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03/09/2017

MANIFESTE VERT & NOIR : pour un écologisme radical et enraciné

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À l’heure où la plupart des formations écologistes s’affichent en membres conformistes de l’establishment politicard, relaient le crédo libéral-libertaire et adoptent la vision du monde anthropocentrique de la “civilisation” industrielle et marchande, nous affirmons que les principes et agissements de ce modèle de “civilisation” sont anti-écologiques, spécistes, ethnocides et liberticides.



Nous entendons développer une nouvelle vision du monde basée sur la reconnaissance de la valeur intrinsèque de chaque composant de la Nature, ainsi que de l’interdépendance et des interactions qui existent entre tous les êtres vivants, végétaux et animaux (y compris l’animal humain).


Par opposition à l’écologisme “humaniste”, qui n’engendre qu’un simple “environnementalisme” politiquement correct et mollasson, nous nous affirmons en tant que défenseurs d’une conception “naturaliste” de l’Ecologie: l’ ECOLOGISME RADICAL, forme militante du courant philosophique connu sous le nom d’ ECOLOGIE PROFONDE.

Considérant en outre que le combat écologiste va de pair avec le combat pour la libération sociale/nationale des individus et des collectivités d’individus, nous n’hésitons pas à pousser notre raisonnement jusqu’à ses conclusions logiques, et nous nous posons donc comme partisans d’un idéal enraciné et fédéral, respectueux de la diversité des identités ethno-culturelles et des autonomies.

Nous considérons que pour défendre plus intensément notre Terre-Mère, il est important de ne pas s’en tenir exclusivement au domaine politique. La discussion doit en effet être également amenée sur le terrain philosophique ainsi que sur le plan métaphysique. Nous défendrons d’autant mieux Gaïa, la Terre-Mère, que nous ressentirons profondément les connexions existant entre elle et nous. La planète, la biosphère, et donc la Terre-Mère, sont alors envisagées comme une totalité vivante, et chaque élément, chaque être est partie intégrante de ce grand “Tout”. Que nous soyons athées, agnostiques ou néopaïens/panthéistes, la défense de notre Terre devient de ce fait une véritable “guerre sacrée”. Nous prônons en conséquence une redécouverte de nos véritables racines spirituelles ancestrales, en encourageant le retour à une étroite communion avec Mère Nature.

Nous rejetons tout compromis réducteur, en refusant de nous situer dans le cadre du Système établi et de la pseudo-”démocratie” parlementaire indirecte et bourgeoise que nous entendons combattre dans ses principes mêmes.  Ainsi, nous ne nous positionnons ni “à gauche” ni “à droite” de ce système et de cette société, mais EN-DEHORS ET EN FACE. L’Ecologie n’a pas à être prisonnière du moralisme droits-de-l'hommiste et “humanitaire", ni des dogmatismes “rouges”, “roses”, ou “bleus”. Elle doit simplement se parer d’un vert profond, et s’affranchir du conformisme idéologique ambiant.

Notre combat et nos principaux axes de lutte reposent sur :

-Le refus de tout compromis politique ou économique dans la défense de la Terre-Mère (ECOLOGIE GLOBALE ET RADICALE)

-Le soutien aux diverses initiatives et luttes pour la défense et la préservation de l’environnement: dénonciation des pollutions, promotion des énergies renouvelables et alternatives, du recyclage, etc… (ECOLOGIE PRATIQUE )

-Un rejet absolu de la dictature marchande mondialiste et du Système capitaliste, ennemis jurés de Gaïa, et la recherche d’alternatives sociales, politiques, et économiques à ce système honni: solidarités associatives, expériences autogestionnaires, nouveaux systèmes d’échanges et de production, etc (ECOLOGIE SOCIALE, SOCIALISME LIBERTAIRE, SUBVERSION VERTE, ET ANTI-PLOUTOCRATIE)

-Le combat pour la décentralisation, les actions locales et le développement des solidarités inter-régionales (AUTONOMIES LOCALES ET FÉDÉRALISME)

-La revendication du droit à l’autodétermination pour tous les peuples, communautés et groupes affinitaires, culturels ou ethniques sur leurs terres ancestrales, ainsi que la défense de leur droit inaliénable à préserver leur intégrité, leur identité et leurs particularismes, dans la mesure où ces derniers ne nuisent pas à l’équilibre de la biosphère et ne relèvent pas de “traditions” barbares préjudiciables aux animaux (ECOLOGIE HUMAINE, LIBERATION NATIONALE, ANTI-IMPÉRIALISME, et SOLIDARITE INTERNATIONALE)

-Le rejet de toute logique anthropocentrée et nataliste, et la reconnaissance du phénomène de surpopulation humaine de la Planète comme danger mortel pour la pérennité de l’équilibre de cette dernière (ECOLOGIE HUMAINE ET NEO-MALTHUSIANISME)

-Un positionnement intraitable d’opposition à la mentalité spéciste, et pour la défense tous azimuts de nos frères animaux (LIBÉRATION ANIMALE, DEFENSE DES ANIMAUX, ANTI-SPECISME)

-La défense des libertés individuelles fondamentales, et en premier lieu de la liberté d’expression. Nous nous opposons résolument au hold-up idéologique et à l'accaparement de l'écologisme comme de tout mouvement contestataire en général par les "antifas" et autres gauchistoïdes formatés de tous poils (RÉSISTANCE À LA PENSÉE UNIQUE)

Notre projet de société, en rupture totale avec le principe centraliste et oppressif de l’ Etat-Nation, s’articule autour du concept libérateur des groupes affinitaires. Il vise à créer de petites collectivités d’individus librement associés, des petites villes, des villages et des régions autonomes regroupés en fédérations, ces dernières s’inscrivant à l’échelle de chaque continent dans le cadre de grandes CONFÉDÉRATIONS DE PEUPLES SOLIDAIRES qui en assureraient la coordination. Ces diverses composantes s’administreraient elles-mêmes à travers le principe d’une DÉMOCRATIE DIRECTE ET DÉCENTRALISÉE, celle-ci s’appuyant sur la création et le fonctionnement de collectivités autonomes, de communes vertes, de congrès populaires, et de groupements autogérés.

Totalement libres et indépendants de toute structure hiérarchisée comme de tout parti politique, nous entendons simplement oeuvrer à la diffusion et au développement des idéaux précités, par les moyens que chaque individu jugera appropriés à sa propre personnalité et à ses capacités.

Nous autres, qui incarnons le courant vert et noir, nous affirmons comme résolument écologistes, animalistes, enracinés, autonomistes, fédéralistes, anticapitalistes, anti-impérialistes, et totalement indépendants des conventions véhiculées par les divers lobbies institutionnels et bien-pensants, de droite comme de gauche. De toutes origines sociales et ethniques comme de toutes nationalités, nous entendons lutter pour la défense de la Vie, du futur de la planète, de notre futur, de nos libertés, de nos identités, et de notre droit élémentaire de demeurer nous-mêmes, seuls maîtres chez nous.


Hans CANY 

 

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02/09/2017

Abattages rituels et sacrifices sanglants, au degré zéro de l'élévation spirituelle

 Alors que j'affiche très volontiers, au nom de la liberté de conscience la plus élémentaire, une large ouverture d'esprit en matière de spiritualité, on me demande parfois quelle est ma position au sujet de l'abattage rituel et des sacrifices animaux effectués dans le cadre de telle ou telle pratique religieuse. Par ce court texte, j'entends donc apporter une réponse parfaitement claire à cette épineuse question, laquelle donne aujourd'hui lieu à de fort houleuses controverses.

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 Il va sans dire que ma condamnation de ce type de "rites" barbares, d'où qu'ils viennent, est absolument sans appel, et ce quelle que soit la religion dont se réclament ceux qui s'y adonnent, fussent-ils musulmans, juifs, païens ou de quelque autre confession que ce soit. Ces crimes abjects doivent être partout abolis. Je suis et resterai toujours absolument intraitable sur ce point.
Je précise d'emblée que cette condamnation de principe s'applique non seulement à l'abattage "rituel" des animaux dits "de boucherie", acte ignoble entre tous, mais aussi aux divers sacrifices sanglants effectués à l'occasion de quelconques cérémonies.

 Au risque assumé de m'attirer l'ire de ceux qui, de plus ou moins bonne foi, approuvent ou tolèrent de semblables agissements au nom d'une prétendue défense de la diversité ou de la liberté de culte, j'oserai même ajouter sans le moindre complexe qu'à mes yeux, la pratique du sacrifice animal ou humain relève de surcroit d'une conception spirituelle de très bas étage, qui confine à la superstition et à la bêtise pure et simple.

 Bien sûr, le principe de l'acte repose sur une notion simpliste qu'il est pour le moins aisé de décrypter. Il s'agit tout bonnement de renvoyer le souffle de vie ou l'âme de la victime sacrificielle vers la source créatrice dont il ou elle est issu(e), dans l'espoir de susciter l'attention de la divinité et de s'attirer ses bonnes grâces. Il n'en demeure pas moins que ce raisonnement puéril et d'une naïveté confondante, aussi amoral soit-il, ne fait en réalité que servir de prétexte et de couverture à la commission de ce qu'il convient objectivement de désigner pour ce qu'ils sont : des meurtres.

  Au nom de quoi Dieu -ou une quelconque autre entité divine-, pourvoyeur de vie et parfois même "tout Amour", pourrait-Il être ravi que l'on ôte ainsi la vie et/ou l'âme qu'Il est censé avoir insufflé à l'une de Ses créatures, et qu'on la lui renvoie par le truchement d'un acte violent et anti-naturel ? C'est fondamentalement absurde et philosophiquement immoral, plutôt qu'amoral. Et ce, d'autant plus si la victime du sacrifice n'est pas consentante !

 Chez de nombreux païens de toutes traditions, y compris chez la grande majorité des adeptes de l'hindouisme, les sacrifices ont depuis longtemps pris la forme d'offrandes végétales et de nourriture. Faudrait-il donc déplorer cette évolution liturgique ? Assurément non, bien au contraire.

 Du point de vue qui est le mien, les musulmans ou juifs qui égorgent des moutons, comme les simili païens qui, à notre époque, s'adonnent ou voudraient s'adonner à des pratiques anachroniques du même ordre, ne sont que de fieffés spécimens d'imbéciles conditionnés qui se rendent coupables, de façon plus ou moins consciente, de crimes.

 Tous les peuples, toutes les cultures et toutes les religions ont, à un moment ou un autre de leur existence, pratiqué le sacrifice humain et/ou animal. Mais arrive toujours un moment où il faut savoir faire preuve de discernement, en opérant une distinction entre ce qui est essentiel et conserve une valeur intemporelle d'une part, et ce qui porte clairement la marque de son temps et des moeurs qui y sont liées d'autre part. L'ancienneté -toute relative- d'une pratique n'est en aucun cas le gage de sa légitimité et de sa moralité, très loin s'en faut.

 Le divin ne se trouve pas hors de nous, mais en nous. Il est non seulement le souffle de vie, mais aussi l'esprit, et ce que nous nommons quasi-instinctivement l'âme, sans même parfois pouvoir définir précisément cette dernière. L'esprit et l'âme appartiennent à tout ce qui peut penser, à des degrés divers. Mais le souffle de vie, lui aussi parcelle du divin, réside en tout ce qui vit. Même en ce qui ne peut ni penser ni souffrir au sens animal du terme. Ce sont l'esprit et l'âme qui permettent de percevoir les sensations physiques et mentales : la douleur, la souffrance, le bien-être et les émotions, heureuses ou non.

 Tous  les animaux, même les plus "primitifs" et les plus "insignifiants", sont au moins pourvus d'un esprit et d'une conscience perceptive, lesquels en font des êtres sensibles, capables de se mouvoir et d'agir en fonction de leurs besoins, d'adapter leur comportement en fonction des circonstances, de ressentir la douleur ou le bien-être, la peine ou la joie, la peur ou la quiétude, en percevant ces sensations basiques exactement de la même manière que le font les êtres humains. L'espèce humaine, du reste, ne fait jamais que relever du règne animal, exactement au même titre que tant d'autres espèces qu'elle tend à qualifier, de façon bien présomptueuse, d' "inférieures".

 C'est donc pourquoi, à mon sens, toute conception spirituelle un tant soit peu élaborée se doit non seulement de tenir compte de toute vie, mais aussi et surtout de toute vie sensible, à sa juste valeur. Tout ce qui va dans le sens d'une évolution positive et d'une véritable élévation des consciences ne peut que rejeter catégoriquement ce qui devrait apparaître aux yeux de tous comme des pratiques odieuses issues d'autres temps, et dont la seule évocation ne peut qu'inspirer le plus profond dégoût.

Hans Cany

 

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06:25 Publié dans Cause animale et végétarisme, Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

31/08/2017

Saïf al-Islam Kadhafi : "espoir de la Libye" ? Doutes et mise au point

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Les propos et réflexions qui suivent n'engagent que moi.
Je ne parlerai donc ici qu’en mon nom propre, bien que je sois convaincu qu’un grand nombre d’autres partisans kadhafistes partagent plus ou moins secrètement mon point de vue, à défaut de l’exprimer ouvertement comme je le fais ci-dessous. Il est temps aujourd'hui, pour tous ceux qui, comme moi-même, doutent et s'interrogent, de sortir de la prudente réserve dans laquelle ils demeuraient confinés jusqu'à présent.

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Une "détention" suivie d'une "libération" qui posent questions

Si je ne peux évidemment que saluer la libération enfin effective de Saïf al-Islam, officiellement annoncée le 10 juin 2017, de nombreuses questions se posent quant au contexte véritable dans lequel elle se produit.

Bien sûr, cela constitue à première vue une bonne nouvelle compte tenu de ses conséquences potentielles pour l’avenir du pays, et cela ne peut qu’inspirer un certain soulagement quant au sort personnel de l’intéressé. Toutefois, il n’en demeure pas moins que beaucoup de zones d’ombre enveloppent l’ensemble de la période de captivité présumée de Saïf al-Islam.
 
A commencer par les circonstances réelles de son « arrestation », survenue de façon inattendue  en novembre 2011. Est-il nécessaire de rappeler que divers éléments font penser de manière troublante à une reddition négociée, plutôt qu’à une capture en bonne et due forme ? Comment expliquer les nombreuses images qui ont fuité, et qui semblent indiquer qu’il entretenait des rapports particulièrement cordiaux avec ses présumés geôliers de la milice islamiste de Zenten ? A-t-il été véritablement détenu par cette milice durant toutes ces années, ou bien a-t-il en réalité bénéficié de sa part d’une protection maquillée en détention, le mettant ainsi à l’abri de la vindicte du pouvoir autoproclamé de Tripoli, émanation des fous furieux islamistes rivaux de Misrata ? Quels compromis, quels marchés tenus secrets Saïf al-Islam a-t-il pu conclure avec ses supposés geôliers pour que ceux-ci lui réservent le flagrant traitement de faveur que l’on sait ? A quels renoncements et autres arrangements a-t-il pu consentir pour finalement aboutir à l’annonce officielle de sa libération ? Faut-il croire que celle-ci n’intervient qu’en vertu d’un obscur décret d’amnistie, comme cela a été officiellement avancé en guise de justification, ou bien faut-il plutôt y voir d’autres motivations cachées ?
 
Il est pour le moins légitime de s’interroger à propos de tout ceci, car le moins que l’on puisse dire est que cette affaire est douteuse. Les circonstances en question ne sont pas simplement troubles, elles sont carrément opaques. On comprendra donc que je préfère, pour l’heure, m’en tenir à une prudente réserve, plutôt que de me laisser entraîner dans la spirale d’enthousiasme qui semble avoir gagné bon nombre de camarades de lutte, depuis l’annonce définitive de cette fameuse libération, tant attendue et espérée depuis si longtemps. C’est notamment en cela que mon positionnement diverge sensiblement de celui de beaucoup de camarades, qui ont aussitôt décidé de prêter pour ainsi dire allégeance à Saïf. A vrai dire, ils l’avaient déjà désigné comme chef de file bien avant sa libération officielle, ce que j'ai pour ma part toujours considéré  quelque peu imprudent et précipité, compte tenu du flou qui entoure le personnage.
 
 

Le "nouveau Guide" de la révolution verte ? Vraiment ?

Pour ne rien cacher, je dois dire que j’émets de sérieux doutes quant à la fiabilité et à l’intégrité idéologique de Saïf al-Islam. Non pas que je mette en doute sa bonne volonté ni sa sincérité, au moins relative. Toutefois, en ce qui me concerne, je ne suis pas de ceux qui s'emballent pour lui. Je n'oublie pas la part de responsabilité écrasante qui fut la sienne dans le déclenchement du désastre de 2011. Je ne parle pas de son prétendu rôle dans la répression du soi-disant "soulèvement", mais de tout ce qui a précédé ces funestes évènements.

Certes, il a été instrumentalisé par une certaine clique pendant des années, afin de saper de l'intérieur les fondements de la Jamahiriya. Je veux bien entendu parler d’une certaine faction conspirationniste de hauts dignitaires du régime, gravitant notamment autour de Moussa Koussa, démissionnaire de son poste de ministre des affaires étrangères lorsqu’il a fait défection dès le 30 mars 2011, date à laquelle il est parti se réfugier à Londres. C’est précisément ce même Moussa Koussa, personnage au rôle éminemment néfaste et probable agent de puissances étrangères, qui fut comme par hasard le grand mentor du jeune Saïf al-Islam durant de trop nombreuses années, le modelant à sa convenance jusqu’à en faire le « dauphin » réformateur que l’on sait. C’est donc lui qui a poussé Saïf à plaider en faveur de prétendues « réformes » d’essence libérale auprès de son père, incitant toujours et encore plus ce dernier à accepter des « aménagements » successifs qui, sapant certains fondements essentiels du régime, contribueront à le déstabiliser gravement, pour finalement le mener à sa perte.

C’est sous l’égide de ce type d’individus que Saïf al-Islam, idéologiquement plutôt « tiède » et depuis longtemps déjà soumis à l’influence occidentale du faits de ses longs et fréquents séjours en Europe, parviendra par le truchement de son père à imposer de notables changements en matière de commerce et d’économie dans un premier temps. Par la suite, il obtiendra aussi de notables infléchissements en matière de politique étrangère, de même que l’adoption de mesures réduisant le champ d’application de la démocratie directe. Mais le coup de grâce et l’erreur ultime, fatale, fut certainement la libération massive par Saïf de milliers de djihadistes et autres terroristes islamistes incarcérés dans les prisons libyennes par son père... contre lequel ils s’empresseront aussitôt, dès le 17 février 2011, de reprendre les armes, avec toutes les conséquences cataclysmiques que l’on sait !
 
Qu’on le veuille ou non, la vérité objective est que Saïf al-Islam a été le fossoyeur de la Jamahiriya, l’artisan instrumentalisé de sa mise à mort et de sa destruction. Sans aucun doute, tel n’était pas le but qu’il recherchait. Mais même si cela s'est fait à son insu, même s'il n'était sans doute pas animé de mauvaises intentions, et même s’il a sur le tard ouvert les yeux et tenté de racheter ses fautes en adoptant une conduite honorable, le mal était malheureusement fait. Et il est irréparable.

Il est notoire que Saïf est un peu trop enclin aux compromissions pour que l'on puisse en attendre monts et merveilles. Saïf n'est pas son père, loin s'en faut. Il ne faut pas se faire d'illusions. Pour ma part, je me refuse donc à reconnaître son autorité. Et je le considèrerai encore moins comme l’ improbable nouveau "Guide" d’une future nouvelle Jamahiriya.

On me pardonnera donc si je préfère m'en tenir à un certain recul, du moins dans l'état actuel des choses, et si je ne verse pas dans la ferveur militante pro-Saïf. Je préfère laisser cela à celles et ceux qui ne partagent pas mes doutes.
 


Probablement un moindre mal pour la Libye

Ces nécessaires mises au point étant faites, le tableau n'est toutefois pas totalement noir.

Je crois que dans une certaine mesure, même si je ne me fais guère d’illusions à son sujet, Saïf al-Islam peut malgré tout œuvrer à une certaine stabilisation et à une normalisation de la situation intérieure sur fond de « réconciliation nationale », seules à même d’assurer la restauration d’un semblant d’unité et de cohésion territoriales dans le pays. C’est une étape incontournable si l’on veut que soit enfin mis un terme à la situation dramatique que connait la Libye depuis six longues années, conséquence directe du grand crime impérialiste perpétré par les forces de l’OTAN et leurs alliés.

Je pense que Saïf al-Islam, au-delà de tout ce qu’on peut lui reprocher, est potentiellement en mesure d’accomplir cette tâche qui consiste à prodiguer au pays les « premiers soins », dans une situation d’urgence absolue. Le prestige attaché à son patronyme comme à son passé -même si c’est à tort- lui assure une certaine légitimité et une audience indéniable auprès de nombreux chefs de tribus. Il ne faut pas oublier que la société libyenne est traditionnellement organisée de façon tribale, clanique. Celui qui parvient à rallier, à fédérer l’ensemble des tribus, ou du moins les plus importantes, détient les clés du pouvoir en Libye.

Je ne peux donc que lui souhaiter une pleine réussite dans cette tâche, même si certaines rumeurs me font hélas douter qu’il opte pour la meilleure des stratégies. Il est en effet plus ou moins question, selon certaines sources, d’une possible alliance combattante entre les partisans de Saïf al-Islam et ceux du prétendu « maréchal » autoproclamé Haftar. Or, si cela s’avère bien exact, le pire est hélas à redouter. Lorsqu’on sait qu’Haftar n’est autre qu’un militaire félon, renégat de la Jamahiriya ayant rejoint le camp des traîtres en 2011, lorsqu’on sait aussi qu’il est notoirement entouré d’éléments salafistes, lesquels se retrouvent d’ailleurs en très grandes proportions au sein même de ses troupes, on est en droit de s’interroger quant à la pertinence d’un tel choix d’alliance…
 


Mon pronostic en demi-teinte
 
On l’aura bien compris, la conjoncture actuelle ne m’incite guère à l’optimisme.
Dans le meilleur des cas, je pense que Saïf al-Islam parviendra peut-être à apaiser la Libye, et à reconstruire un Etat « normal » sur les ruines de ce qui a été anéanti. Je ne crois cependant pas à la renaissance d’une Jamahiriya digne de ce nom sous l’égide d’un militant aussi peu intègre que lui, même s’il ne faut pas négliger l’importance du rôle que peut revêtir une telle croyance en tant que mythe mobilisateur. Paradoxalement, c’est peut-être ce genre d’espérance, l’espoir de retrouver une sorte de « paradis perdu », qui rassemblera le peuple à ses côtés, et qui lui permettra finalement de parvenir à ses fins. Qui vivra verra…
 
Mais ceci, et je me bornerai à le souligner en guise de conclusion, entre dès lors dans le cadre d’un combat qui n’est pas -ou plus- le mien.
 
 
Hans Cany
Le 31 août 2017,
à la veille du 48ème anniversaire
de la Révolution Al Fateh.


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15/08/2017

Hans Cany : 30 ans de kadhafisme sans concessions

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S'il est une constante de mes trois dernières décennies de combats et de convictions politiques, au-delà d'évolutions successives qui, à des degrés divers, ont pu faire varier mes engagements au fil des années,
il s'agit sans conteste de mon soutien sans faille au système de gouvernement unique au monde qui aura prévalu en Libye jusqu'à l'automne 2011 : celui de la Jamahiriya, ou "Etat des masses".

 Bref retour sur l'historique de ce positionnement personnel, complété de quelques réflexions concernant la situation actuelle.

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Aux sources d'une prise de conscience

 J’ai commencé à m’intéresser à Mouammar Kadhafi et au cas libyen aux alentours de 1984, mais je n’ai pleinement pris conscience de la nature spécifique du système de la Jamahiriya qu’à partir d’avril 1986, date à laquelle j’ai été fortement sensibilisé à cette cause par l’actualité du moment. Les USA de Ronald Reagan venaient en effet de mener des raids aériens meurtriers sur Tripoli et Benghazi, en guise de représailles suite à des attentats terroristes perpétrés contre des intérêts US sur le sol européen, dont la Libye était accusée d’être l’instigatrice. Révolté par ce qui m’est aussitôt apparu comme une agression impérialiste qu’aucun élément probant ne venait justifier, j’ai dès lors pris fait et cause, malgré mon jeune âge, pour la Libye kadhafiste.

 Ce qui m’a séduit à l’époque et ce qui m’a toujours motivé en ce sens, tout en m'inspirant une certaine fascination doublée de réels sentiments de sympathie à l'égard de la personnalité forte et tout à fait atypique de Mouammar Kadhafi, c'était l’attitude farouchement  insoumise de la Jamahiriya libyenne sur la scène internationale, son appartenance remarquée au camp des nations anti-impérialistes, ainsi que ses orientations résolument socialistes et progressistes sur le plan intérieur.

  Tant par tempérament personnel que par choix réfléchi, je tiens depuis lors à rester ce qu’il convient de nommer un électron libre. En d’autres termes, je ne fais pas  officiellement partie de quelque structure organisationnelle que ce soit, tenant par-dessus tout  à conserver la plus totale autonomie individuelle en matière d’actions et de prises de positions. Il n’en demeure pas moins que je suis globalement proche des orientations du C.R.I., auquel j’apporte un soutien critique sans en être officiellement membre.


Activisme et communication

 Depuis de nombreuses années, je suis blogueur indépendant. J’anime entre autres sur Facebook la page DRAPEAU VERT (https://www.facebook.com/drapeauvert ), et je suis accessoirement co-administrateur de la page francophone officielle du Comité Révolutionnaire International (C.R.I. : https://www.facebook.com/cri.europe ), même si mes interventions sur cette dernière restent limitées.

 Mon activisme se concentre principalement sur la communication via les supports numériques : animation de blogs militants, administration de pages et de groupes sur Facebook, rédaction d’articles et de textes de fond, réalisation de visuels, diffusion et partage de propagande en tous genres (textes, vidéos, pétitions, créations graphiques) etc.
En résumé, l’expression de mon combat se situe donc sur les plans rédactionnel, doctrinal, et propagandiste.

 Les activistes du C.R.I., notamment ceux qui résident dans de grandes agglomérations, prennent quant à eux part à des actions de terrain : organisation de manifestations et participation à des rassemblements militants (par exemple devant des ambassades), démarches effectuées auprès d’organismes officiels supranationaux, diffusion de tracts et opérations de sensibilisation à l’adresse du grand public, participations à des colloques et autres réunions.
Nous incarnons aujourd’hui une force grandissante, laquelle est loin de ne se résumer qu’à un sigle et à quelques pages internet.


    

Une idéologie spécifiquement libyenne ?

 Comme son nom l’indique de façon explicite, la Troisième Théorie Universelle ne concerne pas que la Libye et les Libyens. Il s’agit d’une doctrine cohérente et unique en son genre, sorte de troisième voie se situant en dehors et au-delà du capitalisme comme du marxisme, qui s’adresse en réalité aux peuples et aux nations du monde entier.

