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31/08/2012

1er septembre : 43ème anniversaire de la Révolution Al-Fateh

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Ce 1er septembre 2012 marque le 43ème anniversaire de la Révolution Al-Fateh de 1969, et donc l'entrée dans la 44ème année de son esprit immortel. Une pensée toute particulière pour la Libye martyre, pour le peuple libyen qui souffre aujourd'hui sous le joug de la dictature des traîtres et des islamistes parvenus au pouvoir dans les fourgons de l'OTAN, ainsi que pour la Résistance verte qui ne baissera jamais les armes.

Nombreux sont ceux qui, s'étant laissés abuser par les mensonges et les mirages de 2011, en sont à présents réduits à déchanter amèrement. Finie la démocratie directe et participative, fini le logement gratuit pour tous, finies l'eau et l'électricité gratuites, finie l'essence à 8 centimes d'euro le litre, finis les prix bas et régulés, finies les aides sociales diverses, finie la sécurité dans les rues, finie l'égalité des droits entre hommes et femmes etc etc ! Nous les avions pourtant avertis. Ceux-là auraient certainement mieux fait de nous écouter et d'y réfléchir en temps voulu... Ils n'ont désormais plus que leurs yeux pour pleurer, et tout le temps de regretter, de méditer sur leur pitoyable inconséquence.

Que ce 1er septembre 2012 soit aussi une journée de protestation internationale contre le régime de terreur des rats du prétendu CNT, et pour les milliers de prisonniers politiques victimes aujourd'hui de détentions arbitraires, de parodies de procès iniques, de spoliation, de tortures et autres actes inhumains de toutes natures...
Le coeur vert de la Libye véritable bat toujours, et tôt ou tard, la Jamahiriya renaîtra de ses cendres !

Hans CANY

 

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21/08/2012

Franc-Maçonnerie, bellicisme, et germanophobie

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Les gens mal informés sur sa nature réelle peuvent être tentés de croire que la Franc-Maçonnerie, compte tenu de ses habituels boniments et de son jargon à base de "paix" et de "fraternité" universelles, serait plutôt encline au pacifisme et au rapprochement entre les peuples, entre les nations. Or, le document que je me permets de présenter plus bas, relatif à la Première Guerre mondiale, apporte un démenti flagrant à cette croyance erronée.

Il n'est guère dans mes habitudes de porter en place publique  des éléments familiaux relevant de la sphère privée, en l'occurrence la mienne. Pourtant, compte tenu du vécu et des engagements de certains de mes aïeux directs, et presque un siècle après les faits, il m'apparait opportun de "déclassifier" celui-ci, à titre purement informatif.

Mon arrière grand-père, père de ma grand-mère du côté paternel, du nom de Pierre Ménard, fut, entre la fin du XIXème siècle et le début du XXème siècle le secrétaire d'une loge dite "L'Education coopérative" du Grand Orient de France, notoirement l'une des plus influentes -et des plus néfastes- obédiences maçonniques. Tous ses fils -donc les frères de ma grand mère- qui étaient en âge de combattre au moment de la "Grande Guerre" sont tombés au "champ d'honneur". La lettre que je reproduis ci-dessous, et dont je retranscris le contenu pour une meilleure lisibilité, n'est jamais parvenue à son destinataire, qui venait de se faire tuer, et a donc été retournée à son expéditeur.
Il ne s'agit pas ici d'une simple lettre envoyée par un père à son fils parti combattre sur le front. Compte tenu du poste de responsabilité qu'occupait mon arrière grand-père au sein d'une loge du Grand Orient -que l'entête du papier à lettres utilisé ne manque d'ailleurs pas de rappeler-, chaque mot pèse. Ces quelques lignes en apparence anodines, agrémentée de propos aux relents germanophobes, témoignent de la position clairement belliciste qui fut alors celle de cette officine maçonnique, dont les dirigeants n'hésitèrent pas à encourager leurs propres fils à aller se faire tuer pour "casser du boche"...

