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10/08/2013

Le National-Anarchisme : un oxymore ?


Notre conception du mot «Nation» ne se rapporte absolument pas à une quelconque entité étatique (nous rejetons et combattons évidemment l' «Etat-Nation»), mais se rapporte à une entité FACTUELLE, à une collectivité naturelle et organique d'individus, qui se regroupent volontairement sur la base d'affinités communes (ethniques, culturelles, linguistiques, idéologiques, philosophiques...), et constituent ainsi une NATION à part entière, au sens profond, réel et noble du terme. En quoi une telle conception de la Nation serait-elle donc soi-disant «incompatible» avec l'idée anarchiste, n'en déplaise à certains ?...

Refusez de croire les calomnies et les contre-vérités que certaines crapules déversent sans relâche sur notre dos, et donnez vous donc plutôt la peine de lire ce qui suit, pour découvrir ce que nous sommes réellement !

L'idée d'anarchisme « patriotique » ou « national » n'a rien d'une invention nouvelle.
Pour ne mentionner que quelques exemples historiques parmi d'autres, Proudhon et Bakounine affichaient une conscience nationale/ « identitaire » très marquée. Ce fut également le cas de Louis-Auguste Blanqui. Ce dernier, même s'il n'était pas anarchiste au sens strict du terme, se réclamait malgré tout d'un socialisme révolutionnaire dont certains aspects sont étroitement apparentés au socialisme libertaire, et il est aussi le père de la fameuse formule « Ni Dieu ni Maître », si chère aux  anarchistes athées. Le théoricien anarchiste allemand Gustav Landauer (1870-1919), qui était de tendance individualiste (Nietzsche/Max Stirner), n'hésitait pas lui non plus à affirmer son « nationalisme ». Il proclamait : "Les différenciations nationales sont des facteurs de première importance pour les réalisations à venir de l'humanité, pour ceux qui savent distinguer de l'abominable violence étatique le fait vigoureux, beau, et pacifique de la Nation." Par le terme de "nation", Landauer comme Bakounine se référait à une entité organique, factuelle, et non pas à une entité politique. Et comme Bakounine, il se positionnait en faveur de l'autonomie de tous les peuples, dans un contexte libertaire et anti-impérialiste. En Ukraine, pendant la révolution russe, Nestor Makhno a lui aussi brillamment incarné cette tendance pendant la légendaire épopée de la « Makhnovtchina » (1918-1921). L'anarchisme qu'il prônait savait faire la distinction entre les notions de patrie et d' Etat ("Etat-Nation"). Makhno et ses partisans étaient d'authentiques patriotes ukrainiens qui combattaient pour la Liberté, à la fois contre les tyrannies tsariste, bolchevique, et étatique. Leur combat revêtait aussi la dimension d'une lutte de libération nationale, et était empreinte d'un sentiment identitaire très prononcé. Le tout, bien sûr, sous les plis du drapeau noir. Beaucoup d' "anars" contemporains feraient mieux de s'inspirer de leur souvenir, au lieu de verser dans un "antipatriotisme" et un "internationalisme" marxistoïde bête et méchant, qui fait au final le jeu du libéralisme apatride, et donc du Système dominant... Et au lieu de rejeter systématiquement le "passé" sous le seul prétexte qu'il s'agit du passé ! La confusion savamment entretenue dont fait aujourd'hui l'objet le terme de "nation", systématiquement assimilé au concept d'"Etat-Nation", doit désormais être dénoncée.

Les Nationaux-Anarchistes ont pour but la création de communautés décentralisées, indépendantes de toute entité étatique, et reposant sur l'association libre et volontaire d'individus se regroupant sur la base de leurs affinités (ethniques, culturelles, philosophiques...). Rejetant toute forme de pouvoir imposé, ils lui opposent la notion de Souveraineté, en vertu de laquelle les individus librement associés peuvent occuper leur propre territoire précisément délimité, et y vivre selon leurs propres choix, coutumes et principes. Ces espaces peuvent ainsi être régis de façon très différente les uns des autres, offrant à chacun un vaste éventail de possibilités en fonction de ses choix et aspirations, ainsi qu'une alternative véritable à la dictature de la majorité improprement nommée «démocratie» au sein des Etats-Nations. De surcroit, ces communautés autonomes peuvent éventuellement choisir de s'associer entre elles sur la base de leurs propres affinités et se fédérer, pouvant même aller jusqu'à s'associer plus largement sous la forme de confédérations (fédérations de fédérations), respectant et préservant l'autonomie de chaque composante, à tous niveaux. Il s'agit là d'une alternative véritable à tous les dogmes idéologiques de «droite» comme de «gauche», que ceux-ci se veuillent «modérés» ou «extrêmes». Une alternative qui respecte à la fois la liberté de l'individu, la liberté des collectivités volontaires d'individus, et la grande diversité du genre humain, richesse inestimable qu'il convient de préserver de toute uniformisation d'essence totalitaire.

