas comptabilisés comme abstentionnistes. Vous ne compterez pas du tout, tout simplement !... Une seule solution pour contribuer au score de l'abstention : avoir sa carte d'électeur.
FAITES PASSER LE MESSAGE, MERCI.

Ne votez pas "blanc", cela ne fait en rien progresser notre cause. Personnellement, je suis opposé au vote blanc. Car au-delà de son message protestataire, il revient quand même à cautionner la contrefaçon de démocratie qu'est la "démocratie" parlementaire indirecte, en y participant... C'est donc admettre leur jeu, et je m'y refuse absolument. Quand aux non-inscrits, comme je le sous-entends plus haut, leur démarche est tout simplement nulle et non avenue. Ce qu'ils font ne sert à rien, puisqu'ils ne sont pas comptabilisés comme abstentionnistes...

Et puis, voter pour qui ?... A l'exception de Marine Le Pen, tous  ceux qui se présentent à ces élections, de drauche comme de goite, ont approuvé et soutenu l'agression impérialiste contre la Libye. TOUS ! Alors, à moins de voter pour MLP -ce que tout le monde n'est pas prêt à faire-, autant s'abstenir plutôt que de donner sa voix à une de ces crevures. Faisons leur payer la note, le juste prix de leur infamie, en leur refusant notre soutien. De toute façon, élire un quelconque représentant qui sera détenteur de tous les pouvoirs une fois élu, c'est absolument contraire aux principes de la démocratie directe, du Livre vert, et donc du socialisme jamahiriyen. Désigner son maître, c'est un petit pas pour l'imbécile, mais un pas de géant pour l'imbécillité.

En tant que socialiste jamahiriyen et socialiste libertaire (proudhonien), je refuse tout net de prendre part au cirque électoral qui consiste à désigner des hiérarques plus ou moins autocrates. La pseudo-"démocratie" parlementaire indirecte n'est qu'une grotesque contrefaçon de la Démocratie véritable, laquelle ne peut être que directe et participative.

Hans CANY

 

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03/11/2011

CONTRE LE NOUVEL ORDRE MONDIAL


Une déclaration fort pertinente des anarchistes bakouninistes américains du RAVEN'S BANNER COLLECTIVE, avec qui j'ai entretenu une correspondance suivie dans la première moitié des années 1990.
(Les passages du texte en caractères gras ont été surlignés par moi-même)

H.C.




Colloque de "Third Way", Londres, le 21 juin 1992

Message du "RAVEN'S BANNER COLLECTIVE", Floride, USA




Tout d'abord, le Raven's Banner Collective remercie le magazine "Third Way" d'avoir eu l'ouverture d'esprit d'inviter des anarchistes à participer à sa conférence internationale. Nous tenons à préciser que nous ne parlons pas au nom de tous les anarchistes, bien qu'un grand nombre d'entre eux acceptent nos vues. Mais aujourd'hui, nous ne parlerons qu'en notre nom propre.

Notre analyse nous pousse à décrire le Nouvel Ordre Mondial (NOM) comme un mécanisme inventé par la classe dirigeante américaine, qui agit de concert avec les classes dirigeantes des autres pays capitalistes, pour asseoir le règne du Capital sur le monde. Nous désignons le Council on Foreign Relations, la Commission Trilatérale et le groupe de Bilderberg comme des entreprises qui participent directement à ce projet impérialiste.

Nous percevons le Capital comme la perversion, l'aliénation et l'instrumentalisation des forces productrices et créatrices de l'humanité. Dans la société capitaliste, le travail et l'ingéniosité des êtres humains, bases de la liberté humaine, sont transformés en forces exploitantes, corruptrices et asservissantes qui subjuguent les êtres humains.

Le capitalisme technocratique s'avère encore plus destructeur des valeurs humaines. Comme l'a souligné le sociologue critique français Guy Debord, dans un système basé sur la production de commodités, la société se mue en une immense accumulation de spectacles, dans lesquels les relations sociales sont médiatisées par le biais d'images entièrement fabriquées, artificielles, et tout ce qui, jadis, était vécu immédiatement, est devenu représentation.

Quand le "Nouvel ordre Mondial" en actes a été pris d'une fureur destructrice, a basculé dans l'horreur en perpétrant son attaque génocidaire contre le peuple irakien, tout en poursuivant son exploitation maximale du tiers monde par l'intermédiaire du FMI, de la Banque mondiale et des firmes transnationales, il a dépassé en brutalité l'inhumanité intrinsèque du capitalisme conventionnel.

Nous condamnons le pillage des peuples du monde par le Capital.Nous rejetons la déshumanisation et le caractère répressif de l'actuelle société du spectacle, qui réduit l'individu à un pion anonyme perdu dans une mégamachine urbaine et industrielle, et limite les aspirations et les besoins humains au style de vie consumériste.

En tant que socialistes libertaires, nous pensons que le pouvoir du Capital international ne pourra être brisé que par la puissance de la classe ouvrière internationale, non dans le but d'instaurer une nouvelle structure de domination, comme voudraient le faire bon nombre de marxistes, mais dans le but d'abolir toutes les institutions de pouvoir en tant que telles.

L'élimination du Capital et l'émancipation de la classe ouvrière doit être l'oeuvre de la classe ouvrière seule. Aucun parti d'avant-garde, aucun Etat autoritaire ne peut nous conduire par procuration vers la libération.

Les travailleurs peuvent se réapproprier leur humanité et recevoir la valeur réelle de leur travail en s'organisant sur la base de principes fédéralistes, et en agissant directement pour imposer l'autogestion, la propriété collective et la production de biens à usage social.

L'organisation dans l'esprit de l'initiative personnelle et de la responsabilité individuelle, telle est la clé de la victoire des opprimés sur l'oppression capitaliste. Le rôle du révolutionnaire, dans ce processus, est d'éclairer les masses et de les inciter à se "gouverner" elles-mêmes, tout en insistant sur les avantages de la coopération volontaire.

Les travailleurs du monde entier doivent de ce fait mobiliser leurs énergies et s'associer en collectifs, en communes, en syndicats, en coopératives, en congrès populaires, en communautés et en milices, pour former des fédérations aux échelons locaux, régionaux, nationaux et internationaux, et s'auto-administrer au moyen d'une démocratie directe et décentralisée.

Dans l'histoire, nous avons de tels exemples mis en place par des forces révolutionnaires : Commune de Paris, mouvement de Makhno en Ukraine, les principes voulus par la révolte de Kronstadt, la révolution espagnole, et l'insurrection hongroise de 1956.

Nous croyons que tous les peuples, toutes les nations et les cultures, tous les groupes ethniques ont le droit absolu de se préserver tels qu'ils sont et de s'auto-déterminer. Non seulement le NOM projette de détruire toutes les indépendances nationales et populaires, mais le Capital lui-même s'emploie sans interruption à éroder l'identité et la diversité des cultures, des nations et des peuples, afin d'imposer une monoculture globale basée sur le négoce. Il faut lutter de toutes nos forces contre cette homogénéisation de l'humanité.

Mais nous insistons aussi sur le fait que le renforcement de l'Etat-Nation n'est pas une solution pour résister aux déprédations du NOM. Car tout Etat-Nation tend à devenir un NOM en miniature. En tant qu'entité politique, l'Etat-Nation s'est imposé, généralement, aux dépens des faits ethniques et régionaux. L'Etat-Nation a toujours tendance à imposer sa propre variante de l'uniformité aux autres. Sur le plan intérieur, en organisant l'oppression autoritaire de la population en général, et des minorités en particulier. Sur le plan extérieur, en préparant des guerres d'agression, ou en pratiquant l'impérialisme et le colonialisme.


Mille ans d'histoire confirment notre vision contestataire de l'Etat-Nation, et démontrent que cette forme de structure politique a failli, et n'a pas accordé la liberté, la paix, la justice et la prospérité aux peuples.
L'Etat-Nation, tout comme le capitalisme, est obsolète.

L'Etat-Nation n'est pas synonyme de "nation", terme qui, dans son acception originelle et littérale, désigne la collectivité historique, unique en son genre, dans laquelle nait un individu, une personne.

Le besoin légitime des peuples de maintenir leur ethnicité, leur identité nationale et leur indépendance, ne sera jamais satisfait par l'Etat-Nation, porté par cette idéologie malveillante qu'est le nationalisme, mais sera au contraire satisfait par l'organisation des nationalités en fédérations, en régions et en communautés autonomes, fondées sur les principes que nous venons de décrire, à savoir ceux du socialisme libertaire.


Ce que nous venons de dire ne relève pas seulement d'un changement de terminologie : l'Etat, en tant que structure détentrice d'un pouvoir qui émane du haut et se répartit vers le bas, doit être remplacé par des corps autonomes et fédérés qui diffuseront le pouvoir "latéralement", permettant aux décisions de se construire à la base, au niveau des racines, pour s'affiner et grimper vers le haut.

Pour terminer, nous affirmons avec force que la conscience écologique -une conscience qui nous dit "Earth first !", la Terre d'abord, doit être présente au coeur de toutes les transformations révolutionnaires.

Ce que nous venons d'affirmer ici est forcément bref et général. Nous espérons que celles et ceux qui auront trouvé nos affirmations et nos remarques pertinentes feront l'effort d'approfondir leurs intuitions, en explorant les classiques de l'anarchisme, et en lisant les publications de la presse anarchiste.

Nous comprenons parfaitement que nos propositions peuvent sembler utopiques. Néanmoins, nous croyons que l'histoire et les aspirations naturelles de l'homme se situent de notre côté. Les véritables utopistes sont ceux qui cherchent à "réformer" d'une manière ou d'une autre ce monstre insatiable qu'est l'impérialisme capitaliste, ou, pire encore, à le remplacer par de nouvelles horreurs de type étatiste. Mais le rythme inouï des changements qui ont remué ce siècle, tant sur le plan technologique que sur le plan politique, démontre que les impossibilités d'hier peuvent parfaitement devenir les réalités d'aujourd'hui.

Nous, militants du Raven's Banner Collective, continuerons à travailler et à lutter pour nos objectifs libertaires. Et nous demeurons inspirés par ce slogan plein de sève, si souvent écrit à la hâte sur les murs de Paris lors de la révolte des étudiants et des ouvriers en mai 68 : "Soyons réalistes, demandons l'impossible !".


Raven's Banner Collective



23/07/2011

DANGER : SIONISME !

Le sionisme, ce sont l'idéologie, les organisations et la politique de coercition du nationalisme juif. Il est soutenu par de riches élitistes juifs et étroitement allié à la classe dirigeante aux USA et dans d'autres pays impérialistes.

 

Le sionisme est autoritaire dans sa mentalité, raciste dans sa philosophie et fasciste dans ses méthodes.

 

Israël, fondé en tant qu'Etat d'apartheid juif en collusion avec l'impérialisme, est une base pour le sionisme et mène fanatiquement une politique agressive d'expansion dont le but final est une superpuissance militariste juive "s'étendant du Nil à l'Euphrate".

 

Parmi les crimes sionistes contre l'humanité on dénombre :

 

  * Des actes génocidaires de "nettoyage ethnique" et de répression militaire contre les palestiniens.

  * L'aide militaire à des régimes et gangs racistes, réactionnaires et criminels à travers le monde. 

  * Des campagnes d'intimidation et de terrorisme pour faire taire leurs adversaires anti-sionistes.

 

L'opposition au sionisme ne doit pas être confondue avec — et ne doit pas tolérer — l'antisémitisme : la haine de personnes ayant des origines juives selon des considérations douteuses, qu'elles soient "raciales", religieuses ou autres.

 

En réalité, le sionisme — de par sa notion ghettoïsante d'éternelle hostilité entre juifs et non-juifs et sa mission auto-proclamée de "protéger" (en fait contrôler) partout les communautés juives — profite de l'antisémitisme.

 

LA LIBERTÉ N'EST QUE PRIVILÈGE TANT 

QUE TOUT LE MONDE N'Y A PAS DROIT !

CONSTRUISONS UN MONDE SANS SIONISME,

ANTISÉMITISME, FASCISME, RACISME,

NI TOUTE AUTRE FORME D'OPPRESSION !


Raven's Banner Collective


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17/07/2011

RAVEN'S BANNER COLLECTIVE : Présentation et profession de foi

Le RAVEN'S BANNER COLLECTIVE, fondé en Floride, aux USA, était un groupe autonome, non-sectaire, à tendances multiples, qui fonctionnait principalement en tant que source d'informations anarchiste.