Voici donc la lettre en question en images scannées, suivies de la retranscription de son contenu.
(Cliquez sur chaque image pour l'agrandir)

 



1/ Enveloppe, frappée du tampon "Retour à l'envoyeur" (destinataire tué sur le front) :

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2/ Recto, avec en-tête maçonnique de la loge "L'Education coopérative" du Grand Orient de France :

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3/ Verso de la lettre :

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4/ Retranscription du contenu :



Paris, le 25 janvier 1915


Mon bien cher fils

Tes deux dernières lettres du 12 et du 17 nous sont parvenues presque ensemble, la première vendredi, la deuxième hier dimanche.
Ta lettre m'a confirmé ce que je pensais, c'est que tu es entré dans la danse.
Comment t'en es-tu tiré ?
J'espère pour toi que le premier moment, celui qui fait saluer la mitraille, ne s'est pas prolongé outre mesure et que ce tribut payé une fois à la carcasse de la bête humaine qui veut que l'on ait peur pour elle, tu es redevenu toi-même, c'est-à-dire, l'être qui pense et qui agit sachant ce qu'il doit faire.
Je vois d'après les communiqués que tu es dans le bon coin où l'on s'agite, malheureusement comme je te le dis dans une précédente lettre vous ne pouvez rien faire de sérieux avant 5 ou 6 semaines, je dis sérieux au point de vue résultats . Il vous faut patauger en rongeant votre frein, mais patience !
L'ennemi souffre plus que vous et sans espoir, aussi en vérité je vous le dis, nous aurons le dessus !
Tu peux montrer mes lettres à l'officier chargé de viser les tiennes avant leur départ, il comprendra que tu peux me dire où tu es, et sachant que tu n'as plus que ton père qui se croit un homme et un Français, il n'aura pas à redouter les émotions maternelles à la lecture des communiqués.
Comme je te l'ai déjà dit, je crois, et c'est une prescience que je ne puis expliquer, je crois que tu me reviendras homme, et ayant fait tout ton devoir, je crois que j'aurai le droit d'être fier de mon troisième fils.
Ton vieux père qui t'embrasse,

P. Ménard

PS : Tes frères, ta soeur, tous ici sommes en bonne santé !
Tous t'embrassent et te disent : bon courage !
As-tu reçu le numéro de l'Officiel donnant le rapport sur les atrocités allemandes, et le papier et les enveloppes que j'y avais joints ?

P.M.

 

__________________________



Les propos va-t-en-guerre et germanophobes tenus dans ce courrier, adressé par son maçon de père à son propre fils, donnent vraiment la nausée. Ils reflètent bien la position maçonnique de l'époque... C'est édifiant, car cela en dit long sur le rôle qu'a pu jouer le Grand Orient au sein des instances dirigeantes françaises de cette période. Loin de déplorer le conflit et d'en dénoncer le caractère odieux et fratricide, loin de rechercher l'apaisement, la société secrète a bien au contraire pris parti de façon on ne peut plus claire, s'employant même à souffler sur les braises pour mieux l'attiser !

En ce qui me concerne, et bien qu'arrière petit-fils d'un "Frère maçon", je déteste l'antigermanisme, et particulièrement la germanophobie française de 14-18, qui aura battu tous les records en matière de xénophobie bête et méchante, et qui sera descendue au plus bas dans l'infamie. Plus près de moi encore, mon grand-père paternel, Marcel Cany, a participé à cette boucherie inter-impérialiste. Il a été médaillé  moultes fois fois pour ses faits d'armes, et a notamment reçu les plus prestigieuses décorations : la Croix de Guerre de 1ère classe, et la Médaille Militaire. Gravement blessé au visage suite à l'explosion d'une grenade, il est ressorti estropié de cette funeste expérience. On ne peut donc guère me reprocher d'être issu d'une famille de poltrons ou de planqués.  On l'a instrumentalisé et entraîné de force dans ce conflit absurde. Par la suite, il a réalisé à quel point on l'avait conditionné, et il a compris que le bellicisme anti-allemand avec lequel on lui avait bourré le crâne n'était en fait basé que sur les mensonges de la propagande de guerre, celle-là même que le Grand Orient et autres officines maçonniques se sont efforcées de relayer avec zèle...