Au delà des clivages systémiques ineptes de la gauche et de la droite, le National-Anarchisme est à présent implanté dans de nombreux pays du monde. Le développement de notre mouvance est à présent inexorable, rien ne parviendra à le stopper. Et les manigances de ceux qui cherchent à la discréditer sur la base de sophismes fallacieux resteront pitoyablement vaines.

Hans CANY

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13/07/2013

LE MYTHE DE L'HEXAGONE : un livre essentiel

Peu importe que l'on juge favorablement ou défavorablement les engagements et les prises de positions de cette figure historique du mouvement breton que fut Olier Mordrel; figure historique tout aussi controversée que "maudite" et "sulfureuse", dès lors qu'elle est vue à travers le prisme du politiquement correct et du parti pris  idéologique. Là ne se situe pas la question.

"LE MYTHE DE l'HEXAGONE", paru en 1981 chez l'éditeur Jean Picollec, constitue un ouvrage de référence fondamental, au propos d'une valeur intemporelle, et que je ne saurais trop vous conseiller de lire, de relire, de faire lire, de découvrir ou de redécouvrir. Comme son titre l'indique, Mordrel y démonte point par point, sous la forme d'un magistral rappel historique concernant chacune de ses régions,  le mythe du prétendu "Hexagone", ce mythe tenace sur lequel prétendent s'appuyer les diverses chapelles du nationalisme français, et auquel s'accrochent plus largement tous les adeptes de la croyance jacobine en une prétendue nation "une-et-indivisible".

Ainsi que le rappelle l'auteur avec brio, celle-ci ne constitue en aucune manière une nation digne de ce nom, puisqu'elle est en réalité composé d'au moins vingt nations très différentes -qualifiées de façon dévalorisante de "régions"-, annexées sous la contrainte au prix d'une acculturation intensive et d'une confiscation de leurs prérogatives légitimes, sur fond de centralisme administratif aux relents impérialistes, voire colonialistes. Du reste, ces annexions ne remontent bien souvent pas à la nuit des temps, contrairement à une croyance trop largement répandue. Ce n'est en effet qu'en 1532 qu'un traité d'union a été conclu entre la France et la Bretagne, cette dernière étant restée autonome jusqu'en 1789, date de la suppression de son autonomie et de son annexion pure et simple. Ce n'est qu'avec le traité des Pyrénées, en 1659, que le "Nord-Pas de Calais" fut en grande partie annexé par la France, la conquête militaire ayant été parachevée vingt ans plus tard, en 1679. Ce n'est que depuis 1769 que la Corse a été annexée par la France. Quant au Comté de Nice et à la Savoie, ils n'ont pour leur part été annexés qu'en...1860 ! Etc etc. Les exemples sont légion, et en réalité, peu nombreuses sont les régions qui sont "françaises" de très longue date.

Ce constat vient nous rappeler l'importance capitale de la seule alternative permettant de respecter réellement l'autonomie, l'identité et la diversité des peuples et des nations réels : celle d'un fédéralisme intégral, interne comme externe, non seulement à l'échelle des actuels Etats-Nations, mais aussi, beaucoup plus largement, à l'échelle continentale tout entière.

"LE MYTHE DE L'HEXAGONE" d'Olier Mordrel est malheureusement épuisé depuis longtemps, et n'a hélas  encore fait l'objet d'aucune réédition à ce jour. Chose infiniment déplorable, eu égard à la grande qualité de l'ouvrage, ainsi qu'à la portée du message qu'il délivre. Espérons vivement qu'un éditeur prendra prochainement l'excellente initiative de remédier à ce très regrettable état de fait. En attendant, vous pourrez toujours, moyennant quelques efforts de recherche et un peu de chance, faire l'acquisition de l'objet à prix variables chez les bouquinistes, via Internet ou ailleurs.

Pour conclure cette rapide présentation, rien de mieux que de reproduire ici cette fort pertinente citation de Pierre-Joseph PROUDHON, qui conserve aujourd'hui toute sa valeur : « La nation française actuelle se compose d’au moins vingt nations distinctes, et dont le caractère observé dans le peuple et chez les paysans est encore fortement tranché… Le Français est un être de convention, il n’existe pas… Une nation si grande ne tient qu’à l’aide de la force. L’armée permanente sert surtout à cela. Ôtez cet appui à l’administration et à la police centrales, la France tombe dans le fédéralisme. Les attractions locales l’emportent » .