Le RBC était issu de manifestations publiques de protestation  contre la guerre en Irak menée par l'impérialisme US. Le RBC a aussi pris part à des manifestations anti-KKK.

Le but ultime du RBC était de construire des modes de vie susceptibles de réaliser les conditions nécessaires à l'instauration d'une liberté  totale. En travaillant et en luttant pour atteindre cet objectif, le RBC entendait porter à la connaissance du public le grand message libérateur de l'anarchisme, dans toutes ses variantes.

 

 

DECLARATION DE PRINCIPES :

 

Nous luttons pour la création d'une société anarchiste, basée sur l'entraide, la coopération volontaire, et une libération humaine totale. Nous croyons que tous les individus, peuples, cultures et groupes ethniques ont le droit absolu de déterminer leurs propres modes de vie.

 

Nous nous donnons pour objectif de créer des collectifs autonomes, des communes, des unions, des congrès populaires et des communautés formant des fédérations locales, régionales et nationales, se gouvernant elles-mêmes au travers d'une démocratie directe et décentralisée.

 

Nous exigeons que les travailleurs perçoivent la pleine valeur de leur travail, aux moyens de la propriété sociale, de l'autogestion, et de la production utile.

 

Nous rejetons la culture autoritaire, répressive et aliénante de la société d'aujourd'hui, qui réduit l'individu à un simple rouage d'une méga-machine urbaine et industrielle, tout en confinant les besoins et les aspirations humaines au mode de vie consumériste.

 

Nous nous opposons à la pollution et au pillage continuels  de la Terre Mère, et nous nous engageons à bâtir un nouveau mode de vie centré sur les nécessités écologiques.

 

Nous condamnons le capitalisme, l'impérialisme, le militarisme, le fascisme, le socialisme étatique, le chauvinisme, le sionisme, le racisme, le sexisme, ainsi que toute forme de Réaction et d'exploitation.

 

anarchisme, Raven's Banner Collective, Hans Cany

24/06/2011

HANS CANY : la vérité sur son parcours politique

 
Les fachos de Metapedia se permettent depuis des années de diffuser en ligne une fiche pseudo-biographique au sujet de mon parcours militant, d'autant plus fallacieuse qu'elle "omet" sciemment de préciser de nombreux détails, et qu'elle confine ainsi à la calomnie, voire à la diffamation. Le but poursuivi étant, bien évidemment, de me nuire en me disqualifiant  à bon compte auprès de tous les "camps", et en entretenant l'hystérie de certains excités "antifas" à mon encontre. Malgré plusieurs tentatives, Metapedia m'a refusé tout droit de réponse, et toute possibilité de rectifier ou de compléter leurs propos me concernant. Ce qui en dit long sur le but véritable de la manoeuvre... 
Face à la malhonnêteté intellectuelle plus que manifeste de ces individus, il est de mon devoir de faire contrepoids à de telles assertions. Je publie donc ci-dessous ma propre version des faits, autrement moins simpliste et beaucoup plus détaillée. En souhaitant qu'elle sera suffisamment remarquée pour rétablir une bonne fois pour toutes la vérité à mon sujet, tout simplement. Je n'ai rien à cacher...moi !

 A DIFFUSER SANS MODERATION !
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Hans Cany, alias Hanns Wehrwolf, nait le 11 septembre 1972 au Mans (dpt 72), d'un père picard (Oise) né en 1919 et ancien combattant des années 1939 à 1942, et d'une mère née en 1936 qui est elle-même originaire du Nord-Pas de Calais (Lens) du côté paternel, et d'Espagne du côté maternel.

Découlant de son intérêt précoce pour l'Histoire, sa conscience politique s'éveille très tôt. Enfant, il est fasciné par les totalitarismes, qu'il s'agisse du IIIème Reich ou de l'URSS, et en 1981, dans le sillage de son père, il appelle de ses voeux l'élection de François Mitterrand et la victoire de la gauche. En 1984, il se veut fanatiquement communiste. Ses repères d'alors sont vagues et éclectiques, allant du pro-soviétisme bon teint à l'engouement pour les groupes terroristes de l'époque (Action Directe, CCC, RAF, E.T.A...), en passant par un soutien global a tout ce qui est "de gauche" extrême ou pas, avec cependant une prédilection particulière pour tout ce qui peut se réclamer du marxisme. En 1986, âgé de 14 ans, il adhère à la Jeunesse Communiste (JC), qui se veut alors la branche jeunes "autonome" de l'encore très stalinien PCF. C'est à cette époque qu'il participe à ses premières manifs, contre l'apartheid et pour la libération de Mandela, contre le projet de réforme Devaquet, etc. Cette même année s'éveille en lui une
solidarité très vive avec la Jamahiriya libyenne bombardée par les USA de Reagan, et dès lors, une grande sympathie pour la figure de Mouammar Kadhafi.

Il bascule dans la contre-culture punk à partir de fin 1986. Face aux premiers signes de déclin du "Bloc de l'Est", sa position se durcit, et il se tourne alors davantage vers le purisme intransigeant du communisme pro-albanais, à partir de la mi-1987. A ce stade, même les régimes soviétique et chinois sont rejetés par lui comme "révisionnistes" (déviationnistes, en jargon communiste) et impérialistes, seuls la tendance ML (Marxiste-léniniste) et le régime d'Enver Hoxha trouvent grâce à ses yeux. Finalement, Hans Cany finit par découvrir et s'intéresser au communisme libertaire, ce qui le fait rompre avec toute forme autoritaire de socialisme. De là il finit par passer assez rapidement à l'anarchisme proprement dit, et en 1989 il commence à créer de petits groupuscules anarchistes sans grande audience, avec réalisation de tracts, d'affichettes et de fanzines à la clé. Vers la même époque il s'oriente aussi vers le soutien à l'animalisme radical. Il rédige et photocopie notamment un tract signé "F.L.A", se voulant branche francophone de l'Animal Liberation Front, qui n'était alors connu qu'outre-Manche. De là datent ses premières expériences du végétarisme.

Fin 1990, il découvre l'Alliance Ouvrière Anarchiste, l'AOA, grâce à un exemplaire de son bulletin "L'Anarchie", et en devient très vite un membre actif et reconnu, proche notamment de Raymond Beaulaton, de Dominique David, de Serge Ninn, etc. Hans Cany écrit alors régulièrement dans "L'Anarchie", ainsi que dans son propre bulletin autonome, "Kontestation anarchiste". Ses contacts internationaux le poussent à s'intéresser aux thèses développées par les anarchistes bakouninistes américains (Floride) du RAVEN'S BANNER COLLECTIVE, et par l'"anarchisme vert" prôné outre-Manche par Richard Hunt et sa revue "Alternative Green".

En 1994, les vues "nationales-libertaires" qu'il défend le conduisent à prêter attention au groupuscule Nouvelle Résistance, qui suit alors une ligne très "à gauche" : national-bolchevisme, régionalisme, écologisme radical etc. Courant 1994 Raymond Beaulaton disparait, coup dur pour l'AOA qui périclite mais se maintient encore quelque temps grâce au bulletin mensuel, qui paraîtra jusqu'en 1997. Fin 1994, séduit par les sirènes NR "de gauche" qui jouent alors à fond la carte "rouge-brune", Hans Cany rejoindra Nouvelle Résistance, au sein de laquelle il animera une tendance libertaire, régionaliste/autonomiste, syndicaliste révolutionnaire (Résistance ouvrière) et écologiste radicale (Résistance verte), jusqu'à l'auto-dissolution du mouvement à l'été 1996. De 1998 à 1999 il se retrouvera brièvement membre d'Unité Radicale, et son nom fut utilisé d'office par la direction de ce groupement d'extrême droite pour apparaître parmi les signataires de deux appels lancés à son initiative. Hans Cany conteste formellement la légitimité de ces signatures, car elles ont été décidées à son insu, sans accord préalable, et il s'est alors retrouvé devant le fait accompli.

Il s'éloigne de cette mouvance et, au début des années 2000, il participe, conjointement avec Troy Southgate (Grande Bretagne) et Peter Töpfer (Allemagne), au développement et au lancement d'un courant National-Anarchiste international. Cette tendance s'illustre par une synthèse entre idéaux libertaires et préoccupations d'ordre identitaire, à travers le droit à l'autodétermination et le fédéralisme pour tous les individus et groupes humains. Il s'engage ensuite aux côtés d'indépendantistes flamands et bretons, puis collabore un moment aux Cercles Rébellion initiés par la publication du même nom, de tendance Socialiste Révolutionnaire Européenne. Il renforce son militantisme pro-animaux, et se réclame du végétarisme radical, proche de la mouvance vegan. Il est partisan d'une Grande Belgique conforme à ses limites naturelles originelles, comprises entre Seine et Rhin (englobant donc Picardie et Nord-Pas de Calais).

En 2009, ne se reconnaissant pas dans le discours de beaucoup de ceux qui se réclament aujourd'hui du National-Anarchisme de par le monde, il décide  de défendre ses propres idées à travers le lien de l'AOA, dont il reprend le flambeau sous le nom d' Alliance Oppositionnelle Anarchiste. La tentative s'avère toutefois un échec, les anciens compagnons de l'AOA étant aujourd'hui soit décédés, soit trop âgés, soit adeptes d'un individualisme si forcené qu'il ne peut déboucher que sur l'immobilisme le plus absolu, rendant vaine toute initiative militante de nature collective... Hans Cany reste donc un électron libre. Se réclamant de la pensée proudhonienne, partisan d'un fédéralisme intégral, interne comme externe, il se définit lui-même comme fédéral-anarchiste. Entre la fin de l'année 2010 et les premiers mois de l'année 2011, il se rapproche de la nouvelle orientation adoptée par le Front National à l'instigation de Marine Le Pen, jugeant son évolution globalement positive, et lui apporte un soutien critique, sans pour autant adhérer à toutes les idées véhiculées par ce parti. Il reprend néanmoins très vite ses distances vis à vis de ce dernier, mais refuse sa diabolisation, et continue de juger favorablement certaines de ses propositions et de ses prises de position, tout en rejetant les autres.

N'admettant pas la dichotomie gauche/droite, ni les principes de l'Etat-Nation, du centralisme, de la hiérarchie, de l'autorité, du salariat, du capitalisme et de la "démocratie" parlementaire indirecte dite "représentative", Hans Cany n'est affilié à aucune structure organisationnelle, et prône aujourd'hui un fédéral-anarchisme (ou fédéral-socialisme libertaire) autogestionnaire, qui se réfère entre autres aux pensées du Français Pierre-Joseph Proudhon et du Libyen Mouammar Kadhafi, ainsi qu'aux positions développées et défendues par les anarchistes bakouninistes américains du défunt Raven's Banner Collective. Son emblème de prédilection est l'étoile noire à cinq branches.

 

19:12 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : hans cany, anarchisme, national-anarchisme, fédéralisme |  Facebook | | |

"Fascisme" et "antifas" : les 2 fesses d'un même cul

Petit rappel historique à l'usage des nouveaux inquisiteurs, des flics de la pensée, des bonnes consciences humanistes/humanitaristes, et autres donneurs de leçons "bien-pensants" et très politiquement corrects...

 

 

A reproduire et à diffuser librement !

 

 

 

"Fascisme" et "antifascisme" ne sont pas simplement des épithètes propres à illustrer les discours électoraux. Entre les deux guerres, ils ont recouvert (souvent masqué) la réalité d'un monde en mutation. Ce monde qui sort à peine du XIXème siècle, c'est surtout une Europe partagée au profit des vainqueurs. C'est une Allemagne étranglée et traumatisée par le traité de Versailles, mais aussi par la répression contre les soulèvements de 1918-1919, répression sanglante dirigée non pas par des forces droitières, mais par le "socialiste" Noske, et favorisée par les traités de paix entre l'Allemagne et la toute neuve Russie bolchevique. L'écrasement du mouvement révolutionnaire en Allemagne et d'autres mouvements en Europe, la mise au pas et l'emprisonnement des individus et groupes radicaux en Russie, allaient concourir à un vaste climat de démoralisation et à une perte des points de référence politiques. Ceci d'autant plus que cette mise au pas était assurée par des forces qui avaient -même si c'est à tort- incarné un espoir de changement: partis sociaux-démocrates et communistes. Cette situation sera mise à profit par les différents "fascismes", mais aussi par leurs compères "antifascistes". (...) Le fascisme est donc un phénomène déterminé par son époque et bien loin d'être homogène, comme en témoigne l'échec des entrevues Hitler-Mussolini de 1933-1934. Mussolini alla même plus loin dans la méfiance en signant une alliance avec la France en janvier 1935, puis avec l'Angleterre en Avril. Ceci illustre le flou qui se cache derrière l'étiquette "fasciste", utilisée à tort et à travers par les antifascistes d'hier et d'aujourd'hui. Pour eux, celle-ci peut désigner non seulement de véritables tendances fascistes, leurs adversaires de droite ou d'extrême-droite toutes tendances confondues...mais également leurs adversaires d'extrême ou d'ultra-gauche ("hitléro-trotskistes" de l'ère stalinienne, "gaucho-fascistes" de 1968,...) !!  Au début des années 90, une campagne insidieuse (sans doute inspirée par le Parti Socialiste et ses sbires) alimenta même la rumeur d'une "fascisation" du pourtant bien peu extrémiste parti "Les Verts" !...