 De même, il faut bien comprendre que le drapeau vert, par exemple, n’est pas simplement l’étendard national de « l’ancien régime » libyen. Bien plus que cela, il constitue en réalité le symbole d’un idéal politico-idéologique transnational, car transposable partout, moyennant bien sûr quelques adaptations locales, inhérentes aux particularismes ethno-culturels de chaque peuple. Ainsi que Mouammar Kadhafi lui-même a bien pris soin de le rappeler au cœur de la tourmente de l’été 2011, le drapeau vert appartient aux masses populaires du monde entier, à tout le monde, à tous ceux et toutes celles qui ont foi en un certain idéal.

 L’idéal en question est exposé de façon claire et accessible à tous dans les pages du Livre Vert, et s’articule autour de trois axes fondamentaux : la souveraineté populaire et la démocratie directe, un socialisme non-marxiste d’essence autogestionnaire, et un modèle de société qui s’emploie à équilibrer de façon optimale un certain progressisme sociétal d’une part, et le respect d’un certain héritage traditionnel d’autre part.

 Pour Mouammar Kadhafi, c’est l’idée de Nation qui constitue le moteur de l’Histoire, au contraire des marxistes qui attribuent ce rôle à l’Economie. La nation doit s’identifier au peuple, pour que le peuple s’identifie à la nation. En s’équilibrant ainsi de manière optimale, le facteur social et le facteur national ne font plus qu’un. Telle est l’essence profonde de ce socialisme vert : il s’agit en fait d’un socialisme national, applicable et adaptable partout.

 

Quelle pertinence pour les non-Libyens ?

  En tant que non-Libyen, je crois fermement que de telles idées sont positives, et qu’en luttant  pour leur triomphe, je me bats pour la justice et la vérité. Ce qui me séduit chez elles, ce sont leurs orientations généreuses qui me rappellent de prestigieux prédécesseurs aussi divers que Pierre-Joseph Proudhon, Piotr Kropotkine ou Gamal Abdel Nasser, qui ont d’ailleurs tous été reconnus par Mouammar Kadhafi comme figurant au nombre de ses sources  majeures d’inspiration.

 On y retrouve donc pêle-mêle les expériences autogestionnaires, les velléités d’abolition du salariat, la souveraineté populaire illustrée par l’exercice d’une démocratie directe à divers échelons de la société, la gratuité du logement ainsi que de plusieurs ressources de première nécessité (eau, électricité…), la forte diminution des prix de certaines denrées, les aides sociales en tous genres, la redistribution au peuple des richesses crées par le commerce national (manne pétrolière en l’occurrence), la constitution de milices populaires de défense, la lutte contre l’obscurantisme religieux, les efforts  déployés en faveur de l’éducation et de l’enseignement, l'égalité des droits de l'homme et de la femme, l’anti-impérialisme, l’antisionisme  etc etc. Autant de valeurs que je partage, et de mesures politico-sociales que je pense être souhaitables partout.

 La Libye n’est toutefois pas pour moi une fin en soi. Si elle renouait pleinement un jour avec l’idée jamahiriyenne et avec les principes du Livre Vert, ce serait bien sûr à mes yeux une excellente nouvelle pour le pays et son peuple, et je ne pourrai bien évidemment que m’en réjouir. Mais si la Libye verte ne devait jamais renaître de ses cendres, alors tant pis, mon attention et mon engagement se porteront ailleurs. Les particularismes culturels et religieux de ce pays ne sont pas les miens, et nonobstant l’intérêt que je peux lui porter par ailleurs, j’y serai toujours complètement étranger. Il n’est nul besoin d’être musulman, arabe ou africain pour être kadhafiste.

  Il doit être bien entendu de tous que l’objet de mon engagement est d’ordre purement  idéologique et militant. Mes préoccupations ne se rapportent qu’occasionnellement à l’actualité libyenne, elles ne sont pas guidées par des soucis d’ordre humanitaire, et je ne m’estime pas concerné par les initiatives diverses et variées des uns ou des autres, dont le seul objectif est de ramener la « paix civile » et la « stabilité  politique » dans ce pays. Si celles-ci sont bien sûr préférables au chaos pour le peuple libyen (car tout est toujours préférable au chaos), il n’en demeure pas moins qu’elles sortent du cadre de mon engagement militant.


   
Renaissance de la Jamahiriya libyenne : pas à n'importe quel prix

 Aujourd'hui, je soutiens bien entendu le principe d’un retour, d’une restauration pleine et entière de la Jamahiriya libyenne, mais si et seulement si ce retour s’inscrit dans le cadre d’une certaine intégrité idéologique. Afin de couper court par avance à tout éventuel malentendu, je tiens à préciser que les propos suivants, conclusion de cette brève présentation de mes vues en la matière,  n'engagent que moi. Ils ne font en effet que refléter mon opinion personnelle, et j'en assume donc la pleine et entière responsabilité.

  Si elle a historiquement adopté la dénomination officielle de Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste, cela n’a à mon sens rien d’anecdotique, ni de négociable ou d’aménageable. Renoncer au caractère fondamentalement POPULAIRE et SOCIALISTE de l’idée jamahiriyenne équivaudrait à une trahison pure et simple des principes essentiels sur lesquels doit reposer un tel système de gouvernement, et qui sont clairement définis par les trois parties constituant le Livre Vert, manifeste intemporel de la Troisième Théorie Universelle.

 L’hypothétique instauration d’une nouvelle « Jamahiriya », reniant plus ou moins ouvertement tout ou partie des idées fondamentales exposées par le Frère Guide Mouammar al-Kadhafi, sous prétexte de « compromis » dans la recherche d’une « réconciliation nationale » à tout prix, reviendrait à l’instauration d’une véritable imposture. Une telle « Jamahiriya », complètement dénaturée et vidée de sa substance originelle, ne constituerait plus à mon sens qu’une coquille vide, qui n’en conserverait plus guère que le nom – et éventuellement le décorum, triste reliquat d’un passé certes mythifié, fantasmé, mais bel et bien révolu. Il n’est nul besoin de préciser que ce genre de perspective ne m’intéresse tout simplement pas. Le combat pour le retour d’une prétendue « Jamahiriya » à n’importe quel prix n’est tout simplement pas le mien.


Hans Cany
Le 15 août 2017


 

hans cany, libye, géopolitique et politique internationale, proudhon, anarchisme, socialisme vert, democratie,

 
 

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29/07/2017

Panthéon celtique : le dieu LUG, proche du Wotan germanique

 

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LUG, ou LUGH, appelé LLEU chez les Gallois, est, avec le Dagda, le plus grand dieu du panthéon celtique irlandais. Il occupait aussi la plus haute place dans le panthéon des Celtes des Gaules, où il était honoré sous le nom continental de LUGOS. Les nombreuses traces qu'il a laissées dans la toponymie attestent de son importance, les plus célèbres étant notamment la ville de Lyon (Lugdunum : forteresse de Lugos, et "capitale des Gaules" à l'époque gallo-romaine), ou encore Laon, Loudun, Leyde et Leipzig, qui sont tous des "Lugdunum"). Citons aussi le cas du temple dit de Mercure, au sommet du Puy de Dôme, un sanctuaire dédié à Lugos s'y trouvait originellement, qui fut par la suite aménagé en temple de Mercure-Lugos à l'époque gallo-romaine.
 
Les Romains l'identifièrent à leur Mercure, et de fait, Lugos est aussi le protecteur des voyageurs. Inventeur de tous les arts, il est un dieu hors fonction, polyvalent, car il est le Multiple Artisan. Il incarne la puissance du rayonnement solaire en tant que pourvoyeur de vie et de lumière. On retrouve d'ailleurs la racine "Lu" dans le mot "lumière" français, tout comme dans le mot "luz" espagnol, voire dans le "light" anglais et le "Licht" allemand, ce qui laisse présager une très ancienne racine indo-européene.
 
Il est le porteur de lumière génératrice de vie et induisant la clarté, mais n'en incarne pas pour autant les forces curatives. La dimension guérisseuse et physiquement régénératrice de la lumière est incarnée quant à elle par une autre divinité solaire bien connue, Bel ou Belenos. Lug/Lugos, pour sa part, est la lumière personnifiée. 
 
C'est également une divinité guerrière, qui présente de troublantes analogies avec le Wotan/Odin du panthéon germano-nordique : comme ce dernier, il est borgne, est porteur d'une lance magique, et est accompagné de corbeaux, animaux sacrés semblables à Huginn et Muninn qui font partie de ses attributs. Il est même généralement accompagné de deux loups, tels Geri et Freki. Les similitudes entre traditions celtique et germanique sont ici si criantes qu'il y a lieu de s'interroger au sujet d'une filiation spirituelle et culturelle.
 
Lug / Lugos est honoré dans le cadre d'une fête majeure du calendrier celtique, Lugnasad (ou Lughnasadh), qui se célèbre aux alentours du 1er août.
 
Hans CANY
31 juillet 2015 E.V.
 

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08/07/2017

Ramiro Ledesma Ramos et la question juive [par José Cuadrado Costa]

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Contribution à l'histoire de l'Espagne, au sujet de Ramiro Ledesma Ramos (1905-1936), cofondateur en 1931 des Juntas de Ofensiva Nacional-Sindicalista (J.O.N.S.), lesquelles fusionnèrent en 1934 avec la Falange Española (Phalange espagnole) de José Antonio Primo de Rivera.

Ce texte de José Cuadrado Costa a été publié en juillet 1980 dans le numéro 176 de la revue Défense de l'Occident. Il constituait un chapitre du livre posthume de Cuadrado Costa, "Ramiro Ledesma Ramos, un romaticismo de acero" ("Ramiro Ledesma Ramos, un romantisme d'acier"), qui fut édité en 1990 par Barbarroja à Madrid.

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  Deux auteurs aussi différents dans leurs perspectives et dans leurs conclusions que Sánchez Diana et Herbert R. Southwort ne s'entendent que sur un seul point : déclarer que Ramiro Ledesma Ramos "n'était pas raciste et pas plus (sic) antisémite". Telle est la phrase de Southwort dans son Antifalange (Antiphalange), phrase que Sánchez Diana cite, en l'approuvant, dans sa Biografía política (Biographie politique) (p. 235), pour se contredire par la suite, aux pages 299-300, quand, analysant les relations de Ledesma Ramos avec le national-socialisme, il dit sans ambages: "Il est d'accord avec l'antisémitisme...".

  Dans une lettre personnelle de cet auteur, celui-ci dit à ce sujet que Ramos était plus proche du national-socialisme que du fascisme italien - ce qui est totalement exact -, mais il glisse ces affirmations incroyables : "Ce qui l'éloignait du national-socialisme était le Racisme - non pour les idées religieuses - mais parce qu'il savait ce que la culture des juifs avait fait - c'était un disciple théorique d'Einstein". Plus avant, nous rendrons justice de ces affirmations. Pour le moment, contentons-nous de signaler la totale confusion des auteurs dès qu'ils abordent (toujours superficiellement) cette question : nous avons vu que deux auteurs - l'un partisan et l'autre adversaire de Ledesma Ramos - tombent d'accord pour dire que Ramos n'était pas "antisémite"; mais il se produit la même chose pour l'opinion contraire, l'affirmation pour Hitler et le national-socialisme : voyez, par exemple, La Revolucón y la guerra de España (La Révolution et la guerre d'Espagne), de Broué et Témine ou La Falange, partido fascista (La Phalange, parti fasciste), de Jerez-Riesco.


   Ces confusions sont d'autant plus intolérables que - comme nous allons le démontrer - Ledesma Ramos prit clairement position contre le judaïsme, et, plus concrètement, contre deux de ses principaux instruments : le capitalisme et le marxisme.

   Avant de poursuivre, il convient de faire une précision importante : le terme "antisémitisme" est vulgaire, banal, comme le remarque Giorgio Freda, d'une imprécision grossière, générateur d'équivoques que ne cesse d’utiliser la propagande sioniste pour créer des difficultés et des malentendus entre des personnes et les groupes qualifiés d'"antisémites" et les peuples arabes, eux aussi "sémites". Il s'agit là, comme en de nombreux autres cas, d'une manœuvre tendant à diviser le camp de la lutte contre le sionisme. Je parlerai donc toujours d'"antisionisme" et d'"antijudaïsme", qui sont les termes les mieux adaptés au problème, le second d'entre eux étant fréquemment utilisé par Ramos, qui emploie très rarement celui d'"antisémitisme", sans doute par concession au vocabulaire polémique de l'époque.

   Comme point de départ, nous allons poser un fait incontestable : Ramiro Ledesma ne plaça l'axe de son activité politique ni dans le concept de "race" ni dans la lutte contre les juifs en tant que tels; et, ce faisant, il apporta une fois de plus la preuve de son talent et de sa juste vision politique. Car, en effet, il aurait été inefficace, en plus d'absurde et de ridicule, de fonder l'action sur la base de la lutte contre les juifs dans un pays qui, comme l'Espagne des années 30, avait à peine des juifs. Cette lutte était pertinente dans des pays comme l'Allemagne, la Roumanie et la Hongrie, dans lesquels la communauté juive détenait les postes-clefs d’une manière nettement disproportionnée par rapport à son nombre.

   Mais, il existe un autre fait indubitable, et c'est que Ramiro Ledesma se lança dans la lutte politique afin de réaliser une Révolution Nationale dont les deux plus grands ennemis étaient - et sont toujours - deux des plus importants instruments du sionisme dans la recherche de la domination mondiale : le capitalisme financier et le marxisme. Et il y a plus encore : en diverses occasions, mécontent de la lutte théorique et pratique, Ledesma Ramos désigna clairement le judaïsme comme ennemi mortel, sans tomber pour autant les extrêmes discrédités de l'antisémitisme vulgaire, comme le fit Albiñana, et sans faire du juif un "deux ex machina" avec lequel tout s’explique, comme il arrive chez tant d'"antisémites", justement fustigés par Nietzsche.

   Nous trouvons un clair exemple de ces derniers antisémites avec Onésimo Redondo, de formation jésuitique et "antisémite" à partir de positions catholiques, "antisémitisme" véritablement discrédité (1), puisque l'Eglise catholique elle-même l'a désapprouvé, comme le prouvent deux exemples, parmi beaucoup d'autres : avant le Concile Vatican II on disait, pensant les offices du Vendredi Saint: "Oremus et pro perfidis iudeis...", aujourd'hui on a supprimé le "perfidis", et, comme dit Bochaca (Historia de los vencidos -Histoire des vaincus-. Tome II) qui sait si demain on ne dira pas "oremus et pro bonissimis iudeis...". Le Pape Wojtyla a déjà fait quelques pas dans cette direction, en se prosternant à Auschwitz et en agissant comme pion de luxe du sionisme.

   Redondo reprochait au premier périodique de Ledesma, "La Conquista del Estado" (La Conquête de l'Etat) de ne pas se faire l'écho de cette attitude : "...nous regrettons l'activité antisémite dont ce mouvement a besoin pour être efficace et juste. Nous ne nous lasserons pas de le répéter" ("Libertad" -Liberté-, nº 1, 13 juin 1931). Mais tandis que le groupe de la "Conquista" combattait de facto le capital juif, Redondo commençait son activité politique en étant étroitement lié aux cercles catholiques du périodique "El Debate" (Le Débat), qui seconda la campagne internationale contre le national-socialisme en s'unissant au chœur des pleureuses protectrices des juifs "persécutés" par Hitler.

   Si la lutte pour le national-syndicalisme devait avoir un résultat, elle ne pouvait l'obtenir que sur le terrain de combat sur lequel Ramiro Ledesma l'avait placée : la lutte contre le capitalisme, principal création et quintessence de l'esprit juif, et contre le marxisme, qui détournait les justes aspirations révolutionnaires des travailleurs. D'autre part, il faut tenir compte que jamais Ledesma Ramos ne fit l'éloge du mélange des races comme le fit le Marquis d'Estella (dans l'article "Al volver", dans "La Nación" -La Nation-, 23 octobre 1933). Il ne rejeta pas non plus le racisme de  façon aussi absolue que ne le fera José Antonio Primo de Rivera (qui, dans une réponse donnée au journaliste Ramón Blardony, à Alicante, 16 juin 1936, dit : "La Phalange n'est, ni ne peut être raciste"), pas plus qu'il ne nia qu'une nation puisse se fonder sur des fondements ethniques : Ramiro Ledesma l'admit expressément et l'approuva au cours de son analyse de la Révolution nationale-socialiste dans son Discurso a las Juventudes de España (Discours aux jeunesses de l'Espagne), tandis que José Antonio le nia à plusieurs reprises (en citant au hasard : dans les discours parlementaires prononcés le 30 novembre 1934 et le 11 décembre de cette même année).

   Ces précisions faites, venons-en à l'étude des références au judaïsme que fit Ramiro Ledesma dans son œuvre écrite, unique moyen de parvenir à la vérité.

   Déjà dans son roman El sello de la muerte (Le Sceau de la Mort), il constatait l'influence des juifs, croissante depuis le XIXème siècle: "Vous souvenez-vous de Metternich ? Car il se plaignait en disant : « L'ordre social est troublé, les juifs et les journalistes sont les âmes du monde ». Pauvre homme ! Ses plaintes représentaient, au milieu des troubles du siècle dernier, toute une anticipation..." (2).

   En ce qui concerne le prétendu "magistère" d'Einstein - auquel nous avons fait allusion plus haut- sur Ledesma, il faut prendre en considération différents points. Ramiro Ledesma étudiait la philosophie et les sciences exactes, et, à ce titre, il était parfaitement naturel qu'il s'intéressât aux théories d'Einstein qui, justement, atteignaient l'Espagne à cette époque, à la fin des années 20. Mais de là a être le disciple théorique d'Einstein, comme le prétend Sánchez Diana, il y a un grand pas. En plus de trois années de collaborations philosophiques et scientifiques à "La Gaceta Literaria" (La Gazette Littéraire) et à la "Revista de Occidente" (Revue de l'Occident), il ne se référa à Einstein que dans deux articles: "Hans Driesch et les théories d'Einstein", paru dans "La Gaceta Literaria" du 15 octobre 1928 et dans "Bertrand Russell : Analyse de la matière", paru dans le numéro de mai 1929 de la "Revista de Occidente". Dans le premier de ces articles, il ne reconnaît aux théories d'Einstein qu'une "valeur d'agitation", le mérite de souligner "l'insuffisance des conceptions classiques dépassées". Et ceci ne permet pas de parler du "magistère d'Einstein", et encore moins si l'on considère que dans l'article suscité, Ramiro Ledesma prévoit "le cas - en rien improbable - où l'on parviendrait à démontrer la fausseté de la théorie (d'Einstein)". Le système de valeurs de Ledesma, avec sa recherche passionnée de l'absolu, contredit d'une manière criante les ultimes conséquences des théories d'Eisntein qu'Evola résume adroitement sous la forme suivante:

"...masse et énergie se réduisent ici aux valeurs convertibles d'une formule abstraite et (...) le seul résultat de tout cela est d'ordre pratique : l'application de la formule contrôle des forces atomiques. Ceci mis à part, tout est consumé par le feu de l'abstraction algébrique associée à un expérimentalisme radical, c'est-à-dire à l'enregistrement des simples phénomènes" (3).

   Ceci pour ce qui se rapporte a l'aspect scientifique, parce que si nous pénétrons sur le terrain des idées politiques, Ledesma est l'exact contraire d'Einstein, dont l'activité en ce domaine démontre le niveau mental d'un imbécile profond, comme dans le cas du soutien qu'il apporta aux rouges pendant la guerre civile, ce qui fit dire a Ortega y Gasset : "Il y a quelques jours, Albert Einstein a cru de son droit de donner son opinion sur la guerre civile espagnole et de prendre position devant elle. Or, Albert Einstein témoigne d'une ignorance radicale de ce qui s'est passé en Espagne, en ce moment, depuis des siècles et depuis toujours. L'esprit qui le porte à cette insolente intervention est le même que celui qui, depuis très longtemps, cause le discrédit, à son tour, fait que le monde va à la dérive, faute de Pouvoir spirituel." (4).

Voici le jugement de l'un des vrais maîtres de Ramiro Ledesma. (Un autre de ses maîtres fut Martin Heidegger, auquel il consacra trois articles, les premiers qui, en Espagne, parlèrent du philosophe allemand. Cependant, nous ne voulons pas évoquer ici l'adhésion de Heidegger au national-socialisme, puisque nous voulons seulement, pour l'instant, nous placer sur le terrain intellectuel).

   Dans le second des articles cités, les références à Einstein sont encore très épisodiques et circonstancielles, sans qu'y puisse apparaître non plus rien qui justifie l'existence de ce prétendu "magistère". Ramiro Ledesma n'a rien laissé non plus dans ses papiers inédits qui fasse référence à Einstein; par contre, il envisageait d'écrire un livre sur Kant et Copernic - c'est-à-dire le contraire d'Einstein, livre que son sacrifice à la lutte révolutionnaire l'empêcha d'écrire.

   En ce qui concerne le fait de "savoir ce que les juifs avaient fait dans le domaine de la culture", Ledesma le savait certainement : ils l'avaient corrompue. C'est pourquoi, les penseurs qui l'influencèrent le plus (Fichte, Sorel, Nietzsche et Spengler), non seulement n'éprouvaient aucune sympathie pour les juifs, mais plutôt le contraire. Nous possédons des listes assez longues des livres consultés par Ledesma à la bibliothèque de l'Athénée, et il n'y figure pas d’autres auteurs juifs que ceux ayant écrit des livres de mathématique pure (les juifs, comme on le sait, sont très nombreux dans ce domaine) ou que ceux ayant écrit quelque livre consulté par simple curiosité (Freud, par exemple).

   Ramiro Ledesma n'accorde pas non plus, dans ses articles philosophiques, sa préférence ou son intérêt à des auteurs juifs; il s'y réfère seulement dans deux autres articles : "La causalité de Meyerson", où il se réfère à nouveau, tangentiellement, à Einstein, paru dans le numéro de septembre 1929 de la "Revista de Occidente", et dans "Les sensations tactiles" ("Revista de Occidente", juin 1930), où il fait la recension d'un livre de David Katz. Il ne semble pas nécessaire de souligner le caractère "professionel" et académique de tous ces articles de "La Gaceta Literaria" et de la "Revista de Occidente", dont il avait à charge les rubriques de "Philosophie et Science", ni d'insister sur le caractère objectif et quasi impersonnel avec lequel Ledesma accomplit ce travail.

   Quant à son activité politique, dans la "La Conquista del Estado", numéros 6 et 12, parurent des extraits de Mein Kampf (dont l'édition espagnole fut envisagée), ainsi qu'un élogieux article de Ledesma dans le numéro 2 sur le national-socialisme et ses chefs, et la significative exclamation : "La démocratie bourgeoise et parlementaire s'écroule en Allemagne. Hourra pour Hitler !" (5). Qu'aujourd'hui l'on veuille faire le silence sur tout ceci par "réalisme politique", c'est-à-dire par opportunisme et par imbécillité, est une chose, mais qu'il en ait été ainsi, personne ne pourra l'empêcher.

   Lors de la fameuse conférence de l'Athénée de Madrid, le 2 avril 1932, "Le fascisme face au marxisme", Ledesma Ramos mit à jour la lutte de l'internationalisme sioniste contre les Etats nationaux (6) : "Seule la conscience d'un juif comme Marx pouvait imaginer la destruction des valeurs nationales", phrase qui blessa beaucoup l'éditorialiste du périodique "El Socialista" (Le Socialiste). Et pour cause !, dirions-nous...

   Dans le numéro 1 (mai 1933) de la revue "JONS", Ramiro Ledesma analyse avec sa profondeur habituelle les conséquences de la prise du pouvoir par Hitler en Allemagne (7). Ledesma voit deux objectifs fondamentaux, étroitement unis, du mouvement de Hitler :

"Vigueur de l'authenticité allemande, c'est-à-dire substitution des marxistes et des juifs du gouvernement et direction de l'Allemagne par des hommes, des idées et des sentiments allemands. Et le second : procéder d'une manière révolutionnaire à l'implantation de nouvelles formes économiques, financières et sociales qui empêchent des millions d'Allemands au chômage forcé d'avoir faim, et qui fassent obstacle à la tyrannie financière à laquelle les grands spéculateurs bancaires - presque tous juifs - soumettent la population allemande...".

Ramiro Ledesma voit précisément dans le second objectif la "grande épreuve" du régime de Hitler. Dans l'article que nous sommes en train d'analyser, Ledesma Ramos justifie la lutte antijuive du national-socialisme et coupe court à la campagne contre le national-socialisme que menaient, en Espagne également, ces forces qui préfiguraient déjà l'immonde coalition de la prochaine guerre mondiale, ce gigantesque "Front Populaire" qui allait des catholiques aux communistes en passant par tous les degrés et incluant tous les représentants de la subversion contemporaine :

"L'Espagne n'est pas précisément le pays d'où peut être jugé avec une certaine objectivité le fait allemand. Ici domine, avec une insistance absurde, la volonté officielle de nous présenter comme le refuge de toutes les idées et de toutes les politiques que les autres tentèrent et firent échouer. Dans ces sphères, on hait, sans y rien y comprendre, le mouvement de Hitler. Et il se produit ainsi que, l'Espagne étant peut-être le seul pays qui pouvait justifier aujourd'hui devant le monde l’action antisémite de l'Allemagne - puisqu'elle-même eut dans un moment mémorable à défendre son expression nationale et son indépendance contre les manigances israélites - (8) elle se convertit de nos jours en terre promise pour les juifs, et viennent ici ceux qui fuient ce qu'ils appellent « leur patrie allemande », d'où, après tout, on ne les expulse ni ne les persécute d'une quelconque façon inhumaine. Il est clair qu'aussi bien l'archevêque Verdier, en France, que « El Debate », en Espagne, se sont unis à la protestation des juifs contre la persécution hitlérienne. En Espagne, il n'existe certainement pas, aujourd'hui, une question juive. Mais, en parviendra-t-on pas à ce qu'elle existe -et sous une forme effrayante - si des catholiques de « El Debate » aux radicaux-socialistes, tous offrent notre sol à tous ceux qui, aujourd'hui, fuient et s'échappent d'Allemagne ?".

   Dans le numéro 2 (9) de cette même revue, Ledesma évoque le judaïsme, sans le nommer, en disant : "...quoique l'ennemi marxiste se nourrisse de résidus extrahispaniques, de races qui jusqu'ici vécurent d'une manière parasitaire et occulte dans notre pays avec des caractéristiques lâches...".

Ramiro Ledesma revient à la charge dans le numéro 3 de "JONS" (10):

"En Espagne, du fait des alluvions et résidus raciaux survenus, et d'une lassitude incontestable à l'égard des réalisations collectives, on a propagé l'idée qu'il est primordial et d'un plus grand intérêt de se sentir homme plutôt qu'Espagnol. A tous ces êtres peu sensibles et secs, sans force ni dignité nationale, il faut apprendre que leur éloignement de tout ce qui est espagnol leur défend et leur interdit de s'élever à la catégorie humaine. Il n'y a rien de plus absurde, négatif et fade que cet internationalisme humanitariste, avec droits de l'homme, citoyenneté mondiale et dialogues en esperanto".

Il est clair que le judaïsme est ici désigné comme le principal inspirateur - mais non l'unique, loin de là - de ce cosmopolitisme informe et vague de cette époque de décadence, avec son dogme humanitaire et ses rêves de citoyenneté mondiale. Même l'esperanto fut, comme cela se sait, inventé par un juif.


