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18/01/2011

Le français, langue "latine" ?... A d'autres !

Alors que beaucoup trop de gens s'obstinent à considérer le français comme une langue prétendument "latine", je m'inscris en faux contre une telle assertion.

Contrairement à l' italien, à l'espagnol, au portugais et au roumain, qui sont effectivement des langues latines à part entière, le français n'est en fait que partiellement une langue "latine" (romane, devrait-on d'ailleurs dire de façon plus juste en ce qui le concerne)...

En effet, outre le latin, les apports qui l'ont formé sont également constitués d'éléments grecs, celtiques, et germaniques (francique mais pas seulement, et l' apport germanique dans le français est loin d'être négligeable).

En fait, le français est un "patchwork". C'est une langue qui se situe à l'exact carrefour des idiomes gréco-latins, celtiques, et germaniques.

La plupart des gens n'ont pas conscience, par exemple, du rôle capital qu'a rempli le celtique ancien dans la formation de la langue française.
Beaucoup plus de traces du celtique continental gaulois qu'on ne le croit généralement sont en effet passées dans le français, contrairement aux idées reçues. Environ 300 mots courants -voire "populaires"- nous viennent directement du celtique ancien.

Quelques exemples parmi beaucoup d'autres :

à ==> du gaulois "ad" (même sens)
abriter ==> du gaulois "abbritto/abbratto"
agacer ==> du gaulois "agacio"
aigre ==> du gaulois "acer/acros"
ainsi ==> du gaulois "ensindo/insindo"
ajonc ==> du gaulois "ation/action"
alise ==> du gaulois "alisia/alesia"
aller ==> du gaulois "alo"
alouette ==> du gaulois "alauda/aloda"
alpe ou alpes ==> du gaulois "alpa"
ambassade ==> du gaulois "ambactiata" ("ambactos" = serviteur, envoyé, ambassadeur)
andouiller (de cerf) ==> du gaulois "antolio"
anguille ==> du gaulois "angis"
ardoise ==> du gaulois "artesia/ardesia"
argent ==> du gaulois "argenton"
argot ==> du gaulois "arcato/arcoto"
arpent ==> du gaulois "arependis"
arracher ==> du gaulois "arraco/arranco/exraco"
arrimer ==> du gaulois "arrimmo"
attelle ==> du gaulois "astella"
auvent ==> du gaulois "aubannos"
bac (bâteau) ==> du gaulois "baccos/bascos"
bâche ==> du gaulois "basca/bascia"
bachelier ==> du gaulois "baccalarios"
badine, baderne, bâton ==> du gaulois "batina/basterna"
bagarre ==> du gaulois "bago"
bague ==> du gaulois "bacca/baga"
baie (maritime) ==> du gaulois "bacia/bacco"
baille (eau) ==> du gaulois "badila"
baiser ==> du gaulois "basio", dérivé de "busio" (bouche, lèvre)
balai ==> du gaulois "banatlos"
balcon ==> du gaulois "balacon"
balise ==> du gaulois "balisia/balidia"
balle/boule/ballon ==> du gaulois "balla/bolla"
bancal ==> du gaulois "bancalis"
baril ==> du gaulois "barriclo"
barrique ==> du gaulois "barrica"
bas ==> du gaulois "bassos"
bassin ==> du gaulois "baccinon"
bec ==> du gaulois "beccos"
bêche ==> du gaulois "besca/bethica"
beigne ==> du gaulois "begna/bogna"
berceau ==> du gaulois "barcio/bertho"
béret ==> du gaulois "berron"
berge ==> du gaulois "berga"
bernique ==> du gaulois "bernica"
béton ==> du gaulois "betomen/beto"
billot ==> du gaulois "bilia"
bitume ==> idem que béton, du gaulois "betomen"
blague ==> du gaulois "balga/bolga"
blaireau ==> du gaulois "blaria"
blason ==> du gaulois "blatio/mlatio"
bloc ==> du gaulois "bloco/blocco"
bagnole ==> terme dialectal du nord-ouest, de "banniole" = mauvaise carriole
braguette ==> du gaulois "braga", les braies (pantalon)


Etc etc etc...
On pourrait continuer ainsi très très longtemps, avec toutes les lettres de l'alphabet.
Mais c'est déjà assez édifiant, non ??...

Des mots français directement dérivés du gaulois, il y en a plusieurs centaines (si on compte les dérivés de chaque substantif), et la plupart d'usage très courant. A ce sujet, je vous recommande d'ailleurs un petit ouvrage (dont je possède un exemplaire) intitulé "DICTIONNAIRE DES MOTS FRANCAIS D' ORIGINE CELTIQUE", par Jean-Marie RICOLFIS ("Celtes et Gaulois" Troisième partie, Editions Paris-Aubusson / Cercle Lugos, 1995).