Qu'il soit bien entendu que pour ma part, je ne me sens nullement concerné par le discours patriotard français de cette période, car il m'inspire le plus profond dégoût. A mon sens, la prétendue "Grande Guerre" ne fut qu'une guerre civile européenne, un conflit d'intérêts entre impérialismes rivaux, et une gigantesque boucherie dont les peuples d'Europe furent tous les victimes au même titre. Même les peuples colonisés ont alors été expédiés en masse à l'abattoir dans le cadre d'un conflit qui ne les concernait nullement, et pour servir des intérêts qui leur étaient totalement étrangers. Tous, Européens, Africains, Asiatiques et Américains, durent aller au casse-pipe de gré ou de force, et le plus souvent de force, par les mêmes salopards politico-financiers qui les exploitaient, les opprimaient et les ruinaient. Pour moi, il n'y a pas de "bon" ni de "mauvais" camp, dans la guerre de 1914-1918. Et je ne prendrai certainement pas le parti de la France et des Alliés sous prétexte qu'il est écrit "nationalité française" sur ma carte d'identité. Il n'y a pas lieu d'être fiers de cette tragédie au nom de je ne sais quel patriotisme inepte. Et il n'y a pas lieu, de surcroit, d'entonner les mêmes chants guerriers et xénophobes qui furent alors aussi ceux du Grand Orient de France et autres compères affairistes.

Hans CANY


 

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19/08/2012

Impérialisme US : combien de temps encore les peuples du monde devront-ils subir cette tyrannie ?

Un rappel édifiant...
A diffuser sans modération.

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15:17 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : libye, géopolitique et politique internationale |  Facebook | | |

10/08/2012

Alain Soral explique ce que sont réellement les "antifas" [VIDEO]

 

Je ne suis pour ma part pas toujours d'accord avec les propos et les écrits d'Alain Soral, et il serait donc du plus haut ridicule de déduire que je serais un soi-disant "soralien", du simple fait que je publie une de ses vidéos sur mon blog. Je préfère prendre les devants en donnant d'emblée cette précision, pour le cas -probable- où de quelconques flics de la pensée seraient tentés de verser dans ce type d'amalgame, selon le procédé dont ils sont si coutumiers de la "culpabilité par association" et des procès d'intention. Avec toute la mauvaise foi qui les caractérise notoirement...
Néanmoins, et je n'éprouve aucune gêne à le dire ouvertement, il m'arrive d'être à 100% sur la même longueur d'ondes que Soral lorsque celui-ci exprime des analyses et des opinions qui sont à mon sens pertinentes, ce qui est d'ailleurs de plus en plus souvent le cas depuis un an ou deux. Et c'est précisément le cas ici, où il expose de façon concise la véritable nature  de la mouvance groupusculaire des excités "antifas".
Je tiens en outre à préciser qu'à titre personnel, las de devoir subir depuis plus de deux décennies les calomnies, les diffamations, les brimades, les intimidations, les menaces, les insultes voire les agressions de ce ramassis de crétins congénitaux, j'ai décidé d'opter pour la même stratégie de riposte qu'Alain Soral. Dorénavant, à chaque fois que je parviendrai à identifier de façon précise les auteurs de ce type d'attaques me visant -bien souvent de courageux anonymes-, je n'hésiterai pas à révéler publiquement et à diffuser, le plus largement possible, leurs noms complets, voire aussi leurs photos et lieux de résidence lorsque cela s'avèrera possible. Je ne suis nullement disposé à subir passivement le terrorisme intellectuel d'une petite clique de vils peigne-cul extrémistes et lobotomisés. Ceux-ci sont donc à présent avertis.
A bons entendeurs...


Hans CANY

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11:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : hans cany |  Facebook | | |

08/08/2012

Hans Cany : Les motivations de mon soutien à Kadhafi et à la Libye verte

Certaines personnes, notamment originaires de pays arabes et/ou de confession musulmane, s'étonnent de mon intransigeance et de la virulence de mes propos à l'encontre de tel ou tel pays, ou de tel ou tel groupement politico-religieux se réclamant de l'Islam et/ou de l'anti-impérialisme, de l'anti-sionisme etc. Je peux ainsi constater parfois une certaine incompréhension face à mon refus catégorique de soutenir n'importe qui. Ce malentendu appelle donc de ma part la mise au point suivante.