   Dans son analyse de la Révolution nationale-socialiste, Ramiro Ledesma met à jour le levier le plus fécond que, sur le plan politique, peut aujourd'hui utiliser le mouvement antijuif : l'opposition au système capitaliste. Car, en effet, peu importe que les banquiers, les financiers, les grands industriels et les grands capitalistes ne soient pas juifs de race, leur adoration de l'argent - qu'ils ne sont pas les seuls à adorer, mais qu'ils élèvent au plus haut degré -, leur recherche insatiable de la richesse par l'exploitation et le piétinement de la communauté populaire les placent sur le même plan que les juifs puisqu'ils se sont pleinement assimilés leur esprit, selon la juste observation de Werner Sombart. Pour employer l'expression de Claudio Mutti (11), ce sont les juifs "honoris causa", à mettre sur le même plan que les juifs "originis causa".

Ramiro Ledesma le comprit parfaitement et, après avoir dénoncé le juif et le capital financier comme fauteurs de la ruine de l'Allemagne après la première guerre mondiale, il conclut :

"...L'anticapitalisme de l'hitlérien est différent de l'anticapitalisme du marxiste. Celui-là, voit non seulement dans le régime capitaliste un système déterminé par les relations économiques, mais il voit également le juif, il ajoute au concept économique strict un concept raciste. L'idée anticapitaliste et l'idée antijuive sont presque une seule et même chose pour le national-socialisme" (12). Remarquez que Ledesma parle, dans ce passage fondamental, d'"antijudaïsme", et non d'"antisémitisme".

   Dans le périodique "La Patria Libre" (La Patrie Libre), Ledesma poursuit sa campagne contre le capitalisme, en désignant comme le grand ennemi social des ouvriers et également des patrons le grand capital spéculateur et financier, ainsi que "les spéculateurs et les prêteurs qui étranglent les économies et les patrimoines modestes" (13). Il maintient cette position dans son dernier périodique, "Nuestra Revolución" (Notre Révolution), dans l'article consacré au combat contre le contrôle des mines de cuivre espagnoles par l'impérialisme anglais.

   L'attitude de Ledesma ne se limita pas à la dénonciation verbale et écrite : que l’on se rappelle l'appui donné par "La Conquista del Estado" à la grève déclenchée par la CNT contre la Compagnie Téléphonique, contrôlée alors, de même qu'aujourd'hui, par la société ITT judéo-yankee, grève qui valut à Ledesma l'un de ses nombreux séjours en prison.

   Après ce bref examen, nous pouvons parvenir à la conclusion que l'antijudaïsme de Ledesma Ramos est très différent de cette attitude folklorique, souvent proche de la manie de la persécution et de la paranoïa, qui forme le patrimoine de certains "néo-fascistes" de salon.
La lutte de Ledesma s'orienta non contre les juifs, presque inexistants en Espagne, mais contre l'esprit juif surtout exprimé par le capitalisme et aussi, bien qu'à moindre échelle, par le marxisme. Etant donné la soumission actuelle de l'Espagne et de l'Europe à l'impérialisme yankee, lequel est entièrement contrôlé par des juifs, étant donné la prédominance des valeurs judaïques dans la société "occidentale" et étant donné la soumission canine des partis socialistes à Tel-Aviv, qui tient à sa merci l'Internationale dite Socialiste (!), que chacun en tire les conclusions opportunes et dise si la lutte de Ramiro Ledesma Ramos, dans ce domaine également, n'est pas de la plus grande actualité.


José Cuadrado Costa




Notes :


(1) Des attitudes comme celle-ci justifient l'affirmation de Nietzsche selon laquelle "c'est justement pourquoi les Juifs sont le peuple le plus funeste de l'histoire du monde : l'humanité fut à ce point faussée par l'effet ultérieur de leur action qu'un chrétien peut de nos jours se sentir anti-juif sans se considérer comme la dernière conséquence juive" (L'Antéchrist, § 24, UGE, Paris, 1967).

(2) El Sello de la Muerte, Ed. Reus, Madrid, 1924, p. 12.

(3) Chevaucher le tigre, Ed. La Colombe, Paris, 1964, p. 166.

(4) La rebelión de las masas, Ed. Revista de Occidente, Madrid, 1959, 33ème édition, p. 309.

(5) La Falange, partido Fascista, de J.-L. Jerez Riesco, Ed. Bau, Barcelone, 1977, p. 88.

(6) Il fait allusion à l'expulsion des juifs d'Espagne, menée à bien en 1492 par les Rois Catholiques.

(9) "Nôtre Révolution", dans "JONS", nº 2, juin 1933.

(10) "La volonté de l'Espagne", dans "JONS", nº 3, août 1933.

(11) Ebraicità ed Ebraismo, par Claudio Mutti, Ed. di Ar, Padova, 1976.

(12) Discurso a las juventudes de España, p. 303, Ed. Ariel, 1968, Esplugas de Llobregat.

(13) "Le déplacement des masses" et "Lutte de classes ?", dans "La Patria Libre", cité par Tomás Borrás, Ramiro Ledesma Ramos, p. 636 et s., Ed. Nacional, Madrid, 1971.

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04/07/2017

Abolition de la "taxe d'habitation" : vous y aviez cru ?

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hans cany

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31/05/2017

Pour qui sonne le glas ? [par Charles Giroud-Montessuis]

 Avec cette « élection » de Monsieur Macron, avons-nous atteint le point de non-retour ? Le système peut-il permettre un réajustement ? Les pouvoirs bancaires et maçonniques contrôlent tout, et le poids démographique des envahisseurs pourra-t-il encore permettre un vote souverainiste ?

 J’avais imaginé qu’une révolte soit possible mais les esprits sont trop atrophiés pour un réveil de conscience. Comment des gens qui ont peur des mots et qui ont peur de voter pourraient-ils se révolter ? La république islamique est-elle inéluctable? Les français sont-ils condamnés à vivre dans des réserves dans la Creuse ou la Lozère?

 C’est la société du sida mental, celle qui a perdu ses défenses immunitaires, qui n’est plus capable du moindre discernement, de distinguer la nuit du jour et l’ami de l’ennemi. Depuis cinquante ans, la propagande a enraciné dans les esprits que la servilité est la vertu suprême, et que la soumission, c’est la liberté. Les esprits anesthésiés ont perdu leur intégrité.

 On brûle les voitures des français, viole leurs filles, pille leurs maisons, transforme leurs rues en poubelles, tue leurs policiers, saccage leurs églises, réécrit leur histoire, on prend leur place et on occupe leur pays. Mais ceux qui résistent sont la haine. Il ne faut pas juger. Il ne faut pas être négatif. Il ne faut pas céder à l’intolérance. “Après tout si nous sommes envahis, c’est peut être bon pour nous”. Il suffit de leur parler pour voir leur incapacité à réagir. C’est comme si on les avait déconnectés : “Il faut voir le bien dans cette situation. Il faut accepter. Si les envahisseurs sont ici, c’est parce qu’il y a une finalité à laquelle nous devons nous ouvrir. Il faut les aimer pour les accueillir.


 Hypnotisés, leur bon sens est une inversion de sagesse, la marque de leur esclavage. Les Indiens d’Amérique avaient d’abord accepté les envahisseurs. Quand ils ont voulu résister, c’était trop tard. Le bénéfice moral et matériel sur leurs cultures est évident. Cyril Hanouna, Jamel Debbouze, Frank Ribéry sont la France de Macron.

Sommes-nous condamnés à descendre vers la planète des singes, ou faudra t’il attendre l’ultime moment (n’y sommes-nous pas déjà ?) pour que la braise d’intelligence incréée à la source de chaque conscience finisse par s’enflammer ?



Charles Giroud-Montessuis
(Mai 2017)

 

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02/04/2017

Dictature multiculturelle : ouvrez les yeux ! [VIDEO]

Un documentaire magistral, qui décrit parfaitement le conditionnement d'essence totalitaire qui imprègne la société actuelle, sous l'influence d'une certaine pensée dominante...

A VISIONNER INTEGRALEMENT,
ET A DIFFUSER MASSIVEMENT !



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16/03/2017

L'impasse électorale, mouroir des illusions

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 En ce mois de mars 2017, l'échec électoral du "populiste" Geert Wilders aux Pays-Bas, éminemment prévisible, n'aura surpris que les naïfs. Certes, en toute logique, mathématiquement, c'est lui qui aurait dû largement l'emporter. Et pourtant...

 N'en déplaise aux inconditionnels de la méthode Coué, m'est avis que ceux qui misent sur Marine Le Pen en France se bercent de vaines illusions, et connaîtront prochainement le même type de déconvenue que les électeurs de Wilders. Cela fait des années que l'on se tue à le dire et à le répéter à qui veut bien nous entendre : le cirque électoral est trafiqué, car les dés sont pipés d'avance. Non seulement cette fausse "démocratie" parlementaire indirecte est fondamentalement et intrinsèquement une imposture, mais de surcroit, le Système s'est de toute façon donné les moyens de se protéger de tout ce qui est susceptible de le menacer sérieusement, et a ainsi prévu d'assurer sa pérennité quoi qu'il arrive.

 Pour parer à toute éventualité et barrer la route aux trouble-fêtes potentiels, il dispose en effet d'une machine de guerre redoutable : le "second tour", à l'occasion duquel un électorat largement manipulé par une propagande médiatique intensive vote non par POUR un des deux candidats restant en lice, mais tout simplement CONTRE celui qu'on lui a soigneusement fait prendre pour l'incarnation du mal absolu. Le procédé est d'une simplicité enfantine, mais il n'en est pas moins d'une diabolique efficacité. Souvenons-nous de la pathétique mascarade d'avril-mai 2002...

 La vérité est tout simplement que la voie des urnes est sans issue. C'est un mirage, dont la seule fonction est de canaliser et de neutraliser le mécontentement populaire. Il n'y a pas, et il n'y aura jamais de perspective de salut véritable tant que les masses persisteront à se laisser berner par des leurres, tant qu'elles s'obstineront à se fourvoyer dans ce type d' impasses.

 Puissent les prochains échecs annoncés ouvrir les yeux du plus grand nombre, de manière à ce qu'enfin, la contestation de ce régime pourri se radicalise, qu'elle adopte des formes inattendues, voire inédites. Ce n'est qu'ainsi qu'elle sera véritablement en mesure de générer une vague de telle ampleur qu'elle balayera tout sur son passage.

 Rien ni personne ne saura résister à ce salvateur tsunami, dont les flots impétueux emporteront avec eux les forces des ténèbres, celles-là même qui nous maintiennent dans une sorte d'hiver et d'obscurité perpétuels depuis de longues décennies.

 Viendra alors poindre pour nos peuples et nos nations renaissantes l'aube nouvelle tant attendue, objet de nos plus ferventes et de nos plus légitimes espérances.

Hans Cany

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23:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hans cany |  Facebook | | |

26/02/2017

Mélenchon, complice du grand crime impérialiste de 2011

libye,géopolitique et politique internationale

 Aujourd'hui, les sectateurs de l'infâme Mélenchon préfèrent passer sous silence l'attitude peu glorieuse qui fut celle de leur idole durant l'année 2011.

 Lorsqu'ils ne nient pas effrontément la réalité des faits, profitant de l'ignorance et de la crédulité de leurs ouailles, ils jouent sur les mots et rivalisent de mauvaise foi pour tenter de faire croire que leur gourou avait à l'époque uniquement appuyé la résolution 1973 de l'ONU visant à imposer une prétendue "zone d'exclusion aérienne", dans le but ô combien louable d'aider la soi-disant "révolution libyenne", et qu'il condamnait l'implication de l'OTAN dans l'intervention.

 Et d'essayer de faire gober, au passage, qu'il n'aurait en fait jamais approuvé le bombardement massif de la Libye.  Raffinement d'hypocrisie, puisqu'il n'échappera à personne que l'application du dispositif prévu par la résolution onusienne, excluant le déploiement de troupes d'occupation étrangères au sol,  ne pouvait bien évidemment se faire qu'au moyen d'une campagne soutenue de "frappes aériennes", autrement dit de bombardements intensifs.

 En outre, la distinction opérée entre les agissements de l'ONU et ceux de l'OTAN apparait particulièrement fallacieuse, puisque l'agression impérialiste fut initiée comme chacun sait par le très atlantiste Sarkozy, et que dès le départ, ce sont en fait les forces de l'OTAN, France en tête, qui ont mené les opérations militaires.

 Aujourd'hui, Mélenchon préfèrerait faire oublier cet épisode embarrassant, où il s'était fait le chantre de l'interventionnisme "humanitaire", et l'allié objectif des BHL, Sarkozy, Juppé, Cameron, Obama et consorts. Il préfère mettre l'accent sur sa posture  anti-impérialiste concernant la tragédie syrienne, sur son soutien plus ou moins sincère à l'action de Poutine venu in extremis au secours de Bachar al-Assad.

 Il n'en fut pourtant pas toujours ainsi, loin s'en faut, car force est de constater que les Libyens, malheureusement pour eux, n'avaient pas bénéficié de sa part de la même bienveillance internationaliste que celle qu'il accorde à présent aux Syriens. Spectaculaire revirement, qui dissimule assez mal des velléités inavouées de se dédouaner, en tentant maladroitement d'effacer les stigmates d'un passé gênant...


 Petit rappel, donc, afin que la vérité ne soit pas occultée par ceux qui voudraient aujourd'hui se racheter une virginité à (trop) bon compte.

Hans CANY
Le 26 février 2017

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Billet d'humeur :
MELENCHON, COMPLICE DES ASSASSINS IMPERIALISTES


  Il est pour le moins symptomatique du degré d'aliénation qu'ont atteint une grande partie des électeurs et des électrices dits "de gauche", d'assister aujourd'hui à leur engouement irrationnel pour un personnage tel que Jean-Luc Mélenchon. Les prises de position plus qu'abjectes adoptées par cet individu tout au long de l'année 2011, notamment en matière de politique internationale, auraient pourtant dû en alarmer plus d'un.

  Mélenchon a non seulement été un fervent partisan, mais aussi un complice zélé de l'agression impérialiste contre la Libye, et c'est un anti-Kadhafi très virulent.  De surcroit, l'individu est notoirement Franc-Maçon, ce qui ne devrait guère susciter la confiance et l'enthousiasme des masses populaires...
Le politicard "de gauche" ou le syndicaliste qui, dans le secret des loges maçonniques, fraternise avec le patron, le banquier, le politicien véreux du camp "adverse", le magistrat et le flic, tout ça dans un but tout aussi obscur que douteux, voila ce qui devrait, pour le moins, éveiller la méfiance de toute personne un tant soit peu consciente... Ajoutons à cela que c'est un faux antimondialiste, puisqu'il est internationaliste à outrance. En vérité, Mélenchon est un imposteur doublé d'une charogne, et non des moindres. Ces nécessaires petits rappels ayant été faits, je me bornerai juste à revenir sur le premier point, qui ne passe vraiment pas, et qui à lui seul disqualifie sans appel ce sinistre clown.

   Mélenchon ne s'est pas contenté de ne pas dénoncer la mise à mort de la Jamahiriya libyenne, comme seraient tentés de le croire certains. Non. Si encore ce n'était "que" cela... Le souci, c'est qu'il ne s'est pas privé de surenchérir à ce sujet à chaque fois qu'il était invité sur les plateaux TV, tout au long de la crise libyenne. Il a été un partisan zélé de l'intervention de l'OTAN (sous couvert d'ONU), comme de la participation de la France à cette infamie, et c'est tout juste s'il n'a pas appelé au meurtre de Kadhafi... Ce politicard -comme tant d'autres me direz-vous- n'est qu'une ordure sans nom. Aucune excuse n'est recevable, concernant son attitude durant ces neuf funestes mois. AUCUNE ! Quand on voit que ce qu'il reste du PCF s'est rangé derrière un type aux positions aussi dégueulasses au sujet de la Libye, on ne peut s'empêcher de se dire que Georges Marchais doit se retourner dans sa tombe...  Voter aujourd'hui Mélenchon, voter "Front de Gauche", c'est donner un blanc-seing à une crapule qui n'a pas hésité à soutenir à fond les agissements du Nouvel Ordre Mondial, l'action des impérialistes et des néocolons occidentaux.

   Honte à toute la prétendue "gauche" occidentale -et française en particulier- qui, du Parti soi-disant "socialiste" aux groupusculets de l'extrême-gauche marxolâtre, en passant par les écolos-pastèques, le soi-disant "Front de Gauche" de Mélenchon, les simili-"libertaires" et autres excités "antifas", seront au mieux restés apathiques et silencieux face au scandale inouï qu'a constitué l'agression impérialiste contre la Libye, quand ils ne l'auront pas, au pire, tacitement ou très ouvertement approuvée ! Alors même que, de toute évidence, le caractère particulièrement odieux de cette intervention armée aurait dû pour le moins susciter dès le départ un tollé général, et une mobilisation sans précédent ! Les bonnes consciences politiquement correctes, les faux culs de la gôche caviar, comme les extrême-gauchards et autres manipulés de tous poils, à l'instar des dirigeants africains et arabes qui auront particulièrement brillé par leur inaction voire leur servilité tout au long de cette guerre d'agression abjecte entre toutes, ne m'inspireront à jamais que le plus insondable des mépris.

Je n'oublierai pas. Je ne pardonnerai pas.


Hans CANY
Le 19 janvier 2012

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Et pour ceux qui douteraient encore de la véracité des accusations formulées plus haut, voici quelques extraits d'émissions télévisées de l'époque. Puissent ces quelques séquences filmées rafraîchir chez eux une mémoire manifestement défaillante...



 

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15:47 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : libye, géopolitique et politique internationale |  Facebook | | |

Les emails de Hillary Clinton confirment l’ignominie de la destruction de la Libye

La publication, en cette nouvelle année, de plus de 3000 emails de Hillary Clinton datant de sa période au State Department a fait buzzer CNN sur ses bavardages en texte. Mais les historiens de la guerre de l’OTAN contre la Libye en 2011 auront à coup sûr remarqué certaines des confirmations les plus explosives contenues dans ces nouveaux emails :
des aveux de crimes de guerre commis par des rebelles, des instructeurs des opérations spéciales à l’intérieur du territoire libyen presque dès le début des manifestations, al-Qaida infiltrée dans l’opposition soutenue par les USA, des nations européennes jouant des coudes pour l’accès au pétrole libyen, les origines infâmes de l’allégation absurde de viol en masse au Viagra, et l’inquiétude que constituait les réserves de Kadhafi en or et en argent pour la monnaie européenne.


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 Un bulletin de renseignements daté du 27 mars 2011 sur la Libye, envoyé par le proche conseiller de longue date des Clinton et fournisseur officieux d’informations à Hillary,Sydney Blumenthal, contient des indications claires de crimes de guerre perpétrés par les rebelles soutenus par l’OTAN. Citant comme source un commandant rebelle « parlant strictement confidentiellement », Blumenthal rapporte à Hillary que [l’emphase est mienne]:

Sous l’assaut des forces aériennes et navales alliées, des troupes de l’armée libyenne ont commencé à déserter pour rallier les rebelles en nombre croissant. Les rebelles font un effort pour accueillir ces troupes en tant que camarades libyens, dans le but d’encourager des défections supplémentaires.

(Commentaire de la source: Parlant strictement confidentiellement, un commandant rebelle a déclaré que ses troupes continuent d’exécuter sommairement tous les mercenaires étrangers capturés lors des combats…)

Alors que l’illégalité d’exécutions extra-judiciaires est facile à constater (des groupes s’adonnant à ces pratiques sont conventionnellement définis comme des « escadrons de la mort »), la sinistre réalité derrière la référence aux « mercenaires étrangers » n’est sans doute pas évidente pour la plupart des gens.

Tandis qu’au fil des décennies Kadhafi a été connu pour faire appel à des entreprises européennes, entre autres, de sécurité et d’infrastructure, il n’y a aucun indice pour suggérer que ceux-ci aient été ciblés par les rebelles libyens.

Il y a par contre une abondante documentation de la part de journalistes, de chercheurs et de groupes de défense des droits de l’homme qui démontre que les civils libyens noirs et les travailleurs sous contrat du sud du Sahara, une population favorisée par Kadhafi dans ses politiques en faveur de l’Union Africaine, ont été les cibles d’un « nettoyage ethnique » aux mains des rebelles qui voyaient les Libyens noirs comme étroitement liés au régime.

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Les Libyens noirs étaient fréquemment désignés comme des « mercenaires étrangers » par l’opposition rebelle pour leur loyauté généralement présumée envers Kadhafi en tant que communauté et soumis à la torture, aux exécutions, leurs villes étant « libérées » par le nettoyage ethnique. Ceci est démontré par l’exemple amplement documenté de Tawerqha, toute une ville de 30 000 Libyens noirs et « à la peau sombre » qui, en août 2011, avaient disparu après que la ville ait été prise par les brigades de Misrata du CNT libyen, soutenu par l’OTAN.

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Ces attaques étaient bien connues, aussi tard qu’en 2012 et souvent filmées, comme le confirme cet article du Telegraph:

Après que Mouammar Kadhafi ait été tué, des centaines de travailleurs migrants de pays voisins ont été emprisonnés par les combattants alliés aux nouvelles autorités intérimaires. Ils accusent les Noirs africains d’avoir été des mercenaires à la solde de l’ancien dirigeant. Des milliers d’Africains du sud du Sahara ont été regroupés depuis la chute de Kadhafi, en août.

Il semble que Clinton se faisait personnellement informer des crimes sur le champ de bataille des ses combattants anti-Kadhafi adorés, et longtemps avant qu’une partie du pire de ces crimes génocidaires ait eu lieu.

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Le même email de renseignements de Sydney Blumenthal confirme également ce qui est devenu un thème bien connu des insurrections soutenues par l’Occident au Moyen-Orient: la contradiction de la présence de forces spéciales entraînant des milices qui sont en même temps suspectées de liens avec al-Qaida.

Blumenthal rapporte qu’une « source extrêmement sensible » a confirmé que des unités des opérations spéciales britanniques, françaises et égyptiennes entraînaient des militants libyens le long de la frontière entre l’Égypte et la Libye, ainsi que dans la banlieue de Benghazi.

Pendant que des spécialistes ont longuement spéculé sur le « quand et le comment » de la présence de troupes occidentales sur le terrain au cours de la guerre libyenne, cet email sert de preuve définitive que des forces spéciales y étaient dans le mois suivant les premières manifestations qui ont commencé entre mi- et fin février 2011 à Benghazi.

Au 27 mars, dans ce qui était communément considéré être un simple « soulèvement populaire », des agents spéciaux extérieurs étaient déjà en train de "superviser le transfert d’armes et de matériel aux rebelles », y compris « une provision apparemment infinie de fusils d'assaut AK 47 et de munitions" .

Seulement quelques paragraphes après cet aveu, la prudence est recommandée à propos de ces milices que les forces spéciales instruisent, à cause de l’inquiétude que « des groupes radicaux/terroristes comme les Groupes Combattants Libyens et al-Qa’ida au Maghreb Islamique (AQMI) soient infiltrés dans le CNT et son commandement militaire ».

Bien que la résolution 1973 de l’ONU proposée par les Français ait affirmé que la zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye était conçue pour protéger les civils, un email envoyé à Hillary en avril 2011 dont le titre en adresse est « Le client de la France et l’or de Kadhafi » évoque des intentions beaucoup moins nobles.

L’email identifie le Président français Nicolas Sarkozy comme étant le meneur de l’attaque contre la Libye, avec cinq objectifs spécifiques en tête: obtenir le pétrole libyen, assurer l’influence de la France dans la région, augmenter la réputation domestique de Sarkozy, affirmer la puissance militaire française et couper l’influence de Kadhafi dans ce qui est considéré comme la « Françafrique ».

La partie la plus étonnante est la longue section décrivant l’immense menace que les réserves d’or et d’argent massifs de Kaddafi faisait peser sur la circulation du Franc français (CFA), l’une des principales monnaies africaines. En lieu et place de la doctrine aux nobles consonances de la « Responsabilité de Protéger » (R2P) donnée en pâture au public, il y a cette explication « confidentielle » de ce qui motivait réellement la guerre [l’emphase est mienne]:

Cet or avait été accumulé avant la rébellion actuelle et était prévu pour servir à l’établissement d’une monnaie pan-africaine basée sur le Dinar-or libyen. Ce projet était destiné à fournir aux pays africains francophones une alternative au Franc français (CFA).

(Commentaire de la source: Selon des individus bien informés cette quantité d’or et d’argent est estimée à plus de $7 milliards. Des officiers des renseignements français ont découvert ce projet peu de temps après que la rébellion actuelle ait commencé, et c’est l’un des facteurs ayant influencé le Président Nicolas Sarkozy pour engager la France dans l’attaque contre la Libye).

libye,géopolitique et politique internationale

Bien que cet email interne vise à résumer les facteurs motivant l’intervention de la France (et par extension de l’OTAN) en Libye, il est intéressant de noter l’absence flagrante de mention du sauvetage des vies de civils innocents dans ce bulletin.

Au contraire, la grande frayeur rapportée est que la Libye puisse mener l’Afrique vers un haut degré d’indépendance économique grâce à une nouvelle monnaie pan-africaine.

Les renseignements français « ont découvert » une initiative libyenne pour rivaliser librement avec la monnaie européenne par l’intermédiaire d’une alternative locale, et ceci devait être stoppé par l’agression militaire.

Aux premiers temps du conflit libyen la Secrétaire d’État Clinton a formellement accusé Qaddafi et son armée d’utiliser le viol en masse comme outil de guerre. En dépit du fait que des organisations internationales, comme Amnesty International, aient rapidement démonté ces allégations, ces charges furent répétées sans discernement par des politiciens et des médias occidentaux.

C’était comme si la bizarrerie de la théorie du complot n’avait pas d’importance: tant qu’elle dépeignait Kadhafi et ceux qui le soutenaient comme des monstres, et tant qu’elle appuyait la cause d’une action militaire prolongée en Libye, elle était jugée crédible par les médias de masse.

Deux exemples criants sont évoqués dans le lot d’emails le plus récent: l’affirmation sensationnelle selon laquelle Kadhafi avait distribué du Viagra à ses troupes pour des viols en masse, et l’affirmation que des corps avaient été « mis en scène » par le gouvernement libyen sur des sites de bombardements de l’OTAN pour faire croire au bombardement de civils par la coalition occidentale.

Dans un email en fin mars, Blumenthal confesse à Hillary que:

J’ai parlé de cette histoire il y a plus d’une semaine – Kadhafi plaçant des cadavres pour créer des opérations de relations publiques présentant de prétendues victimes civiles résultant de bombardements alliés – tout en soulignant que c’était une rumeur. Mais désormais, comme vous le savez, Robert Gates y donne foi (voir histoire ci-dessous).

Maintenant des sources disent, et c’est encore une rumeur (c’est à dire que cette information provient des rebelles et n’est pas indépendamment confirmée par les renseignements occidentaux), que Kadhafi a adopté une politique de viol et a même distribué du Viagra à ses troupes. L’incident à la conférence de presse de Tripoli impliquant une femme qui affirmait avoir été violée fait peut-être partie d’un outrage bien plus vaste. Chercherai davantage d’informations.