 

Méfiez-vous esprits libres, un jour ou l'autre, les gens de pouvoir prétexteront de vos "tendances fascistes" pour nier l'expression de votre pensée. Historiquement, l'antifasciste sous sa forme la plus typique a été le militant du PCF, relayé depuis 1968 par celui de groupuscules gauchistes souvent issus de ce même parti, puis plus récemment encore par celui de groupuscules extrémistes et violents de type S.C.A.L.P, Reflex, No Pasaran, Ras l'Front, Redskins,  etc. Mais il peut à l'occasion être socialiste, gaulliste...ou n'importe quoi d'autre ! C'est en fonction des besoins. Cela dit, l'antifascisme a à son actif un sacré bilan. Durant la guerre d'Espagne, il a assuré l'assassinat de nombreux anarchistes, la liquidation des collectivités, la militarisation... Il a été utilisé pour recruter des soldats pour la boucherie de la Seconde Guerre mondiale. Il a été la justification d'Hiroshima et de Nagasaki. Il a servi à glorifier les impérialismes russe et américain lorsqu'ils ont liquidé leurs rivaux allemands et japonais, et à justifier après leur victoire le traitement infâme infligé à la population allemande. A la même époque, en France, l'antifascisme s'est illustré par "l'Epuration": tonte et viol des femmes suspectées d'avoir un faible pour les grands blonds aux yeux bleus (ou d'avoir résisté aux avances d'un résistant-épurateur...), procès truqués, tortures, atrocités, exécutions sommaires... Comme nos glorieux vainqueurs de la "peste brune" avaient raison de clamer partout: "Voyez quels salauds étaient ces boches !"... Quand on pense par exemple qu'au moment même où Thorez et ses amis chantaient leur victoire sur le fascisme, 45 000 Algériens ("provocateurs fascistes" !...) tombaient sous les coups de la répression, l'ignoble cynisme de cette satisfaction hypocrite donne vraiment la nausée.

 

Depuis 1968, avec le déclin du PCF, le discours antifasciste s'est réfugié dans les groupes gauchistes (...ou ce qu'il en reste), dans la mouvance "libertaire"(du moins sa frange gauchiste, majoritaire) depuis la seconde moitié des années 80, et dans le PS depuis qu'il se trouve en difficulté électorale. Pour l'extrême-gauche, il a été un moyen de galvaniser les troupes en jouant sur le registre militant/militaire. Dans les années 70, les jeunes militants du gauchisme d'une part, et d'Ordre Nouveau d'autre part, se sont fait organiser par leurs chefs de façon similaire, c'est-à-dire militaire. Il ne s'agissait même plus d'avoir raison ou tort, mais d'être physiquement prêts à l'affrontement, de le provoquer et de gagner sur ce terrain. La vérité s'incarnait alors dans celui "qui en avait", qui quel que soit son camp était décidé à remporter la victoire à tout prix. Depuis, nombre de généraux de ces baroudeurs à la petite semaine se sont reconvertis dans la députation et les fauteuils ministériels. Des tentatives du même ordre (qui, on le voit, n'a rien de "nouveau"!) se produisent encore fréquemment lorsque le Front National  organise ses réunions, tentatives parfois orchestrées et souvent manipulées par le pouvoir. Cette agitation du spectre du fascisme sous des motifs divers ( "révélations" sur quelques vieillards jadis agents de la collaboration, canulars macabres comme celui de Carpentras, poussée électorale de l'extrême-droite...) n'est pas le fruit du hasard. Les dirigeants des Etats capitalistes "démocratiques" -et ceux qui les soutiennent consciemment ou non- utilisent ce spectre pour essayer de se refaire une virginité (malgré les guerres coloniales, les assassinats, et la corruption qui parsèment leurs carrières politiques), et pour que ces Etats apparaissent chacun comme un "îlot d'humanité" qu'il faut préserver de toute remise en cause. Ils ne loupent ainsi pas une occasion pour réaliser une unité nationale de façade, comme à la "belle" époque de la résistance antifasciste...

 

Ces deux dernières décennies auront vu l'ascension de leaders populistes: Walesa en Pologne, Eltsine puis Poutine en Russie, Jörg Haider en Autriche, Le Pen en France, etc. Leur succès tient à la fois au discrédit des grands partis politiques (et c'est tant mieux!), et à l'absence d'alternative. Mais notre ennemi, ce n'est pas plus Le Pen  que les bandits sarkozystes ou  "socialistes"  qui nous gouvernent. Ce qui devrait avant tout nous répugner chez un Le Pen et ses amis (ou ex-amis) frontistes, ce n'est pas ce qui les distingue des autres partis, mais tout ce qu'ils ont de commun avec eux. Telle ou telle pantalonnade de Le Pen peut heurter plus spécifiquement certaines personnes, comme telle autre de Mélenchon, de Mamère, de Sarkozy ou de Chirac en choquera d'autres. Mais l'important, c'est qu'ils sont tous des serviteurs de la même société, du même système... même si le discours qu'ils utilisent pour réunir du monde autour de leurs boutiques peut différer. On ne choisit pas entre Royal et Sarkozy, tout comme on ne choisit pas entre la peste et le choléra ! Tout ce qui peut renforcer un parti politique contre un autre renforce finalement la dictature des partis sur nos vies.

 

Nulle gesticulation antifasciste ne remettra en cause la pérennité de l'actuel système politico-social, bien au contraire. Tout au plus, dans une période donnée, quelques victimes pourront être remplacées par quelques autres. Trop de gens sont aujourd'hui fourvoyés dans des impasses. Mais ce n'est pas en bâillonnant ces gens-là que l'on mène un combat contre leurs idéologies. L'emploi de méthodes barbares contre la barbarie mène à des issues tout autres que celles que l'on espérait. Pour s'opposer aux Le Pen et compagnie, c'est l'ensemble du Système qu'il faut remettre en cause, y compris les partis "démocrates" et "antifascistes". Pour construire cette opposition radicale, nous savons bien qu'il n'existe pas de recette miracle. Nous n'avons sur ce chapitre ni leçons à donner, ni à recevoir ! Cela dit , dans les menus actes quotidiens par lesquels peut s'exprimer cette opposition, il faut tout au moins éviter de renforcer le Système (ou certains de ses porte-paroles) en pensant le critiquer. Rien n'empêche de mener la réflexion un peu plus loin qu'une simple réaction épidermique contre ce qui semble symboliser le "mal absolu"... Sinon, à jouer au petit soldat démocrate, on risque fort de prendre des coups qui laisseront des marques. Et cela pour rien, si ce n'est pour le profit de manipulateurs, qui eux savent très bien ce qu'ils font et restent à l'abri.

 

"Fascisme" et "antifascisme", revers d'une même médaille, ont déjà suffisamment détruit d'êtres humains, sans offrir aucune perspective. Ce ne sont là que les deux fesses d'un même cul, lequel ne produira jamais que de la merde. Tout ce qui va dans le sens d'une véritable libération ne peut que rejeter de façon égale ces deux tentations.

 

 

 

Texte librement adapté et réactualisé, paru dans la publication libertaire
"LE POINT D'INTERROGATIONS" au début des années 1990.

 

 

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19/01/2011

Manifeste Vert & Noir

Anarchie_verte.Systeme.jpgSIMPLE PROPOSITION PERSONNELLE DE PRESENTATION D' UN ECOLOGISME LIBERTAIRE ET RADICAL.

(A reproduire et à diffuser librement)


À l’heure où la plupart des formations écologistes s’affichent en membres conformistes de l’establishment politicard, et adoptent la vision du monde anthropocentrique (centrée sur l’être humain) de la “civilisation” industrielle et marchande, nous affirmons que les principes et agissements de ce type de “civilisation” sont anti-écologiques, spécistes, et liberticides.

Nous entendons développer une nouvelle vision du monde basée sur la reconnaissance de la valeur intrinsèque de chaque composant de la Nature, ainsi que de l’interdépendance et des interactions qui existent entre tous les êtres vivants, végétaux et animaux (y compris l’animal humain). Par opposition à l’écologisme “humaniste”, qui n’engendre qu’un simple “environnementalisme” politiquement correct et mollasson, nous nous affirmons en tant que défenseurs d’une conception “naturaliste” de l’Ecologie: l’ ECOLOGISME RADICAL, forme militante du courant philosophique connu sous le nom d’ ECOLOGIE PROFONDE. Et considérant en outre que le combat écologiste va de pair avec le combat pour la libération sociale des individus et des collectivités d’individus, nous n’hésitons pas à pousser notre raisonnement jusqu’à ses conclusions logiques, et nous nous posons donc comme partisans d’un idéal écologiste libertaire : l’ ANARCHISME VERT.

Nous considérons que pour défendre plus intensément notre Terre-Mère, il est important de ne pas s’en tenir exclusivement au domaine politique. La discussion doit en effet être également amenée sur le terrain philosophique ainsi que sur le plan métaphysique. Nous défendrons d’autant mieux Gaïa, la Terre-Mère, que nous ressentirons profondément les connexions existant entre elle et nous. La planète, la biosphère, et donc la Terre-Mère, sont alors envisagées comme une totalité vivante, et chaque élément, chaque être est partie intégrante de ce grand “Tout”. Que nous soyons athées, agnostiques ou panthéistes, la défense de notre Terre devient de ce fait une véritable “guerre sacrée”, et nous prônons en conséquence une redécouverte de nos véritables racines spirituelles ancestrales, en encourageant le retour à une étroite communion avec Mère Nature, sous les diverses formes que celle-ci peut revêtir.

Les anarchistes verts rejettent tout compromis réducteur, en refusant de se situer dans le cadre du Système établi et de la pseudo-”démocratie” indirecte parlementaire et bourgeoise qu’ils combattent de toutes leurs forces. Ainsi, bien que farouchement opposés aux diverses idéologies autoritaires et/ou réactionnaires, et tout en s’identifiant nettement au courant libertaire, ils ne se positionnent ni “à gauche” ni “à droite” de ce système et de cette société, mais EN-DEHORS ET EN FACE. L’Ecologie n’a pas à être prisonnière du moralisme “humanitariste” ni des dogmatismes “rouges”, “roses”, “bleus”, ou “bruns”. Elle doit simplement se parer d’un vert profond, et savoir s’affranchir du conformisme idéologique ambiant.