Nos différences d'appréciation proviennent du fait que nous ne voyons pas les choses sous le même angle. Les personnes en question placent en tête de leurs priorités la solidarité inter-arabe (ce qui est très compréhensible), la fraternité et l'unité des musulmans, et la question palestinienne. Les considérations d'ordre politico-idéologique sont dès lors secondaires, elles passent bien après. Pour moi, n'étant ni arabe ni musulman, c'est précisément tout l'inverse. C'est avant tout à une idéologie politique bien précise, que j'adhère. Si je soutiens Kadhafi et la Libye verte, ce n'est pas parce qu'il s'agit d'un leader et d'un pays arabes, africains et musulmans, mais bien parce que j'adhère aux principes exposés dans le Livre vert, ceux de la Troisième Théorie universelle : Démocratie directe, socialisme, autogestion, souveraineté nationale et anti-impérialisme. Je me reconnais dans Kadhafi tout comme je me reconnais dans Proudhon (entre autres), d'autant plus que leurs idées respectives ont beaucoup en commun. Si Kadhafi avait été américain, allemand, péruvien, cambodgien, botswanais, japonais, polynésien ou martien, et s'il avait été chrétien, juif, hindou, bouddhiste, agnostique ou athée, cela n'aurait strictement rien changé à mes yeux : le fond idéologique prime sur les appartenances ethniques ou religieuses, en ce qui me concerne. C'est donc cela qui compte par-dessus tout pour moi, et dans ces conditions, il est bien évident qu'à mon sens, les ennemis politiques restent des ennemis politiques. Peu importe qu'ils soient anti-sionistes, anti-impérialistes, pro-palestiniens, ou qu'ils soutiennent la Syrie, tout comme moi-même. Les positions adoptées par certains, tout comme leurs options idéologico-politico-religieuses, sont pour moi absolument rédhibitoires. En outre, pour paraphraser un vieux camarade aujourd'hui disparu, j'ajoute que contrairement à la masse, je ne suis pas de ceux qui ne pensent que par références. Je tends à considérer qu'une chose est vraie ou fausse, qu'elle est juste ou injuste, sur la base de mes propres analyses. Et non parce que les Evangiles, le Coran ou Karl Marx sont pour ou contre. Voila tout.

Hans CANY


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07/08/2012

De l'incohérence des "kadhafistes" pro-iraniens et pro-Hezbollah

Nécessaire mise au point de la Garde Verte,
suite à la constatation d'inquiétantes déviances.

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Ne nous trompons pas d'ennemis, entend-on dire souvent. Mais ne nous trompons pas d'amis non plus, pourrait-on ajouter...
Nous assistons aujourd'hui, chez un certain nombre de militant(e)s de la cause jamahiriyenne et de partisan(e)s du Guide libyen Mouammar Kadhafi, à de fort curieux élans de sympathie contre nature à l'égard du régime des mollahs qui sévit en Iran depuis 1979, voire même à l'égard du Hezbollah, groupe islamiste libanais tristement célèbre, et lui-même pro-iranien. Le contexte actuel de la crise syrienne ne fait qu'amplifier ce singulier phénomène, révélant un confusionnisme particulièrement pernicieux. C'est précisément contre ce dernier, et contre les dangereuses dérives qu'il est en mesure de susciter, que le présent texte entend vous mettre en garde.


La situation actuelle de l'Iran sur la scène internationale, menacé de façon insistante par les puissances impérialistes occidentales, ciblé par divers mensonges destinés à justifier une hypothétique agression, et le tout sur fond de surenchère de la part de l'entité sioniste, contribue grandement à faire endosser à ce pays le statut de victime. Aux yeux de beaucoup, il apparaît même, non sans raisons il est vrai, comme un membre à part entière du camp des Etats résistant aux velléités prédatrices du Nouvel Ordre Mondial. D'où les élans de solidarité voire de sympathie qu'il inspire à présent -et tout naturellement- à nombre d'anti-impérialistes sincères de par le globe.