Non seulement le Ministre de la Défense Robert Gates a-t-il fait la promotion de la théorie bizarre de « corps mis en scène » pendant l’émission « Face The Nation » de CBS News, mais la fiction encore plus étrange du Viagra atteignit les gros titres internationaux quand l’Ambassadrice US à l’ONU Susan Rice en accusa formellement la Libye devant le Conseil de Sécurité de l’ONU.

Ce que confirme ce nouvel email est que non seulement le Département d’État était conscient de la nature contrefaite de ce que Blumenthal présentait comme des « rumeurs » dont la seule source était les rebelles, mais qu’il ne fit rien pour empêcher que de fausses informations atteignent des responsables de haut rang qui leur donnèrent ensuite de la « crédibilité ».

En outre, il apparaît que le canular de viol en masse au Viagra trouve probablement son origine chez Sydney Blumenthal lui-même.

Traduit par Lawrence Desforges

SOURCE DE L'ARTICLE :
http://www.leral.net/Les-emails-de-Hillary-Clinton-confir...

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14/11/2016

Ma vie d'autiste Asperger, par Grégory Picca [Lecture recommandée]

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  Un petit livre (148 pages) dont je recommande vivement la lecture à tous ceux et toutes celles qui désirent mieux cerner la nature exacte de cette forme d'autisme de haut niveau que constitue le syndrome d'Asperger, lequel n'a que peu de rapports avec l'idée que l'on se fait généralement de l'autisme "classique" ou "conventionnel".

  Lui-même atteint de ce syndrome, Grégory Picca y décrit de façon très vivante et souvent pleine d'humour les caractéristiques de notre ressenti et de notre perception du monde pour le moins atypiques, au travers des situations de la vie courante et des relations humaines, jalonnées de codes sociaux souvent difficiles à assimiler voire à décrypter, que nous devons affronter quotidiennement et en tous lieux.

  Si l'auteur, qui écrit plus ou moins comme il parle, n'a pas la prétention de signer ici une grande oeuvre littéraire, si la forme peut laisser à désirer en quelques passages du texte (quelques fautes orthographiques et coquilles de-ci de-là, nullement dérangeantes au demeurant si l'on veut bien en faire abstraction), et si les particularités inhérentes à son propre cas ne peuvent s'appliquer à la totalité des personnes concernées, il n'en demeure pas moins que l'ouvrage présente de ce "trouble" une excellente vue globale dans laquelle l'ensemble des autistes Asperger ne pourra que se reconnaître pleinement. En outre, il satisfera à coup sûr la curiosité de tout lecteur soucieux de comprendre, et désireux de mieux connaître, ce qu'il convient de définir comme une différence -si ce n'est un handicap- invisible.

  Fort agréable à lire, tout en s'avérant particulièrement édifiant et instructif, ce livre se laisse littéralement dévorer du début à la fin, tant la forme du récit s'avère plaisante. Et lorsqu'on parvient à sa conclusion, on se prend à regretter qu'il soit si bref, assurément trop bref... En résumé, voici donc un témoignage de première main, d'autant plus remarquable qu'il a le mérite d'être l'un des premiers en son genre en langue française. Si le sujet vous intéresse ou vous interpelle, jetez-vous dessus sans l'ombre d'une hésitation. Il y a fort à parier que vous ne le regretterez pas.

 Pour conclure cette rapide présentation, je me bornerai tout simplement à paraphraser Grégory Picca, lorsqu'il résume, à juste titre, que les principaux points à surveiller pour pouvoir penser à une forme d'autisme Asperger sont : le retrait social, la solitude, le peu d'envie de communiquer ses plaisirs avec autrui, un mutisme plus ou moins sélectif, une gêne pour toute forme de vie en société, une ou plusieurs passion(s) intense(s) et très développée(s) sur un ou des sujet(s) précis, des problèmes de motricité (motricité fine comme l'écriture ou motricité générale), un mode de vie routinier et une franchise tellement développée qu'elle en fait honte à la famille ou aux amis dans certaines situations.

  Si tous ces critères principaux ressortent, il est judicieux de consulter, voire d'engager une démarche diagnostique.
Même si cette dernière peut hélas s'avérer complexe, fort longue et semée d'embûches, s'apparentant ainsi à un véritable parcours du combattant, cela vaut bien que l'on s'en donne la peine. Car ce n'est qu'à ce prix, par la multiplication des diagnostics officiellement établis, que tous ceux qui souffrent de cette forme d'autisme injustement méconnue parviendront enfin à obtenir la reconnaissance de leur handicap, avec toutes ses implications en matière de vie sociale et professionnelle.

Hans CANY 




Ma vie d'autiste Asperger, par Grégory PICCA
ISBN : 2370200413
Editeur : Berg International (2015)

Quatrième de couverture :

"A l'âge de 28 ans Grégory découvre qu'il est atteint du syndrome d'Asperger, cette forme d'autisme "de haut niveau" qui touche de 25 à 36 enfants sur 10 000.

Il comprend alors ses différences : son manque d'empathie, son amour de la solitude et de la routine, son aisance avec les chiffres, ses maladresses physiques, ses difficultés relationnelles...

Dans ce livre il nous décrit son quotidien, ses tribulations dans "notre" monde, celui des neuro-typiques qui sont souvent choqués par son manque d'adaptation aux codes sociaux.

Il écrit pour faire connaître le syndrome d'Asperger, pour aider ceux qui en souffrent (certains sans le savoir) et leurs familles, ainsi que pour changer notre regard à tous sur l'autisme au sens large."

22:05 Publié dans Lectures recommandées | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hans cany |  Facebook | | |

13/10/2016

HALLOWEEN / SAMHAIN / SAMONIOS, expression de la Tradition païenne d'Europe

samonios_Halloween.jpg

HALLOWEEN, qu'est-ce que c'est, au juste ?
Simplement une soirée où l'on se
déguise "pour le fun" ?...
Une fête pour les gosses ?...
A l'intention des hilotes et des béotiens, je vais tenter de résumer à l'extrême ce qu'il en est véritablement. Car à mon sens, c'est important.

 

Tout d'abord non, il ne s'agit PAS d'une fête américaine, ni d'une fête "carnavalesque"/commerciale de création récente : ce sont les migrants des îles britanniques (anglais, mais surtout irlandais, gallois et écossais) qui l'ont exportée aux USA entre le XVIIème et le XIXème siècles, et c'est donc par cette voie qu'elle nous revient aujourd'hui en Europe continentale. C'est dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, mais aussi pendant une bonne dizaine de jours avant et après cette date, qu'est célébrée dans une grande partie de l'Europe une fête païenne majeure baptisée "Halloween" dans la Tradition germano-celtique du monde anglo-saxon, et correspondant à la Samain/Samhain des Celtes. Contrairement à une croyance tenace, cette fête n'est pas non plus que l'apanage de l'Irlande et de la Grande Bretagne, puisqu'elle était également célébrée chez les Celtes continentaux et notamment en Gaule, sous le nom de Samonios.

Halloween/Sam(h)ain/Samonios, c'est tout simplement le nouvel an celtique. Halloween est également l'héritier d'une fête équivalente dans la tradition germano-nordique, et c'est en ce sens qu'elle constitue un des nombreux points de convergence entre les deux mondes culturels et civilisationnels que sont le monde germanique d'une part, et le monde celtique d'autre part, étroitement apparentés à plus d'un titre.

Cette célébration marque le passage de la partie lumineuse du cycle des saisons à sa partie sombre, partie sombre qui inaugure donc une nouvelle année (le passage inverse, de la partie obscure à la partie lumineuse, est célébré quant à lui dans la nuit du 30 avril au 1er mai : c'est alors la fête de Cetsamhain/Beltaine dans la Tradition celtique, ou "Nuit de Walpurgis"/Ostara dans la Tradition germanique, qui est en fait l'exacte réplique d'Halloween/Sam(h)ain/samonios, avec les mêmes implications, mais bien évidemment "inversées") .

Célébration de l'entrée dans la période la plus sombre de l'année et de la mort symbolique de la Nature, Halloween/Samain, tout comme Beltaine/Walpurgis, constitue une nuit "hors du temps", peuplée de forces obscures et au cours de laquelle le monde des morts et de l'au-delà interfère avec celui des vivants. Elle est marquée par l'errance de forces impalpables, de créatures ténébreuses et inquiétantes, au premier rang desquelles les sorcier(e)s maléfiques, les spectres, les revenants , les loups-garous, et autres monstres.

Elle est donc aussi la fête des morts et des esprits désincarnés, le Jour des Morts proprement dit se célébrant le 1er novembre (==> devenu la "Toussaint" des chrétiens. L'Eglise a tenté de récupérer cette tradition païenne de la Fête des Morts en la décalant officiellement au 2 novembre, mais les gens continuent de se rendre dans les cimetières le 1er, et non le 2 novembre : ce qui démontre bien la persistance de cette tradition ancestrale).

 A toutes celles et tous ceux qui se soucient de rétablir le lien avec leurs véritables racines spirituelles ancestrales, je souhaite donc une excellente célébration de cette nuit exceptionnelle, qu'il serait fort dommage de laisser tomber dans l'oubli, ou d'abandonner, vidée de son contenu véritable, aux seules récupérations profanes et commerciales !

Hans CANY

 

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Pour en savoir plus à ce sujet, je vous recommande vivement la lecture
du remarquable "B.A.-BA HALLOWEEN" de Jean-Paul Ronecker
(Editions Pardès)

Une étude magistrale et captivante, fort bien documentée
tout en restant accessible à toutes et à tous.

hans cany,paganisme,identité & racines

01/09/2016

47ème anniversaire de la Révolution Al-Fateh

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Ce 1er septembre 2016 marque le 47ème anniversaire de la Révolution Al-Fateh de 1969, et donc l'entrée dans la 48ème année de son esprit immortel. Une pensée toute particulière pour la Libye martyre, pour le peuple libyen qui souffre aujourd'hui sous le joug de la dictature des traîtres et des islamistes parvenus au pouvoir dans les fourgons de l'OTAN, ainsi que pour la Résistance verte qui ne baissera jamais les armes.

Nombreux sont ceux qui, s'étant laissés abuser par les mensonges et les mirages de 2011, en sont à présents réduits à déchanter amèrement. Finie la démocratie directe et participative, fini le logement gratuit pour tous, finies l'eau et l'électricité gratuites, finie l'essence à 8 centimes d'euro le litre, finis les prix bas et régulés, finies les aides sociales diverses, finie la sécurité dans les rues, finie l'égalité des droits entre hommes et femmes etc etc ! Nous les avions pourtant avertis. Ceux-là auraient certainement mieux fait de nous écouter et d'y réfléchir en temps voulu... Ils n'ont désormais plus que leurs yeux pour pleurer, et tout le temps de regretter, de méditer sur leur pitoyable inconséquence.

Concernant les Libyens, la plupart des meilleurs d'entre eux sont soit tombés en martyrs en 2011, soit croupissent dans les geôles des barbares, soit sont actuellement exilés à l'Etranger. N'oublions pas que ce n'est pas moins d'un million et demi de citoyens qui ont fui le régime de terreur imposé à la suite de l'agression impérialiste, ce qui, pour un pays qui ne comptait qu'à peine six millions d'habitants, représente un nombre considérable. N'oublions pas non plus les courageux membres de la Résistance verte qui, dans la clandestinité, poursuivent le combat avec opiniâtreté.

Que ce 1er septembre 2016 soit aussi une journée de protestation internationale contre le régime de terreur des rats du prétendu CNT, et pour les milliers de prisonniers politiques victimes aujourd'hui de détentions arbitraires, de parodies de procès iniques, de spoliation, de tortures et autres actes inhumains de toutes natures...
Le coeur vert de la Libye véritable bat toujours, et tôt ou tard, la Jamahiriya renaîtra de ses cendres !

Hans CANY

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Vous vous demandez toujours comment on peut soutenir Kadhafi et continuer de prôner ses idées ? Alors faites un effort, prenez le temps de lire le Livre vert, dont vous trouverez ci-dessous les trois parties en liens. Alors seulement vous pourrez dire que vous savez de quoi vous parlez. Tant que vous ne vous serez pas donné cette peine, vos jugements de valeur, reposant uniquement sur l'image diabolisée que vous a servie la propagande médiatique, resteront sans le moindre fondement sérieux.

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Pour lire le Livre vert, en 3 parties :

. 1ère partie : LA DEMOCRATIE

 

. 2ème partie : LE SOCIALISME

 

. 3ème partie : LES FONDEMENTS SOCIAUX

 

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24/08/2016

Sarkozy a du sang sur les mains

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Ne l'oubliez jamais : Sarkozy n'est pas seulement une crapule, un gangster et un oligarque autocrate (pléonasme). Il a aussi, et avant tout, DU SANG SUR LES MAINS.  Notamment celui des Libyens qu'il a délibérément fait massacrer en perpétrant, courant 2011, l'agression impérialiste et néocoloniale que l'on sait.

Cet agent zélé du Nouvel Ordre Mondial n'est rien de moins qu'un criminel de guerre, au même titre que ses acolytes et complices Juppé, BHL, Obama, Clinton, Cameron et consorts, et tous méritent impérieusement d'être jugés pour les indicibles crimes dont ils auront été les instigateurs.
Et il est parmi les principaux responsables du chaos qui s'est ensuivi, comme de ses conséquences actuelles.

Réveillez-vous. Ne soyez pas amnésiques. Et faites fonctionner vos neurones. Dénoncez cette racaille en col blanc pour ce qu'elle est réellement, et exigez sans relâche que cet abject individu soit un jour amené à répondre de ses méfaits.

Hans CANY

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06/08/2016

Islam et terrorisme : à propos d'amalgames [par Jean-Claude Bourret]

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Une mise au point très pertinente, à lire attentivement et en intégralité.



Terrorisme : attention aux amalgames : l'islam n'est pas en cause !

Non ! Aussi surprenant que cela puisse paraître, dans la série d'attentats qui ensanglante beaucoup de pays, y compris ceux ou les attentats suicides sont quasi quotidiens, l'islam n'a rien à voir, pour une raison simple que bien peu mettent en avant : l'islam, n'existe pas.

Les "islams"...oui.

Donc, il est bien difficile d'imputer à 'l'islam", ces actes désespérés, témoignages d'une foi totale et rudimentaire (sans réflexion).

Les plus informés parlent de l'islam "salafiste", sans d'ailleurs qu'une explication soit donnée à ce terme, qui est confondu sommairement avec le qualificatif "extrémiste"

Il y a plusieurs évidences, pour ceux qui étudient l'islam, comme pour les musulmans avertis :

1- la loi d'Allah est supérieure à la loi des hommes, donc aux lois de la république.

2-Réduire l'islam aux exactions d'une poignée de déracinés de notre civilisation, souvent issus des quartiers ou ils ont vécu d'expédients, notamment de traffic de drogues, est totalement indigne...et faux.

3- Une grande majorité des musulmans, pratiquent un islam paisible...tout simplement parce que,  comme les autres croyants, ils ne connaissent pratiquement rien de leur religion : Comment a-t-elle été créée...? Qui a écrit le Coran ? Quand ? Pourquoi y-a-t-il des contradictions dans le Coran ? Pourquoi des sourates démentent-elles d'autres sourates ? Pourquoi les hadiths ont-ils été si nombreux au IXème siècle ? Pourquoi a-t-il fallu "faire le ménage" et passer de plus d'un million de hadiths à moins de sept mille ? etc.)

4- L'islam salafiste , dont on parle beaucoup pour en affubler les kamikazes, se présente comme l'islam le plus pur, celui du VIIème siècle. Il s'agit pour le musulman salafiste "d'imiter" la vie de Mahomet, lors de sa vie réelle, et d'exclure toute interprétation ultérieure, par les savants de l'islam.

5- Le salafisme, et c'est un point essentiel, condamne tout croyant qui utiliserait son cerveau pour avancer dans le chemin de la connaissance. Les salafistes condamnent évidemment tout ce qui s'apparente à la civilisation occidentale, à la liberté des femmes, totalement contraire à la sourate IV verset 47 ou 38 selon les traductions.

6- Le salafisme est enseigné par l'école coranique la plus sectaire (école hanbalite) qui s'appuie uniquement sur les 114 sourates du Coran et sur la sunna, prélude au wahhabisme.(Arabie et Qatar)

7-La salafisme lui même est divisé en trois courants (cheikhite...réveil islamique (Al sahwa al islamiya...et le salafisme jihadiste) , mais le courant majoritaire est le salafisme cheikhite (ou quiétiste)

8- Ce courant majoritaire prone d'éviter toute vie sociale, tout engagement politique (à l'inverse des frères musulmans)...Ce n'est pas dans cette branche de l'islam que l'on trouve le terrorisme et les candidats au suicide, mais dans la troisième branche du salafisme (de salaf : les pieux prédécesseurs) : le salafisme jihadiste.

9-C'est donc cette troisième branche du salafisme qui recrute les terroristes, via le web, ou dans les mosquées salafistes. La philosophie du salafisme jihadiste est simple : tout musulman a l'obligation de combattre à mort les infidèles (les non musulmans) qui oppriment l'islam par des lois civiles (démocratie) alors que seule la parole d'Allah dans le Coran et la sunna doivent guider le vrai musulman, soumis à la volonté d'Allah.

10- Nous ne sommes sortis, ni de l'auberge, ni de la mosquée salafiste...Il y a encore , hélas, un travail de culture et de connaissance, qui prendra plus d'un siècle, avant que les musulmans jihadistes ne comprennent qu'ils sont dans une erreur immense et facilement vérifiable...à la condition d'utiliser ce qu'Allah a mis entre nos deux oreilles...

Ainsi, accuser les musulmans en général ou l'islam en particulier, est une erreur due à notre propre inculture, et à la nécessité, pour les médias, de faire simple.


Jean-Claude Bourret
6 août 2016


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28/07/2016

Alain de Benoist : « Les islamophobes sont les idiots utiles de l’islamisme radical »

Un court entretien avec Alain de Benoist, originellement publié sur Boulevard Voltaire en janvier 2015, en pleine vague d'hystérie collective suite à la fameuse affaire des attentats parisiens. De fort pertinentes réflexions sur lesquelles nombre de ceux que j'appelle les "nationalistes casher", à savoir certains "islamophobes" qui, aveuglés par une haine sans nuances de tout ce qui est musulman, en viennent parfois à professer un philosionisme des plus ineptes, seraient bien inspirés de méditer.

Hans CANY

 

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Près de quatre millions de personnes qui défilent, après les attentats, pour un journal qui vendait péniblement à 30.000 exemplaires, c’est en soi un événement. Grand moment de communion nationale ou psychose collective ?

Alain de Benoist : Les manifestations auraient eu du sens si elles s’étaient bornées à exprimer de façon solennelle le refus du terrorisme par le peuple français. Organisées par le gouvernement et les partis politiques, elles se sont transformées en une immense vague d’identification victimaire symbolisée par le slogan « Je suis Charlie », promu de manière orwellienne nouveau mot d’ordre « républicain ». Dès lors, il ne s’agissait plus tant de condamner des attentats et des assassinats que de s’identifier aux « valeurs » de Charlie Hebdo, c’est-à-dire à la culture du blasphème et de la dérision.

Durant la manifestation et les jours qui ont suivi, dans une France plongée en état d’apesanteur et noyée dans la moraline, on aura tout vu. Les cloches de Notre-Dame de Paris sonnant le glas pour les bouffeurs de curé. L’« union nationale » sans le Front national. La « liberté d’expression » réduite au droit au blasphème et s’arrêtant à Dieudonné. Celle des caricaturistes dépendant de la personne visée (Mahomet en train de sodomiser un porc : tellement drôle ! Christiane Taubira en guenon : intolérable !). Des bataillons de chefs d’État (deux fois le G20 !) chantant les louanges d’un titre dont ils n’avaient jamais entendu parler huit jours plus tôt. Des millions de zombies se ruant dans les kiosques pour acheter, tel le dernier smartphone, un journal qu’ils n’avaient jamais eu la curiosité d’ouvrir depuis vingt ans. Le badge « Je suis Charlie » succédant au ruban pour le SIDA et à la petite main de « Touche pas à mon pote ». Spectacle surréaliste ! Tout le monde il est gentil, tout le monde il est Charlie, dans le grand hospice occidental transformé en bisounurserie. Les rédacteurs de Charlie Hebdo, qui se voulaient tout sauf « consensuels », auraient été les premiers stupéfaits de se voir ainsi canonisés. Quant aux djihadistes, ils ont dû bien rigoler : un défilé des moutons n’a jamais impressionné les loups.

 

Ces cortèges peuvent-ils être mis sur le même plan que le défilé gaulliste sur les Champs-Élysées en 1968, les marches contre Jean-Marie Le Pen en 2002 ou la déferlante de la Manif pour tous ?

Alain de Benoist : Je ne le crois pas. Pour Valls et Hollande, la manifestation avait au moins six objectifs : marginaliser le Front national et neutraliser l’UMP (qui est évidemment tombée dans le panneau la tête la première) au nom de l’« union sacrée », solidariser les Français autour d’une classe politique gouvernementale discréditée, justifier l’engagement de la France dans une nouvelle guerre d’Irak où elle n’a rien à faire, mettre en place un espace policier européen où l’on sait d’avance que ce ne sont pas seulement les islamistes qui seront surveillés (Manuel Valls affirmant sans rire que les « mesures exceptionnelles » qu’il s’apprête à prendre ne seront pas des mesures d’exception !), faire croire que le terrorisme auquel nous sommes aujourd’hui confrontés a plus à voir avec le Proche-Orient qu’avec l’immigration et la situation des banlieues, enfin persuader l’opinion que, « face au terrorisme », la France, fidèle vassale du califat américain, ne peut qu’être solidaire de pays occidentaux qui n’ont jamais cessé d’encourager l’islamisme, tout en noyant leurs erreurs et leurs crimes derrière le rideau de fumée du « choc des civilisations » (Poutine n’avait bien sûr pas été invité !). Force est de reconnaître que tous ces objectifs ont été atteints.

J’ai eu le tort, dans un entretien précédent, de parler de réactions spontanées. Celles auxquelles ont eu droit les journalistes de Charlie Hebdo – mais non le malheureux otage français Hervé Gourdel décapité en Algérie trois mois plus tôt – ont en réalité été mises en forme par les injonctions sociales et médiatiques, la grande fabrique postmoderne des affects et des émotions. Il faudrait un livre entier pour analyser dans le détail ce coup de maître qui a permis, en l’espace de quelques heures, de récupérer la colère populaire au bénéfice d’une adhésion « républicaine » à l’idéologie dominante et d’une « union nationale » avant tout destinée à redresser la courbe de popularité du chef de l’État. La classe politique gouvernementale apparaît ainsi comme la principale bénéficiaire de la légitime émotion soulevée par les attentats.

 

On a enregistré ces derniers jours une recrudescence des actes antimusulmans (attaques contre des mosquées, etc.). Cela vous surprend ?

Alain de  Benoist : Cela me surprend d’autant moins que les attentats sont faits pour ça : stimuler une islamophobie que les terroristes djihadistes considèrent comme un « vecteur de radicalité » privilégié. Les terroristes islamistes adorent les islamophobes. Ils souhaitent qu’il y en ait toujours plus. Ils savent que plus les musulmans se sentiront rejetés par les non-musulmans, plus ils pourront espérer les convaincre et les radicaliser. Les djihadistes assurent qu’ils représentent le « véritable islam », les islamophobes leur donnent raison en disant qu’il n’y a pas de différence entre l’islam et l’islamisme. Que les premiers commettent des attentats alors que les seconds verraient plutôt sans déplaisir se multiplier les pogroms contre ceux qui « rejettent le mode de vie occidental » (le sympathique mode de vie mondialisé de la consommation soumise) n’y change rien. Les islamophobes sont les idiots utiles de l’islamisme radical.

À l’époque de la guerre d’Algérie, que je sache, on ne faisait pas grief aux harkis d’être musulmans, et l’on ne s’étonnait pas non plus qu’il y ait des mosquées dans les départements français d’Alger, d’Oran et de Constantine. Pour ma part, je ne ferai pas aux terroristes islamistes le cadeau de devenir islamophobe. Et je ne fantasmerai pas non plus sur la « France musulmane » comme Drumont fantasmait sur La France juive (1885), en associant mécaniquement islam et terreur comme d’autres associaient naguère les Juifs et l’argent.

 

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier

Source : http://www.bvoltaire.fr/alaindebenoist/les-islamophobes-s...

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13/07/2016

Les révolutionnaires français avaient la classe

 
 
- Ils ont guillotiné leur propre roi.

- Ils ont fait des lois aussi simples que : sont suspects ..."ceux qui, soit par leur conduite, soit par leurs relations, soit par leurs propos ou leurs écrits, se sont montrés partisans de la tyrannie ou du fédéralisme et ennemis de la liberté". Ce qui laisse une large part de free-style interprétatif aux juges.

- Ils ont donné aux juges l'idée simple de la sentence binaire : l'acquittement ou l'exécution. Ce qui est le signe certain d'un sens aigu de l'équité, de la nuance et du discernement.

- Ils ont écrit la Constitution de l'an I, nec plus ultra de la démocratie (comme chacun sait).

- Ils ont sorti plein de belles phrases historiques (La volonté du peuple et les baïonnettes, celle-là elle ne rate jamais).

- Ils ont fait le serment du jeu de paume, transformant un endroit tout pourri en un paradis des libertés.

- Ils avaient comme leaders des mecs aussi classes que Saint-Just ou Robespierre (celui qui portait si bien la perruque).

- Ils ont inventé la liberté (oui, on peut le dire : après tout, le reste du monde n'a fait que nous copier : la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen, c'est de nous, merde !).

- Ils ont cassé du royaliste

- Ils ont cassé du fédéraliste

- Ils ont pris la Bastille

- Ils ont inventé un calendrier incompréhensible

- Ils s'appelaient tous "Citoyen", et se prenaient pour des Romains.

- En général, ces mecs-là étaient obsédés par les complots et les symboles, ce qui d'emblée les rend sympathiques. Une gigantesque parano collective...

- Ils ont fait et gagné plein de guerres avec une armée de péquenots et de montgolfières.

- Ils ont inventé le jacobinisme et la république.

- Ils ont "élu" le premier maire de Paris, première étape vers le phénomène Vélib.


… et tant d'autres choses encore…

Quelle classe.

 
 
 
[Texte librement adapté, d'après un auteur inconnu]
 

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AVERTISSEMENT A L'OCCASION DU 14 JUILLET :

Que personne, surtout, ne s'aventure à me souhaiter une bonne "fête nationale", ni à me transmettre  quoi que ce soit en rapport avec le 14 juillet (si présenté de façon positive). Il me semble indispensable de rappeler que non, définitivement non, le 14 juillet n'est PAS ma fête nationale. Pas plus que la serpillère tricolore et la Marseillaise ne sont respectivement mon drapeau et mon hymne. Je me refuse catégoriquement à commémorer un événement dégueulasse, qui marque de surcroit le début d'une période de barbarie inouïe, ainsi que l'avènement d'une fausse "nation" et d'un régime parlementaire jacobinard que nous subissons toujours aujourd'hui. Je suis très volontiers patriote, mais je ne suis PAS un patriote hexagon.
Voila, les choses sont dites.