 

hans cany,identité & racines
Inscription gauloise d'Alise-Sainte-Reine

 

 



 

 

Tirés du net, quelques exemples de l'apport germanique (francique) dans la langue française :

abandonner (de bannjan = bannir)
astiquer (de steken = pousser, utiliser un bâton pointu, relaté à stakka)
bâtir, bastille (de bast = écorse, écorse de bouleau en lamelle, ficelle, matériel de construction)
bière (de bera)
blanc (de blink = briller)
bleu (de blao)
bordure (de boord = bord)
brun (de bruin)
chic (de schikken = bien ranger, donc être valable)
choc, choquer (de scoc, schok = secousse)
cresson (de kresso = plante signifiant nourriture)
dard (de darod = lance à jeter)
détacher, attacher, tailler, étal (de stakka = pieu, bâton pointu)
écran (de scherm = protection)
épieu, pieu (de speut = pointu)
épier (de spieden)
escarmouche (de skirmjan = défence limitée)
étale, étalage, étable (de stal = construction où l'on 'case' un animal)
fief (de fehu, vee = troupeau de bovins)
fouquet (de fulko = écureuil)
frais (de frisk, fris)
fauteuil (de faldistôl = chaise stôl pliable faldi)
galop(er) (de walalaupan, wel lopen = bien courir)
gant (de want)
garant (de warand, ware hand = vrai (et en) main)
garçon (de wrakjo = diminutif de wraker = tueur, donc: petit guerrier )
garde, gardien (de warding, dérivé de wachten = attendre, observer, se tenir prêt)
gaspiller, gaspillage (de wostjan, woest = rendre sauvage , sauvage)
grappe (de greip, greep, grip = prise par une main)
gris (de grîs, grau = brillant mais foncé)
guerre (de werra, war = confusion)
haïr (de hatjan)
honnir (de haunjan, honen)
jardin (de gaarden, dérivé de wachten = (plur.) les parcelles gardées, entourées d'une protection)
landes (de land= terre sableuse)
loge(r) (de laubja)
marche(r) (de marka = marquer d'un pas)
marque (de mark, merk = signe, signe d'une délimitation, frontière)
marquis (de mark = comte d'un région frontalière)
maréchal (de marhskalk= gardien skalk des juments maren royales)
randonnée (de rant, rand = coté)
rang (de hring = chaînon, anneau)
saisir (de sakjan = revendiquer)
standard (de standhard = tenir debout fermement)
trot(ter) (de trotton = mouvement de haut en bas)

Etc etc.



Enfin, en guise d'appendice, pour tous ceux qui s'imaginent que le français ne comprend que quelques rares mots d'origine celtique et dérivés du breton, précisons aussi que beaucoup de termes bretons sont en fait eux-mêmes apparentés au...gaulois (eh oui !).
Par exemple :

Marc'h ==> du gaulois "marcas" (cheval)
Bagad (et français bagaude) ==> du gaulois "baccatos" (troupe)
Men ==> du gaulois "meno" (pierre, montagne)
Bara ==> du gaulois "barago" (= pain)
Gwin = du gaulois "oinos" (= vin)
Anaon ==> du gaulois "anatmon" (= âme)

Etc... (les exemples sont légion, mais vu que je ne connais moi-même que 60 à 80 termes de la langue bretonne, je ne pourrais pas énormément développer le sujet)


 

 


CONCLUSION


A l'origine, le celtique continental ancien (auquel se rattachaient les divers dialectes gaulois) était lui-même une langue très proche du latin, dans ses structures grammaticales, syntaxiques, son vocabulaire etc. C'est d'ailleurs pour cette raison que le latin des envahisseurs romains a été si facilement assimilé par les populations des Gaules.
Et à ce titre, il est franchement réducteur de parler de langue "latine", puisque le latin dont découlent les langues romanes ultérieures (langues d'Oc et d'Oïl, dont procède le français) n'a fait que se superposer aux parlers gaulois préexistants.
En outre, comme je l'expose dans le cadre de ce petit article, il y a eu énormément d'apports gaulois et germaniques dans la formation du vocabulaire français. Ce qui n'est pas le cas des langues véritablement latines (Italien, espagnol, portugais etc).
Si le français a été classé officiellement comme langue "latine", c'est surtout parce que jusqu'à une époque récente, on n'avait que très peu de connaissances au sujet de la langue celtique continentale. Mais ces connaissances ont nettement progressé depuis les vingt dernières années, et il est donc aujourd'hui tout à fait légitime de remettre en question certaines "certitudes" en matière de linguistique.
En ce sens, le français est une langue quelque peu "bâtarde", ce qui en fait toute la richesse et la singularité. Et c'est pourquoi il est très réducteur de la classer parmi les langues "latines". Ce qui ne peut être vrai qu'en partie seulement.

L'objet de ce petit exposé est donc juste de vous encourager à en finir avec une idée fausse : non, nous ne parlons pas une langue latine, et oui, il y a beaucoup de celtique, d' hellénique et de germanique dans notre parler quotidien !

 

Hans CANY

 

 

 

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"Grande Picardie" et...petite Picardie !

france-picardie.gifOn connaissait déjà les partisans de la prétendue "Grande Picardie", qui réduisent l'identité picarde à une expression linguistique, et qui sous prétexte que les divers patois "ch' tis" sont des formes dialectales de la langue picarde, voudraient nous faire croire que l'ensemble des gens du "Nord de la France" ne seraient autres que des...Picards !
Une démarche confusionniste dans laquelle la notion de Picardie perd alors tout son sens, puisqu'elle est étendue bien au-dela des limites géographiques de la région historique, niant du même coup la spécificité de l' identité des Artésiens, des Flamands, des Hennuyers etc, en les plaçant sous l' étiquette aussi vague qu'indifférenciée de "gens du Nord", voire pire encore, de "Nordistes" (sic) ou de "Ch'tis" (re-sic)...