Les fondements idéologiques et les principaux axes de lutte des anarchistes verts reposent sur :

-Le refus de tout compromis politique ou économique dans la défense de la Terre-Mère (ECOLOGIE GLOBALE ET RADICALE)

-Le soutien aux diverses initiatives et luttes pour la défense et la préservation de l’environnement: dénonciation des pollutions, promotion des énergies renouvelables et alternatives, du recyclage, etc… (ECOLOGIE PRATIQUE )

-Un rejet absolu de la dictature marchande mondialiste et du Système capitaliste, ennemis jurés de Gaïa, et la recherche d’alternatives sociales, politiques, et économiques à ce système honni: solidarités associatives, expériences autogestionnaires, nouveaux systèmes d’échanges et de production, etc (ECOLOGIE SOCIALE, SOCIALISME LIBERTAIRE, SUBVERSION VERTE , ET ANTI-PLOUTOCRATIE)

-Le combat pour la décentralisation, les actions locales et le développement des solidarités inter-régionales (AUTONOMIES LOCALES ETFÉDÉRALISME)

-La revendication du droit à l’autodétermination pour tous les peuples, communautés et groupes affinitaires, culturels ou ethniques, ainsi que la défense de leur droit inaliénable à préserver leur intégrité, leur diversité, et leurs particularismes, dans la mesure où ces derniers ne nuisent pas à l’équilibre de la biosphère et ne relèvent pas de “traditions” barbares préjudiciables aux animaux (ECOLOGIE HUMAINE, ANTI-IMPÉRIALISME, et SOLIDARITE INTERNATIONALE)

-Le rejet de toute logique anthropocentrée et nataliste, et la reconnaissance du phénomène de surpopulation humaine de la Planète comme danger mortel pour la pérennité de l’équilibre de cette dernière (ECOLOGIE HUMAINE ET NEO-MALTHUSIANISME)

-Un positionnement intraitable d’opposition à la mentalité spéciste, et pour la défense tous azimuts de nos frères animaux (LIBÉRATION ANIMALE, ANTI-SPECISME)

-La défense des libertés individuelles fondamentales, et en premier lieu de la liberté d’expression (RÉSISTANCE À LA PENSÉE UNIQUE)

Notre projet de société, anti-autoritaire, en rupture totale avec le principe centraliste et oppressif de l’”Etat-Nation”, s’articule autour du concept libérateur des “groupes d’affinités”. Il vise à créer de petites collectivités d’individus librement associés, des petites villes, des villages et des régions autonomes regroupés en fédérations, ces dernières s’inscrivant à l’échelle de chaque continent dans le cadre de grandes CONFÉDÉRATIONS DE PEUPLES SOLIDAIRES qui en assureraient la coordination. Ces diverses composantes s’administreraient elles-mêmes à travers le principe d’une DÉMOCRATIE DIRECTE ET DÉCENTRALISÉE, celle-ci s’appuyant sur la création et le fonctionnement de collectivités autonomes, de communes vertes, de congrès populaires, et de groupements autogérés.

Totalement libres et indépendants de toute structure organisationnelle et/ou hiérarchisée, les anarchistes verts entendent simplement oeuvrer à la diffusion et au développement de tout ou partie des idéaux précités, par les moyens que chaque individu jugera appropriés à sa propre personnalité et à ses capacités.

Nous autres, anarchistes verts, nous affirmons comme résolument écologistes, libertaires, autonomistes, fédéralistes, anticapitalistes, anti-impérialistes, et totalement indépendants des conventions véhiculées par les divers lobbies institutionnels et “bien-pensants”, de “droite” comme de “gauche”, et que ceux-ci se veuillent autoritaires ou non. Nous autres, anarchistes verts, de toutes origines sociales et ethniques comme de toutes nationalités, entendons tout simplement lutter pour la défense de la VIE, du FUTUR DE LA PLANETE, de NOTRE FUTUR, et de la LIBERTE !



Hans CANY

 

 

Quelques réflexions au sujet du Front National

Marine.jpgCertain(e)s sont pour le moins déroutés par l'intérêt pour Marine Le Pen et pour le Front National que je ne me prive pas d'exprimer ouvertement depuis quelques mois. D'aucuns interprètent cela comme une véritable "trahison", un "reniement" flagrant, tant les valeurs incarnées par le FN semblent de prime abord totalement incompatibles avec les convictions que je défends depuis toujours, et avec les idéaux dont je me suis toujours réclamé. Ce qui, dans une certaine mesure, ne manque pas totalement de pertinence, reconnaissons-le. Quelques-uns, parmi mes adversaires les plus déclarés et les plus mal intentionnés à mon égard, ne manqueront pas de présenter la chose comme un véritable "aveu" de ma part, confirmant au grand jour ma véritable nature de crypto-"facho", voire de "néonaziiiiiii" (sic) et autres inepties toutes plus consternantes les unes que les autres... Je n'en doute pas un seul instant.
Aussi, afin de couper court à toutes les calomnies, insinuations et confusions diverses que suscite mon indulgence critique vis à vis du  FN, une mise au point publique me semble absolument nécessaire.

Tout d'abord, il n'est sans doute pas inutile, pour mémoire, de rappeler que ce type de rapprochements n'a historiquement rien d'inédit.

Proudhon, en son temps, avait tenté de tirer parti des tendances socialisantes de Napoléon III. Vainement il est vrai, mais au moins avait-il jugé pertinent de tenter le coup.

Georges Sorel puis Georges Valois, issus du syndicalisme révolutionnaire et de l'anarcho-syndicalisme, ont pour leur part joué la carte de l'Action Française, qui à leur époque constituait la plus grande et la plus reconnue des forces politiques de tendance nationale.

Aujourd'hui, ce n'est plus l'AF qui tient le haut du pavé en la matière, mais le FN. Il convient donc de vivre avec son temps...tout en sachant garder un certain recul.

Aussi étrange et paradoxal que cela puisse sembler de prime abord, il  a donc bel et bien existé des figures de l'anarchisme et/ou du syndicalisme révolutionnaire -et non des moindres- qui ont choisi de s'engager, temporairement ou non, dans le camp national/nationaliste.
C'est donc dans cette même optique qu'il convient d'apprécier l'intérêt que je porte au discours actuel du FN. Je suis et je reste avant tout un socialiste révolutionnaire de tendance proudhonienne: fédéraliste, libertaire, régionaliste/autonomiste, mutualiste, autogestionnaire, antimarxiste, anticapitaliste/antilibéral, partisan de l'idée de nation mais contre l'Etat-Nation,
antiparlementaire et partisan de la démocratie directe, etc. Je n'en demeure donc pas moins très attaché à mes idées fondamentales.


Il n'échappera néanmoins à personne que le FN est aujourd'hui la seule formation politique de grande envergure qui dénonce radicalement les méfaits d'une immigration extra-européenne plus qu'excessive, ainsi que le péril mortel que constitue l'islamisation rampante de la société, sous les coups de boutoir de divers groupes de pression relevant de l'intégrisme musulman. Par ailleurs, le tournant radical de la ligne incarnée par Marine Le Pen sur les plans social, sociétal et économique n'est évidemment pas pour me déplaire. Même si celui-ci ne constitue pas à mes yeux une panacée, force est de reconnaître que ce mouvement  est passé d'orientations droitières, économiquement ultralibérales, et réactionnaires bon teint à une ligne économiquement antilibérale, socialement plus progressiste, sociétalement plus ouverte etc.

Les points que je peux critiquer chez le FN et qui me dérangent, ce ne sont absolument pas ceux qui le distinguent des autres partis et formations politiques. Bien au contraire, ce qui me déplait chez lui, c'est tout ce qu'il peut avoir en commun avec eux. Mais compte tenu de certaines priorités, qu'il me soit au moins permis de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Je le dis tout net : selon moi, dans divers domaines, Marine Le Pen et le Front National sont les seul à oser clamer haut et fort certaines vérités, et ils ont raison de tenir un certain discours et les positions qui sont les leurs. Pour autant, ma place n'est nullement au sein d'un tel parti politique, ni d'aucun autre d'ailleurs. Les divergences sont nombreuses, réelles, importantes et rédhibitoires.

Je ne partage pas l'adhésion de la grande majorité des membres de ce parti à certaines valeurs et orientations qui me sont totalement étrangères, pour ne pas dire plus.
Par exemple -et notamment- je ne partage pas sa conception de la nation française "une et indivisible", sa foi en l'Etat-Nation tout puissant, son culte de l'armée et des symboles patriotards, ses velléités de rétablir la peine de mort, sa vision ultra-hiérarchisée de l'organisation comme du travail, son absence de critique radicale du capitalisme, et d'autres choses encore.

Je suis un adversaire acharné de l'Etat-Nation, et encore plus du jacobinisme. Mais si, compte tenu de l'urgence de la situation actuelle, et du péril de mort que fait aujourd'hui peser le mondialisme sur l'idée même de nation, l'Etat-Nation représente le seul rempart efficace, comme une sorte de "mal nécessaire", alors je peux comprendre que certains cherchent à se rattacher à ce concept. Même si, à mon sens, il s'agit simplement d'un leurre, d'une "fausse bonne idée"...

De la même manière, pour moi, le nationalisme français repose de toute façon  sur du faux. C'est du vent, une chimère. Mais s'il peut ponctuellement faire office de mythe rassembleur et mobilisateur, tout comme Georges Sorel, en son temps, avait théorisé le mythe mobilisateur de la grève générale, alors pourquoi pas ? Tout est bon à prendre en la matière, lorsqu'il est question de rassembler pour s'opposer au péril mondialiste et à la disparition des notions de souveraineté et de nation.
Pour autant, à titre personnel, je ne souscris pas le moins du monde au mythe du prétendu "Hexagone". Celui-ci ne constitue en aucune manière une nation digne de ce nom, puisqu'il est en réalité composé d'au moins vingt nations très différentes (qualifiées de façon dévalorisante de "régions"), annexées sous la contrainte au prix d'une acculturation intensive et d'une confiscation de leurs prérogatives légitimes, sur fond d'impérialisme jacobinard.
Ce n'est pas demain la veille qu'on me fera chanter la Marseillaise et prêter allégeance à la serpillère tricolore, personnellement ! Mais si ce genre de pseudo-valeurs peut parler à un certain nombre de gens qui n'ont pas de convictions très développées en la matière, et si cela peut les motiver pour qu'enfin ils ouvrent les yeux et se décident à réagir, alors je peux comprendre que certains s'en servent.
Du moins, je le comprends dans une certaine mesure, même si, personnellement, je n'adhèrerai pas à cette démarche.


Enfin, à mon sens, même si le FN n'a pas tort de dénoncer le péril islamiste ainsi que les incontestables excès d'une islamisation rampante de la société française et européenne, je me méfie des dérives potentielles d'une islamophobie pure et simple, sans nuances mais inavouée, dont le véritable objet n'est autre que le rejet de l'immigré arabe. Pour ce faire, on emploie plus ou moins habilement le paravent de la défense de la laïcité qui, tout légitime qu'il soit, dissimule mal les objectifs réels de la chose, puisque seule la communauté musulmane est visée, tandis que les entorses à ladite laïcité sont en revanche plutôt bien tolérées lorsqu'elles sont le fait de chrétiens ou de juifs... En toute objectivité, il y a bien là deux poids et deux mesures, et ce prétexte de la laïcité a parfois bon dos. On peut légitimement se demander dans quelle mesure les lobbies sionistes ne sont pas impliqués dans cette tendance très en vogue dans une partie des milieux dits "nationaux" et "identitaires", et dans quelle mesure ils ne sont pas depuis quelque temps en train d'instrumentaliser ces derniers afin de servir leurs propres intérêts anti-arabes... Prudence, circonspection et méfiance sont donc de mise en ce domaine, car il semble bien qu'il y ait là anguille sous roche.


Pour toutes ces raisons -et pour d'autres encore-, je ne suis pas, je ne peux pas être "frontiste".


L'immigration massive, l'islamisation de la société, le libéralisme économique, le mondialisme, le diktat de l'euro et de l'UE etc sont autant de calamités que je ne veux plus subir passivement. Comme des millions de gens, et de plus en plus, je sature. La goutte d'eau qui a fait déborder le vase, pour moi, c'est l'islamisation galopante et la banalisation/généralisation du Halal. Cet état de fait est absolument inacceptable, intolérable. Comment s'étonner, dans de telles conditions, d'une "montée" substantielle de l'audience du FN, comme des divers groupuscules identitaires ? Si on avait tant tenu que cela à ce que beaucoup de gens ne se précipitent pas dans les bras de la prétendue "Bête immonde" (sic), il fallait juste avoir la décence de ne pas trop tirer sur la corde.  Il est  tout naturel qu'ils finissent par se tourner vers les seuls, du moins en apparence, qui osent résister. 
Ils s'avèrent porteurs de solutions d'urgence, qui peuvent séduire des personnes de toutes sensibilités idéologiques, y compris des personnes ayant le coeur très à gauche. Il est non seulement totalement imbécile, mais aussi dangereux, de jeter l'opprobre sur tous ces gens, de les exclure sous prétexte qu'ils pactiseraient avec le "diable".