Hans CANY

hans cany,fédéralisme,democratie

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11/05/2016

URGENT : Le gouvernement "socialiste" de Hollande veut profaner la mémoire de Verdun [VIDEO]

Mon grand-père paternel, médaillé maintes fois pour ses faits d'armes, et titulaire entre autres de la Médaille militaire et de la Croix de Guerre de première classe, a participé à cette bataille de Verdun. Plusieurs autres membres de ma famille n'ont, eux, pas eu la chance d'en revenir. Nous avons jusqu'au 29 mai 2016 pour nous faire entendre. Je compte sur vous tous et toutes. Notre réaction doit être massive et foudroyante,  à la juste mesure de l'affront comme de l'infamie.

Hans CANY


APPEL A LA MOBILISATION : Exigez la déprogrammation du rappeur anti-blanc "BlackM" lors des commémorations des 100 ans de la bataille de Verdun en protestant auprès de la sous-préfecture de la ville :

Tél. : 03.29.84.86.00
Fax : 03.29.84.77.25
sp-verdun@meuse.gouv.fr

Pour manifester aussi votre indignation et adresser vos protestations à la mairie de Verdun :

03 29 83 44 22 ou contact@grandverdun.fr

 

Merci à Boris Le Lay pour la vidéo suivante,
qui expose fort bien le problème et l'enjeu de
cette provocation gouvernementale sans précédent.

 

Verdun_BlackM.jpg
"Kouffar" : Pluriel de "kâfir", terme arabe
à connotation péjorative 
désignant celui qui n'est pas musulman.

 

LETTRE OUVERTE AUX RESPONSABLES
DE L'ORGANISATION
DE LA CELEBRATION DU

CENTENAIRE DE LA BATAILLE DE VERDUN :

 

Madame, Monsieur

Je viens par le présent message vous faire part de ma profonde indignation et de mes plus vives protestations concernant la programmation officielle du "chanteur"  "Black M"  au déroulement des festivités qui marqueront très prochainement le centenaire de la bataille de Verdun.

Cet individu est notoirement connu pour ses appels à la violence, pour ses propos sexistes et homophobes, pour son prosélytisme religieux pro-islamiste, et pour son racisme anti-Blancs et anti-Français caractérisé, lui qui qualifie ignominieusement la France de "pays de kouffar" dans le texte de l'une de ses "chansons". Je vous précise ou vous rappelle que  "Kouffar"  est le pluriel de "kâfir", terme arabe à connotation péjorative désignant l'infidèle, celui qui n'est pas musulman.

La présence de cet individu au cours des manifestations clôturant  la commémoration constitue une intolérable insulte adressée implicitement à tous ceux qui ont souffert cette  terrible épreuve,  et n'y ont pour beaucoup pas survécu. Et à travers eux, ce sont nous, leurs descendants directs et tout ce que cela symbolise en termes de valeurs civilisationnelles, qui sommes visés.

Mon grand-père paternel, médaillé maintes fois pour ses faits d'armes, et titulaire entre autres de la Médaille militaire et de la Croix de Guerre de première classe, a participé à cette bataille de Verdun. Plusieurs autres membres de ma famille n'ont, eux, pas eu la chance d'en revenir. Nous avons jusqu'au 29 mai 2016 pour nous faire entendre. Je compte sur vous tous et toutes. Notre réaction doit être massive et foudroyante,  à la juste mesure de l'affront comme de l'infamie.

Je vous demande donc de ne pas vous faire complice de ce qu'il convient bien d'appeler une véritable profanation, profanation abjecte de la mémoire de nos
centaines de milliers d'aïeux tombés au Champ d'Honneur, au cours de cette effroyable tragédie.
Je vous demande donc, au nom des millions de personnes qui, comme moi, sont aujourd'hui dépositaires de la mémoire et de l'honneur de leurs pères, de procéder au plus vite à la déprogrammation de l'individu dit "Black M" des festivités musicales prévues  à l'occasion de la célébration de ce centenaire.

Il en va également de votre honneur personnel, car il faut que vous ayez conscience que, dans le cas où cette scandaleuse programmation serait maintenue malgré le flot de protestations qui vous submerge à présent, vos noms resteraient à jamais associés à cette ignominie.

L'enjeu est important, l'émotion suscitée par cette manoeuvre irrespectueuse et indigne est immense. Vous pouvez donc d'ores et déjà avoir la certitude que l'affaire ne restera pas sans suite.

Puisse mon appel, mon cri d'alerte et de colère être bien compris et entendu de vous, et si tel est le cas, j'en remercie par avance toute personne empathique et de bonne volonté.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes plus sincères salutations.

Hans CANY


EDIT du 13/05/2016 :

VICTOIRE ! Ils ne sont pas passés. La mobilisation massive a en effet payé, car nous apprenons aujourd'hui que la mairie "socialiste" de Verdun a cédé à la pression populaire, en annulant finalement ce scandaleux  "concert". La mémoire et l'honneur de nos anciens ne seront donc pas salis, et l'intolérable profanation n'aura pas lieu. Merci à tous les patriotes, de toutes obédiences et appartenances, qui pour une fois ont su passer outre leurs divergences idéologiques, leurs rivalités de chapelles et leurs querelles de tous ordres pour mener une action unitaire de grande ampleur, laquelle n'aura donc pas tardé à porter ses fruits. J'insiste cependant sur l'impérieuse nécessité de rester très vigilants quant au programme des manifestations qui seront associées à la célébration du centenaire de la bataille de Verdun, car nous savons bien de quoi sont capables certains individus...

H.C.

 

 

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18/04/2016

BELTAINE / CETSAMHAIN / Nuit de Walpurgis

 

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C'est dans la nuit du 30 avril au 1er mai qu'est célébrée dans une grande partie de l'Europe une fête païenne majeure baptisée "Nuit de Walpurgis" dans la Tradition germanique, et correspondant à la Beltaine des Celtes.
Infiniment plus méconnue qu'Halloween/Samhain (car beaucoup moins vulgarisée, médiatisée, et "rentabilisée"), Walpurgis/Beltaine en constitue l'exacte réplique, la seconde marquant le passage de la partie sombre de l'année à la partie lumineuse, inversement à la première. Elle porte d'ailleurs aussi le nom de Cetsamhain, ce qui traduit bien la correspondance entre ces deux points essentiels de l'année celtique.

Fête du retour de la lumière et du renouveau de la Nature, elle n'en constitue pas moins également une nuit "hors du temps", peuplée de forces obscures et au cours de laquelle le monde des morts et de l'au-delà interfère avec celui des vivants. Tout comme Halloween, elle est marquée par l'errance de forces impalpables, de créatures ténébreuses et inquiétantes, au premier rang desquelles les sorcier(e)s maléfiques, les revenants et autres loups-garous. Le thème du loup-garou est d'ailleurs spécifiquement associé à la nuit de Walpurgis dans l'ancienne Tradition germanique.

On s'y réunit aussi autour de grands brasiers conjurant les ténèbres et saluant le retour du Soleil régénérateur, les fameux "Feux de Beltaine", qui sont l'occasion de moultes réjouissances et libations en l'honneur des forces vives de la Terre-Mère. Soleil et Terre-Mère respectivement symbolisés par le Dieu Bel/Belenos -d'où le nom de Beltaine-, et par l'antique déesse préceltique Maïa, d'où le nom du mois de Mai.

A toutes celles et tous ceux qui se soucient de rétablir le lien avec leurs véritables racines spirituelles ancestrales, je souhaite donc une excellente célébration de cette nuit exceptionnelle, qu'il serait fort dommage de laisser dans l'oubli !

Hans CANY

 


 

 

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Premier mai : célébration de la lutte des TRAVAILLEURS (et non "fête du travail")

 

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Malheureusement, peu de gens s'en souviennent : le premier Mai, en tant que jour férié et célébration revendicatrice dans le monde du travail, tire son origine de la commémoration du 1er Mai 1886, lorsqu'à Chicago (USA), la police ouvrit le feu sur les ouvriers grévistes. L'émeute qui s'ensuivit aboutit peu après à la condamnation à mort de huit  grévistes, dont quatre -tous anarchistes- furent effectivement pendus. Ces quatre socialistes libertaires avaient pour noms Spiess, Fischer, Parsons et Engel. Bien qu'abondamment récupérée par les marxistes et autres socio-démocrates, ce ne sont donc pas des martyrs issus de leurs rangs, qui sont à l'origine de cette date emblématique.

Beaucoup plus tard en France, en 1941, le maréchal Pétain fit de la date du 1er Mai une fête officielle doublée d'un jour férié, mais en opérant un subtil glissement sémantique conforme aux valeurs de l'idéologie qu'il entendait promouvoir : de Fête des travailleurs, le 1er Mai devint ainsi..."Fête du travail". La nuance est de taille, même si elle a échappé et échappe toujours au plus grand nombre...

Aujourd'hui encore, nombreux sont les gens qui, relayant une altération sémantique parfaitement révélatrice de l'idéologie dominante, entretenue par les politiciens comme par les médias, continuent de parler en toute bonne foi de "fête du travail". Alors que cette appellation ne reflète en réalité qu'un détournement de son sens originel, le but recherché étant, bien évidemment, de lui ôter tout caractère véritablement revendicatif, et donc potentiellement subversif. Avril 2012 aura même vu une nouvelle tentative de récupération réactionnaire par la voix du machiavélique et démagogique Sarkozy, qui n'aura pas hésité à parler de prétendue fête du "vrai travail", opération de propagande électorale placée sous l'égide de son parti, l'UMP. Un soi-disant "vrai travail" que le sinistre sire entend sans doute opposer à un hypothétique  "faux travail", dans le but évident de diviser les travailleurs en les opposant les uns aux autres... Aux travailleurs, aux travailleuses de contrer aujourd'hui ce type de grossiers subterfuges. A eux, à elles de ne pas être dupes des exploiteurs capitalistes ni de leurs manoeuvres fallacieuses, et de permettre au 1er Mai de retrouver ses lettres de noblesse.  A commencer par sa véritable nature, sa nature originelle : celle d'une fête des TRAVAILLEURS, et non d'une vague fête "du travail", socialement neutralisée.

Le premier mai est donc historiquement un jour emblématique, symbolisant la lutte pour l'émancipation sociale. Si jadis celle-ci a pu prendre la forme d'un juste combat pour que le strict minimum soit au moins accordé aux salariés, il convient de nos jours de la faire accéder à un niveau supérieur. Il ne s'agit plus, à présent, de réclamer des salaires "plus justes" ou des conditions de travail décentes, lesquels ne sont jamais que le strict minimum, la moindre des choses pour celles et ceux qui y sont assujettis. Le nouvel enjeu de notre époque est d'exiger avec force et détermination une réduction significative du temps de travail, et, à terme, l'abolition pure et simple de l'esclavage salarié.


Hans CANY

 

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06/04/2016

CONTRE TOUS LES RACISMES [par Alain de Benoist]

Entretien originellement paru dans la revue Eléments, et republié sur le site du G.R.E.C.E.
[Source : http://grece-fr.com/?p=3385]

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Éléments :
La question raciale semble à l’ordre du jour. Quelques publications seulement l’abordent directement. Pourquoi ?

Alain de Benoist :
Parce qu’il est beaucoup plus facile d’éviter un sujet que l’on trouve gênant plutôt que de le traiter de plein front. C’est une variante de la politique de l’autruche. D’autre part, le mot « race » fait peur, en raison de sa charge affective. Alors, on ne l’emploie plus. Même le mot « ethnie » commence à inquiéter : certains régionalistes, par exemple, parlent de « nationalités populaires ». Récemment, il est paru chez Privat un dictionnaire des Cinquante mots-clés de l’anthropologie. C’est en vain qu’on y chercherait le mot « race ». De leur côté, nombreux sont les savants qui préfèrent parler de « populations ». Mais la définition qu’ils donnent des « populations » (ensemble d’individus caractérisés par des variations différentielles de fréquence au niveau de la distribution et de l’expression des gènes) correspond exactement à celle que tout le monde admettait pour les races il y a encore quelques années. Nous sommes donc en présence d’un exemple de maladie de notre époque : la sémantophobie. En supprimant le mot, on croit supprimer la chose. Mais les mots ne sont pas les choses, et les réalités demeurent. Une telle attitude est très révélatrice. Quand on parle de quelque chose d’une façon ampoulée, c’est qu’on éprouve une certaine gêne : il n’y a guère que les antisémites qui parlent d’« Israélites » pour désigner les Juifs. Un psychologue interprète sans mal cette attitude d’« évitement ». Elle est à la base du tabou : y penser toujours, n’en parler jamais. À son retour de Pékin, M. Alain Peyrefitte a écrit : « Il est difficile de ne pas croire aux réalités ethniques quand on voit vivre les Chinois et qu’on étudie leur passé ». À une époque où les « populations » s’affrontent au Proche-Orient, au Congo, au Biafra, au Pakistan, au Brésil, aux États-Unis, où les ethnies opprimées se soulèvent, où les régions revendiquent leur autonomie, où les Églises s’« indigénisent », il me paraît difficile de soutenir que les races et les ethnies n’existent pas1. D’ailleurs, la loi, qui punit la discrimination envers les personnes en raison « de leur appartenance ou de leur non appartenance à une race déterminée », reconnait par le fait même que la race n’est pas une vue de l’esprit.

Éléments :
Dans ces conditions, comment situer le discours ?

Alain de Benoist :
À l’heure actuelle, deux catégories de personnes s’expriment sur la question. D’une part, les milieux dits « antiracistes », qui glosent à l’infini sur la « personne humaine », le respect de l’être et la charité universelle, mais qui ne fournissent aucun moyen concret de mettre un terme aux affrontements raciaux (sinon le recours à une « fraternité » qui, n’existant même pas à l’échelon de la communauté nationale, a fort peu de chances de se réaliser au niveau de la planète tout entière). D’autre part, les milieux xénophobes (« je ne suis pas raciste, mais… »), pour lesquels toute occasion est bonne de dénoncer l’autre comme bouc émissaire. Je pense néanmoins qu’il faut sortir de ce dilemme : bassesse ou mièvrerie. S’il y a un problème, il faut l’aborder en face, en constatant l’existence d’ensembles ethniques différents, qui ont tous en commun le droit d’être eux-mêmes.

Éléments :
Il n’y a donc pas de races supérieures ?

Alain de Benoist :
Non. Plus exactement, toutes les races sont supérieures. Toutes ont leur génie propre. Je m’explique. Une race humaine n’est pas seulement une unité zoologique. C’est aussi un devenir, c’est-à-dire un passé, une culture, une histoire, un destin. Il est évident qu’un individu qui naît au sein d’une culture, quelle qu’elle soit, est avantagé pour la comprendre et pour s’y intégrer, par rapport à quelqu’un qui ne la perçoit que de l’extérieur. Personnellement, j’ai toujours eu beaucoup de sympathie et d’admiration pour les civilisations de la Chine et du Japon. Les contacts que j’ai eus avec les Noirs aux États-Unis, les Arabes au Proche-Orient, ont été passionnants. Mais l’intérêt que je porte à ces cultures, si vif qu’il puisse être, ne me permettra jamais de les apprécier de l’intérieur. C’est pourtant cela qui me permettrait de vraiment les comprendre. Il faut donc nous résigner à admettre l’existence d’un seuil dans la compréhension « interculturelle ». En ce sens, globalement parlant, toute appartenance raciale est un avantage par rapport aux valeurs propres à la race à laquelle on appartient : ici, le sociologue et l’anthropologue se donnent la main. On peut donc dire que chaque race est supérieure aux autres dans la mise en œuvre des réalisations qui lui sont propres. Parler de la « race supérieure » dans l’absolu, comme si l’on classait des entités scolastiques, n’a strictement aucun sens. Et c’est précisément lorsqu’on fait d’une appartenance un absolu que le racisme commence…

Éléments :
Vous condamnez donc le racisme ?

Alain de Benoist :
Je condamne, sans aucune exception, tous les racismes. Y compris, bien sûr, ceux qui se cachent sous le masque d’un « antiracisme » de convenance.

Éléments :
Qu’entendez-vous par là ?

Alain de Benoist :
Dans son bel ouvrage sur Les nuisances idéologiques (Calmann-Lévy, 1971), M. Raymond Ruyer écrit : « Un racisme intelligent, qui a le sens de la diversité des ethnies, est moins nocif qu’un antiracisme intempérant, niveleur et assimilateur ». Il ajoute : « Les idéologies antiracistes et égalitaristes ont la responsabilité de génocides et d’assassinats ethniques comme les idéologies racistes elles-mêmes ». Cela peut surprendre, et pourtant… Nietzche disait déjà que, dans l’histoire, c’est en voulant ou en croyant bien faire qu’on a fait le plus de mal à l’humanité.

Éléments :
Cela paraît paradoxal…

Alain de Benoist :
Les faits sont là. Au nom de l’égalité des âmes devant Dieu, les missionnaires ont voulu imposer aux peuples « colonisés » des conceptions religieuses qui leur étaient étrangères. Ils ont voulu imposer leur morale, leurs mœurs, leur style de vie. Il en est résulté, chez les peuples en question, une véritable déculturation. C’est à juste titre que celle-ci nous a été reprochée. Il est vrai que les prêtres avaient commencé la besogne chez nous. Après tout, le christianisme est né au Proche-Orient et pour le rendre crédible aux Européens, il a fallu, là aussi, extirper de vieilles croyances et briser d’anciennes structures. Aujourd’hui, l’Église vire de bord. Elle veut se désoccidentaliser : cela a été réclamé à cor et à cri au dernier synode. Mais c’est pour passer d’un excès à l’autre. Après avoir mis les « sauvages » à l’école du papisme, les évêques voudraient maintenant que l’Europe se mette à la remorque des communautés d’Afrique et d’Amérique latine. Cela n’est pas sérieux.

L’ethnocide
Ce que les missionnaires ont fait sur le plan de la religion, les idéologies nées des « Lumières » du XVIIIe l’ont entrepris au nom d’un égalitarisme laïcisé. Ce sont nos bons instituteurs de la IIIe République qui ont assassiné les cultures ethniques et les langues régionales en Europe. Les démocraties ont détruit les particularismes que les monarchies avaient laissé malgré tout subsister, et qui faisaient des régions des ensembles personnalisés et vivants. La création de frontières artificielles, motivées par des considérations administratives abstraites ou des impératifs purement marchands, a abouti à l’étouffement progressif des vieilles provinces. Aujourd’hui, le communisme soviétique prétend, lui aussi imposer dans tous les pays son modèle de « passage au socialisme », son schéma de la lutte des classes (même là où les classes n’existent pas) et de la dictature du prolétariat. La Chine, heureusement, a mis cette prétention en échec. Animé, parfois, des meilleures intentions, un certain « intégrationnisme » peut également provoquer la disparition de certaines populations menacées. L’exemple des Indiens d’Amérique du Sud est connu. Prenons-en un autre : celui des Noirs américains. Ils ne représentent que 12 % de la population des États-Unis. Leur « intégration » signifie, en termes clairs, leur assimilation, c’est-à-dire leur disparition dans le melting-pot américain, en sorte qu’ils n’auraient échappé à l’esclavage et à la ségrégation que pour perdre, « en douceur », leur personnalité. Les partisans du Black Power s’en sont aperçus. C’est pourquoi ils refusent, de plus en plus nombreux, les mirages de l’intégration pour se ré-enraciner dans la culture noire, dans l’histoire africaine dans ce passé africain où ils se reconnaissent et qui leur appartient en propre. Dans ses effets, sinon dans ses intentions, un certain antiracisme rejoint donc le plus affreux des racismes, puisqu’il aboutit à l’ethnocide, c’est-à-dire à la disparition des ethnies en tant qu’ethnies. Gardons-nous de tomber, ici encore, dans le réductionnisme. Une ethnie n’est pas une simple somme d’individus. Elle a, en tant qu’ensemble, un certain nombre de propriétés. Elle définit une âme populaire (Volksseele), dont on constate les manifestations dans les relations qu’en son sein, les hommes entretiennent entre eux et avec l’univers. M. Robert Jaulin, auteur de multiples travaux sur l’ethnocide, a raison lorsqu’il déclare : « L’idée d’une civilisation donnant un visage commun à tous les hommes, n’a pas de sens ou plutôt elle n’a qu’une signification négative. Elle n’est que le mouvement de destruction, pas à pas, de toute civilisation, donc, à terme, de l’univers des hommes » (Le Quotidien de Paris).

Éléments :
Il pourrait donc y avoir, en quelque sorte, un « antiracisme intelligent » ?

Alain de Benoist :
Disons, un antiracisme non idéologique, qui ne devrait rien à l’universalisme ou à l’égalitarisme, qui consisterait à prendre en compte les différences relatives existant entre les individus et les groupes d’individus, et qui chercherait, non à supprimer ces différences, mais à les faire coexister dans un ensemble harmonieux et satisfaisant pour chacun.

Éléments :
Ce qui implique de lutter contre le racisme…

Alain de Benoist :
À mon sens, la critique du racisme peut et doit s’opérer à un double niveau. Tout d’abord au niveau des idéologies de type « biologiste ». Par réaction contre l’idéologie dominante, qui tend à gommer inconsidérément tout ce qui regarde l’hérédité, l’appartenance raciale, les facteurs innés de la personnalité, etc., on risque d’en arriver très vite à une conception dans laquelle, au contraire, l’individu serait totalement déterminé par son hérédité, où le milieu ne jouerait aucun rôle. L’homme serait alors « agi », exactement comme l’animal est « agi » par son appartenance à l’espèce, au point qu’il est non seulement programmé dans ses instincts, mais que ses instincts sont programmés dans leur objet (si bien que l’animal n’a plus de possibilité de choix). Cette doctrine est donc réductionniste : l’homme est réduit à sa dimension biologique. Paradoxalement, on rejoint là l’une des pires thèses du structuralisme philosophique, qui pose l’ego comme illusion pure et proclame la « mort de l’homme », c’est-à-dire du sujet. S’il en était ainsi, l’« histoire » des communautés humaines ne diffèrerait pas fondamentalement de celle des communautés animales. À la limite, elle deviendrait prévisible. Or, elle ne l’est pas, malgré tous les efforts de la « futurologie », précisément parce qu’elle comporte des impondérables qui tiennent, entre autres, aux choix que l’homme fait à tout moment. C’est ce que montre l’école dite de l’« anthropologie philosophique » (Gehlen, Plessner, Portmann, etc.). Certes, tout biologisme ne mène pas au racisme. Mais tout racisme implique un biologisme. Il s’agit donc de bien évaluer l’importance de la part constitutionnelle, innée, de la personnalité, étant donné que celle-ci comprend l’appartenance ethnique. La « dimension » biologique de la personnalité humaine est d’une importance considérable. Toutes les découvertes récentes concordent à le démontrer. C’est la raison pour laquelle, et, encore une fois, pour réagir contre l’idéologie dominante (donc pour rétablir l’équilibre), il m’apparaît nécessaire de le souligner avec force. Mais cette « dimension » n’est qu’une partie du tout, elle n’est pas le tout. L’homme est un animal, et la biologie définit tout ce qu’il y a d’animal en lui. Mais l’homme n’est pas qu’un animal. Il possède une « dimension » propre, spécifiquement humaine qui se superpose à sa « dimension » biologique, laquelle n’en constitue que l’infrastructure. Cette « dimension » se caractérise notamment par la conscience historique et par la culture, qui en est le produit. L’homme est le seul animal qui mette le temps en perspective, le seul non seulement à avoir une histoire, mais à être une histoire. Être de nature en tant qu’animal, il est, en tant qu’homme, un être de culture. La nature détermine le cadre dans lequel la culture peut s’exprimer, mais elle n’en détermine pas la forme. En outre, la constitution naturelle est univoque, tandis que les formes d’expression culturelle sont malléables à l’infini à l’intérieur d’un champ donné.

Race et culture
C’est la raison pour laquelle une même « nature » peut se mettre au service du meilleur comme du pire. C’est également la raison pour laquelle l’éducation, le « dressage » joue un rôle aussi important : elle crée des habitudes et des circuits, elle introduit dans le cerveau des schémas plus ou moins irréversibles. Si tout était déterminé par les gènes, l’éducation ne servirait à rien.

Éléments :
Mais quelle est la relation entre race et culture ?

Alain de Benoist :
C’est une relation de potentialité. Je suis tout à fait de l’avis de M. François Jacob, professeur au Collège de France, qui déclarait fin 1973 à un hebdomadaire parisien : « L’hérédité ne détermine pas la culture, contrairement à ce qu’ont prétendu les racistes. L’hérédité détermine la capacité à adopter une culture ».

Éléments :
Vous parliez d’un second niveau de la critique…

Alain de Benoist :
Oui, c’est un niveau beaucoup plus simple. Je veux parler de la xénophobie. Elle est très développée dans notre pays, où elle s’exerce d’ailleurs aussi bien à l’encontre d’un Noir ou d’un Arabe que d’un Anglais, d’un Allemand, d’un parisien quand on est provincial ou d’un provincial quand on est parisien. N’oublions pas que M. Chauvin était français. On retrouve là un sentiment réflexe très ancien, qui a pu être d’une certaine utilité dans les temps préhistoriques. Lorsque de très grands dangers menacent l’individu, la méfiance a priori, voire l’hostilité de principe peuvent se révéler salutaires et contribuer à la survie. Le même sentiment a inspiré la sagesse des nations : « Ce que le paysan ne connaît pas, il ne le mange pas », dit un proverbe frison. Cependant, dans la xénophobie « moderne », nous avons affaire à tout autre chose. Essentiellement, à un refus d’admettre l’autre comme différent de soi, à un refus de la différence prise comme un « défi » qu’il nous faut accepter comme stimulant. Ce refus peut s’exprimer dans une foule de domaines. La forme économique de la xénophobie s’appelle la lutte des classes. Pour désigner sa forme « raciale », je suggère le terme d’altéroraciophobie. À cet égard, le racisme antiarabe et le racisme antiallemand sont exactement de même nature : on aurait tort d’y voir des réminiscences du siège de Paris (1870) ou de la bataille de Poitiers (732). Curieusement, cette altéroraciophobie rejoint certain « antiracisme raciophobique » : dans les deux cas, il y a refus de la différence ou volonté de la voir disparaître. Personnellement, la xénophobie m’est odieuse. Il suffit de voir la façon dont un étranger se fait « recevoir » quand il demande son chemin dans la rue, ou lorsqu’il tente d’expliquer dans un magasin ce qu’il désire, pour réaliser à quel point la société française est une société fermée. Il faut lutter contre la xénophobie, génératrice de préjugés, de discriminations, de haines, et qui déshonore tous ceux qu’elle atteint.

Éléments :
La xénophobie ne traduit-elle pas cependant, maladroitement peut-être, un désir de rester soi-même ?

Alain de Benoist :
Cela peut arriver. Mais, en règle générale, le xénophobe n’est jamais « pour », il est toujours « contre ». Il s’en prend à ceux qui ne lui ressemblent pas pour la seule raison qu’ils ne lui ressemblent pas. Sur le plan politique, cela se traduit par l’ultimatisme. À la base de la xénophobie, il y a une notion de fermeture. Au contraire, à la base de ce qu’on pourrait appeler la raciophilie il y a une acceptation et même un goût de la différence, donc une notion d’ouverture.