Parallèlement, l'agression par procuration menée actuellement contre la Syrie, selon un stratagème analogue sur bien des points à celui qui a été mis en oeuvre en 2011 pour entraîner la destruction de la Jamahiriya libyenne, a mis en avant les liens étroits qui existent entre ce pays et l'Iran des mollahs, de même que son soutien réciproque à la milice chiite libanaise du Hezbollah. A première vue, une telle alliance peut paraître pour le moins paradoxale, compte tenu des natures très différentes des systèmes politiques adoptés par ces deux Etats. D'une part, nous avons le régime baasiste syrien, de tendance socialiste, nationaliste, panarabe, et surtout laïque. D'autre part, nous avons le régime clérical de la République Islamique d'Iran, notoirement conservateur, autoritaire, fondamentaliste et théocratique à l'extrême. A priori, les deux systèmes politiques, de même que leurs fondements idéologiques respectifs, semblent donc inconciliables, incompatibles. L'Irak de Saddam Hussein, au régime lui aussi baasiste, comme celui de la Syrie, n'était-il d'ailleurs pas entré en guerre contre l'Iran dès l'instauration de sa « République islamique » ?...
Mais cette apparente contradiction devient relative dès lors que l'on prend en compte un facteur déterminant : la famille Assad appartient au clan alaouïte, minorité chiite longtemps brimée voire persécutée en Syrie. A partir de ce simple constat, comment s'étonner que la famille Assad n'ait pas dédaigné de nouer alliance avec ce grand protecteur qu'incarne l'Iran des fondamentalistes chiites ?
Si l'on ajoute à cela le fait que le Hezbollah libanais, pro-iranien, partage non seulement avec la famille Assad ces affinités confessionnelles, mais aussi de communes préoccupations au niveau de la question palestinienne, alors la boucle est bouclée... Et le paradoxe apparent cesse d'être un mystère. Ces alliances de la Syrie de Bachar Al-Assad avec l'Iran et le Hezbollah relèvent donc bien davantage de considérations d'ordre religieux et stratégique (voire géostratégique) que de facteurs purement politiques, que l'on serait bien en peine de trouver.


Nous venons donc de voir ce qui, d'une part, explique la cause réelle de ces alliances, et ce qui, d'autre part, fait apparaître aux yeux de certains l'Iran comme un bastion de la résistance à l'axe américano-sioniste et au Nouvel Ordre Mondial. Le dogme semble aujourd'hui si fermement établi que quiconque ose émettre la moindre critique à l'encontre du régime iranien ou de ses sous-fifres du Hezbollah suscite immédiatement une levée de boucliers généralisée, et subit aussitôt les foudres des tenants de ce qu'il faut bien nommer une sorte de nouvelle « bien pensance », fustigé de toutes parts par ceux-là mêmes qui, bien souvent, s'étaient élevés contre l'agression menée contre la Jamahiriya libyenne. Car enfin, comment peut-on oser s'en prendre à la nouvelle Mecque de l'anti-impérialisme et de l'anti-sionisme que semble être devenu Téhéran, aux yeux de certains ? Comment peut-on oser s'en prendre à un pays qui figure en bonne place sur la liste de ceux qui risquent d'être prochainement agressés à leur tour ? N'est-ce pas là jouer le jeu de Washington et de Jérusalem ?... A ces objections, nous répondrons assurément NON, et ceci avec la plus inébranlable des déterminations.

Il est certaines vérités qui dérangent, car elles mettent mal à l'aise, pointent de flagrantes incohérences, s'immiscent tel un grain de sable indésirable au coeur d'une mécanique pourtant bien huilée...en apparence. Il est certaines vérités qu'il convient de rappeler haut et fort, même si elles font grincer certaines dents, car elles sont de celles qui ne peuvent, qui ne doivent pas être oubliées, sous peine d'ouvrir la porte aux déviances de toutes natures, et notamment aux pires.