Mais connaissez-vous aussi l'existence de ces autres négationnistes, que je n'hésiterai pas à qualifier, à l'inverse, de partisans de la "Petite Picardie" ?...
Un livre couramment présenté comme ouvrage de référence sur l'histoire de nos régions illustre assez bien cette tendance, laquelle relève tout autant du parisianisme forcené que du chauvinisme amiènois bon teint.
Il s'agit d' "HISTOIRE DU NORD" de Pierre Pierrard (Hachette, 1978), qui entend précisément retracer l'histoire de la Flandre, de l' Artois, du Hainaut, et de la Picardie.
A priori, on pourrait considérer comme un point plutôt positif le fait que l'auteur prenne en considération la Picardie comme faisant partie intégrante des provinces du "Nord". Pourtant, d'entrée de jeu, le lecteur devra déchanter.
Dès la première page précédant l'avant-propos nous est en effet présentée une carte des régions concernées, mais sur laquelle la Picardie est réduite à la seule vallée de la Somme : la région se retrouve ainsi purement et simplement amputée des départements de l' Oise et de l' Aisne, sans autre forme de procès !...
L'explication de ce réductionnisme incongru se trouve dans l'avant-propos. Apportant de l'eau au moulin de ceux qui ont toujours voulu faire de la Picardie une dépendance de l' Ile de France voire une "grande banlieue de Paris", l'auteur ne craint pas de justifier cet ostracisme avec le plus grand sérieux par...le sens des cours d'eau !!!

Extrait pour le moins révélateur :

"La Somme n'est que la partie occidentale de la Picardie : il est vrai que son axe naturel, la rivière de Somme, la tourne vers la mer, alors que l' Aisne et l' Oise coulent vers Paris, si bien que les deux départements qui portent leur nom sont plus liés à l'Ile de France qu'au Nord."

Et hop ! , voila donc l'art et la manière d'éluder la question à peu de frais et de façon fort commode, en une seule phrase lapidaire. Exit, donc, l'Oise et l'Aisne : circulez, y'a rien à voir !
En vertu d'un tel raisonnement, on pourra tout aussi bien déduire que les régions du centre de la France traversées par le cours de la Loire sont elles aussi "tournées vers la mer", qu'elles sont de surcroit peuplées de Charentais et d' Aquitains, puisque la Loire se jette dans l' Atlantique... Enfin passons.
Mais quid des peuples fondateurs du Beauvaisis et du Soissonnais ? Vous savez, ces peuples belges qu'étaient les Bellovaques et les Suessions, lesquels ont légué rien moins que leurs noms aux régions de la Gaule Belgique qu'ils occupaient ?... Eh bien là encore, la question est évacuée de façon fort simple, puisque l'auteur n'hésite pas un seul instant, conformément à la vulgate académique, à nier la germanité de TOUS les Belges, pour ne voir en eux QUE des Celtes, et donc au final...des Gaulois "comme les autres" !
Voila comment la chose est avancée sur un ton des plus péremptoires :

"Le dernier flot d'invasion des Celtes continentaux -celle (sic) qui intéresse particulièrement la région du Nord- est celle (re-sic) des Belges, à partir de 300 et peut-être jusqu'en 150 av. JC. Ils sont bien celtes, bien que César les ait crus germains."


Un semblant d'argument plus ou moins convaincant pour étayer une telle affirmation ? Que nenni, c'est comme ça et puis c'est tout !

Dans une optique réductionniste similaire, mais semble-t-il davantage inspirée par un esprit de clocher lui faisant voir la Somme comme la seule et unique "vraie Picardie", mentionnons également l' écrivain et poète Jacques Béal, par ailleurs éminent journaliste chez le très conformiste, très institutionnel et très aseptisé "COURRIER PICARD".
Pour Monsieur Béal, auteur assez prolifique d'ouvrages se consacrant dans leurs titres à la Picardie, seuls ont en fait droit de cité l' Amiènois, la vallée de la Somme, la baie de Somme, et donc la Picardie maritime où il a d'ailleurs élu domicile. La Picardie intérieure, celle de l' Oise et de l' Aisne ? A la trappe, elles ne font visiblement pas partie des préoccupations de cet "amoureux de la région" !

Moralité, à la lumière de semblables exemples et compte tenu de l'attitude des "gens de lettres" et autres historiens officiels qui prétendent pourtant s'en réclamer, il apparait hélas clair qu'un long chemin reste à parcourir dans l' affirmation de l'identité picarde, qui à ce tarif-là n'est pas près de s'affranchir de la tutelle parisienne ni de celle des sectateurs de la "Petite Picardie"...

A méditer.

 

Hans CANY

 

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Les jours de la semaine, un héritage païen

Avez-vous déjà noté les étonnantes similitudes et correspondances symboliques entre les noms que portent les jours de la semaine dans les différentes langues européennes ?...

Au-delà des évidentes parentés entre les langues de souche germanique (comme par exemple l'anglais et l'allemand), force est de constater, à quelques exceptions près, leurs remarquables concordances sur le plan symbolique, non seulement de par les noms des planètes auxquelles chaque jour fait référence, mais également et surtout de par les divinités et leurs attributions qui y sont associées.