Des préférences
Il est rare qu’un xénophobe ait la moindre idée des raisons positives pour lesquelles il pourrait être fier de ses origines. Or, cette fierté est chose légitime. Il est même normal qu’elle s’exprime sous la forme d’une préférence. Un fils préfère son père à tous les autres pères. Pourquoi ? Parce que c’est son père, et voilà tout. Cela ne s’explique pas. Mais ce fils ne déteste personne pour autant. Somme toute, c’était le principe qui prévalait à l’époque où l’on ne jugeait pas des hommes et des choses de façon désincarnée : Right or wrong, my country ! De même, je crois qu’il est bon et nécessaire pour chaque homme d’être fier de ses ancêtres, fier de son pays, fier des accomplissements de sa race. Je crois même qu’il est normal pour tout homme de préférer la culture à laquelle il appartient, pour la seule raison que c’est sa culture et qu’il en est l’héritier. Mais je crois aussi que nous pouvons tous nous consacrer à la défense et à l’illustration de la culture dont nous sommes les dépositaires sans pour cela en vouer aucune autre à la détestation.

Éléments :
Dans la pratique, est-ce qu’il ne sera pas très difficile de concilier l’exaltation de soi avec le respect des autres ?

Alain de Benoist :
Je citerai l’exemple du peuple juif. Mme Annie Kriegel disait de lui qu’il est un « peuple-prêtre » (Tribune juive, 18 octobre 1974). Est-ce vrai ? Il étonne en tout cas à bien des égards. Il est attentif à toutes les nouveautés, à toutes les révolutions, et, en même temps, il est conscient à l’extrême de son plus lointain passé. Nul peuple n’est, autant que lui, ouvert à l’universel. Nul, pourtant, n’est plus soucieux de préserver sa spécificité, sa culture, son identité. À lui seul, il administre la preuve que des sentiments apparemment contradictoires peuvent être réconciliés et dépassés. Il nous montre, par la même occasion, que cultiver un moi collectif est peut-être le meilleur moyen de contribuer à l’universel.

Éléments :
D’une telle attitude, est-ce qu’il résulte une nouvelle approche dans l’évaluation et le jugement des hommes ?

Alain de Benoist :
Il est tout aussi déraisonnable d’affirmer que l’appartenance ethnique ne compte pour rien dans la personnalité que de s’imaginer qu’elle explique tout. Dans la mesure où nous sommes appelés à porter des jugements, je pense qu’il est inévitable de constater l’appartenance des personnes aux ensembles dans lesquels ils s’intègrent et qui contribuent, de ce fait, à les situer. Mais je ne vois pas en quoi cela empêche d’apprécier leurs qualités ou leurs défauts personnels. On aurait d’ailleurs bien tort de croire qu’une approche inégalitaire du fait humain conduit automatiquement à des jugements dogmatiques. C’est précisément parce que nous savons, pour reprendre les termes employés par le professeur Jean Bernard au colloque « Biologie et devenir de l’homme », que « chaque homme est différent des autres hommes », qu’il est unique, irremplaçable, qu’il n’est l’« égal » de personne, que nous sommes tenus de l’apprécier dans toute la complexité de son individualité. Ce sont au contraire les courants de pensée égalitaires, universalistes, qui jugent les individus en fonction de leurs seules appartenances. Exemple : pour les idéologues marxistes, l’appartenance à une classe donnée induit un jugement de valeur a priori.

Éléments :
On pourrait, sur de telles bases, parvenir à une coexistence harmonieuse des cultures et des races ?

Alain de Benoist :
Ne tombons pas dans l’angélisme. Il y aura toujours des conflits. Ils font partie de la vie. Ils sont la vie. Mais les coexistences ont effectivement d’urgentes nécessités. Rien ne me paraît plus désastreux que de juger du problème racial dans l’abstrait. C’est ce que font presque toujours les racistes. La race leur apparaît comme une sorte d’entité idéale, et c’est en fonction de cette entité idéale, inactuelle, qu’ils déterminent leurs positions. C’est là tomber, au mieux, dans l’intellectualisme. Nulle théorie ne peut être séparée d’une praxis. À la base de toute praxis, il y a une réalité donnée à un moment donné. De même, la politique : art du possible. Or, il est à peu près certain, par exemple, que les destins de ces trois ensembles « blancs » que sont l’Europe, les États-Unis et le bloc soviétique, ne sont, à terme, en rien convergents. On peut le déplorer, mais c’est ainsi : un fait de géopolitique. À supposer que l’Europe veuille voir se briser la bipolarité née de Yalta qui l’empêche de trouver son unité, ce n’est pas vers les deux superpuissances qu’elle devra se tourner dans les années qui viennent mais bien vers la nation arabe et le peuple chinois, seules forces montantes susceptibles de restituer au jeu mondial des influences sa nécessaire pluralité. Les sympathies n’ont rien à faire en la matière. Il suffit de regarder une carte pour comprendre.

Éléments :
Passons à un autre aspect de la question. Que pensez-vous des données de la psychométrie, notamment des différences raciales de Q. I. (quotient intellectuel) ?

Alain de Benoist :
Dans la mesure où ces différences sont irréductibles aux explications par le milieu (et il semble bien qu’elles le soient), on ne peut évidemment pas les passer sous silence. Ce sont des données factuelles, à traiter comme telles. À condition, bien entendu, de s’entendre sur les termes. Aux États-Unis, Arthur R. Jensen distingue un niveau I de l’intelligence (intelligence concrète) et un niveau II (intelligence abstraite). Il constate qu’en moyenne, les Noirs performent moins bien que les Blancs au niveau II. En revanche, ils obtiennent des résultats supérieurs pour ce qui concerne la mémorisation, le comportement moteur, etc. Etant donné que chaque race a ses points forts et ses points faibles, de telles différences ne doivent pas surprendre. Somme toute, Jensen démontre, d’une façon scientifique, la justesse des propos de Léopold Senghor, qui caractérise la négritude par « une sensibilité profonde, s’accompagnant d’une réactivité immédiate », et qui oppose la « raison intuitive » du Noir africain à la « raison discursive » du Blanc européen.

Intelligence et caractère
D’autre part, fonder une supériorité absolue sur la seule intelligence, c’est faire de l’intelligence elle-même un absolu. Ce que je me refuse à faire, évidemment. Contrairement à ce que beaucoup de gens s’imaginent, l’intelligence ne recouvre pas la totalité des aptitudes mentales. Il faut aussi tenir compte du caractère. Il met l’intelligence en forme et, parfois, lui supplée. D’après les données dont nous disposons, il semble que les Japonais et les Chinois soient les peuples les plus intelligents du monde, c’est-à-dire ceux dont la moyenne de Q. I., statistiquement parlant, s’établit au plus haut niveau. Pourtant, dans l’histoire, la civilisation européenne a pris un plus grand essor que les civilisations de l’Extrême-Orient. C’est que l’intelligence n’a pas nécessairement joué le rôle principal. L’expansion européenne doit beaucoup plus probablement son ampleur à un certain goût de l’aventure, à un attrait pour la découverte, à une tendance à relever les défis du monde environnant, qui constitue l’un des traits spécifiques du caractère européen : caractère « prométhéen » ou « faustien », précisément.

Éléments :
Vous avez évoqué à plusieurs reprises cette « affaire Jensen » dans Nouvelle École. Quel écho avez-vous recueilli ?

Alain de Benoist :
Nous l’avons évoquée et nous l’évoquerons encore, car cela fait partie de notre travail d’informateurs. Pour l’équipe de Nouvelle École, dans le domaine de la recherche scientifique, il ne saurait y avoir d’interdits ou de tabous. Sans cela, c’est Galilée, c’est Lyssenko. Or, ce qui est remarquable dans cette « affaire Jensen », c’est qu’en France, il n’y a guère eu que Nouvelle École pour en publier les pièces. Aux États-Unis, en Angleterre, en Allemagne, le débat est du domaine public. En France, il n’en est rien. Ce silence est lui-même révélateur. Il dénote, du côté des idéologies dominantes, des tendances très nettes au terrorisme intellectuel. Les travaux de Jensen, Hermstein, Eysenck, Shockley, etc., sont des travaux d’une grande valeur scientifique. Cela n’a pas empêché de faire à leurs auteurs un extraordinaire procès d’intention. Pour trancher, il suffirait de lire les livres et les articles incriminés. Malheureusement, dans le temps qu’on critique, on se garde bien de permettre au grand public de juger sur pièces. C’est une situation malsaine. J’ai quelques raisons de penser qu’elle est appelée à évoluer.

Éléments :
Que faut-il penser du métissage ?

Alain de Benoist :
D’abord que c’est une question délicate, et qu’à son sujet, le débat est loin d’être clos. Pour les politiciens, la cause, en général, est entendue. Il n’en va pas de même dans le monde savant. Certains chercheurs ont exprimé un avis favorable, soit parce qu’ils subissent l’influence de l’intelligentsia (la science est neutre, mais les scientifiques ne le sont pas toujours !), soit parce qu’ils croient pouvoir tirer cette conclusion de leurs travaux. D’autres, au contraire, expriment un avis défavorable. Comme il s’agit d’un problème très sérieux, ces divergences d’opinion incitent pour le moins à la prudence. À l’approche du biologiste, s’ajoute celle du sociologue et de l’historien. Il y a, sur notre planète, un certain nombre de pays où l’élément métis forme la majorité. Ce ne sont pas ceux, il faut bien le dire, dont la stabilité ou le niveau de développement peuvent servir d’exemples. Là encore, sans trancher définitivement, la prudence s’impose. C’est aussi une question de choix. Vaut-il mieux une planète où coexistent des types humains et des cultures variés, ou bien une planète dotée d’une seule culture et, à terme, d’un seul type humain ? On pourrait distinguer ici entre raciophobes et raciophiles. Les premiers souhaitent la disparition des races, donc l’uniformisation des modes de vie. Les seconds pensent que c’est la pluralité de l’humanité qui fait sa richesse, et qu’un monde où l’on retrouverait, sur les deux hémisphères, les mêmes villes, les mêmes immeubles, les mêmes magasins, les mêmes produits, les mêmes modes de vie, serait un monde incontestablement appauvri. Je n’ai pas besoin de vous dire où va mon sentiment, mais je reconnais que la réponse ne s’impose pas a priori. À plus forte raison, je ne vois pas comment on pourrait l’imposer au secret des consciences. Et dans tous les cas, je me range à l’avis de M. Alain Peyrefitte, lorsqu’il dénonce le conformisme selon lequel, « admettre la pluralité des races humaines c’est approuver les fours crématoires ».

Éléments :
Et l’immigration ?

Alain de Benoist :
Tous les sociologues savent que lorsque deux populations différant nettement du point de vue ethno-culturel vivent l’une avec l’autre, dès que l’on dépasse un certain seuil, il en résulte des difficultés de toutes sortes : discrimination, ségrégation, déculturation, délinquance, etc. C’est dans ce genre de difficultés que se débattent les États-Unis. Il va sans dire qu’elles nuisent profondément à toutes les communautés en présence, à commencer par les communautés minoritaires, qui sont, dès lors, fondées à exprimer leur indignation. Dans le problème de l’immigration, je distinguerai deux aspects. Tout d’abord, une question de principe. On dit que l’immigration est indispensable à l’économie. C’est possible, encore qu’il ne soit pas certain qu’on prenne toujours en compte les coûts marginaux. Quoi qu’il en soit, une telle affirmation revient à dire que les impératifs économiques doivent être considérés comme prioritaires par rapport à tous les autres. Ce n’est pas forcément évident. Nous sommes donc, à nouveau, devant une question de choix. D’autre part, à l’heure actuelle, la formule « indispensable à l’économie » signifie en clair « indispensable au maintien de la marge bénéficiaire des grandes entreprises ». On peut donc s’étonner de la voir employée par des organisations qui se déclarent « anticapitalistes ». Le rapport Massenet met l’accent sur un point important. Le recours aux immigrés n’est-il pas un recours à une énergie de substitution à l’innovation économique ? À terme, c’est l’innovation qui conditionne la compétitivité. Il y a là un risque de protectionnisme. Sous l’Empire romain, l’esclavage a freiné l’innovation, parce que, sur le moment, il était toujours plus facile d’avoir recours aux esclaves. Le retour à une telle situation serait inacceptable. Ensuite, il y a une situation de fait. On compte en France environ quatre millions de travailleurs immigrés, soit 6 % de la population totale. Ils contribuent pour 56 % à notre croissance démographique. Trop souvent, ces travailleurs sont traités en parias. Méprisés, exploités, parfois redoutés, ils vivent dans des conditions qui nous paraissent choquantes. Cette situation est odieuse. La présence des immigrés implique des devoirs réciproques. Il y a ceux qui veulent mettre « les Arabes dehors » et ceux qui, comme les gauchistes, parlent dans l’abstrait d’« hommes comme les autres » et, dès lors, refusent tout contrôle. On ne doit tomber ni dans la xénophobie ni dans l’ontologie révolutionnaire. Les autorités, pour la première fois, semblent d’ailleurs l’avoir compris. Enfin, il y a le problème des éléments douteux, qui causent un tort considérable aux véritables travailleurs. Ce problème relève d’une application très sévère de la loi. D’après l’Institut national d’études démographiques (INED), la pression exercée aux frontières du fait de l’immigration clandestine est appelée à se développer (dans les pays de l’Europe de l’Ouest, car dans les pays socialistes, aucune migration internationale n’est admise). Cette perspective est préoccupante, car elle peut engendrer des situations irréversibles. Méditons donc, pour faire bref, cette indication de l’INED : « La disparition de l’immigration dite sauvage est une des premières exigences pour une amélioration des conditions de vie et de travail des étrangers en France » (Population, juillet-octobre 1974).

Éléments :
Mais comment lutter contre la discrimination ?

Alain de Benoist :
Je prends le Larousse et je lis : « Discrimination : faculté, action de discerner, de distinguer ». Je suppose que ce n’est pas à cette discrimination-là que vous faites allusion : au sens strict, tout dans l’existence est discrimination, seule la mort ne l’est pas. Vous voulez plus probablement parler, toutes choses égales par ailleurs, de la discrimination de traitement dans l’ordre des droits élémentaires garantis à tout citoyen. Elle est effectivement condamnable, et il faut lutter contre les préjugés qui l’accompagnent. La prise en compte des différences est évidemment la condition première de son élimination. Dans le cas contraire, on aboutit à l’inverse du résultat recherché. C’est ce qui s’est passé aux États-Unis. Au moment même où l’on proclamait une égalité absolue, dans l’abstrait, on aboutissait à une ségrégation de fait contre laquelle il était pratiquement impossible de faire quoi que ce soit. Et puis, trop souvent, on risque d’arriver à une discrimination à l’envers…

Éléments :
Que voulez-vous dire ?

Alain de Benoist :
Ceci. La logique avec soi-même est l’une des formes de la franchise. Je suis pour la non-discrimination, pour la décolonisation, pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Mais à une condition : c’est que la règle ne souffre pas d’exceptions. Si l’on est contre la colonisation, alors il faut être pour la décolonisation réciproque, c’est-à-dire contre toutes les formes de colonisation : stratégique, économique, culturelle, artistique, etc. On a le droit d’être pour le Black Power, mais à la condition d’être, en même temps, pour le White Power, le Yellow Power et le Red Power. Par dessus tout, je me méfie de l’unilatéralisme : c’est le signe n°1 de l’esprit partisan, au pire sens du terme. Or, nous assistons à certains paradoxes. Nous voyons des idéologues prendre position pour le respect de toutes les races. Sauf une : la nôtre (qui, par parenthèse, est aussi la leur). Je parlais tout à l’heure d’altéroraciophobie. Ici, c’est d’altéroraciomanie qu’il faudrait parler : autre déviation pathologique, à caractère plus ou moins masochiste. Les mêmes qui nous expliquent, non sans raison, qu’en brisant les habitudes mentales, les structures sociales et traditionnelles des pays du tiers-monde, la colonisation les a stérilisés, se font en Europe les adeptes de la pire néophilie, sacrifient tous les jours au mythe du « progrès » et invitent nos contemporains à rompre avec les « vieilleries » du passé. D’un côté, on nous dit que les Indiens et les Esquimaux ne peuvent pas résister à l’agression que représente le contact avec la civilisation occidentale. De l’autre on affirme que le mélange des peuples et des cultures est, pour les Européens, chose excellente et facteur de progrès. Il faudrait donc savoir s’il y a deux poids et deux mesures, et si, pour citer Orwell, tous les peuples sont égaux sauf ceux qui sont plus égaux que les autres ! Pour ma part, je ne vois pas pourquoi ce qui est excellent pour les Bororos ou les Guayaquis ne se révélerait pas au moins aussi bon pour nous. Ou bien alors, il faudrait admettre que certaines races sont plus douées que d’autres du point de vue des capacités d’adaptation. Mais ce serait alors de la discrimination.
« Si l’on dénonce, à bon droit, les ethnocides des primitifs par les Européens, écrit Raymond Ruyer, il ne faut pas interdire aux Européens de préserver leurs propres ethnies ». De leur côté, les dirigeants des communautés juives ne cessent de répéter que deux périls les ont toujours guettés dans l’histoire : les pogroms et l’assimilation. Leur mise en garde vaut la peine d’être écoutée. Elle se nourrit d’une sagesse qui vient de loin. Réaffirmons donc le droit des peuples à être eux-mêmes, le droit qu’ont tous les peuples à tenter d’atteindre leur plénitude, contre tout universalisme et contre tous les racismes.

Alain de Benoist, Éléments n°8-9, 1974

1. Relisant sur épreuves le texte de cet entretien, je crois nécessaire de donner ici une définition de l’ethnie. La notion d’ethnie participe à la fois de l’idée de race et de l’idée de culture ; elle implique une relative homéostasie historique et culturelle. L’ethnie se caractérise par l’identité des règles éthologiques qui génèrent, à travers des procédés transformationnels identiques, des conduites structuralement (qualitativement et statistiquement) identiques. C’est l’homogénéité de ce régime des règles transformationnelles qui institue la culture ethnique. Cf. à ce sujet : Bernard Guillemain, « Les fondements de l’éthologie collective. Abstraits fondamentaux pour l’ethnopsychologie » in Ethnopsychologie, Vol. XXIX, n° 2-3 (juin-septembre 1974) Le Havre.

 

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02/03/2016

Mars, mois de tous les dangers ?

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 Identifié à l'Arès grec,  Mars, qui fut pour la Rome antique le terrible dieu de la guerre offensive et de la destruction, a légué son nom au mois qui lui était traditionnellement consacré. Dans l' ancien calendrier romain, ce mois, ainsi placé sous le patronage du cruel et impitoyable fils de Jupiter, ouvrait la nouvelle année.
De par les vertus guerrières qu'il incarnait, Mars, qui en outre personnifiait la force brutale et l'intrépidité, faisait évidemment l'objet d'une popularité et d'une dévotion toutes particulières au sein des légions, et le mois qui porte son nom était souvent choisi pour lancer des offensives militaires. Celles-ci étaient alors censées avoir les meilleures chances d'être rapidement couronnées de succès, quel qu'en soit le prix, et ce au delà de toute considération d'ordre éthique ou moral.


Mais cet archaïque usage romain est-il réellement tombé en désuétude à notre époque ? On est en droit de se poser la question, lorsque l'on constate qu'aujourd'hui encore, le mois de mars est celui qui marque très souvent le déclenchement de conflits majeurs.  Ceci semble tout particulièrement se vérifier si l'on se penche sur les agissements récents, sur la scène internationale, de tout ou partie de l'hydre atlantiste ;  ou des Etats-Unis d'Amérique seuls, lorsque ceux-ci se livrent de façon unilatérale à des agressions militaires.


Les deux dernières décennies, à elles seules, nous en offrent en effet quelques exemples interpellants.

Le 23 mars 1999, les forces de l'OTAN attaquent ce qui subsiste de la fédération de Yougoslavie et bombardent la Serbie, dans le cadre de la guerre dite du Kosovo.

Le 20 mars 2003, les USA attaquent l'Irak sous des prétextes mensongers, avec les conséquences que l'on sait.

Le 19 mars 2011, les forces de l'OTAN, au premier rang desquelles la France, le Royaume-Uni et les USA, également sous des prétextes fallacieux, attaquent et bombardent la Libye du colonel Kadhafi. Là aussi avec toutes les conséquences que l'on sait...

Le 12 mars 2012, une intense campagne de propagande attribue au forces loyalistes syriennes du président Bachar Al-Assad un prétendu massacre de femmes et d'enfants dans la ville de Homs, prétexte que saisiront aussitôt les USA et leurs sbires de l'OTAN pour menacer d'intervenir en Syrie. On est alors à deux doigts du déclenchement d'une nouvelle guerre d'agression ouverte aux répercussions internationales, mais cette tentative d'intervention tournera court. 

En mars 2013, les USA et leurs vassaux occidentaux menacent une nouvelle fois la Syrie d'agression imminente, cette fois sur la base d'allégations attribuant aux forces loyalistes syriennes l'usage répété d'armes chimiques. Seules l'intervention habile de la diplomatie russe et l'intelligence stratégique de Vladimir Poutine parviendront finalement à désamorcer la crise, et à écarter une catastrophe aux conséquences imprévisibles.

Le 18 mars 2014, suite au référendum du 16 mars approuvant à une écrasante majorité le rattachement de  la Crimée à la Russie, les puissances occidentales s'opposent vivement à cette dernière. L'escalade qui s'ensuit envenime gravement la crise ukrainienne en cours, et pendant quelque temps, le monde, au bord du gouffre, retient son souffle.  Une fois de plus, le pire ne sera évité que de justesse.

Le 26 mars 2015, l'Arabie Saoudite, à la tête d'une coalition formée par diverses monarchies du Golfe auxquelles s'associe l'Egypte, lance une attaque de grande envergure sur le Yemen, contre les rebelles chiites alliés à l'Iran.

Début mars 2016, sur fond de tensions permanentes entre les superpuissances russe et états-unienne, et sous le climat anxiogène d'une nouvelle guerre froide qui s'annonce, l'avenir paraît plus que jamais incertain. La propagande politico-médiatique ambiante ne cesse de nous abreuver de propos alarmistes quant au risque de conflit généralisé à l'échelon mondial. Quelle sera donc la suite des évènements ? Seul l'avenir nous le dira.

Comme on le voit, le mois de mars semble donc bien, aujourd'hui encore, être étroitement  associé aux velléités interventionnistes et aux initiatives belliqueuses. Leurs acteurs agissent-ils pour autant de façon consciente ? Ce calendrier des agressions militaires est-il donc établi de façon délibérée, et suit-il une logique d'essence magico-métaphysique qui échappe au commun des mortels ?

Face à l'énumération de ces quelques exemples, qui tendent à souligner un mystérieux rapport entre le mois de mars et les actes ou risques de guerre, les sceptiques se contenteront d'un dédaigneux haussement d'épaules. Ils ne manqueront pas d'arguer du fait que tout ceci n'est du qu'à de simples coïncidences, qu'à une singulière concordance de dates qui n'a en soit rien d'intentionnel. Ils s'empresseront d' écarter le problème d'un revers de main méprisant, sans daigner accorder le moindre crédit à ce qui ne relève à leurs yeux que d'une énième "théorie du complot",  d'inspiration hautement  fantaisiste.

D'autres au contraire, s'agissant des dates de déclenchement des conflits au cours des dernières années, se sentiront interpellés par cette récurrence du mois de mars à laquelle ils n'avaient peut-être jamais prêté attention. Ils sentiront confusément qu'il y a ici un "détail" pour le moins troublant, lequel se répète décidément  à une trop forte
 fréquence pour n'être que le simple fruit du hasard.

Certaines sociétés secrètes qui, dit-on, exercent dans l'ombre une influence déterminante sur la politique suivie par les pays du camp occidental, ont-elles intégré la vieille croyance romaine dans leur propre doctrine ? Les dirigeants qui y sont affiliés, américains en tête, croient-ils sincèrement que leurs campagnes militaires ont davantage de chances d'atteindre leurs buts dans les meilleurs délais si elles sont lancées au mois de mars ?  Ce fait intrigant, qui aura jusqu'ici échappé à l'attention du plus grand nombre, mérite d'être enfin mis en lumière.
Et la question, même si elle demeure pour l'heure en suspens, mérite pour le moins d'être posée.


L'objet du présent texte n'est nullement de développer une quelconque théorie à grand coups d'affirmations péremptoires. Loin de moi cette prétention. Plus modestement, il se veut juste l'indicateur d'une piste de réflexion.  A chacun de mener ses propres recherches, et d'en tirer les conclusions qui lui sembleront les plus pertinentes.

Pour l'heure, seul le retour à un salutaire équilibre des forces dans un monde qui tend à redevenir multipolaire semble être en mesure d'enrayer la machine infernale enclenchée par l'impérialisme.
Cet équilibre nous évitera le pire, en annihilant la menace permanente que fait planer depuis 1991 sur le monde la dynamique "martienne". Tout ce qui tend à favoriser son émergence se doit à présent d'être soutenu.

Hans CANY

 

  

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20/02/2016

Réflexions d'un homme d'extrême droite

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Par Robert Dun

 

 J'en ai découvert une bien bonne : je suis d'extrême droite !

J'ai fait cette constatation en lisant le livre de René Monzat aux Éditions du Monde : Enquêtes sur les droites extrêmes, dans lequel je suis cité six fois. L'ami Marcel Renoulet m'a remonté le moral en m'apprenant que, selon le même auteur et un second ouvrage où il me cite également, l'Homme libre aussi est une publication d'extrême droite...

 

  Alors que tout le clan capitaliste, malgré ses dizaines de millions d'analphabètes et de chômeurs, ses États tous plus endettés les uns que les autres, triomphe impudemment devant l'effondrement du monde soviétique, je fais mienne et répète en toute occasion la formule du chancelier Erhard ( successeur immédiat d'Adenauer ) : « Le communisme est une bonne question, mais une mauvaise réponse ». La mauvaise réponse ayant fait naufrage, ce dont je me réjouis, la bonne question est pourtant plus impérative que jamais. Autrement dit : les prévisions de Hegel en 1835 ; de Karl Marx en 1848, de Jaurès à la fin du dix-neuvième siècle sur les inévitables impasses finales de l'économie concurrentielle sont en pleine réalisation concrète. Si constater cela c'est être d'extrême droite, alors je suis bien d'extrême droite.

 

  Je fus l'un des premiers, surtout après le feu de paille du Printemps 1968, à lancer la prise de conscience écologiste, et ceci avant même de connaître le mot écologie. Donc je suis d'extrême droite.