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Non, nous ne nous attarderons pas sur le fait que le régime de Téhéran est une tyrannie obscurantiste et réactionnaire, un régime de terreur théocratique et rétrograde qui impose la Charia à son peuple et le port du voile aux femmes, qui torture, qui met à mort ses dissidents et les homosexuels, qui condamne les femmes adultères à la lapidation ou à la pendaison, qui prononce des fatwas internationales contre des écrivains et des artistes « mécréants », qui commandite (ou a commandité) des assassinats et des attentats terroristes dans le monde entier, qui encourage et entretient la peste du fondamentalisme religieux le plus imbécile et le plus criminel ici et là... Non, tout ceci est déjà de notoriété publique, et il n'est nul besoin de revenir sur tous ces points, abondamment développés par ailleurs. En revanche, et c'est ce qui nous intéresse ici plus directement, il importe absolument de rappeler ce que fut l'attitude de la République islamique (islamiste ?) d'Iran à l'endroit de la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire et Socialiste.

Il est par exemple de notre devoir de rappeler, partout et sans relâche, que les relations entre le régime des mollahs iraniens et le Frère Guide Mouammar Al-Kadhafi ont toujours été absolument exécrables, ce qui relève même de l'euphémisme. Que ce régime a toujours fermement condamné les idéaux de la Troisième Théorie universelle, et pour cause, compte tenu du fait qu'un véritable abîme les séparent de ses propres dogmes obscurantistes et de son despotisme intrinsèque. Il est aussi de notre devoir de rappeler que le fameux attentat de Lockerbie, attribué avec tant d'empressement à la Libye par la CIA et le Mossad, a en fait sans doute été commandité par l'Iran : ce dernier n'ayant pu en être tenu officiellement responsable pour cause de sordides affaires de marchandages entre Etats, on s'est alors retournés vers un bouc émissaire fort commode, car déjà diabolisé à outrance, Mouammar Kadhafi. Enfin -et surtout-, il est de notre devoir de rappeler quelle fut l'attitude de l'Iran des mollahs et du Hezbollah durant toute l'agression impérialiste subie par la Jamahiriya libyenne en 2011.

N'en déplaise aux vierges effarouchées de service, Téhéran, tout en condamnant hypocritement l'intervention occidentale (et pour cause : celle-ci risquait de gêner ses plans d'exportation de son « modèle » politico-religieux), a très ouvertement encouragé et soutenu les hordes de rats islamistes pro-CNT dont les agissements criminels, soutenus par les bombardements de l'OTAN et par l'action « souterraine » des forces spéciales et des services secrets, ont conduit à la destruction totale de la Jamahiriya. Ce soutien n'a pas été que verbal. Il a également pris une forme toute matérielle sous forme d' « aide humanitaire »1 aux renégats et aux mercenaires, si l'on s'en tient aux aveux mêmes du pouvoir iranien. Celui-ci ne précise toutefois pas si cette « aide » matérielle a pu aussi revêtir d'autres formes... Le Hezbollah pro-iranien, pour sa part, ne fut pas en reste. Condamnant sans détours les « crimes du tyran Kadhafi », cette milice islamiste libanaise, par la voie d'un communiqué officiel, n'a pas manqué d'exprimer avec ferveur son soutien « aux révoltés en Libye », tout en leur souhaitant « une grande victoire sur ce tyran arrogant »2.
Pire encore, le régime iranien n'a pas manqué de féliciter » « le peuple libyen » (sic) lors de la chute de Tripoli 3 , a très ouvertement applaudi la chute puis la mise à mort (présumée) de Mouammar Kadhafi 4 , et a officiellement invité dès la fin du mois d'août 2011 le traître Abdeljalil à se rendre à Téhéran 5, tout en insistant sur « le développement des relations entre la République islamique d’Iran et la Libye » ! Toutes ces informations sont vérifiables en consultant les sources citées au bas du présent article. Et nous invitons les incrédules à effectuer leurs propres recherches : ce ne sont assurément pas les sources fiables corroborant nos affirmations qui font défaut.
L'inqualifiable duplicité du pouvoir iranien et de ses sbires islamistes du Hezbollah, alors que ceux-ci affectent aujourd'hui de se poser en membres d'un camp anti-impérialiste soudé à l'échelon mondial, apparaît ici dans toute sa sinistre réalité. Celles et ceux qui adhèrent sincèrement aux idéaux de la Jamahiriya et du Livre vert, mais qui croient opportun de fraterniser aujourd'hui avec l'engeance iranienne et pro-iranienne font fausse route, ils et elles se leurrent gravement. Les barbus de Téhéran comme les « fous de Dieu » du Hezbollah ont été, sont, et resteront toujours des ennemis irréductibles, mortels, du Frère Guide Mouammar Kadhafi, de la Jamahiriya, et des principes fondamentaux de la Troisième Théorie universelle présentés dans le Livre vert. Leurs idéaux sont totalement incompatibles avec les nôtres, et pactiser aujourd'hui avec cette clique d'intégristes sans scrupules, c'est au « mieux » faire preuve d'ignorance et/ou d'aveuglement, et au pire trahir la mémoire des martyrs de la Libye verte, tombés sous les coups d'assassins soutenus par ces indicibles ordures. Répétons-le une nouvelle fois, ces individus, mollahs iraniens comme bigots excités du Hezbollah, sont des ennemis. Ils font partie de ces gens à qui nous ne donnerions même pas un verre d'eau sur leur lit de mort. Nous n'avons pas à faire des risettes aux ayatollahs. Car nous n'avons ni à oublier, ni à pardonner l'impardonnable.