Pour ne prendre qu'un exemple très simple, examinons de plus près les correspondances de ces noms entre trois langues européennes bien connues, le français, l'anglais, et l'allemand :



Français : Lundi ("Jour de la Lune")

Anglais : Monday ("Jour de la Lune")

Allemand : Montag ("Jour de la Lune")



Français : Mardi ("Jour de Mars", dieu de la guerre)

Anglais : Tuesday ("Jour de Tyr", dieu de la guerre)

Allemand : Dienstag  (« jour de Thincsus »), dieu de la guerre)



Français : Mercredi ("Jour de Mercure")

Anglais : Wednesday (Wodan's Day, "Jour de Wodan" ==>correspondance Mercure-Lug-Wodan/Odin)

Allemand : Mittwoch ("Milieu de la semaine" ==> sans correspondance)



Français : Jeudi ("Jour de Jupiter", dieu de la foudre)

Anglais : Thursday ("Jour de Thor", dieu de la foudre)

Allemand : Donnerstag ("Jour de Donar/Thor", dieu de la foudre)



Français : Vendredi ("Jour de Venus", déesse de l'amour)

Anglais : Friday ("Jour de Freya", déesse de l'amour)

Allemand : Freitag ("Jour de Freya", déesse de l'amour)



Français : Samedi ("Jour de Saturne")

Anglais : Saturday ("Jour de Saturne")

Allemand : Samstag ("Jour de Saturne")



Français : Dimanche ("Dominus Dies", interprétation chrétienne tardive où le Dieu biblique remplace le Dieu Soleil)

Anglais : Sunday ("Jour du Soleil")

Allemand : Sonntag ("Jour du Soleil")




Loin d'être le fruit de coïncidences liées aux hasards de l'évolution linguistique, ce fait en apparence anodin ne l'est pas du tout, puisqu'il illustre non seulement la pérennité des symboles mythologiques païens jusqu'à l'époque actuelle , mais aussi et surtout les étroites affinités spirituelles et culturelles ayant persisté de tous temps entre les divers peuples apparentés à l'indo-européanisme (quelles que soient les branches auxquelles se rattachent leurs langues respectives : germaniques, latines, celtiques, etc).

Le patrimoine spirituel et culturel de tous les peuples européens constitue bel et bien un creuset civilisationnel commun. Et c'est à nous, Européen(ne)s modernes, dépositaires de ces traditions ancestrales, qu'il incombe de retrouver la trace d'une mémoire trop longtemps occultée. Car, pour paraphraser Nietzsche, l'avenir appartient aux peuples qui auront la plus longue mémoire...

 

Hans CANY


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Nos racines franques

Un ouvrage incontournable, au sujet notamment de l'héritage des Francs, qui léguèrent rien de moins que leur nom à la France:



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PRESENCE GERMANIQUE EN FRANCE
Auteur: Hubert Kohler
Editions: L'Aencre
Pages: 287


A l'heure où la France s'engage dans la construction européenne, de nombreux Français s'interrogent quant à l'avenir et à l'identité de leur pays. Trop longtemps, de la diversité des apports constitutifs du peuple français, des thèses diverses et sectaires n'ont voulu retenir que l'élément latin ou celtique, négligeant le fait que le nom même de France est celui d'un conquérant germanique. Au-delà du symbole, et sans parti pris, l'auteur est allé rechercher, grâce aux données modernes de la toponymie, de l'hématologie et de l'anthropologie, quelle était la part réelle des Francs et des autres groupes germaniques dans la substance française.

 

 

 

 NOTE PERSONNELLE :

 

Les rois de France, et avec eux toute la noblesse/aristocratie française, se sont de tous temps réclamés de la lignée directe des Francs, et par-là même de mystérieuses origines "troyennes"...
Un mystère qui n'en est pas véritablement un, en fait.
Les sources concernant  les Francs avant les "Grandes invasions" sont hélas fort rares, et il serait particulièrement intéressant de retrouver des informations se rapportant à leur spiritualité païenne, qui de toute évidence devait se rapporter à la Tradition germano-nordique, comme chez tous les Germains.
Concernant la fable des origines "troyennes", il me semble évident que ce mythe a été construit de toutes pièces à des fins stratégiques/politiques, et qu'il s'est surtout imposé à partir de la "conversion" opportuniste de Khlodwig (plus connu sous la forme romanisée Clovis) au christianisme, en 496. Ce mythe s'est par la suite instauré avec les dynasties mérovingienne puis carolingienne, et a en effet perduré dans la lignée des rois de France jusqu'au XVIIIème siècle.
L'objectif de cette fable plus que douteuse ne fait guère de doute. Les Francs, qui sont devenus les plus "romanisés" des Germains, avaient en effet pour ambition de prendre la relève du défunt Empire Romain d'Occident. Pour asseoir la légitimité de cette prétention, quoi de mieux que d'adopter officiellement la religion de l'Eglise de Rome, et de mettre en avant ces prétendues "origines troyennes", qui les assimilaient de facto aux racines mythiques du peuple romain (Enée etc) ?...
Les dessous de la manoeuvre me semblent on ne peut plus claires. Je pense qu'on ne peut décemment pas ajouter foi à cette légende, et que les Franks étaient juste d'ascendance germanique, comme tous les autres peuples assimilés. Et cela, même s'il est exact qu'ils se sont très tôt latinisés/romanisés, par pur intérêt.
La langue franque a cependant perduré dans la lignée royale jusqu'à l'avènement de Hugues Capet, en 986, premier roi de France a ne plus avoir su parler germanique.

En tout cas, il est souvent dit qu'avant cette romanisation, les Francs ignoraient l'écriture, ne s'appuyant que sur la tradition orale. D'où l'extrême rareté des sources anciennes précises les concernant....  Ceci dit, il serait intéressant de savoir s'ils ont anciennement fait usage des runes par exemple, au moins à des fins symboliques et/ou magiques.
Personnellement, je m'intéresse beaucoup aux Franks/Francs, surtout en ce qui concerne la période antérieure à leur christianisation.