 

  Je suis depuis toujours l'ami des animaux et je fulmine contre toutes les monstruosités contemporaines à leur égard. Mais la première mesure législative d'Hitler ayant été d'interdire la vivisection, le même personnage ayant coutume de fulminer contre les chasseurs de son entourage, quand on est pour les animaux, on est d'extrême droite. Pauvre Brigitte Bardot ! Quelles affres de conscience ne l'attendent-elles pas si jamais elle découvrait que, sans s'en douter, elle était hitlérienne ? Vous haussez les épaules ? Eh bien sachez qu'un mien ami a perdu il y a environ quinze ans son poste de maître de conférences à la Faculté de Munich pour avoir eu l'audace de fonder une ligue contre la vivisection et les expériences sur animaux de laboratoire. Pire : il mettait à nu le juteux commerce de ventes d'animaux à des fins "scientifiques". Il se retrouva donc accusé de "néo-nazisme". Vous rappelez-vous cette récente histoire d'enlèvements de chiens destinés aux bistouris et aux seringues injectrices de bacilles dans le Sud-Ouest de la France ?

 

  Extrême droite vous dis-je, extrême droite !

 

  Je défends les révoltés des banlieues contre les imbéciles qui continuent à construire des Sarcelles vingt ans après que la sarcellisation, autrement dit la pathologie du désespoir sur fonds de béton et de macadam soit devenue un concept en psychologie. Mais la psychologie va là à l'encontre du progrès. Elle est donc d'extrême droite, tant pis si la majorité des psychologues "anti-Sarcelles" se réfèrent par ailleurs à Mao ou à Trotsky.

 

  Je dénonce les fanatiques religieux qui foutent le feu aux cinémas qui passent la Dernière tentation du Christ, la lâcheté des maires qui capitulent devant ces fanatiques, les "fous d'allah" qui réclament la mise à mort de Salman Rushdie. Mais on ne doit pas contester la base biblique de la pensée. Si on pousse l'audace jusqu'à réclamer la liberté de pensée en dehors des trois religions des "hommes du Livre" ( c'est le terme utilisé par Mohammed au début du Coran ), on est d'extrême droite. Or cette audace je l'ai eue dès 1984, alors que Pierre Mauroy avait violé la laïcité de l'État en affirmant publiquement « la supériorité du monothéisme ». J'ai à cette date dénoncé le fait sur une radio provinciale. Dans mon livre l'Âme européenne, réponses à B.H. Lévy, je démontre que ce monothéisme s'est chargé de toutes les intolérances et persécutions. Donc je suis bien d'extrême droite comme Jaurès, Clémenceau, le petit père Combes et tous les affreux laïcards de la troisième République.

 

  Aujourd'hui le socialisme ne crie plus « Vive l'école laïque ! », il crie « Les tchadors à l'école ! »

 

  Alors à tous ces tartuffes à masque antifasciste, mais porteurs de plus d'intolérance, au moins au plan religieux, que les pires fascismes, j'ai une réponse sans réplique à faire : le mot de Cambronne.

 

Robert DUN

(Article paru dans la revue L'HOMME LIBRE, fils de la terre, Mars 1993)

 

 

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19/02/2016

Robert Dun : Les fondements psychologiques du terrorisme

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  Le concert de condamnations moralisatrices qui monte des milieux des monstres froids de la politique et des médias vendus aux concocteurs du mensonge universel ne peut avoir le moindre effet sur l'amplification des tragédies terroristes.

  Combien est significatif le fait qu'aucun journaliste de papelard ou de télé ne se livre à une analyse ouverte du phénomène ! Cette analyse est pourtant simple, et les mouvements terroristes du monde entier présentent des points communs faciles à mettre en évidence.

  Il y a d'abord le fait que les terroristes sont des gens en situation de désespoir. Toutes les guerres de décolonisation ont débuté par une phase terroriste. Il est facile de dénoncer les « sales guerres » quand on s'assoit régulièrement devant une assiette pleine. Mais en face il y a les exclus qui savent bien qu'on les prendra pour des chiens qui aboient tant qu'ils ne feront pas parler la poudre. Peuvent-ils espérer une prise en considération de leurs problèmes par les puissances politiques ? Une solidarité de l'opinion publique contre les abus les plus criants ? Non ! Alors ils considèrent le monde entier comme complice de leurs oppresseurs, de leurs spoliateurs et ils tirent dans le tas.

  Je ne dis pas qu'ils ont raison ; je dis que c'est fatal et que cette fatalité est créée par la surdité politique et générale aux problèmes les plus brûlants de la planète. La preuve en est que les terroristes preneurs d'otages réclament presque toujours la diffusion de communiqués, ce qui leur est systématiquement refusé. On pourrait pourtant condamner tout aussi vigoureusement le terrorisme et publier les communiqués des terroristes. Mais voilà : partout où explose un désespoir, les professeurs de morale ont une saloperie à cacher.

  Nous sommes tous menacés par le terrorisme. C'est justement ce qui nous donne le droit d'en parler librement. Nous ne devons jamais perdre de vue que toutes nos idées sur les problèmes partiels ou planétaires sont le fruit d'un mensonge total universellement orchestré. Il ne s'agit pas d'une déformation de quelques vérités, mais d'une inversion de toutes les vérités fondamentales à la situation mondiale actuelle. L'édifice du mensonge universel va s'enflant sans cesse. Mais par là même il se fragilise de plus en plus. Et il suffirait parfois d'un communiqué de terroristes pour que l'opinion mondiale stupéfaite découvre tout l'engrenage de perles empoisonnées dans le chapelet de l'information.

  Je sais fort bien qu'à côté du terrorisme spontané il y a le terrorisme récupéré et manipulé par les services secrets et les religions fanatiques au pouvoir dans certains États. Mais récupération et manipulation ne sont possibles que parce que la potentialité terroriste existe. Et les nations musulmanes extrémistes ne peuvent que capituler sans conditions devant l'araignée capitaliste et américaine ou se battre comme elles le font : clandestinement.

  Parmi les causes du désespoir, il y a aussi la perte de l'identité. Rien d'étonnant à ce que les régionalismes figurent parmi les terrorismes les plus virulents. Les régionalismes sont un refuge contre un gigantisme politique et économique dans lequel un homme est spolié de sa part de décision politique. Un électeur peut agir sur le maire d'un village, mais dans une commune d'un million d'habitants, plus personne ne croit à son bulletin de vote. Plus le groupe humain augmente, plus magouilles et manipulation d'opinion deviennent faciles. En outre le régionalisme représente un refuge contre la négation de la personnalité ethnique et la culture médiatisée, autrement dit contre le chaos multiracialiste et la déculturation. L'URSS n'a pas de problèmes régionalistes parce que les personnalités provinciales y ont toujours été respectées, même là ou des conflits politiques ont donné lieu à de véritables boucheries comme en Ukraine ou dans les pays baltes. Une des raisons profondes de la relative paix intérieure que connaissent les peuples d'URSS tient au fait qu'ils ne se sentent pas contestés et attaqués dans leur identité ethnique et culturelle. Ce qui ne signifie nullement que le paradis terrestre est de ce côté…

  Le terrorisme est aussi largement une conséquence du chaos multiracial. La perte d'identité liée aux fondements biologiques de la personne crée des réflexes de refuge dans la secte qui offre une identité de remplacement et un milieu humain plus précis. Car les grands ensembles humains ( humanité, nation ) sont sans chaleur, trop vastes pour être perçus. La chaleur n'apparaît qu'avec la région, la spécificité d'un paysage, d'un accent, d'un type humain.

  Les fous dangereux de la fraternité universelle, manipulés par des criminels ultra-lucides et qui savent parfaitement là où ils nous entraînent, préparent à l'Europe multiraciale un avenir de guerres de sectes et de terrorisme sans fin. Comme au Moyen-Orient, il faudra peut-être tenir pendant des siècles avant de retrouver une identité qui soit nôtre à travers les ruines du chaos multiracialiste.

  Alors, jeune Européen, sois dur et tais-toi !



Robert Dun

(in LE PARTISAN EUROPÉEN, "La Lettre des Catacombes", novembre 1986)

 

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28/01/2016

VIDEO : Qu'est-ce que l'identité ? [Alain de Benoist]

Alain de Benoist donne ici une définition claire et pertinente de ce qu'il convient d'entendre par le terme d'identité.

Alain de Benoist -- Réponses : CHAPITRE 3 from Malicuvata on Vimeo.

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18/01/2016

Gouvernés par des criminels devenus fous : Paradoxe ou réalité ? [par Robert Dun]

 Le problème posé implique des questions préalables : Qui gouverne le monde ? Toutes les formes politiques sont-elles concernées par cette terrible accusation ? D'où vient cette invraisemblable situation ? Est-elle une fatalité ou l'aboutissement d'une chaîne d'erreurs évitables ?

Commençons par la première question : Qui gouverne le monde ?

 J'ai exposé dans mes livres comment l'humanité avait glissé de la culture au chaos actuel. La culture est un stade dans lequel les valeurs du contrat social sont claires pour tous et aucune forme de pouvoir ne peut les violer sans susciter une révolte immédiate et incoercible. Le but de la révolution culturelle en Chine était de retrouver ce stade de conscience populaire. Il y eut des déviances et des abus, mais qui restent peu de chose en comparaison avec l'écrasante montagne d'hypocrisies et d'abus de pouvoir de nos démocraties sans démos.

 Bien qu'imparfaite, l'histoire permet de distinguer deux facteurs de corruption de la culture en tant que forme de société. Le premier est l'impérialisme. La conquête et la domination d'un peuple étranger mettent le vainqueur en présence d'échelles de valeurs qui ne sont pas les siennes et qu'il comprend mal. On trouverait des centaines d'exemples. Citons-en seulement deux qui nous concernent actuellement.

 Le vol nous agace et nous répugne plus que le rapt. Mais dans de nombreuses tribus africaines le vol de bétail est un exploit honorable, faute de quoi un Noir ne pourra pas se marier parce que considéré comme incapable.

 La dissimulation aussi nous agace comme une lâcheté. Mais le Coran enseigne : « La faute cachée est moins grave que la faute publique parce qu'elle n'a pas valeur de mauvais exemple » ; ce point de vue a incontestablement sa logique.

 De telles confrontations culturelles résultent le scepticisme, le nihilisme, l'amoralité, les désordres sociaux et les hypocrisies, ces dernières étant bientôt considérées comme une marque d'intelligence. La sémantique dans nos langues modernes révèle cette évolution. Nous utilisons le mot malin comme terme admiratif, synonyme « d'intelligent ». Or il veut dire étymologiquement « maléfique, malfaisant ». Inversement le mot benêt, dont la forme ancienne est « benoist », signifie « bienfaisant » et non « stupide » comme actuellement. En allemand l'adjectíf schlau a pris le sens « d'intelligent », « habile » ; mais il dérive de Schlange lequel signifie « serpent ». Ces exemples illustrent l'inversion des valeurs qui s'est produite à travers notre histoire, le fait que les valeurs réellement honorées dans notre société sont le contraire de ses valeurs théoriques.

 On se prétend fidèle d'une religion qui place au-dessus de tout la naïveté enfantine, mais on déteste, traque et tue la naïveté chez ses propres enfants, sans se douter le moins du monde des ravages irréparables qui en résultent dans un être trop jeune pour notre « réalisme ». Des centaines de milliers de jeunes font a vingt ans et plus des crises de puérilité parce qu'on ne leur a pas permis d'être puérils à l'âge où ils avaient besoin de l'être. Je fus stupéfait en 1968 de découvrir que le Petit prince de Saint-Exupéry était l'un des livres de référence des révolutionnaires ( combien naïfs pour la plupart ! ).

 L'actuelle gravité de la coupure entre les générations n'est pas due qu'à cela, mais elle l'est pourtant pour une bonne part. Les propos du Zarathoustra de Nietzsche dans l'île des tombeaux, propos sur ceux qui ont détruit et souillé tous ses rêves, tous ses amours d'être pur devraient donner à réfléchir. Churchill a dit : « Tous les grands hommes ont eu une enfance malheureuse ». L'ambition aurait-elle souvent la rancune, la vengeance et les complexes d'infériorité pour base au lieu de la volonté de réaliser des buts nobles ?

 Outre l'impérialisme et ses séquelles de confusion, le second facteur de corruption de la culture est la théocratie. Nous autres libertaires nous comprenons intimement Jean-Jacques Rousseau proclamant que « le principe de la souveraineté réside dans le peuple ». Notre anarchie n'est pas désordre et nihilisme ; c'est le refus de toute loi qui ne correspond pas à notre loi intérieure. Nous comprenons aussi le prophète chrétien agacé par le formalisme de ses congénères et proclamant que « le Fils de l'Homme est maître même du Sabbat », ce qui signifiait « même du plus rigoureux commandement de la loi, donc de la totalité de la loi ».

 De tels propos ne sont pas le fait d'êtres déboussolés, mais au contraire d'êtres portant en eux leur infaillible boussole d'êtres lucides et forts. Or la théocratie prétend imposer une loi d'origine divine, indiscutable, révélée à des médiateurs comme Moïse, Jésus ou Mohammed. Cette loi est aux mains de hiérarques religieux supérieurs aux hiérarques politiques.

 L'histoire de l'Europe montre la convergence du facteur impérialiste et du facteur théocratique dans le nihilisme actuel et la fuite en avant dans un matérialisme qu'il serait plus adéquat de nommer « mépris de la matière ».

 L'Empire romain porteur d'une « paix romaine » et d'une loi qui se croyait universelle fut attaqué de l'intérieur par trois religions de vaincus : le mithraïsme était l'instrument du noyautage perse, le culte d'Isis celui du noyautage égyptien et le christianisme celui du noyautage juif. Ce fut ce dernier, le plus patient, le plus équivoque, le plus perfide qui finalement triompha. Ainsi nous eûmes comme loi un Décalogue du désert qui ne dit pas un mot des devoirs envers la nature, ni même envers les enfants. La grande figure de référence fut un Christ mythisé, bourré de contradictions, dont on nous transmettait la parole « mon royaume n'est pas de ce monde », alors que le basileus ( l'empereur de Byzance ) était « le successeur du Christ sur Terre » et que le pape monstrueux Innocent lV déclarait que « les papes sont souverains spirituels et temporels de la Terre entière ». La convergence de l'impérialisme et de la théocratie trouva son incarnation la plus horrible dans le conquistador qui imposa au monde entier les maladies sociales et morales de l'Europe.

 Les stupidités du dogme ont rejeté dans le matérialisme les esprits les plus libres. Mais cette relative libération ne les a pas délivrés d'une morale antinaturelle. Tant les hypocrisies rendues nécessaires par la démonisation de la vie que celles pratiquées par les gros malins à tous les niveaux et les hiérarques des Églises au premier chef ont continué à se développer et à gangrener toute l'espèce humaine soumise au monde chrétien.

 Mais les pires choses ont en commun avec les meilleures d'avoir une fin. Acculés par les prises de conscience populaires, par les révélations sur leurs invraisemblables crimes, les maîtres du monde se raidissent dans une fuite en avant dont ils savent aussi bien que nous l'impuissance face aux problèmes majeurs de surpopulation, de pollution, d'effondrements culturels, de nihilisme mondial. Ils se savent complètement impuissants à imaginer un contrat social, une morale, un système socio-politique mobilisateur. Et comme ils savent aussi que toute vision claire sur ces nécessités remet en cause leur système de domination, ils font peser la plus efficace dictature contre les êtres capables et « coupables » de pensée indépendante.

 Ils réduisent à l'impuissance tous ceux qui pourraient contribuer à débrouiller l'écheveau de l'ère judéo-romaine, de l'ère impérialiste et théocratique. Jadis on disait « gouverner c'est prévoir » ; mais nous vivons le bout du rouleau et tout est devenu imprévisible. Alors « on gouverne à vue », ce n'est pas moi qui l'ai dit…

 Alors… qui gouverne le monde ? Les malins, les faussaires. Toutes les formes politiques sont-elles concernées par l'accusation de criminalité et de folie ? À part le peu qui reste de sociétés tribales, je ne vois qui pourrait prétendre à être excepté. D'où vient cette invraisemblable situation ? De la collusion judéo-romaine de l'impérialisme et de la théocratie. Etait-elle fatale ou évitable ? Honnêtement, cette question me dépasse. Mais je puis garantir que nous sommes à l'extrême bout du rouleau et qu'il serait grand temps de penser à des mini-sociétés de survie et de remplacement.

Robert DUN

In L'HOMME LIBRE, fils de la Terre, Septembre 1993

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15/01/2016

Liste de francs-maçons du parti dit "socialiste"

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Les ministres et conseillers francs-maçons du P"S" :

– François Hollande (président de la république), franc-maçon du Grand Orient de France (GODF) et Young Leader.
– Jean-Marc Ayrault (premier ministre) : en 2008, maire de Nantes, il fait voter une subvention de 400 000€ destinée à la rénovation et à l’agrandissement du local servant aux réunions de 7 loges maçonniques
– Manuel Valls (ministre de l’intérieur), franc-maçon membre de la secte maçonnique du Grand Orient de France (GODF)
– Christiane Taubira (ministre de la justice), franc-maçonne membre de la secte maçonnique du Grand Orient de France (GODF)
– Pierre Moscovici (ministre de l’économie et des finances), ancien membre de la LCR (Ligue Communiste Revolutionnaire) et Young Leader
– Najat Vallaud-Belkacem (ministre des droits des femmes), Young Leader
– Arnaud Montebourg (ministre du redressement productif), franc-maçon membre du Grand Orient de France (GODF) et Young Leader
– Michel Sapin (ministre du travail), franc-maçon membre du Grand Orient de France (GODF)
– Vincent Peillon (ministre de l’éducation nationale), franc-maçon du Grand Orient de France (GODF), ancien membre du Comité communiste pour l’autogestion
– Jérôme Cahuzac (ancien ministre du budget), franc-maçon du Grand Orient de France (GODF)
– Jean-Yves Le Drian (ministre de la défense), franc-maçon du Grand Orient de France (GODF)
– Stéphane Le Foll (ministre de l’agriculture), franc-maçon du Grand Orient de France (GODF)
– Marylise Lebranchu (ministre de la réforme de l’État, de la décentralisation et de la fonction publique) franc-maçonne, ancienne membre du PCMLF (Parti communiste marxiste-léniniste de France)
– Anne-Marie Escoffier (ministre déléguée chargée de décentralisation), franc-maçonne membre du Parti Radical de Gauche et de la Grand Loge Féminine de France (GLFF)
– Fleur Pellerin (ministre déléguée chargée des petites et moyennes entreprises, de l’innovation et de l’économie numérique), Young Leader
– Benoît Hamon (ministre délégué à l’économie sociale et solidaire et à la consommation), franc-maçon
– George Pau-Langevin, (ministre déléguée à la réussite éducative), franc-maçonne
– Michèle Delaunay (ministre déléguée aux personnes âgées et à l’autonomie), franc-maçonne
– Frédéric Cuvillier (ministre délégué aux transports), franc-maçon du Grand Orient de France (GODF)
– Marc Mancel (conseiller de la ministre George Pau-Langevin), franc-maçon membre du Grand Orient de France (GODF)
– Christophe Chantepy (directeur de cabinet de Jean-Marc Ayrault), franc-maçon du Grand Orient de France (GODF)
– Alain Simon (contrôleur général au ministère de l’économie), franc-maçon du Grand Orient de France (GODF)
– Alain Vidalies (Ministre en charge des relations avec le Parlement), franc-maçon du Grand Orient de France (GODF)
– Aquilino Morelle (conseiller de François Hollande), franc-maçon du Grand Orient de France (GODF) et Young Leader
– Cédric Lewandowski (directeur de cabinet de Jérôme Cahuzac), franc-maçon du Grand Orient de France (GODF)
– Victorin Lurel (Ministre délégué en charge de l’Outre-Mer), franc-maçon membre de la secte maçonnique du Grand Orient de France (GODF)
– Renault Vedel (directeur adjoint de cabinet de Manuel Valls), franc-maçon membre de la secte maçonnique du Grand Orient de France (GODF)
– Alain Bauer (conseiller officieux de Manuel Valls), franc-maçon haut gradé, ancien Grand Maître du Grand Orient de France (GODF)
– Yves Colmou (conseiller de Manuel Valls), franc-maçon du Grand Orient de France (GODF)

Les francs-maçons du Sénat :

– François Rebsamen (président du groupe PS au Sénat), franc-maçon du Grand Orient de France (GODF)
– Jean-Pierre Sueur (sénateur PS du Loiret et président de la commissions des lois), franc-maçon du Grand Orient de France (GODF)
– Claude Domeizel (sénateur PS des Alpes-de-Haute-Provence), franc-maçon du Grand Orient de France
– Gérard Collomb (sénateur maire de Lyon), franc-maçon du Grand Orient de France (GODF)
– Michèle André (sénatrice PS du Puy-de-Dôme), franc-maçonne, vice-présidente de Fraternelle Parlementaire et membre de la secte maçonnique du Droit Humain
– Robert Navarro (sénateur PS de l’Hérault), franc-maçon du Grand Orient de France (GODF)

Les francs-maçons à l’Assemblée nationale et dans les collectivités locales :

– Henri Emmanuelli (député PS des Landes), franc-maçon du Grand Orient de France (GODF)
– Christian Bataille (député PS du Nord), franc-maçon du Grand Orient de France (GODF)
– Pascale Crozon (députée PS du Rhône), franc-maçonne, vice-présidente de la Fraternelle Parlementaire
– Pascal Terrasse (député PS de l’Ardèche), franc-maçon du Grand Orient de France (GODF)
– Oliver Dussopt (député PS de l’Ardèche), franc-maçon du Grand Orient de France (GODF)
– Brigitte Bourguignon (députée PS du Pas-de-Calais), franc-maçonne
– Odile Saugues (députée PS du Puy-de-Dôme), franc-maçonne
– Patrick Menucci (député PS des Bouches-du-Rhône), franc-maçon de la Grande Loge de France (GLDF)
– Paul Giacobbi (député du PRG de la Haute-Corse), franc-maçon de la Grande Loge de France (GLDF)
– Jean Le Garrec (ancien ministre PS), franc-maçon, président du Cercle Ramadier, membre du Grand Orient de France (GODF)
– Philippe Guglielmi (premier secrétaire fédéral du PS de Seine-Saint-Denis), franc-maçon, ancien Grand Maître de la secte maçonnique du Grand Orient de France (GODF)
– Jean-Jacques Queyranne (président de la région Rhône-Alpes), franc-maçon du Grand Orient de France (GODF)
– Philippe Foussier (rédacteur en chef de la revue de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains), franc-maçon du Grand Orient de France
– Jean Glavany (député PS des Hautes-Pyrénées), franc-maçon du Grand Orient de France (GODF)
– Jean-Marie Cambacérès (député PS du Gard), franc-maçon du Grand Orient de France (GODF)
– Jean-Michel Baylet (sénateur PRG du Tarn-et-Garonne), franc-maçon du Grand Orient de France (GODF)
– Jack Lang, franc-maçon
– Daniel Vaillant (député-maire à Paris), franc-maçon
– Harlem Désir (Premier Secrétaire du Parti Socialiste), franc-maçon du Grand Orient de France (GODF)

Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive.

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06/01/2016

Migrations de masse au crépuscule de l'empire

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Lorsqu'on constate qu'en ce mois de janvier 2016, diverses publications ont simultanément choisi de consacrer leurs dossiers centraux et leurs couvertures à la tragédie historique couramment désignée sous le nom de Grandes Invasions barbares, prélude à la chute imminente d'un Empire romain d'Occident en pleine déliquescence, on ne peut s'empêcher d'effectuer un inquiétant rapprochement entre ces évènements datés du IIIème  au Vème siècle de l'ère chrétienne, et ceux que nous avons aujourd'hui sous les yeux. Certes, l'an 2016 marque le 1540ème anniversaire de l'aboutissement de la longue agonie de l'empire, qui rendra l'âme le 4 septembre 476 avec la destitution par le Skire Odoacre de son ultime et pathétique dernier empereur, Romulus Augustule, un pré-adolescent âgé de quatorze ans. Ironique destin d'un empire qui aura vu le jour sous l'égide d'un mythique Romulus, en l'an 753 avant l'ère chrétienne, pour finir 1229 ans plus tard sous l'éphémère règne d'un autre Romulus, qualifié celui-ci non sans désinvolture d'Augustule, un "petit Auguste".

Néanmoins, au-delà de cet anniversaire qui du reste ne concerne pas spécialement le mois de janvier, on est en droit de se demander par quel curieux "hasard" toutes ces publications, du "Figaro Histoire" à "Historia", en passant par "Les Cahiers de Science & Vie" et plusieurs autres, ont axé leurs nouvelles livraisons respectives sur ce thème. La revue "L'Histoire", quant à elle, avait abordé ce sujet dès octobre 2015, en consacrant la couverture et le dossier central de son N° 416 à la chute de Rome. L'évidente analogie entre ces événements et ceux qui illustrent l'actualité immédiate est frappante, et il apparaît difficile de croire que ces parutions simultanées ne résultent pas d'un choix rédactionnel concerté, directement lié à leur contexte. On notera toutefois qu'au même moment  dans les kiosques, le hors-série "Histoire" de la revue catholique "La Vie" propose pour sa part au lecteur un dossier intitulé "Migrations : une aventure humaine"...

Aucun empire n'est éternel, et tous finissent tôt ou tard par s'effondrer. Il en fut ainsi de l'Empire Romain d'Occident, comme plus tard du Premier et du Second Empire français, de l'empire tsariste russe, de l'empire austro-hongrois, de l'empire ottoman, du Second et du Troisième Reich allemand, des divers empires coloniaux européens, de l'empire soviétique et de sa cohorte d'Etats satellites etc. Ainsi finissent tous les empires, sans exception. Tous se voulaient bâtis pour traverser les siècles voire les millénaires, mais tous se sont écroulés comme châteaux de cartes, parfois de façon soudaine, au bout de quelques siècles ou décennies, voire de quelques années.  Ceci s'observe et se vérifie systématiquement, dès lors qu'une quelconque structure impériale se retrouve à son point maximum de puissance expansionniste. Après l'ascension vient toujours la chute. L'empire se veut intrinsèquement supranational, et ce sont ses velléités tantôt suprémacistes et hégémoniques, tantôt universalistes et intégrationnistes, qui le minent littéralement de l'intérieur et  précipitent inéluctablement sa perte.

Aujourd'hui, l'empire occidental, dominé par le poids lourd états-unien, bat de l'aile. Il se trouve à la fois pris au piège des conséquences de ses propres actes, et contrarié dans ses projets par la spectaculaire résurgence de la Russie en tant que superpuissance sur la scène internationale, mettant un terme salutaire à vingt-cinq ans de diktat unipolaire. L'Union Européenne (UE), vassale des Etats-Unis dans le cadre de l'empire occidental, se voit elle aussi menacée d'effondrement global. Tout comme l'empire romain, elle croule aujourd'hui sous le poids de ses contradictions, comme sous celui des inévitables conséquences de ses propres agissements, tant extérieurs qu'intérieurs. Et tout comme l'Empire romain, l'empire occidental, à commencer par l'UE, est en train de succomber sous les assauts conjugués d'une triple crise économique, migratoire et civilisationnelle, crise d'une ampleur sans précédent qui ne pourra in fine qu'avoir raison de lui et des pseudo-valeurs qu'il incarne. Ses principes moraux, ses dogmes économiques, son colonialisme culturel et ses prétentions universalistes, associés à un immigrationnisme et à un ethno-masochisme forcenés, ne pourront, au terme du processus mortifère en cours, que le mener là où on fini tous ses prédécesseurs.