Hans CANY

 


"LE MYTHE DE L'HEXAGONE" est à présent lisible en ligne ici (format PDF) :
https://docs.google.com/file/d/0B7USO7GnDdyLSHNiLVEtQ0g1N...

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Quatrième de couverture :


Tout au cours de l'Histoire, il apparait toujours deux Frances, face à face, qui se haïssent au point souvent de s'entretuer. Rien de tel dans les autres pays européens : ils ont tous connu des conflits internes, mais pas ce perpétuel antagonisme.
Le spectacle de la France, par ailleurs, proclame la même absence d'unité, qu'il s'agisse des appartenances historiques de la moitié de ses provinces, des orientations géographiques de ses diverses parties, des cultures populaires qu'on y rencontre, des types humains...
Par contre, le système et les institutions politiques que Paris a imposés aux peuples que réunit l'Hexagone depuis les débuts de la monarchie, loin d'exprimer sa diversité fondamentale, sont les plus unifiés du monde et, même quand il est question de décentralisation, l'Etat fait un tabou de son "une-et-indivisibilité" !
C'est cette conclusion choquante dont Olier Mordrel -l'homme qui a derrière lui soixante ans de lutte pour les libertés bretonnes- découvre les origines et les causes. En arrachant à l'ombre et au silence les réalités vivantes que comprime l'Hexagone, en faisant justice des légendes apologétiques qui prétendent justifier le tabou, il jette sur la France une lumière qui en découvre la vraie nature, et autorise l'espoir d'une renaissance que paralysent aujourd'hui les idées stéréotypées et sclérosées.
Il faut reléguer aux archives le mythe de l'Hexagone et rendre la parole à la diversité, synonyme de vie et de liberté.
Ce livre traite du problème et de l'histoire de toutes les contrées de l'Hexagone : de la Flandre à la Guyenne, de la Corse à la Normandie, de la Franche-Comté au Pays Basque, de la Bourgogne au Languedoc, de l'Alsace à la Bretagne, de la Savoie au Pays Toulousain.

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28/06/2013

Nelson Mandela, ou l'icône déchue

 

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J'ai milité et manifesté pour la libération de Mandela dans les années 80, à une époque où la plupart des gens s'en fichaient éperdument, lorsque, au mieux, ils n'ignoraient pas tout simplement de qui il s'agissait. Mais son accession à la présidence s'est avérée pour le moins décevante, et le mot est faible.

A vrai dire, c'est son attitude en 2011 et par la suite qui a achevé de m'écoeurer. Pas le moindre mot de désapprobation pour condamner, ne serait-ce que symboliquement, l'agression impérialiste barbare de la Libye. Pas le moindre mot de soutien vis à vis de Kadhafi, qui avait pourtant tant oeuvré pour obtenir sa libération. Pire encore, le vieux Mandela a même reçu chez lui l'ignoble criminelle Hillary Clinton en 2012 !  Celle-là même qui comme par hasard, deux jours avant le 20 octobre 2011, avait formulé publiquement le voeu que Kadhafi soit "capturé ou tué bientôt"... Celle-là même qui, hilare, n'avait par la suite pas hésité à déclarer : "We came, we saw, he died" ! Je veux bien admettre que le vieux n'ait plus eu toute sa tête sur la fin, mais tout de même...

J'estime qu'il y a des limites à l'ingratitude, à l'indécence et à l'inacceptable. La cerise sur le gâteau, ce sera si la famille de Mandela donne son accord pour qu'Obama vienne à son chevet. Là, on aura atteint l'apothéose en matière d'infamie ! On me pardonnera donc si je ne me joins pas au chœur des pleureuses et autres déclameurs de panégyriques. Mandela n'est plus du tout l'icône qu'il incarna jadis, et ceci depuis belle lurette.

Donc, en ces heures où le monde attend avec résignation l'issue inévitable de sa lente agonie, je ne puis mieux faire que de souhaiter par avance paix à son âme. Mais rien de plus. Qu'on ne compte surtout pas sur moi pour en rajouter.


Hans Cany


 

 

Petit rappel, pour celles et ceux qui ont la mémoire courte...

 

 

 

 

 

 

 

 
 

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06/06/2013

"Fascisme" et "antifas" : les deux fesses d'un même cul

Petit rappel historique à l'usage des nouveaux inquisiteurs, des flics de la pensée, des bonnes consciences humanistes/humanitaristes, et autres donneurs de leçons "bien-pensants" et très politiquement corrects...

 

 

A reproduire et à diffuser librement !