Seulement,  le Front National soulève certes bien des questions pertinentes. Mais il y apporte trop souvent de mauvaises réponses, car certaines de ses propositions, fondées sur ses postulats et références de base, ne vont aucunement dans le sens d'une authentique libération, bien au contraire. Je ne suis pas davantage disposé à me soumettre à une éventuelle dictature d'un pouvoir FN qu'à la dictature actuelle de l'UMPS. Tout parti au pouvoir, quelle que soit son orientation, impose sa vision des choses à l'ensemble de la société, et donc, de facto, sa dictature. Le système des partis politiques est, par essence, dictatorial. Comme est d'essence dictatoriale la pseudo "démocratie" parlementaire indirecte, quel que soit le parti qu'elle installe sur le trône. Car qui dit parti dit partie. Et dans le cadre de ce système liberticide, tout parti élu, même "majoritaire", ne représentera jamais l'expression de la volonté populaire dans son ensemble. D'emblée, les dés sont pipés, et la souveraineté populaire confisquée. Elle le serait au moins tout autant par les hiérarques du FN que par ceux de leurs ennemis de l'UMPS. Il ne faut, à se sujet, se bercer d'aucune illusion.


Je refuse la diabolisation du Front National, la stigmatisation de ses membres, les mensonges et l'ostracisme dont ils sont la cible, et l'hystérie délirante entretenue à leur sujet par quelques surexcités plus ou moins extrémistes et endoctrinés. J'approuve même une partie de leur discours, je le dis tout net. N'en déplaise aux paranos et aux ignorants de service, non, ce parti n'est ni racialiste, ni raciste, ni "fasciste" ou "nazi". Pour autant, il a bien du mal à se tenir réellement au "ni droite ni gauche" qu'il proclame parfois, et au-dela de cet effet d'annonce, force est de constater que beaucoup trop de ses membres continuent en fait de le présenter comme un parti de "droite nationale". Chassez le naturel, et il revient au galop...  Dans de telles conditions, il est bien évident que je ne pourrai jamais les rejoindre pleinement. Car leur combat, leurs valeurs, leurs objectifs, leurs idéaux, ne sont définitivement pas les miens.

Hans CANY

08:46 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : anarchisme, national-anarchisme, hans cany |  Facebook | | |

18/01/2011

Beki Bondage (VICE SQUAD) et la cause animale

VICE SQUAD est un groupe punk britannique formé à Bristol en 1978 sous l'égide de sa chanteuse Beki Bondage, et qui s'est séparé une première fois au milieu des années 1980.
Depuis 1997, Beki Bondage, très concernée par la cause animale ainsi que vous pourrez le constater ci-dessous, a décidé de relancer VICE SQUAD sous une nouvelle mouture (elle est aujourd'hui le seul membre fondateur du groupe, dans sa formation originelle).

Pour "WARDANCE", j'ai réalisé en 1998 une interview avec elle , dont il me parait judicieux de vous présenter quelques extraits assez révélateurs, et qui vous donneront ainsi une petite idée de l'état d'esprit qui anime ce groupe mythique.



Voyez plutôt :

Hans : QUAND AS-TU DECOUVERT LE PUNK, ET QU'AS-TU IMMEDIATEMENT APPRECIE DANS CE MOUVEMENT ?

Beki Bondage : J'ai découvert le Punk en 1977, et cela m'a tout de suite attirée car les femmes y tenaient un rôle important, avec par exemple Siouxsie (SIOUXSIE & THE BANSHEES), Poly Styrene (X-RAY SPEX), ou encore THE SLITS. Malgré cela, un jour où j'étais chez des copains masculins, je leur avais demandé si je pouvais chanter dans le groupe qu'ils voulaient former, et ils avaient refusé sous prétexte que j'étais une fille... Ils ont eu l'air bien stupide quelques années plus tard, quand VICE SQUAD a commencé à interesser la presse et les maisons de disques !! Ce que j'aimais aussi dans le Punk, c'est cette idée d'affirmer son individualité, ce qui signifiait que je pouvais porter les vêtements que je voulais, et exprimer librement mes sentiments. Néanmoins, beaucoup de soi-disant "punks" m'ont critiquée pour mon attachement à la lutte pour les droits des animaux et pour les droits des femmes etc. Mais ceux-ci se sont vite embourgeoisés et sont "rentrés dans le rang" dès que la mode a changé. Tu parles d'une individualité !!...


H: D'APRES TOI, LE MESSAGE DE LA CONTRE-CULTURE PUNK EST-IL TOUJOURS ADAPTE POUR COMBATTRE LES FONDEMENTS DE LA SOCIETE ACTUELLE ? QUEL EST TON POINT DE VUE AUJOURD'HUI SUR CETTE FORME D'INDIVIDUALITE ?

BB: Le message punk aujourd'hui est le même que ce qu'il était au début, mais il y a toujours beaucoup de gens qui se contentent de profiter des fringues et d'écouter la musique, tout en se comportant exactement comme les gens contre lesquels ils prétendent se rebeller... Je pense que les problèmes écologiques et la question des droits des animaux font maintenant partie du message punk, ce qui est une très bonne chose.
Lorsque j'ai écrit la chanson "Humane" (NDLR : ne pas confondre "humane" avec "human". En anglais, "humane" est un faux-ami signifiant "compatissant", "qui évite de faire souffrir"), j'ai été vilipendée par des "anarchistes" consommateurs de viande, qui soutenaient qu'il était "révolutionnaire" et "indispensable" de maltraiter les animaux, sous prétexte de la famine dans les pays sous-développés, de la nécessité de la recherche médicale, etc etc. Comme la majorité de la population du monde occidental, qui soutient l'élevage industriel et l'expérimentation animale, ces gens-là démontrent tout simplement qu'ils ne sont que des conformistes déguisés en "punks", et qu'ils soutiennent le même système corrompu que tous les autres.



H: TA CHANSON "HUMANE" A JUSTEMENT ETE UN DES TOUT PREMIERS MORCEAUX PUNKS A SOUTENIR EXPRESSEMENT LA CAUSE DE LA LIBERATION ANIMALE. PEUX-TU EXPLIQUER QUELLES SONT LES BASES DE TA REVOLTE, ET QUELLES SONT TES MOTIVATIONS CONCERNANT CETTE LUTTE ? METS-TU TES IDEES EN PRATIQUE ?

BB: Cette planète ne pourra survivre durablement à la consommation de viande. C'est une cause majeure de déforestation, de pollution, de maladies et de famines.
On pourrait nourrir la totalité de la population humaine mondiale grâce au végétarisme, mais le monde occidental préfère laisser le Tiers-Monde mourir de faim, juste pour satisfaire ses goûts et habitudes alimentaires. La cruauté qu'implique la production de viande est véritablement horrifiante, et il y a tout à gagner à se passer d'un "produit" dont nous n'avons nul besoin, et sans lequel nous irions beaucoup mieux. C'est comme pour la vivisection : on promet aux gens des remèdes miracles contre toutes les maladies, mais les résultats obtenus les rendent en fait beaucoup plus gravement malades qu'auparavant... Je mets mes idées en pratique en ne mangeant pas de viande, et en faisant des dons à des organisations qui luttent pour la protection des animaux. J'ai aussi "converti" des gens au végétarisme et au végétalisme.



H: GLOBALEMENT, COMMENT JUGES-TU L'ATTITUDE DE L'ESPECE HUMAINE ENVERS LA TERRE-MERE ?

BB: Je trouve que les humains, en grande majorité, sont très stupides, égoïstes, et qu'ils portent un regard cupide sur la Terre-Mère. Une hyène a plus d'honneur et d'intégrité que les salopards qui polluent la terre et exterminent des espèces entières. Je ne peux comprendre une telle attitude.



H: QUELS SONT TES MEILLEURS SOUVENIRS ET EXPERIENCES AVEC VICE SQUAD ? ET LES PIRES ?...

BB: Un des pires moments a été d'être obligée d'entrer dans un abattoir lorsque Sooty, notre manager d'alors, a voulu dire bonjour à des copains à lui qui se trouvaient à l'intérieur... J'ai alors juré qu'il ne se ferait plus jamais d'argent grâce à moi, et j'ai quitté le groupe peu de temps après. Un autre mauvais souvenir est d'avoir dû dormir dans un camion par une température frigorifique. En fait, je n'ai pas vraiment de bons souvenirs de l'époque passée, je m'amuse beaucoup plus avec la nouvelle mouture de mon groupe.


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Voila donc. Pour info, un nouvel album de VICE SQUAD va voir le jour courant 2009, et quelques titre "récents" sont écoutables sur ces 2 pages Myspace consacrées au groupe :

http://www.myspace.com/vicesquad (Myspace officiel)

http://www.myspace.com/vicesquadshop

Site officiel de VICE SQUAD :

http://www.vicesquad.co.uk/

Sur ces autres pages Myspace non-officielles, vous pouvez aussi entendre des "vieux" morceaux, qui vous donneront un aperçu de ce que donnait l'ancienne formule de VICE SQUAD, dans les années 80 :

http://www.myspace.com/vicesquadyeahboyee

http://www.myspace.com/vicesquad1 (le morceau "Humane" est en écoute sur cette page)



DISCOGRAPHIE DE VICE SQUAD :




SINGLES :



. Last Rockers (1981) EP Riot City (UK Indie #7)

. Resurrection (1981) EP Riot City (UK Indie #4)

. Vice Squad Singles EP (1982) Riot City (UK Indie #21)

. "Out of Reach" (1982) EMI/Zonophone (UK #6

. Stand Strong (1982) EP EMI/Zonophone

. State of the Nation (1982) EP

. "Black Sheep" (1983) Anagram (UK Indie #13)

. "You'll Never Know" (1984) Anagram

. "Teenage Rampage" (1985) Anagram (UK Indie #44)

. "Lavender Hill Mob" (2000) Combat Rock





ALBUMS :


. No Cause for Concern (1981) EMI/Zonophone (UK #32)

. Live in Sheffield (1981)

. Stand Strong, Stand Proud (1982) EMI/Zonophone (UK #47)

. Shot Away (1985) Anagram

. Live and Loud!! (1988) Cleopatra

. Last Rockers - The Singles (1992) Abstract

. The Punk Singles Collection (1995) Anagram

. The BBC Sessions (1997) Anagram

. Get a Life (1998)

. Resurrection (1999)

. Lo-Fi Life (2000)

. Rich and Famous (2003)

. Defiant (2006)

. London Underground (2009)


VICE SQUAD : formation de 2007











Il ne faut pas se dire...

. Il ne faut pas se dire libertaire quand on appelle à la délation et à la censure sous prétexte d' "incitation à la haine", de crimes de la pensée, ou de propos politiquement incorrects...

. Il ne faut pas se dire anarchiste lorsqu'on tire à boulets rouges sur une seule des grandes religions institutionnelles, mais qu'on s'interdit de s'en prendre aux autres sous prétexte de ne pas "stigmatiser" certaines communautés...

. Il ne faut pas se dire anarchiste en prétendant combattre l'autorité sous toutes ses formes, alors que dans le même temps on s'accommode fort bien du principe hiérarchique dans certains cas, et que l'on défend la "démocratie républicaine" voire "l'Etat de Droit"...

. Il ne faut pas se croire rebelle lorsqu'on ne tient que des propos qui non seulement ne tombent jamais sous le coup de la Loi, mais sont de surcroit relayés avec complaisance dans tous les médias du Système...

. Il ne faut pas se croire révolutionnaire lorsqu'on ne s'abreuve que de livres disponibles dans les Fnac, de soirées thématiques d'Arte, et de journaux hautement subversifs vendus en kiosques...


A méditer.


22:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : anarchisme, national-anarchisme |  Facebook | | |

A l'attention des "libertaires" charognards...


Vous êtes-vous simplement déjà posé la question, en votre for intérieur, et de la façon la plus sérieuse qui soit ?
Au nom de quoi l'homme s'arroge-t-il le droit de vie et de mort sur des êtres sensibles d'autres espèces ?? C'est objectivement se conduire en MAÎTRES (voire en "Dieu" !) autoproclamés. Beaucoup de prétendus libertaires seraient mieux inspiré(e)s de réfléchir à cette criante évidence, au lieu de se croire "supérieurs", "au sommet de la chaîne alimentaire" (sic) ou autres billevesées, et de perpétuer ainsi l'esclavage et le meurtre...

Ce n'est pas là une question de "choix personnels", de "goûts", de diététique ou de régime alimentaire. Le bout de cadavre dans votre assiette, lui, n'a guère eu de "choix". Si l'on prétend lutter contre toute forme d'exploitation et de domination, la moindre des choses est déjà d'arrêter de nier le droit des autres espèces à la vie, à la liberté et au bien-être.