Naturellement, en cas d'agression impérialiste contre l'Iran, nous ne pourrons que condamner fermement ladite agression. Mais il est hors de question de nous égarer jusqu'à aller fraterniser avec l'ennemi de toujours. Le jour où l'abominable régime de Téhéran tombera, ce sera alors à notre tour de nous en réjouir. La roue tourne, comme le dit la sagesse populaire... Mais nous gardons à l'esprit que c'est au peuple iranien lui-même de s'affranchir enfin du joug obscurantiste qui l'opprime depuis si longtemps. En aucun cas une véritable libération du peuple iranien ne pourrait voir le jour à la faveur d'une quelconque agression étrangère.

Aujourd'hui, en raison de la crise syrienne en cours, les cartes du jeu apparaissent quelque peu brouillées, et certains esprits, pour la plupart animés de bonnes intentions -n'en doutons pas-, s'égarent dangereusement. L'ambiguité de la position de Bachar Al-Assad y est sans doute pour beaucoup, lui qui est à la fois allié à l'Iran et au Hezbollah, mais qui entretenait cependant de bonnes relations avec la Jamahiriya libyenne et Mouammar Kadhafi. Ceci n'est pas le moindre des paradoxes liés à la situation actuelle, qui, on le voit, ne manque pas de complexité. Il est tout à fait légitime, pour nous, d'exprimer aujourd'hui notre solidarité avec la Syrie baasiste et notre soutien à Bachar Al-Assad, et ce d'autant plus que contrairement à d'autres, lui au moins n'aura pas hurlé avec les loups lors de l'abjecte curée de 2011. Mais si nous le soutenons, c'est bien malgré ses alliances avec l'Iran et avec le Hezbollah, que nous ne saurions ignorer. Les amis de nos amis ne sont pas forcément nos amis...



Hans CANY, pour la Garde Verte
Le 07 août 2012






REFERENCES :

1 : http://fr.euronews.com/2011/08/31/l-iran-tend-la-main-aux...


2
: http://iphone.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=...


3
: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/08/23/97001-201108...


4 : http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Info...


http://videos.tf1.fr/infos/2011/libye-quand-ahmadinejad-s-indigne-de-l-usage-de-la-force-6289747.html



5
: http://fr.euronews.com/2011/08/31/l-iran-tend-la-main-aux...

 

 

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Pour rappel :
Dans le court documentaire vidéo (au titre volontairement ironique) ci-dessous, vous pourrez voir un extrait d'interview de Mouammar Kadhafi datant de 1980. A 4'06, on lui pose la question suivante : "Est-ce que vous considérez que l'Imam Khomeiny est un modèle pour l'Islam ?".
Sa réponse : "Un modèle pour l'échec de l'Islam !"