J'ajoute que je m'insurge contre la vulgate officielle qui prévaut depuis peu (politiquement correct oblige...), et qui affirme que finalement, les "Grandes invasions" n'auraient pas été si importantes que cela numériquement parlant, que les peuples en question n'auraient laissé que peu ou pas de traces de leur passage, et autres fariboles. Les Francs, entre autres, ont été beaucoup plus nombreux à s'implanter dans les régions nord que ce que les thèses à la mode et certains historiens "autorisés" prétendent actuellement. Dans le cas contraire, il est bien évident qu'ils n'auraient pu laisser autant de marques sur les plans toponymique, linguistique, hématologique etc

 

H.C.

 

 

 

 

 

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Tolérance chrétienne...

Certain(e)s, par préjugé antireligieux et/ou par méconnaissance manifeste du sujet, s'imaginent allègrement que les différentes formes de spiritualité païennes ne sont que des religions fonctionnant de la même façon que les trois grandes religions monothéistes officielles, prétendant chacune détenir «la vérité» seule et unique, imposer leurs vues de façon universelle au nom de dogmes figés et centralisés, ne tolérant ni l'incroyance, ni l'existence d'autres croyances, etc etc. En réalité, rien n'est plus inexact, et ce sont bien au contraire les païens qui, victimes de leurs propres principes fondamentaux en matière de tolérance et de liberté de conscience, ont depuis des siècles subi l'intolérance et les pires persécutions de la part des religions dites «révélées», dès lors que celles-ci ont eu les moyens d'imposer leurs diktats.

Au contraire de ces dernières, il n'existe en effet aucune velléité de prosélytisme de la part des divers courants du paganisme dont certains existent encore aujourd'hui (traditions celto-druidique, germano-nordique, greco-romaine, Wicca, shamanismes, Hindouisme, etc).
Par exemple, comme le fait remarquer avec raison le site de l'Assemblée Universelle des Druides d'Arduina (Source : http://www.druides-arduina.org/index.php ) :

"Le druidisme moderne est une Tradition philosophique inspirée du druidisme antique qui récuse toute assimilation à une quelconque religion, secte, ou idéologie politique.
Le druidisme soutient l’idée du libre choix. Il réprouve toute forme d’intolérance et d’exclusivité culturelle ou religieuse.
Fondamentalement initiatique, la Tradition druidique évite le prosélytisme ostentatoire et ne cherche pas à convertir."



Le fait est que jamais les divers paganismes n'ont cherché à imposer leur foi à d'autres peuples (Croisades, missionnaires, guerres "saintes"...), ni n'ont persécuté les hérétiques ou les incroyants au sein de leurs propres peuples (Inquisition, bûchers, procès religieux...).
Il est donc bien évident qu'en matière de tolérance, au moins à ce niveau, aucune comparaison n'est possible avec les 3 grandes religions "du Livre"...

Aussi, pour information et pour mémoire, je vous invite à prendre connaissance ci-dessous d'une petite liste non-exhaustive des agissements perpétrés depuis environ 2000 ans par l'Eglise chrétienne pour asseoir sa domination aux dépens des païens, tant en Europe qu'au Proche Orient, en Afrique et dans le Nouveau Monde.
Cette chronologie est forcément incomplète, ne s'attardant que sur quelques faits marquants et significatifs tout autant que symboliques. Elle ne peut bien sur pas se permettre de développer longuement chaque événement. En outre, ne sont pris en compte ici -car c'est le sujet traité- que les faits concernant directement le paganisme. Il y aurait bien sûr beaucoup à dire, aussi, sur les multiples crimes et exactions commis par l'Eglise tout au long de son histoire contre les diverses hérésies chrétiennes, contre les incroyants, ainsi que contre les tenants d'autres religions monothéistes rivales. Mais tel n'est pas le but de l'énumération qui suit. Elle a simplement pour objet de vous montrer de quelle façon, depuis la christianisation de l'Empire romain jusqu'à nos jours, cette religion « d'amour et de tolérance» n'a supplanté le paganisme qu'aux moyens de la force, de la contrainte, de l'imposition, du crime et de la terreur de masse.
Comme vous le verrez, celles-ci vont crescendo, et cette chronologie est on ne peut plus édifiante... Bonne lecture.

H.C.


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2000 ANS DE RELIGION D'AMOUR ET DE TOLERANCE CHRETIENNE : LE MARTYROLOGE DES PAÏENS



+ 323 : L'empereur romain Constantin, premier souverain ouvertement favorable aux chrétiens, ordonne la destruction du temple d'Aphrodite à Aphaca, au Liban, et du temple de Mambré en Palestine. Ces temples sont censés «profaner le lieu où est apparu Abraham»...

+ 326 : Destruction du temple d'Asclepios à Aigeai, en Cilicie.

+ 330 : Fermeture du temple de Belenos-Apollon à Bayeux, en Gaule.

+ 346 : Première interdiction des cultes païens.

+ 353 (1er aout) : Défaite du dernier prince païen, Magnence, face à Constance II.

+ 354 (1er décembre) : Interdiction sous peine de mort de faire des sacrifices dans l'enceinte de temples païens.

+ 357 : Le dernier ex-voto est consacré dans le temple d'Apollon à Rome.

+ 358 (19 décembre) : Interdiction de tous les rites utilisant des statues comme support.

+ 363 (26 juin) : Mort de l' Empereur Julien, dernier empereur romain païen , qui avait tenté de restaurer le paganisme.

+ 364 (août) : Valentinien signe le dernier édit de tolérance envers les païens.

+ 365 : Règne éphémère de Procope, dernier empereur romain païen d'Orient.

+ 367 : Malgré les protestations du Pape, le Préfet de Rome, le païen Vettius Agorius Praetextatus, fait restaurer le portique des Douze Olympiens.