De surcroit, on n'a absolument aucun besoin de ce genre de "produits" pour vivre, et même pour très bien vivre. A partir de ce simple constat, la question ne se pose même plus... Industriels ou pas, l'esclavage et le meurtre demeurent ce qu'ils sont. On n' "améliore" pas, on n' "aménage" pas et on n' "adoucit" pas l'esclavage : on l'abolit. Purement et simplement.

                                                                                            Hans CANY

Karl Marx, le ténia du socialisme !

Article extrait de "La Rue" n°33 - Spécial Marx - 2ème trimestre 1983

Il y a cent ans, Karl Marx disparaissait. Les sociétés communistes vont commémorer l’événement en jouant de la cymbale, plus ostensiblement en Russie et dans les démocraties populaires, et avec moins de fastes de la part des partis communistes occidentaux où on a plus de difficultés à faire coïncider les prophéties du « Grand Sachem » avec les impératifs imposés par les évolutions économiques et sociales de l’humanité. Parmi les citoyens qui ont rejeté le marxisme, on en parlera avec cette ignorance et ce détachement inévitables que l’on porte aux personnages qui ont joué un rôle, mais que le temps estompe sans les effacer complètement.

En dehors d’une œuvre idéologique discutable, et par la place qu’il occupe dans l’histoire, Marx mérite mieux que les propos dithyrambiques des uns ou l’indifférence des autres. Sa destinée, à la fois complexe et passionnante, épouse son époque. Il est né au début d’un siècle qui va accoucher d’une transformation prodigieuse de l’économie qui prendra la place qu’occupait autrefois la philosophie dans la préoccupation intellectuelle des hommes, et cela en un temps où les mutations s’accomplissent à une cadence inconnue depuis les origines. Il appartiendra à un poignée d’idéologues qui, comme lui, prirent conscience de l’avenir qui attend la société, de l’accompagner intellectuellement au cours de la première partie de son existence. Le destin de ces hommes passionnés de comprendre, de savoir, d’expliquer, et finalement de penser l’évolution qui se dessinait, ce sera de donner une forme première à ce qu’on peut appeler, au large sens du terme, le socialisme, et ils revendiqueront hautement le mot avant que leurs apports personnels différents ne conduisent les élites à les singulariser par une formule particulière qui cerne mieux leur propos, et qu’ils relèveront car elle délimitera leurs acquis théoriques et soulignera leurs ambitions particulières.

Ils sont d’ailleurs, et Marx plus que les autres, les héritiers de Ricardo, économiste anglais, qui, pour définir le parcours du libre-échange dans l’économie capitaliste à ses débuts, étudiera avec minutie les éléments de la production, de la distribution, et déterminera la part respective du salaire et du profit. Parmi ces hommes qui vont emprunter un chemin parallèle à celui de Marx, quelques noms : Saint-Simon, Fourier, Pecqueux, Cabet, Considérant, Proudhon, Engels, Bakounine, Kropotkine, Louis Blanc, Blanqui, et bien d’autres encore qui se réclameront chacun d’un socialisme à leur manière. Mais il n’est pas contestable que c’est Karl Marx qui fera la percée la plus spectaculaire dans le temps, comme c’est lui qui supportera le mieux l’usure de l’âge, pour des raisons qui ne sont pas toutes dues au talent ou à l’évolution économique mais également aux avatars qui jalonnent la route suivie par ce système capitaliste qu’il avait condamné et qui réussira à surmonter ses contradictions. Seul des hommes qui furent à la fois ses contemporains et ses adversaires, Pierre-Joseph Proudhon aura un destin comparable au sien. Et aujourd’hui, en se servant de ce qui reste actuel de leurs œuvres, c’est encore, c’est toujours Marx ou Proudhon que se jettent à la tête les écoles socialistes qui s’affrontent. Et pourtant tout avait débuté dans l’euphorie des commencements exaltants !


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Il est bien connu qu’au début des années 1840, le projet des jeunes hégéliens allemands, groupés autour de Karl Marx, et qui s’appellent Grün, Ewwerbeck, Weitling, Ruge, et quelques autres, rêve d’une « Sainte Alliance » intellectuelle avec les socialistes français afin d’opérer une synthèse entre la philosophie française et la philosophie allemande. Projet difficile, car le socialisme français est alors morcelé et, Proudhon mis à part, il véhicule les relents du jacobinisme issu des grandes heures de la Révolution française de 1789. Mais le principal obstacle à cet internationalisme avant la lettre, ce sera la confusion idéologique qui prend sa source dans l’œuvre de Hegel, mal lue ou mal digérée. Le journal qui devait être le support de cette alliance : « les Annales franco-allemandes » n’aura qu’un numéro. Pourtant « l’affiche » aurait pu être sensationnelle si on ajoute aux noms déjà cités ceux d’Engels et de Bakounine. Tous ces hommes réunis un court instant à Paris pour une grande œuvre, puis refoulés par le roi bourgeois Louis-Philippe inquiet de cette invasion intellectuelle, vont se disperser à travers l’Europe, et pendant ces quatre années (1844-1848) qui précèdent les secousses révolutionnaires qui vont ébranler les vieilles autocraties européennes, les différences qui les opposent vont se creuser, ébauchant ce que sera plus tard la carte idéologique du socialisme à travers le monde.

Entre l’humanisme athée de Feuerbach, le déisme de Louis Blanc, le jacobinisme centralisateur de Marx et l’économisme égalitaire de Proudhon, la marge d’accord est étroite. Pourtant, les jeunes hégéliens allemands ne s’avoueront pas battus, et Marx, puis Grun, essaieront de convertir Proudhon à la dialectique de Hegel. Proudhon, qui ne parle pas allemand, n’a pas lu Hegel. Ce que lui en disent ses amis allemands va enflammer son imagination à un point tel qu’il inventera sa propre dialectique : la « dialectique sérielle », qu’il proclamera bien supérieure à celle du philosophe allemand et dont il assoira la démonstration sur les antinomies, c’est-à-dire sur les contradictions dont il va rechercher l’équilibre dans un ouvrage épais et confus : « le Système des contradictions économiques », plus connu sous le titre de « Philosophie de la misère ». On a dit que c’est de ce livre que vient la rupture entre les deux hommes, et il est vrai que « Misère de la philosophie » où, avec une verve incontestable, Marx échenille l’ouvrage de Proudhon (ce qui est un jeu facile) restera le symbole de cette rupture ; mais celle-ci était déjà consommée, et elle était le fruit des querelles qui secouaient les jeunes hégéliens allemands. Jusqu’alors, Marx s’était accommodé des différences entre son socialisme et celui de Proudhon, et il avait même pris la défense de ce dernier dans son livre « la Sainte Famille ». Naturellement, ces différences il les avait soulignées, mais il ne désespérait pas d’amener Proudhon sur le terrain purement économique qui sera plus tard celui du matérialisme historique et dialectique. L’homme est ambitieux, son caractère est intraitable, et il va essayer de mêler Proudhon aux querelles qui opposent les socialistes allemands. Proudhon refusera de se laisser entraîner dans des querelles qui ne le concernent pas, et ce sera la rupture !

On connaît les deux lettres qui dessinent parfaitement le caractère différent des deux hommes. La lettre de Marx où, dans un post-scriptum, il déverse sa bile sur Grün et la réponse, pleine de dignité, de Proudhon qui adjure son correspondant de maintenir les « discussions nécessaires sur le plan des idées ». Cette correspondance est intéressante, car elle situe exactement Marx dans ses relations avec les socialistes de son temps. Elle est exemplaire pour nous anarchistes, car elle dessine la part de l’homme dans le fonctionnement intellectuel qui aboutit à la création théorique. Lorsqu’il prendra connaissance de « Misère de la philosophie », qui est une critique de son ouvrage « Philosophie de la misère », Proudhon aura cette simple réflexion : « Marx dit la même chose que moi ; ce qu’il me reproche c’est de l’avoir dit avant lui », ce qui est discutable, et il ajoutera : « Marx est le ténia du socialisme. »


* * *

Cette attitude de Marx devant les hommes qui apparaîtront comme ses adversaires ne se démentira jamais, et un peu plus tard, alors qu’expulsé de France il s’est réfugié à Bruxelles, il va de nouveau se répandre en calomnies, cette fois contre Bakounine. En se servant d’une confidence que lui aurait faite George Sand, il va accuser le révolutionnaire russe d’être un agent du tsar. Celle-ci, naturellement, démentira avoir tenu de tels propos, et on est en possession de sa lettre à Bakounine où elle s’indigne de tels procédés. Que croyez-vous que fit Marx ? Qu’il s’excusa ? Il prit simplement acte du démenti et essaya de se justifier en avançant la nécessité de protéger le mouvement révolutionnaire des agissements de la police des gouvernements capitalistes en place. Le procédé est ignoble et part de l’idée classique : calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ! Cette attitude va le laisser pendant des années en marge du socialisme français, et seuls les blanquistes, lorsqu’ils auront adhéré à l’Internationale, lui fourniront un public fluctuant. Proudhon rayera Marx et son œuvre - qui d’ailleurs ne pénétra en France que beaucoup plus tard - de ses préoccupations. Mais si Proudhon et les socialistes français ignoraient Marx, lui ne les ignora pas et il leur consacra un certain nombre d’articles qui, réunis plus tard, formèrent un volume : « la Lutte de classe en France », qui n’est pas sans intérêt, où il critique sévèrement la banque du Peuple de Proudhon. C’est à cette occasion qu’il parla pour la première fois « d’un socialisme petit-bourgeois formant le projet d’associer le salariat et le capital ». Propos naturellement injurieux qui seront colportés contre les anarchistes jusqu’à nos jours par tous les ânes qui broutent avec difficulté la prose du maître. Et son livre : « Critique de l’économie », est une réponse au projet de crédit gratuit exposé par Proudhon dans « Idées générales sur la révolution ». Cependant, les hommes vont devoir choisir entre ces deux idées abruptes : Est-ce le milieu qui modifie l’homme comme le voudrait le matérialisme historique de Marx ou est-ce l’homme qui modifie les circonstances comme le proclame Proudhon ? En réalité, la vérité est différente des arguments que ces hommes passionnés se jettent au visage. L’homme modifie le milieu qui le bouscule et s’inscrit dans le milieu qui guide sa démarche. Mais ce qui donne au matérialisme dialectique un aspect aussi superficiel que celui de la rédemption, c’est qu’il est impossible de délimiter exactement la part de l’homme et du milieu, et l’instant où l’un ou l’autre interviennent, ce qui rend dérisoire ce cheminement inéluctable tracé par les évangiles politiques ou religieux et laisse à l’homme « indépendant de Dieu ou de Marx » le soin et la responsabilité de tracer son chemin à quelque moment que ce soit !

Cependant, à cette époque, l’influence de Proudhon grandit et dans sa correspondance avec Engels, Marx se précipitera sur sa plume pour calomnier une dernière fois son adversaire qui, dit-il, est « une contradiction vivante ». Cependant, il n’en a pas fini avec lui, car il va le retrouver ou plutôt retrouver son influence au sein de la Première Internationale avant de se heurter à un autre anarchiste : Michel Bakounine. Encore conviendrait-il de souligner que pendant toute cette première période la rancune et la vanité du personnage vont se heurter aux autres représentants du socialisme allemand qu’il essaiera d’assujettir avec la complicité d’Engels.


* * *

C’est justement dans la volumineuse correspondance qu’il entretient avec Engels que Marx dévoile le mieux sa véritable personnalité. Les révolutionnaires de cette époque, qui ne disposaient pas de nos moyens modernes d’information, se sont beaucoup écrit. Cette prose épistolaire, si elle a l’avantage de nous faire pénétrer dans les « secrets d’alcôves » politiques où ces messieurs lavent leur linge sale en famille n’est pas toujours ragoûtante. D’ailleurs on devine au style de cette « Correspondance », de ces « Carnets », de ces « Billets » que, par fausse pudeur, on prétend conserver par devers soi, qu’en réalité ils sont écrits pour être publiés « après » lorsque à défaut de celui de Dieu, sonnera le jugement des hommes. C’est au cours de ces échanges « confidentiels » que les opinions se manifestent, que les caractères se dessinent que les haines se font jour avec le plus de netteté. Dans ce domaine, la correspondance entre Marx et Engels, sur Proudhon, Bakounine et quelques autres est édifiante.