A la suite de Paul Valery et pour reprendre sa célèbre formule, nous savons que toutes les civilisations sont mortelles. Celle qu'incarne aujourd'hui le modèle occidental n'échappe nullement à la règle. Nous le savons pareillement, l'empire romain s'est effondré pour des causes non seulement économiques, sociales et politiques, mais aussi -et peut-être avant tout- pour des raisons d'ordre ethnique. Ceci a brillamment été exposé de façon détaillée par, entre autres, l’autodidacte André Lama, dans les deux volumes de son étude magistrale intitulée "Des Dieux et des Empereurs" [1], et publiée pour la première fois en 1998. Cette chose que l'on peut qualifier d'empire occidental, comprenant l'UE via la nébuleuse atlantiste, est elle aussi en train de dépérir pour des raisons analogues.

 Force est de constater en effet que les similitudes entre les deux situations historiques sont pour le moins troublantes. A commencer par le contexte social. L'empire occidental comme l'empire romain ont rapidement étendu leurs territoires respectifs, avec pour principale préoccupation d'en faire de vastes blocs commerciaux, capables de rivaliser avec les grandes puissances économiques de leurs époques. L'un comme l'autre s'efforce sans relâche de déresponsabiliser ses citoyens, et surtout de les tenir à l'écart de la chose publique, chasse gardée d'une petite caste d'oligarques dont beaucoup n'ont jamais été élus. Pour ce faire, les notables, les politiciens, les sénateurs et jusqu'à l'empereur lui-même ont fort généreusement pratiqué le clientélisme à outrance, achetant littéralement la plèbe avec du pain et des jeux, les fameux Panem et Circenses, afin qu'elle se tienne tranquille et applaudisse ses tribuns sans véritablement comprendre les arcanes de leurs jeux politiques. Les pouvoirs en place, dans les divers pays de l'empire occidental -et donc de l'UE-, ne procèdent pas autrement, en gavant leurs populations de programmes TV débilitants et de propagande médiatique orwellienne, de culte du consumérisme, de footballâtrie et autres anesthésiants tous plus abrutissants les uns que les autres. Dans les deux cas, le but recherché est fondamentalement le même : réduire le citoyen ordinaire, le peuple, au silence, ou tout au moins à l'impuissance politique. Lorsque les pouvoirs en place ne peuvent plus se maintenir qu'en usant de tels subterfuges, nous pouvons avoir la certitude que nous assistons à la fin de quelque chose, à la fin d'un monde. Non pas à la fin du monde, mais à celle d'un certain monde. 

 En proie à une crise spirituelle majeure, doublée d'une pénétration culturelle étrangère de plus en plus conséquente, l'empire romain constituera un terreau idéal pour la transplantation de cultes exotiques [2], qui prospèreront en consommant la rupture avec la tradition religieuse de l'empire, et donc avec une part importante des fondements de son identité. L'activité de ces diverses sectes agira comme un puissant dissolvant de la romanité originelle, et l'une d'elle contribuera de manière décisive à l'acculturation de Rome  [3].  L'empire occidental moderne, quant à lui, est si obnubilé par l'esprit marchand et le matérialisme qu'il s'est produit en son sein une véritable désertion spirituelle, ses églises et ses temples se vidant à mesure que les mosquées se remplissent. Les pays de l'Union Européenne, notamment, connaissent bien ce phénomène. Il est le symptôme du nihilisme ambiant, de l'absence d'idéal et de foi instiguée par le consumérisme et la "réussite" matérielle érigés en valeurs sacrées toutes-puissantes par la ploutocratie libérale triomphante.

Mais les analogies ne se limitent toutefois pas à cela, tant s'en faut. Il suffit, pour s'en convaincre, d'énumérer plusieurs autres rapprochements qui parlent d'eux-mêmes.

A l'instar de l'Empire romain décadent, le moderne empire occidental, au premier rang duquel les USA et leurs vassaux de l'Union Européenne, est une structure parvenue à l'apogée de sa puissance et de son expansion, et qui amorce aujourd'hui une inéluctable spirale de déclin.

Comme l'Empire romain, les pays phares de l'Union Européenne ont, au cours des 40 dernières années, axé leur politique sur le mirage de l'insertion, de l'intégration, voire de l'assimilation, avec les résultats catastrophiques que nous connaissons à présent [4].

Comme l'Empire romain, les pays phares de l'Union Européenne bradent littéralement leur nationalité administrative, en la réduisant à une simple citoyenneté de convention qu'elle accorde à une proportion croissante d'éléments allogènes [5].
  
Comme l'Empire romain, les pays phares de l'Union Européenne ont permis, par calcul autant que par irresponsabilité,  l'accueil d'une multitude de réfugiés de guerre et autres "migrants". A peine les nouveaux venus passés plus ou moins en force, l'engrenage infernal s'est aussitôt activé, la première vague de "migrants" appelant mécaniquement la suivante, et ainsi de suite [6].

Comme l'Empire romain, l'Union Européenne doit faire face à un flux  migratoire de provenances diverses, d'ampleur inédite, avec pour corollaire tous les "effets collatéraux" qui en découlent : tensions ethniques et religieuses, émeutes communautaires, explosion de l'insécurité et des violences (agressions, viols, meurtres, destructions de biens privés et publics, terrorisme etc), multiplication des zones de non-droit où l'Etat, démissionnaire, renonce à exercer son autorité [7] etc.

Comme l'Empire romain, l'Union Européenne accueille en son sein un véritable cheval de Troie qui le perdra. Rome avait cru judicieux de fédérer les peuples "barbares" en les incorporant en masse à son armée, d'abord sous la forme de troupes auxiliaires, puis directement en les intégrant à ses légions. Ces contingents étrangers se retourneront contre elle, et ce seront eux qui, au Vème siècle, donneront le coup de grâce à l'empire qui les avait abrités. L'Union Européenne, elle, est submergée par une invasion galopante qui la perdra aussi, en raison de l'arrivée et de la présence sur son sol de dizaines de millions d'allogènes, dont certains, animés d'intentions conquérantes ou terroristes, passent d'ores et déjà à l'action. Au rythme où vont les choses, combien de temps faudra-t-il encore avant que des villages d'Europe voire des régions tout entières tombent aux mains des nouveaux barbares des années 2000 ?

L'Union Européenne, on est en droit de le redouter, n'a pour l'heure encore connu que les prémices de ce qui l'attend. Submergé de toutes parts, le monde romain, à l'aube du Vème siècle, est déjà exsangue. La suite du processus sera cataclysmique, et sonnera finalement le glas de l'Empire romain d'Occident. En 410, Rome est prise par le Wisigoth Alaric. La Ville éternelle, cœur de l'empire, est mise à sac et livrée au pillage par ses troupes quatre jours durant. Pillages, destructions, meurtres et viols s'abattent sur les Romains, qui  en resteront durablement traumatisés. Détail savoureux :  les Goths, convertis au christianisme -à l'hérésie arienne- ont eu la délicatesse d'épargner les églises, alors qu'ils mettaient la cité à feu et à sang. Miracle d'un monde qui ne se voulait plus divisé entre "civilisés" et "barbares", mais entre chrétiens et "païens".  Dès 455, le même scénario se reproduit, sous l'égide cette fois de Genséric, roi des Vandales et des Alains. Ceux-ci, surgissant par la Méditerranée de l'Afrique du Nord où le royaume vandale s'étaient implanté, apportent avec eux des hordes hétéroclites en provenance du continent africain, qui ravagent de plus belle la ville quinze jours durant. Genséric rapportera en Afrique un butin considérable, laissant derrière lui une Rome dévastée qui n'était désormais plus que l'ombre d'elle-même.

Le répit fut pourtant de courte durée, puisque la mégalopole romaine fut reprise et mise à sac à peine vingt-et-un an plus tard par les troupes d'Odoacre, un Skire [8] à la tête d'une coalition de contingents barbares de l'armée romaine qui se soulevaient contre le pouvoir impérial. Ceux-ci lui portèrent cette fois un coup fatal. Le coup de grâce fut définitivement porté à la vieille Rome chancelante lorsque Odoacre déposa le dérisoire dernier empereur, Romulus Augustule, et renvoya symboliquement les insignes impériaux à Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient depuis la séparation entre celui-ci et Rome en 395. L'Empire romain d'Occident avait vécu. Les aqueducs tombèrent à sec. Les voies romaines, jadis régulièrement entretenues, ne  le furent plus. Et ce qui subsistait des monuments, profanés ou désaffectés, tomba en ruines au fil du temps. Le souvenir de ce que fut autrefois la romanité n'exista dès lors plus qu'à travers ce que les envahisseurs avaient consenti à s'attribuer. Sur les ruines encore fumantes d'un empire déchu et démantelé, se bâtit un nouveau monde fragmenté en une kyrielle de royaumes barbares rivaux aux frontières mouvantes. Plusieurs siècles d'obscurité, de violences et de désordre consécutifs à cette chute d'une civilisation tout entière allaient laisser pour longtemps l'Europe en état de choc. Celle-ci mettra, à vrai dire, de nombreux siècles à se remettre d'une crise qui aura eu raison du plus puissant des empires du continent.

 Depuis 2015, l'Union Européenne, déjà minée depuis des années par l'incursion continue d'un nombre indéterminé d'immigrés clandestins, en sus de l'immigration légale, se trouve confrontée à une crise migratoire d'une ampleur sans précédent. En conséquence de sa politique  interventionniste irresponsable menée depuis 2011 en Libye puis en Syrie, un phénomène migratoire de masse submerge littéralement ses frontières méditerranéennes et sud-orientales. Ce sont des dizaines, des centaines de milliers et même des millions de "migrants" allogènes qui affluent vers l'UE, non seulement en provenance de Syrie et d'Irak, pépinières de réfugiés et de dangereux terroristes, mais aussi de Libye, du Maghreb, du Pakistan, d'Afghanistan, et de divers pays d'Afrique subsaharienne. Il est mal aisé de faire la part entre ce qui relève des conséquences de la politique criminelle des Etats de l'UE, et  en particulier de ceux qui sont membres de l'OTAN, et ce qui relève d'un plan d'invasion migratoire concerté, correspondant à la fois aux visées des islamistes conquérants, et aux besoins plus ou moins avoués du mondialisme libéral. L'ineffable Jacques Attali, chantre d'une gouvernance mondiale, n'a-t-il pas osé affirmer que la France avait besoin de 300 000 immigrés supplémentaires ? Les technocrates criminels de Bruxelles n'ont-ils pas entériné l'ethnocide généralisé des peuples européens autochtones, en décrétant que l'UE se devait d'accueillir plus de 15 millions de "migrants" d'ici à 2025 ? L'impact ethnique et social de cette vague migratoire inouïe, en plus de représenter un danger énorme d'infiltration d'éléments hostiles, voire terroristes, sera bien évidemment considérable sur l'ensemble du continent. Quarante années de politique immigrationniste irresponsable auront fortement érodé le vieil édifice. Quelques années d' invasion migratoire à l'échelon continental auront raison de lui, et lui porteront le coup fatal qui le feront s'effondrer. Son évolution démographique, sa composition ethnique, s'en trouvent d'ores et déjà profondément bouleversés.  Il faut s'y résigner, ou plutôt avoir le courage de faire face à une nouvelle réalité : l'Europe, du fait de la politique suicidaire menée par les dirigeants de l'UE, ne sera plus jamais l'Europe européenne qu'elle fut jadis.

L'empire occidental moderne, et notamment l'Union Européenne, connaîtra-t-il le funeste sort du défunt Empire romain ? Seul l'avenir nous le dira, même si les signes les plus alarmants se trouvent à présent réunis pour nous permettre raisonnablement d'envisager le pire. Bien sûr, depuis le Vème siècle, les temps ont changé. Mais là où, à l'exception notable des Huns, les "barbares" Wisigoths, Ostrogoths, Francs, Burgondes, Vandales, Suèves et autres Bretons appartenaient tous, malgré tout, au même creuset civilisationnel indo-européen que les Romains, les populations extra-européennes qui s'installent massivement sur notre sol à la faveur du grand chambardement actuel relèvent quant à elles de socles ethno-culturels et religieux fondamentalement  différents de ceux qui prévalent dans les "pays d'accueil". Ce hiatus est à la source de complications supplémentaires, qui en font donc en fait un facteur aggravant.

Ainsi que l'avait déjà perçu Robert Dun voici déjà près de trente ans, nous n'avons rien à attendre ni à espérer de la part des criminels devenus fous qui prétendent nous gouverner. Tel un virus né à l'aube des années 2000 dans la poussière des tours jumelles de New York, le poison d'un islam rétrograde et plus conquérant que jamais, dopé par les succès de ces nouveaux barbares que sont les fondamentalistes avec leur cortège d'indicibles atrocités, étend à présent son ombre menaçante sur le monde entier. Notre vieille terre d'Europe n'est elle-même plus épargnée par cette gangrène, et ce d'autant moins que ce sont précisément ceux qui ont œuvré à sa naissance et à son développement qui y tiennent les rênes du pouvoir. Il ne sert donc évidemment à rien de s'en remettre à la bonne volonté, toujours feinte, de ces traitres patentés. Ceux-ci poursuivent en réalité des buts diamétralement opposés aux intérêts des peuples du Vieux Continent. 

Quelle peut donc être l'attitude à adopter en ces temps de crise aiguë, nous qui, en tant qu'autochtones européens, perpétuons de par notre sang l'esprit et l'héritage de nos ancêtres non seulement gréco-latins, mais aussi Germains, Celtes, Slaves et autres ? Ainsi que l'a récemment pointé Troy Southgate dans le cadre d'un article [9], trois possibilités se présentent à première vue. La première est de céder aux sirènes du fatalisme ambiant, en se résignant à l'invasion migratoire par défaitisme ou au nom de la mondialisation, et donc en acceptant l'idée d'une mort lente de nos ethnies, dans un grand magma de métissage généralisé. La seconde consiste à s'opposer physiquement à l'invasion, en se préparant concrètement à des années de retranchement et de guerre civile interethnique. La troisième consiste à faire confiance aux partis politiques qui prétendent s'opposer à l'immigration et aux gouvernances suicidaires qui prévalent dans nos pays. A l'instar de Troy Southgate, je considère pour ma part qu'aucune de ces trois voies n'est de nature à nous mener vers une solution pacifique, ni acceptable. Car dans le premier cas, c'est du suicide pur et simple. Dans le second cas, le risque est gros de perdre la vie dans un conflit inepte, dans lequel les hommes libres n'ont pas leur place. Et dans le troisième cas, l'illusion aveugle hélas encore un grand nombre de fils et filles d'Europe, qui ne réalisent pas que toute tentative en ce sens est de toute façon vouée d'avance à l'échec par un système totalement verrouillé.

L'effondrement des valeurs occidentales est en cours, et avec lui celui des institutions politiques et financières qui en sont l'émanation concrète. Dans cette phase de déclin accéléré, notre continent connaît de profonds bouleversements. Que nous le voulions ou non, nous devons accepter de voir la réalité en face, et cette réalité est que l'Europe, en tant que zone territoriale, n'est déjà plus peuplée uniquement d'Européens. Nous finissons par nous sentir étrangers dans des zones de plus en plus nombreuses de nos propres pays, de nos propres villes, et la tendance générale, qui est à la crispation de plus en plus vive des communautarismes, promet d'aller crescendo. Nous devons reprendre à notre compte, pour notre plus vital intérêt, ce communautarisme ambiant. Lui seul nous permettra de faire front à l'adversité, en remettant à l'honneur ciment identitaire commun, tout en assurant la pérennité de nos peuples en tant qu'entités organiques. Nous pouvons le faire en devenant, pour reprendre l'expression de Robert Dun, des missionnaires, c'est-à-dire en nous faisant les dépositaires d'un héritage culturel, biologique, spirituel et moral dont il nous incombe de transmettre et de perpétuer la flamme, quoi qu'il advienne. Car l'Europe n'a de sens et n'existe que là où se trouvent des Européens, pleinement conscients d'eux-mêmes et de leurs racines, de leurs identités.

La civilisation occidentale mourante, fondée sur les valeurs matérielles du cosmopolitisme, du consumérisme et du profit, ne vaut pas la peine que nous nous battions pour elle, ni que nous en sauvegardions les bases. Le conflit de civilisations en cours ne doit pas nous entraîner dans sa déferlante d'hystérie collective, pas plus que l'empire occidental ne doit nous entraîner dans sa chute, et il est dans notre intérêt d'éviter le combat autant que possible.  Comme l'a préconisé Robert Dun sous forme d'un cri d'alerte [10] nous mettant en garde contre le chaos qui s'annonce, il importe en effet de ne nous battre qu'en cas d'absolue nécessité, uniquement pour nous défendre si nous sommes personnellement agressés.

A l'heure où, tels Néron, les psychopathes et les criminels qui gouvernent l'Occident se contentent de regarder Rome brûler tout en jouant de la lyre, l'essentiel est bien sûr avant toute chose de survivre, mais aussi de demeurer nous-mêmes et de faire honneur à l'esprit de résistance opiniâtre qui fut celui de nos lointains aïeux. Car ce n'est qu'en sachant d'où l'on vient que l'on peut véritablement choisir où l'on va. 

L'heure tourne. Commençons sans tarder à nous regrouper par petites collectivités soudées, formées en fonction des liens affinitaires entre celles et ceux qui les composeront, et fédérées, par alliances, à d'autres collectivités analogues, formant ainsi une puissante chaîne de solidarités inter-communautaire. L'entraide fera la force, jetant les bases d'une nouvelle conception de  l'européanité, et l'Europe existera véritablement partout où se trouveront des Européens.  De la sorte,  nous serons en mesure de faire front et de survivre à la longue nuit qui s'annonce, sans jamais cesser d'espérer et d'attendre le retour inévitable du soleil triomphant, qui se produira tôt ou tard.

Qui peut dire ce qu'il adviendra au terme de la crise internationale actuelle ? Qui sait si l'Occident connaîtra un répit in extremis, ou si sa chute est véritablement imminente ? La seule certitude est qu'il finira par sombrer, et que nous sommes aujourd'hui, bon gré mal gré, témoins de sa lente agonie. Nous ne savons pas, à vrai dire, si nous connaîtrons ou non l'aboutissement de ce processus de dépérissement. Et quand bien même, si nous y survivons, qui sait si nous vivrons suffisamment longtemps pour connaître le retour de la lumière ? Qu'importe, l'essentiel étant de garder une foi inébranlable, et d'œuvrer sans relâche, à tous niveaux pour anticiper et favoriser ce retour.  Le sort de l'empire occidental ne sera probablement guère différent, à court ou moyen terme, de celui de l'Empire romain d'Occident. D'autant plus que nous ne devons pas écarter la menace d'une nouvelle crise financière imminente, laquelle pourrait bien précipiter sa chute. Qui vivra verra, comme dit l'adage.  Mais tant que nous ne confondrons pas l'Europe multimillénaire avec l'Union qui se prétend européenne, tant que nous ne lierons pas le destin de la première au sort de la seconde, nous resterons les héritiers et les gardiens d'une force plurimillénaire qui, demain comme hier, finira inévitablement par triompher des ténèbres et de l'adversité. 

Haut les cœurs. Nous vivons la fin d'un âge sombre, mais le jour nait du plus profond de la nuit. Apollon, Bélénos et Balder reviendront, et cette fois, ce sera pour toujours.

 

Hans CANY
5 janvier 2016 E.V.



NOTES :

[1] : "Des Dieux et des Empereurs - Mélanges romains" par André Lama, Tomes I et II, 1998 et 2003, édité par la Société des écrivains. Réédité en 2010 par les éditions Dualpha, en un seul volume intitulé "Causes ethniques de la chute de l'empire romain".

[2] : Peuple superstitieux et soucieux de ne pas s'attirer les foudres éventuelles des divinités honorées par d'autres populations, les Romains se sont toujours montrés tolérants et pragmatiques en matière de croyances, allant jusqu'à pratiquer le syncrétisme en intégrant des divinités étrangères à leur propre panthéon. Dans un contexte de plus en plus généralisé de confusion ethnique, de perte des repères et de grand déracinement spirituel, les cultes allogènes d'importation exotique, tels que ceux de Mithra, d'Isis et autre Cybèle trouvèrent un terreau fertile dans lequel prospérer, et participèrent eux aussi à la dissolution de la romanité telle qu'elle avait été conçue jusqu'alors.

 [3] : Le moins que je puisse faire ici est de mentionner le travail de sape effectué  par la subversion chrétienne avec la volonté délibérée de mettre à bas l'empire, en le minant de l'intérieur. Le christianisme, implanté à Rome à partir du IIème siècle, est une secte d'importation proche-orientale, issue d'une hérésie du judaïsme. Elle ne cache pas sa franche hostilité à l'empire païen et à ses institutions. Persécutée pendant un temps, non pas du fait de ses conceptions religieuses, mais en tant que groupe séditieux représentant un danger pour l'ordre public, la secte chrétienne contribuera néanmoins à diffuser chez les classes les plus modestes de la population un messianisme "révélé" aux forts accents universalistes. Elle exercera progressivement une influence intellectuelle et politique telle qu'elle finira par gagner les cercles de pouvoir, et même par  s'imposer à partir de 380, date de l'adoption officielle du christianisme en tant que religion d'Etat. Dès lors, le monde ne se concevait plus comme une opposition entre "civilisés" et "barbares", mais entre chrétiens et "païens", ouvrant la porte à un universalisme qui allait in fine mener Rome à sa perte. Après avoir lui-même pratiqué le colonialisme culturel à outrance, l'empire se voyait à son tour colonisé moralement et spirituellement par une secte professant une doctrine monothéiste étrangère à sa tradition religieuse. Le bouleversement fut si profond qu'aujourd'hui encore, la quasi-totalité des nations d'Europe reste marquée par cette acculturation initiale.

[4] : L'expansion de l'Empire romain s'est fondée sur l'intégration de plus en plus poussée des étrangers.  Ceux-ci, d'origines diverses, sont souvent pétris de romanité, les uns par choix, les autres par nécessité ou calcul. Ils accéderont rapidement à tous les postes administratifs, y compris dans l'armée, de plus en plus coûteuse et composite. De plus en plus d'éléments allogènes intègreront les légions romaines, et en occuperont les plus hauts grades. A la fin du IIème siècle, déjà, pas moins de la moitié des sénateurs et des chevaliers est issue de notables "barbares" romanisés. De la fin du IIIème siècle jusqu'à la chute de Rome, en 476, les recrues d'origine étrangère finiront par représenter la moitié des effectifs de l'armée romaine. Une armée qui pèse de plus en plus lourd sur les finances de l'empire, qui doivent supporter le paiement de soldes conséquentes afin d'assurer la loyauté d'unités entières, toujours promptes à se mutiner, voire à faire sécession. 

[5] : En l'an 212 de l'ère chrétienne, l'empereur Caracalla, par un édit, accorde systématiquement la citoyenneté romaine à tout habitant libre de l'Empire romain. Une décision lourde de conséquences qui, sous couvert d'intégration et même d'assimilation, fonctionnera comme une véritable pompe aspirante, contribuera fortement à la désagrégation de l'identité romaine originelle, et finira par annihiler l'autorité et la puissance de Rome en intégrant de plus en plus d'éléments étrangers, jusqu'aux plus hautes sphères du pouvoir politique et militaire. Dans la quasi-totalité des pays de l'Union Européenne, c'est le "droit du sol" qui prévaut. Un dogme juridique qui octroie automatiquement la nationalité d'un pays à quiconque nait sur son sol, ce qui revient à dire qu'un cheval est une vache s'il est né dans une étable, pour reprendre un bon mot. Au nom de ce sacro-saint principe droits-de-l'hommiste, les "nationalités" de papier se multiplient, sans même parler des phénomènes d'octroi de doubles nationalités, de "régularisations" en catimini de contingents de clandestins qualifiés par la novlangue de bois de "sans-papiers", ni de la submersion inédite que subissent à l'heure actuelle les frontières du Vieux Continent, sous la pression colossale d'un flot ininterrompu de prétendus "migrants", venus qui de Syrie ou d'Irak, qui du Pakistan, ou de divers pays d'Afrique subsaharienne.

[6] : L'an 370 marque pour l'Empire romain le début d'une vaste crise migratoire, qui ne fera que s'amplifier et le fragiliser jusqu'à sa chute . Les Goths, poussés par les Huns qui envahissent leurs territoires, se ruent en masse sur les frontières de l'empire, afin de s'y réfugier. Littéralement submergées par cet afflux subit, les autorités romaines, prises au dépourvu, peinent à l'endiguer. Devant le fait accompli, l'empereur Valens se résigne bon gré mal à "accueillir" cette vague de "réfugiés", songeant néanmoins à utiliser ces Goths contre les Perses. Leurs armes leur sont donc laissées à cet effet. En 376, ils sont des dizaines de milliers, peut-être une centaine de milliers, nombre considérable pour l'époque, qui se pressent aux portes de l'empire. Une fois de plus, ce dernier cède. Mais ces "réfugiés" Goths pourtant romanisés en apparence, devenus nombreux, ne tardent pas à se soulever contre l'autorité impériale. En 378, ils infligent une cuisante défaite militaire aux légions romaines à Andrinople, en Turquie actuelle.  C'est ainsi que dès 382, les Goths, s'imposant de plus en plus, obtenaient de l'empire un traité reconnaissant et garantissant leur autonomie. Le ver était dans le fruit, et cette capitulation romaine face à ce qu'il faut bien nommer une invasion migratoire allait par la suite fonctionner comme une véritable pompe aspirante, incitant toujours et encore plus de groupes de populations barbares à se ruer sur le juteux gâteau romain. Le limes ne suffit plus à contenir l'élément étranger à l'extérieur des frontières, et le caractère cosmopolite de l'institution impériale ne peut que s'en accroître. Le processus de dissolution étant enclenché, l'empire ne sera dès lors plus jamais le même, et ne s'en relèvera finalement pas.

[7] : A mesure que la crise majeure qu'il traverse s'éternise et s'amplifie, l'Empire romain, surtout à partir de la fin du IVème siècle, se voit contraint de renoncer à son autorité sur un nombre sans cesse croissant d'enclaves , contrôlées sur son territoire par des groupes barbares divers et variés. Au Vème siècle, la situation économique et militaire devient si critique que ce sont des provinces et des colonies entières dont il doit se retirer, faute de moyens militaires suffisants pour en assurer le contrôle. C'est ainsi que nombre de territoires de l'Empire romain, tantôt conquis par les armes, tantôt abandonnés par nécessité, tombent aux mains des envahisseurs, et  l'affaiblissent toujours davantage.


[8] : Les Skires étaient un peuple germanique originaire des rivages de la mer Baltique.

[9] : "La race est la nation, et la nation est la race" par Troy Southgate, novembre 2015. Texte en ligne : http://national-anarchisme.hautetfort.com/archive/2015/12...

[10] : "Camarade, ne te trompe pas d'ennemi" par Robert Dun, In "L'HOMME LIBRE, fils de la Terre" , Juin 1995. Texte en ligne : http://etoilenoire.hautetfort.com/archive/2015/11/24/cama...






 

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