+ 370 (12 mars) : Exécution de Maxime d'Ephèse (philosophe et théurge, ancien conseiller de l'Empereur Julien), ainsi que du philosophe Simonidès.

+ 371 : Début de la christianisation officielle de la Gaule par Saint Martin : début de la destruction -souvent sous la contrainte- de lieux sacrés, de temples, d'arbres, de fontaines...

+ 383 : Influencé par Saint Ambroise, l' Empereur Gratien abandonne le titre de Pontifex Maximus, et supprime les dernières subventions versées à des prêtres païens.

+ 384 : Première majorité «chrétienne» au Sénat de Rome. Multiplication des conversions opportunistes, dictées par l'intérêt mais aussi par la crainte.

+ 386 : L'intervention de l'armée est nécessaire pour détruire les temples païens de Palmyre et d'Apamée. Partout, des milices chrétiennes terrorisent l'Egypte, le Liban, la Syrie...

+ 390 : Plaidoyer païen du Préfet de Rome Symmaque, et discours «Pro templis» du dernier grand rhéteur grec Libanios, ami fidèle de Julien.

+ 391 (24 février) : Interdiction des cultes païens à Rome.

+ 391 (26 juin) : Interdiction des cultes païens en Egypte. Destructions massives, notamment celle du Sérapeion d'Alexandrie, malgré la résistance de la population et du philosophe Olympios. Répression des révoltes, fuite des fidèles...

+ 392 : Mort de Tatianos, dernier Préfet du Prétoire non chrétien.

+ 392 (15 mai) : Le roi franc Arbogast, un païen, prend le pouvoir à Rome avec l'aide de plusieurs grandes familles romaines restées fidèles à leur foi païenne, les Symmachi et les Flaviani.

+ 392 (8 novembre) : Interdiction par Théodose de tous les cultes païens, et suppression de la liberté de pensée. Ce souverain chrétien ordonne la fermeture et la destruction de tous les temples.

+ 393 : Interdiction des Jeux Olympiques.

+ 394 (5 septembre) : Défaite d'Arbogast, qui arbore des étendards frappés du portrait d'Hercule. Fin de la dernière tentative de restauration païenne, et épuration de l'aristocratie romaine par les chrétiens.

+ 398 : Porphyre (le «saint» chrétien, pas le philosophe auteur du «Contre les Chrétiens» !) fait fermer les temples de Gaza.

+ 399 : Le Préfet de Damas reçoit l'ordre de raser les temples ruraux. Début d'une vague de destructions de temples païens en Afrique du Nord, avec la bénédiction de Saint Augustin. Répression aussi des révoltes populaires qui font suite à ces destructions.

+ 402 : Destruction des derniers temples de Gaza, et nouvelle répression des révoltes suscitées par cette destruction.

+ 405 : Saccage des temples de Phénicie par des moines chrétiens.

+ 408 : Confiscation des revenus des derniers temples.

+ 408 (14 novembre) : Edit interdisant l'accès de la haute administration romaine aux non chrétiens. En Italie, le comte Générid s'oppose à son application.

+ 410 : Dernier culte druidique attesté en Gaule armoricaine.

+ 410 (24 août) : Le Wisigoth Alaric, dont les hommes sont officiellement «chrétiens», fait le siège de Rome. Le Pape refuse l'aide des païens pour protéger la ville. Après la chute et le pillage de Rome, les païens survivants sont dénoncés par leurs voisins chrétiens aux envahisseurs...

+ 415 : Assignation des prêtres païens à résidence, et confiscation de leurs biens en Afrique. Assassinat d' Hypathie, poétesse et philosophe païenne née en 370, par des moines chrétiens à l'instigation de l'évêque Cyrille d'Alexandrie. Elle est lynchée, massacrée à coups de tessons. Les morceaux de son corps déchiqueté sont exhibés dans les rues puis brûlés.

+ 416 (7 décembre) : Les païens sont exclus de l'armée, de l'administration et de la Justice.

+ 423 : Les empereurs Honorius et Théodose II promettent protection aux païens «qui se tiendront tranquilles»...


+ 431 : Le Concile d'Ephèse décide de fixer dans cette ville le lieu d'enterrement officiel de la mère de Jésus. Les nombreux temples de cette ville, voués à la déesse Artemis, et dont le rayonnement s'étend sur tout le monde antique, sont saccagés et détruits : il faut faire place aux églises !

+ 435 : La peine de mort est de nouveau promise aux païens pratiquants. Un nouvel édit ordonne la destruction des temples encore intacts.

+ 438 (31 janvier) : Confirmation de la loi prévoyant la peine de mort pour les païens.

+ 451 (4 novembre) : La peine de mort prévue pour les pratiquants est étendue au propriétaire du local où a lieu le culte.

+ 455 : pillage de Rome par Genséric.

+ 475 : Dans la plaine du Landry, à l'emplacement d'un ancien lieu de culte druidique, est construite la première abbaye chrétienne de Catulliacum dédiée à Saint Denis.

+ 476 : Fin officielle de l'Empire romain d'Occident.

+ 482/488 : Dernières révoltes païennes en Asie Mineure. Le poète païen Pampréprios est décapité en 488.

+ 485 (27 avril) : Mort du philosophe grec Proclos à Athènes. C'était le dernier grand philosophe non chrétien.

+ 486 : Chasse aux temples clandestins d'Isis en Egypte. Assassinat du dernier des grands généraux païens, Marcellinus, vainqueur des Vandales en Sicile et en Sardaigne.