A cette époque, de nouveau à propos de Bakounine, la calomnie court l’Europe. On l’accuse de s’être évadé de Sibérie avec la complicité de la police du tsar. C’est à Londres, en 1866, que « Fes Press » publie un article mettant en cause le révolutionnaire russe. Marx s’est toujours défendu d’être l’inspirateur de cet article mais il écrivait dans ce journal dont l’éditeur, Urquhart, était un de ses amis et auquel un autre ami, Ewwerbeck, collaborait. Nous sommes devant une tactique que Marx rodera au cours des premières années de l’Internationale et qui consiste à faire faire par d’autres toutes les sales besognes de la calomnie de l’adversaire. Et c’est en effet dès la création de l’Internationale que la bile du personnage va se répandre avec le plus de hargne. Bakounine n’y échappera pas, après qu’à l’occasion d’une de ces multiples pantalonnades où il excelle, Marx se fut réconcilié avec son adversaire dont il compte se servir, suivant une louable habitude, contre Mazzini.

L’Internationale est née à Londres de plusieurs rencontres entre les travailleurs français et les travailleurs anglais et on a pu dire que « cet enfant né à Londres avait été conçu dans les ateliers parisiens ». Au meeting comme à la première séance, Marx n’assista que comme spectateur. C’est plus tard que, chargé de tenir la plume pour peaufiner un texte de la section parisienne présenté par Tolain et qui deviendra l’« Adresse inaugurale », il pénétrera et s’incrustera dans le bureau de l’organisation. Au début, il se garda bien de jouer un rôle public. Marx est l’homme de l’ombre. C’est par personne interposée qu’il va s’évertuer à contrer « Messieurs les Proudhoniens ». Pour ces travaux de sape, il se servira de divers personnages dont le plus connu est Eccarius, qui sera son homme à tout faire. Cependant, c’est à l’occasion du congrès de Bâle que la rupture, qui couvait sous les cendres depuis quelques années, fut consommée.


* * *

Le congrès de Bâle en 1869 est resté le congrès majeur de l’Internationale, et les problèmes qui furent évoqués il y a cent vingt ans sont encore d’actualité. Ceux qui dominèrent les discussions au congrès sont la collectivisation des terres et l’héritage. Marx, qui est devenu « secrétaire correspondant pour les sections allemandes » et est en fait « permanent », a réussi à écarter les démocrates, les mazziniens, les trade-unionnistes, les proudhoniens, mais il doit faire face à une autre opposition dominée par la section française : « les communistes libres », animés par Eugène Varlin dont les opinions voisinent celles de Bakounine. Au cours des discussions, deux aspects du collectivisme s’affrontent : l’aspect fédéraliste des sections latines italiennes, espagnoles et françaises, et l’aspect centralisateur des partisans de Marx. En réalité, à Bâle se dessine l’affrontement entre le socialisme communaliste et le socialisme d’État, entre la primauté de l’économie et la politique. Sur la collectivisation des terres, Bakounine et ses amis l’emportent ; par contre, sur l’héritage, les résultats resteront indécis. Pourtant, Marx, qui selon son habitude est absent, et est représenté par l’inévitable Eccarius, va marquer un point important. Le conseil général auquel il appartient et qu’il domine va voir ses pouvoirs renforcés grâce à Bakounine qui cueille les verges dont son adversaire le fouettera plus tard. Le révolutionnaire, par la suite, reconnaîtra s’être trompé lourdement.

A cette époque, Bakounine doit encore se défendre contre les calomnies du clan qui entoure Marx. Des hommes comme Borkheim, comme Bedel, comme Liebknecht ont pris le relais dans leur journal « Zukunft ». Sommé de s’expliquer devant un jury d’honneur, Liebknecht fut condamné, ce qui n’empêcha pas Hess de publier dans « le Réveil » que Bakounine, à la tête d’un parti russe, aurait essayé à Bâle d’imposer son panslavisme pour aboutir à une guerre sociale qui permettrait aux barbares du Nord de rajeunir la civilisation moderne. Bakounine répondra assez mollement, et Herzen lui reprochera de ne pas avoir attaqué Marx directement plutôt que ses valets de plume.

Ces querelles autour du congrès de Bâle vont déclencher des propos antisémites regrettables et des polémiques où les problèmes personnels ont autant d’importance que les oppositions idéologiques. Mais c’est lorsque éclate la guerre franco-allemande que la duplicité de Marx devient évidente. On connaît l’adresse des travailleurs français aux travailleurs allemands pour s’opposer à la guerre. Varlin, qui tient la plume, écrit :

« Frères allemands, au nom de la paix, n’écoutez pas les vois stipendiées ou serviles qui cherchent à vous tromper sur le véritable esprit de la France. Restez sourds à des provocations insensées, car la guerre nous serait une guerre fratricide. Restez calmes comme peut le faire sans compromettre sa dignité un grand peuple fort et courageux. Nos divisions n’amèneraient des deux côtés du Rhin que le triomphe complet du despotisme. »

Certes, Marx, au nom du conseil général de l’Internationale, fait publier un texte qui appelle à la solidarité entre les ouvriers français et allemands, où on lit cette phrase ambiguë : « La guerre du côté allemand doit rester une guerre défensive. » Mais la véritable pensée du personnage devant cette guerre, c’est sa correspondance avec Engels qui nous la fait connaître. Voici un échantillon de cette prose :

« Les Français ont besoin d’être rossés. Si les Prussiens sont victorieux, la centralisation du pouvoir d’État sera utile à la centralisation de la classe ouvrière allemande. La prépondérance transférerait en outre de France en Allemagne le centre de gravité du mouvement ouvrier européen, et il suffit de comparer le mouvement de 1866 à aujourd’hui dans les deux pays pour voir que la classe ouvrière allemande est supérieure à la classe française sur le plan de la théorie et de l’organisation. La prépondérance, sur le théâtre du monde, de la classe ouvrière allemande sur la française signifierait du même coup la prépondérance de « notre » théorie sur celle de Proudhon. »

La prédominance sur Proudhon, voilà qu’elle est la préoccupation du personnage alors que la guerre fait rage. Ces phrases sonnent comme le prélude à d’autres phrases prononcées par Lénine, puis par Staline, où la vie humaine compte peu devant l’ambition démesurée de ces grands fauves de la politique. Et naturellement un certain nombre d’Internationaux français, ne voulant pas être en reste, accuseront Marx et sa clique d’être à la solde de Bismarck, et comme lorsque l’on s’est engagé sur ce terrain aucune absurdité n’est négligée, on accusera Bismarck d’avoir payé Marx 25.000 francs. Mais on ne saisirait pas bien l’absurdité où conduit ces « grosses têtes » en proie au délire si on ne lisait pas cette lettre d’Engels à Marx.

« Ma confiance dans la force militaire croît chaque jour. C’est nous qui avons gagné la première bataille sérieuse. Il serait absurde de faire de l’antibismarckisme notre principe directeur. Bismarck comme en 1866 travaille pour nous à sa façon... »

Mais pour bien connaître le cynisme du personnage, je n’hésite pas à rappeler ces quelques lignes à Engels :

« Ces individus (les Parisiens) qui ont supporté Badinguet pendant vingt ans, qui, il y a six mois, n’ont pu empêcher qu’il reçût six millions de voix contre un million et demi... Ces gens-là prétendent, à présent, parce que la victoire allemande leur a fait cadeau d’une république (et laquelle ?), que les Allemands doivent quitter immédiatement le sol sacré de la France, sans quoi guerre à outrance... C’est la vieille infatuation ! J’espère que ces gens reviendront au bon sens après la première griserie passée, sans quoi il deviendra bien difficile de continuer avec eux les relations internationales. »


* * *

La guerre a brisé l’organisation ouvrière française, et la Commune sera le dernier sursaut pour reconstruire un mouvement révolutionnaire important. Marx voit dans l’événement la possibilité de détruire l’influence proudhonienne et d’éliminer Bakounine. Il écrit à Engels : « Ce Russe, cela est clair, veut devenir le dictateur du mouvement ouvrier européen. Qu’il prenne garde à lui sinon il sera officiellement excommunié. » Et il va s’employer à le faire ; il se sert de sa position à l’Internationale pour dénoncer comme hérétiques les partisans du révolutionnaire russe. Mais il ne perd pas de vue l’influence de Proudhon sur le mouvement ouvrier français, et lors de l’insurrection parisienne qui aboutit à la proclamation de la première République, il condamnera les Internationalistes qui refusent de s’associer à l’escamotage de l’insurrection par la bourgeoisie libérale ; il se trouvera en opposition avec Eugène Varlin et ses amis, mais également avec les blanquistes plus ou moins influencés par lui. En particulier, il condamnera la part prise par Bakounine au cours de l’insurrection de Lyon. Certes, Marx écrivit sur la Commune de Paris son meilleur texte : « la Guerre civile en France », mais on ne peut pas oublier que dans la crainte de revoir la prédominance du socialisme français dans l’Internationale, il avait fait auparavant tous ses efforts pour décourager l’insurrection et ranger le socialisme français à l’ombre des libéraux qui s’étaient emparés du pouvoir.

La guerre et la Commune vont délimiter nettement les courants d’opinions dans ce qui reste de l’Internationale. L’organisation se fractionne. Les sections latines épousent le courant fédéraliste ; les sections anglo-saxonnes, le courant centraliste. Les internationalistes suisses constituent deux fédérations rivales, et si la section belge conserve son unité, elle est également secouée par les déchirements de l’Internationale. Le dénouement est proche. Il appartient au congrès organisé à La Haye en 1872 et auquel pour la première fois Marx participa en personne. En réalité, Marx compte bien éliminer Bakounine en se servant de l’affaire Netchaiev. La manière tourna court. Mais il tient un autre motif en réserve : c’est la fameuse affaire de la traduction en russe du livre de Marx « Le Capital », entreprise par Bakounine. Cette traduction, pour laquelle Bakounine avait reçu des avances, ne fut jamais achevée, peut-être sous l’influence de Netchaiev qui considérait que le révolutionnaire russe devait se consacrer tout entier à la propagande.

Et cette machine de guerre, le congrès de La Haye monté par Marx pour éliminer idéologiquement Bakounine et ses amis, va se terminer par une dernière pantalonnade qui sonna le glas de la Première Internationale, même si celle-ci continua à se traîner avant d’aller mourir aux États-Unis, loin de son centre de gravité, comme si Marx, l’homme qui l’a tuée, n’avait pas pu soutenir la vue de sa disparition sans grandeur.

Le congrès de La Haye fut un congrès truqué ; la plupart des partisans de Marx étaient munis de mandats contestés et contestables. Dans cette manipulation, apparaît le caractère du personnage. Tous les moyens sont bons pour éliminer l’adversaire. Alors que la minorité est représentative des fédérations constituées, la majorité marxiste est surtout composée des membres du conseil général à la dévotion de Marx. Bakounine sera expulsé pour malversation et James Guillaume pour appartenir à l’Alliance.


* * *

Dans ce texte, j’ai voulu dessiner le caractère de Marx et m’en tenir au comportement du personnage, laissant de côté les oppositions doctrinales que mes collègues examinent sur le fond dans les différents textes de cette livraison de notre revue consacrée à Marx et à l’idéologie marxiste. Les faits que je rapporte sont connus d’un certain nombre d’érudits, mais soigneusement « oubliés » par les idéologues marxistes et ignorés du grand public. J’ai voulu les mettre en lumière pour différentes raisons. D’abord, le personnage est fascinant, sa volonté de prédominance sur le mouvement socialiste international est extraordinaire. La disparition de Proudhon d’abord, et de Bakounine ensuite, n’arrêtèrent pas sa volonté de puissance et avec son compère Engels, il se trouva de nouveaux adversaires dans son propre parti, le parti social-démocrate allemand, et il les traitera de la même eau ! Mais il existe une autre raison qui conduit à disséquer le comportement de Marx. Comme tous les fondateurs d’écoles, il n’a pas seulement apporté des idées aux groupements qu’il influençait, mais également une stratégie, une tactique, un comportement qui déteint sur son entourage. Et la social-démocratie allemande, infatuée de ce qu’elle considérait comme la supériorité idéologique du maître, fut rongée par un nationalisme qui, plus tard, la fit s’opposer à Jaurès et appuyer l’impérialisme de Guillaume II, comme Marx avait appuyé Bismarck dans ses efforts pour imposer l’hégémonie allemande. Le comportement de l’un comme des autres socialistes allemands consista à lier étroitement les prétentions nationales à celles, nationale et internationale, de leur socialisme.