+ 496 (21 décembre) : Chlodwig, plus connu sous le nom latinisé de Clovis, roi des Francs, choisit de se faire «chrétien» pour obtenir le soutien de l'Eglise. Conversion officielle obligatoire de son armée et de l'ensemble de ses sujets.

+ 515 : Christianisation totale de la région de la Mer Morte. L'Empereur Justinien rend le baptême obligatoire, et renouvelle la peine de mort prévue pour les non chrétiens.

+ 529 : Justinien ferme l'école platonicienne d'Athènes. Certains philosophes s'enfuient en Perse, où ils créent une école néo-platonicienne païenne à Harrân. Elle survivra jusqu'au Xième siècle.

+ 537 : Fermeture officielle du temple d'Isis à Philae, dans le sud de l'Egypte, après une longue série de persécutions à l'encontre des païens qui s'y étaient réfugiés.

+ 542 : Jean d'Ephèse est nommé prévôt préposé aux païens d'Asie Mineure. Il s'ensuit aussitôt une vague de persécutions anti-païennes sans précédent.

+ 550 : Christianisation totale de la Galice et de la Sardaigne.

+ 555 : Fin du culte de Baal à Baalbeck, au Liban.

+ 573 : Bataille d'Armtered près de Carlisle, en Grande Bretagne. Fin du dernier royaume païen de la région. Le druide Merlin s'enfuit en Ecosse.

+ 580 : L'empereur Tibère déclenche une nouvelle vague de persécutions anti-païennes, qui est particulièrement féroce au Liban. Des milliers de païens sont arrêtés, torturés, crucifiés. Parmi eux, le gouverneur d'Antioche, Anatolios, surpris en train de prier Zeus. C'est la première Inquisition connue.

+ 582 : L'Empereur Maurice relance les persécutions et les tortures.

+ 589 : Le Concile de Narbonne condamne l'usage de dédier le jeudi à Jupiter (jeudi = jour de Jovis, Jupiter)

+ 625 : Le Concile de Reims condamne les chrétiens qui participent aux festins des païens.

+ 743 : Le Concile de Lestines condamne les «superstitions vivaces» païennes («Sacra Iovis et Mercuri...»).

+ 772 : Charlemagne commence la christianisation forcée des Saxons. Destruction de l'arbre sacré Irminsul, dans le lieu de culte d'Eresburg.

+ 782 : Massacre de Werden, toujours à l'instigation de Charlemagne. Plus de 4500 Saxons ayant refusé d'être baptisés sont massacrés.

+ 789 : Loi interdisant les cultes rendus aux arbres, pierres et fontaines.

+ 794 : Une loi impose de couper tous les arbres sacrés.

+ 800 : Charlemagne ordonne la destruction de toutes les «pierres païennes». Beaucoup de mégalithes sont alors renversés, et parfois enterrés.

+ 850 : Christianisation des derniers villages païens du Péloponnèse, dans le sud de la Grèce.

+ 867 : Une loi capitulaire de Louis le Débonnaire est promulguée contre «Diane, les sorcières, et le retour de l'idolâtrie»...

+ 950 : Fermeture du temple païen de Carrhae, le dernier en Orient devenu entre temps terre d'Islam...

+ 966 : Christianisation forcée de la Pologne.

+ 978 : Mort de Domnal Hua, dernier roi d'Irlande ayant encore des druides à sa cour.

+ 989 : Baptême du prince Vladimir en Russie.

+ 997 : Christianisation de la Hongrie.

+ 1037 : Dernières révoltes païennes en Pologne.

+ 1047 : Le futur Guillaume le Conquérant défait une armée de Normands païens au Val des Dunes.

+ 1050 : Fermeture de l'école néo-platonicienne de Carrhae par les Turcs seldjoukides. Fin de la christianisation officielle de la Scandinavie.

+ 1230-1283 : Une série de bulles papales autorise les chevaliers teutoniques à mener croisade en Prusse et dans les Pays baltes. Ce prétexte les autorise à germaniser, christianiser et/ou exterminer les tribus borusses (vieux Prussiens) de la région.

+ 1386 : L'annexion de la Lituanie païenne par la Pologne chrétienne met fin au dernier royaume païen d'Europe.

+ 1409/1410 : La Samogitie, une province du nord-est de la Lituanie qui est restée majoritairement païenne, se révolte. Les Chevaliers teutoniques interviennent, mais sont battus à la bataille de Tannenberg par une coalition de Polonais et de Lituaniens.

+ 1452 : Mort du philosophe byzantin Georges Gémiste Pléthon, considéré par certains comme le premier des «néopaïens».

+ 1453 : Fin officielle de l'Empire romain d'Orient.

+ 1493 : Début de la christianisation forcée des Indiens d'Amérique. Point de départ d'un véritable ethnocide à très grande échelle, commençant notamment par la destruction des civilisations païennes d'Amérique du Sud (Incas) et d'Amérique Centrale (Aztèques).
En Europe, le Concile de Trente lance une nouvelle vague de christianisation des campagnes (preuve qu'elles n'étaient alors pas aussi chrétiennes qu'on tend trop souvent à le croire !), qui durera plus d'un siècle.

+ 1850 : Début des missions d'évangélisation (parfois soutenues par les armées coloniales) en Afrique et en Asie.

+ 1937 (14 mars) : Le Pape Pie XII proclame : «Notre Dieu [...] n'admet ni ne peut admettre à côté de Lui aucun autre dieu» (Encyclique «Mit brennender Sorge»).