C’est à partir du comportement de Marx pour lequel le but justifie n’importe quel moyen et moins à partir de l’idéologie qu’il bouscula chaque fois que le besoin s’en fit sentir, que Lénine construisit sa théorie révolutionnaire des minorités agissantes. Malgré ce qu’ont pu en dire les « puristes » du marxisme, la théorie des « deux pas en avant un pas en arrière » comme celle de « l’économie capitaliste », prélude indispensable à la socialisation, sont bien un héritage légué par Marx au communisme.

Il est vrai que les évolutions économiques, la réussite au moins partielle de la classe dirigeante à surmonter ses contradictions, l’élévation des conditions d’existence des masses dans le système capitaliste, la prise de conscience du tiers et du quart monde de son exploitation non seulement par ses classes dirigeantes mais également par les nations dirigeantes, posent les problèmes de façon différente que la posait Marx, et pas seulement lui ; on a pu penser avec juste raison que l’idéologie socialiste née au siècle dernier avait singulièrement besoin d’être dépoussiérée. Si dans les différentes écoles du socialisme d’aujourd’hui on continue à donner un coup de chapeau poli aux maîtres d’autrefois et à louer leurs vertus, on les « trahit » sans aucun complexe, ne conservant de leur enseignement que les mots dont la puissance d’évocation reste intacte, des mots et des méthodes de domination qui n’appartiennent pas au seul socialisme mais qui furent le lot de tous les autoritaires depuis la Genèse.

Marx fut le ténia du socialisme nous apprend Proudhon, et c’est vrai. Entre Machiavel et Lénine, sans nous étendre sur les autres, il est le trait d’union qui relie entre eux les despotismes intellectuels des mots pour nettoyer leurs vilenies.

Maurice JOYEUX

20:48 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : proudhon, anarchisme |  Facebook | | |

Guerre au fascisme...et à ses rivaux autoritaires !

 

 

L'"antifascisme" est très en vogue, chez la plupart de celles et de ceux qui se veulent radicaux, voire libertaires. Mais le fascisme, qu'est-ce que c'est, au juste ?



Contrairement à une idée reçue pour le moins simpliste -comme toutes les idées reçues- ce qui caractérise le fascisme n'est pas le racisme, ni la xénophobie, ni même un nationalisme exacerbé. Les fascistes n'ont en effet pas le monopole de tout ceci, et en outre, il a existé historiquement certaines formes de fascisme pour lesquelles la question raciale n'avait rien de fondamental. Non, c'est à un tout autre niveau que l'attention doit se porter.

 

Ce qui fait avant tout la spécificité du fascisme, c'est le fait de refuser de prendre en compte l'individu, écrasé au nom d'un "collectif" sacralisé, et c'est aussi un véritable culte du principe d'autorité et de la hiérarchie.

 Un système autoritaire renforcé, reposant sur une organisation pyramidale du "haut" vers le "bas", et comportant au sommet de cette pyramide hiérarchique un seul individu (ou un groupe restreint d'individus) supervisant tout. Etymologiquement, le mot italien "fascio", dont découle directement le terme de fascisme, désigne l'organisation en faisceau, et illustre de façon parfaite ce type de conception pyramidale. Le fascisme ne donne pas le moindre droit de cité à l'autonomie, que celle-ci soit l'autonomie de l'individu ou celle des associations d'individus. Aucune forme d'autonomie n'est possible dans un tel cadre. Car le fascisme, c'est au fond la négation pure et simple de toute liberté.


Le germe fasciste est en fait omniprésent au sein de la société actuelle, entièrement basée sur les rapports de domination et sur l'inégalité de fait entre les citoyens et les institutions qui les gouvernent, ainsi qu'entre les citoyens eux-mêmes. Le fascisme commence en réalité avec tous ces gens du commun, de droite comme de gauche, qui considèrent que l'intérêt collectif doit toujours primer sur celui de l'individu, qui jugent "normal" voire "légitime" l'arbitraire du principe hiérarchique , et qui considèrent en outre le concept d'autorité comme quelque chose de quasi-sacré ou tout au moins d'absolument indispensable, quitte à le qualifier parfois de "mal nécessaire". Bien entendu, tous ces gens "comme il faut" n'ont pas le moins du monde le sentiment de se faire ainsi les chantres d'un modèle de société coercitif et liberticide, dont les fondements sont en réalité exactement les mêmes que ceux du fascisme qu'ils prétendent abhorrer. Tout simplement parce que, de fait, ils ne s'identifient aucunement à l'extrémisme de droite, qu'une habile propagande diffusée massivement et relayée très officiellement de manière quasi-unanime, depuis plus de six décennies, leur fait entrevoir comme l'incarnation même du "mal absolu". Or, c'est précisément là, dans ce conditionnement pernicieux, que se situe le piège, que réside l'arnaque, pourrait-on même dire... Le fascisme n'est pas une sorte de déviation, de phénomène étranger et extérieur à la société actuelle, à ce système lui-même basé sur les principes d'autorité et de hiérarchie. C'est simplement la forme la plus radicale, extrême jusqu'à la caricature, de ce même système mortifère. Il n'est pas l'ennemi fondamental de ce système, il en représente juste l'aboutissement logique. Et qu'il cherche à ne pas s'encombrer de faux semblants eux-mêmes liberticides, comme la pseudo "démocratie" indirecte et parlementaire, ne change rien à l'affaire.

La loi du nombre, de la majorité, ne sera jamais que la dictature des uns sur les autres. Et qu'elle soit exercée par un seul ou plusieurs individus, que ce soit au nom de principes dictatoriaux ou "démocratiques", monarchiques ou républicains, la tyrannie restera toujours la tyrannie.
Quel que soit le masque derrière lequel elle se dissimule. Aujourd'hui, écoeurés et révoltés de façon souvent assez légitime par certains aspects du régime en place, certains se fourvoient dans des impasses diverses et variées, et se tournent vers de nouveaux messies providentiels qui posent parfois de bonnes questions, mais y apportent presque toujours de mauvaises réponses. Certains commettent même l'erreur de se tourner vers ce qui leur apparait faussement comme le nec plus ultra de la rébellion, à savoir les groupuscules se réclamant plus ou moins ouvertement du fascisme historique, voire même, pour certains d'entre eux, vers de médiocres ersatz racialistes du nazisme hitlérien. Ce type de dérives, toutes nauséabondes qu'elles soient, ne doivent pas nous faire perdre de vue que dans bien des cas, les individus qui s'y laissent prendre ne le font que par conditionnement et endoctrinement progressifs, exercés de manière si pernicieuse qu'ils n'ont souvent même pas conscience du processus de "contamination" auquel ils se trouvent soumis. Est-ce à dire qu'il ne s'agit là que d'un ramassis d'imbéciles qu'il convient juste de "baffer" ? Bien sûr que non. Comme dans tous les milieux, il existe au sein de ces groupements "maudits" des individus de qualité, honnêtes, intelligents, respectables et respectueux d'autrui, qui à un moment ou à un autre se sont retrouvés acculés par l'hostilité et l'intransigeance de "l'autre bord", et qui de ce fait n'ont trouvé d'issue qu'en se précipitant dans les bras du fascisme. D'autres -et ils sont nombreux- ne l'ont fait que par bêtise et/ou ignorance, lorsque leur engagement éphémère, pour les plus jeunes d'entre eux, ne relève pas tout simplement de la crise d'adolescence mal orientée. Dans chacun de ces cas, ce sont le dialogue et la main tendue qui seront susceptibles de leur ouvrir les yeux petit à petit, et certainement pas l'anathème, la délation, l'exclusion, les coups ou la barre de fer.

Certes, beaucoup trop de gens sont encore fourvoyés dans ce type d'impasses. Mais ce n'est en tout cas pas en baillonnant et en censurant ces gens-là que l'on mène un combat efficace contre leurs idéologies. On les a vus depuis déjà longtemps à l'oeuvre, tous ces vertueux combattants « antifas » à la petite semaine et autres flics de la pensée, avec leurs cohortes de groupuscules hystériques et monomaniaques. On les voit toujours à l'oeuvre de temps à autres dans les villes, leurs diverses milices d' « activistes » bornés, intolérants et ultraviolents, aux méthodes de délinquants, objectivement aussi « fascistes » que celles des « fafs » auxquels ils prétendent s'opposer... Attenter à la liberté d'expression et de réunion des « fafs », comme les agresser physiquement dans la rue pour simple délit de sale gueule, « crime de la pensée » ou autre délit d'opinion n'a qu'un seul résultat : les renforcer dans leur conviction d'incarner une élite hautement subversive et persécutée pour son combat, ce qu'ils ne manqueront d'ailleurs pas d'exploiter à des fins propagandistes. Ils se font passer ainsi -non sans raisons parfois- pour des victimes. Si tous ces « antifas » veulent réellement combattre le système capitaliste, pourquoi donc lâchent-ils la proie pour l'ombre ? Pourquoi donc le combattre à travers un « fascisme » plus ou moins fantasmé, incarné par des partis politiques réactionnaires et populistes mais ultra-minoritaires, ainsi que par d'insignifiants groupusculets folkloriques qui ne représenteront jamais rien, au lieu de le combattre directement à travers la pseudo- "démocratie" mondialiste et ploutocratique, qui est l'émanation même du capitalisme, et qui a avantageusement remplacé le fascisme pur et dur dans le monde entier ??...

Se focaliser à l'heure actuelle sur « les fafs », c'est employer vainement une énergie considérable à se battre contre des moulins à vent, contre des épouvantails faciles qui ne font que détourner l'attention du problème de fond : la prédominance du pouvoir, du principe autoritaire et de l'esprit hiérarchique. Il n'existe pas de réelle menace fasciste, de nos jours. Le fascisme stricto sensu n'est aujourd'hui au pouvoir nulle part sur le globe, et nulle part il ne se trouve en position de parvenir « aux affaires ». Le fascisme d'aujourd'hui est rampant, et ses germes se trouvent dans tous les rouages de notre société, du discours ultra-conformiste de Madame Michu ou des membres de nos familles à celui, plus navrant encore, des collègues de travail, jusqu'aux plus hautes institutions qui prétendent nous gouverner et nous imposer leurs lois.

L'antifascisme n'est pas, et ne peut en aucun cas être une fin en soi, ou alors il ne fait que servir les intérêts du Système établi, non seulement en détournant l'attention des véritables problèmes, mais aussi en contribuant à étoffer son arsenal législatif et répressif.
Pour combattre efficacement le fascisme, il faut tout au moins éviter de renforcer le système tout en croyant le combattre... Nous sommes antifascistes. Mais nous le sommes pleinement, au sens originel du terme, c'est-à-dire d' OPPOSANTS AU FASCISME. La forme dénaturée de la chose, celle qu' illustrent les diverses gesticulations plus ou moins violentes et paranoïaques de la plupart des « antifas » militants, ne nous intéresse pas. Pour nous, une opposition intelligente au fascisme se construit par les moyens de la propagande, de l'éducation, du dialogue et de la persuasion, ainsi que par la désobéissance et l'objection de conscience permanente et généralisée. En combattant l'autorité et la hiérarchie sous toutes leurs formes, nous combattons évidemment les principaux fondements du fascisme. L'antifascisme tel que nous le concevons ne doit pas être offensif, comme l'ont rendu certaines dérives d'essence autoritaire et gauchistoïde depuis les deux dernières décennies. L'antifascisme a toujours été et sera toujours, pour nous, un antifascisme DEFENSIF. Le jour où le fascisme pur et dur, celui qui a déjà régné historiquement, représentera de nouveau une menace réelle et immédiate, nous nous lèverons contre lui et nous le combattrons, au besoin les armes à la main s'il prétend nier l'expression de notre pensée et de notre volonté, ou s'il cherche à nous anéantir. Nous résisterons alors avec toute l'énergie nécessaire à ce rude combat contre un ennemi mortel, comme l'ont fait avant nous nos compagnons au cours des années 1930 et 1940. Mais nous sommes pour l'instant loin d'assister à ce cas de figure, et pour notre part, nous nous refusons catégoriquement à marcher au pas, aux côtés de toutes celles et de tous ceux qui croient très pertinent d'emprunter de simples voies de garage.



Hans CANY
16 juillet 2009

 


 

 

 

20:17 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : anarchisme, national-anarchisme, hans cany |  Facebook | | |