+ 1943 : Le régime collaborationniste de Vichy, notoirement catholique et conservateur, interdit la revue néo-druidique bretonne «KAD»

+ Années 1930 et 1940 : En Allemagne, le régime hitlérien, dont certains hauts dignitaires sont chrétiens, persécute et interdit de nombreuses associations et publications néopaïennes.

+ 1988 : Ouverture d'écoles coraniques dans les derniers villages païens Kalash au Pakistan.
En matière de persécutions et de conversions plus ou moins forcées des païens, l'Islam n'a en effet jamais rien eu à envier au Christianisme...

+ 1989 : Agitation de diverses sectes chrétiennes américaines contre l'existence d'associations néopaïennes.


Etc etc.

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Les anciens BELGES : un peuple méconnu

 

On a trop souvent tendance à l'ignorer, mais le petit royaume dit "de Belgique" actuel, qui n'est somme toute que de création relativement récente (1830), ne représente en fait que la moitié du territoire de la Belgique réelle.

La Belgique originelle, ou Gaule Belgique, c'est en réalité tout l'espace compris entre la Seine (et la Marne) au sud, et le Rhin au nord-est. Elle est, à tous points de vue, un espace de transition entre les mondes celtique et germanique.

 

 

Cette carte restitue fidèlement l'intégralité de cette Belgique originelle, et permet en outre d'y localiser l'implantation des différents peuples belges :

 

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La Gaule Belgique

 

(Précisions : sur cette carte, le "Belgium" est le nom de la province sud-ouest de la Belgique, correspondant en gros aux département de l'Oise et de la Somme de la Picardie actuelle. Au sud-est, le nom de "Germani" n'est pas à confondre avec la Germanie située au-delà du Rhin : il s'agit juste d'un nom de peuple.)

 

 

 

Germains celtisés et Celtes germanisés

 

Voyons à présent ce qu'écrit Jules César à propos des Belges dans ses fameux Commentaires sur la Guerre des Gaules :

 

"La plupart des Belges sont issus des Germains ; ils avaient autrefois passé le Rhin, et s'étaient fixés en ces lieux à cause de la fertilité du sol, après en avoir chassé les habitants gaulois."

 

En outre, il précise :

 

"Toute la Gaule est divisée en trois parties, dont l'une est habitée par les Belges, l'autre par les Aquitains, la troisième par ceux qui, dans leur langue, se nomment Celtes, et dans la nôtre, Gaulois. Ces nations diffèrent entre elles par le langage, les institutions et les lois. Les Gaulois sont séparés des Aquitains par la Garonne, des Belges par la Marne et la Seine. Les Belges sont les plus braves de tous ces peuples, parce qu'ils restent tout à fait étrangers à la politesse et à la civilisation de la province romaine, et que les marchands, allant rarement chez eux, ne leur portent point ce qui contribue à énerver le courage : d'ailleurs, voisins des Germains qui habitent au-delà du Rhin, ils sont continuellement en guerre avec eux."

 

 

Comme César l'avait bien noté, il est donc manifeste que la Belgique constitue une zone spécifique depuis la plus haute antiquité, dont l'identité ethno-culturelle est celto-germanique, donc ni totalement celtique ni totalement germanique, mais les deux à la fois. Les peuples belges étaient donc constitués de Germains celtisés et de Celtes germanisés, les deux composantes étant chez eux si étroitement imbriquées qu'il est souvent difficile de les distinguer l'une de l'autre...

 

Les sources se rapportant spécifiquement à ces peuples germano-celtiques de la Gaule Belgique sont hélas assez rares.Néanmoins, il est tout à fait légitime de supposer chez eux un étroit syncrétisme non seulement sur les plans culturel, artistique, sociétal etc, mais aussi dans le domaine spirituel, où le Paganisme celtique s'est très certainement mêlé au Paganisme germanique, donnant ainsi naissance à une Tradition religieuse spécifique. Nous avons donc là un exemple tout à fait exceptionnel de symbiose entre germanité et celtitude.

 

 

Parmi les peuples belges les plus marquants de l'actuel "nord de la France", citons notamment les Bellovaques, dont le nom a donné celui de Beauvais, leur ancien oppidum, les Ambiens (Amiens), les Suessions (Soissons), ou encore les Atrébates, qui ont donné leur nom à Arras (en flamand Atrecht), et qui sont même peut-être à l'origine du nom de l'Artois (à vérifier).

Enfin, au niveau des grandes figures historiques signalons entre autres les chefs belges Ambiorix, Catuvolcos (dont le nom signifie "Loup de Guerre"), ainsi que le chef bellovaque Correos (ou Correus dans sa forme latinisée, voire Korreos, d'où mon pseudo ;-), véritable "Vercingétorix belge" qui a donné beaucoup de fil à retordre aux envahisseurs romains, en poursuivant une résistance acharnée après la défaite d'Alésia, à la tête d'une coalition de peuples belges. Ce Correos a particulièrement marqué César, qui y fait allusion à plusieurs reprises dans sa "Guerre des Gaules".

 

 

Fameuse représentation des derniers instants de Correos, tenant tête aux Romains :

 

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La mort de Corréus (Correos/Korreos), gravure de D. Maillart, XIXème siècle

 

 

Pour quelques précisions complémentaires, vous pourrez par exemple consulter la fiche Wikipedia relative aux anciens Belges : http://fr.wikipedia.org/wiki/Belges

Voir aussi la liste des peuples de la Gaule Belgique : http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_peuples_de_la_Gaul...

 

Hans CANY
16 août 2010

 

 

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