 

 

 

"Fascisme" et "antifascisme" ne sont pas simplement des épithètes propres à illustrer les discours électoraux. Entre les deux guerres, ils ont recouvert (souvent masqué) la réalité d'un monde en mutation. Ce monde qui sort à peine du XIXème siècle, c'est surtout une Europe partagée au profit des vainqueurs. C'est une Allemagne étranglée et traumatisée par le traité de Versailles, mais aussi par la répression contre les soulèvements de 1918-1919, répression sanglante dirigée non pas par des forces droitières, mais par le "socialiste" Noske, et favorisée par les traités de paix entre l'Allemagne et la toute neuve Russie bolchevique. L'écrasement du mouvement révolutionnaire en Allemagne et d'autres mouvements en Europe, la mise au pas et l'emprisonnement des individus et groupes radicaux en Russie, allaient concourir à un vaste climat de démoralisation et à une perte des points de référence politiques. Ceci d'autant plus que cette mise au pas était assurée par des forces qui avaient -même si c'est à tort- incarné un espoir de changement: partis sociaux-démocrates et communistes. Cette situation sera mise à profit par les différents "fascismes", mais aussi par leurs compères "antifascistes". (...) Le fascisme est donc un phénomène déterminé par son époque et bien loin d'être homogène, comme en témoigne l'échec des entrevues Hitler-Mussolini de 1933-1934. Mussolini alla même plus loin dans la méfiance en signant une alliance avec la France en janvier 1935, puis avec l'Angleterre en Avril. Ceci illustre le flou qui se cache derrière l'étiquette "fasciste", utilisée à tort et à travers par les antifascistes d'hier et d'aujourd'hui. Pour eux, celle-ci peut désigner non seulement de véritables tendances fascistes, leurs adversaires de droite ou d'extrême-droite toutes tendances confondues...mais également leurs adversaires d'extrême ou d'ultra-gauche ("hitléro-trotskistes" de l'ère stalinienne, "gaucho-fascistes" de 1968,...) !!  Au début des années 90, une campagne insidieuse (sans doute inspirée par le Parti Socialiste et ses sbires) alimenta même la rumeur d'une "fascisation" du pourtant bien peu extrémiste parti "Les Verts" !...

 

Méfiez-vous esprits libres, un jour ou l'autre, les gens de pouvoir prétexteront de vos "tendances fascistes" pour nier l'expression de votre pensée. Historiquement, l'antifasciste sous sa forme la plus typique a été le militant du PCF, relayé depuis 1968 par celui de groupuscules gauchistes souvent issus de ce même parti, puis plus récemment encore par celui de groupuscules extrémistes et violents de type S.C.A.L.P, Reflex, No Pasaran, Ras l'Front, Redskins,  etc. Mais il peut à l'occasion être socialiste, gaulliste...ou n'importe quoi d'autre ! C'est en fonction des besoins. Cela dit, l'antifascisme a à son actif un sacré bilan. Durant la guerre d'Espagne, il a assuré l'assassinat de nombreux anarchistes, la liquidation des collectivités, la militarisation... Il a été utilisé pour recruter des soldats pour la boucherie de la Seconde Guerre mondiale. Il a été la justification d'Hiroshima et de Nagasaki. Il a servi à glorifier les impérialismes russe et américain lorsqu'ils ont liquidé leurs rivaux allemands et japonais, et à justifier après leur victoire le traitement infâme infligé à la population allemande. A la même époque, en France, l'antifascisme s'est illustré par "l'Epuration": tonte et viol des femmes suspectées d'avoir un faible pour les grands blonds aux yeux bleus (ou d'avoir résisté aux avances d'un résistant-épurateur...), procès truqués, tortures, atrocités, exécutions sommaires... Comme nos glorieux vainqueurs de la "peste brune" avaient raison de clamer partout: "Voyez quels salauds étaient ces boches !"... Quand on pense par exemple qu'au moment même où Thorez et ses amis chantaient leur victoire sur le fascisme, 45 000 Algériens ("provocateurs fascistes" !...) tombaient sous les coups de la répression, l'ignoble cynisme de cette satisfaction hypocrite donne vraiment la nausée.

 

Depuis 1968, avec le déclin du PCF, le discours antifasciste s'est réfugié dans les groupes gauchistes (...ou ce qu'il en reste), dans la mouvance "libertaire"(du moins sa frange gauchiste, majoritaire) depuis la seconde moitié des années 80, et dans le PS depuis qu'il se trouve en difficulté électorale. Pour l'extrême-gauche, il a été un moyen de galvaniser les troupes en jouant sur le registre militant/militaire. Dans les années 70, les jeunes militants du gauchisme d'une part, et d'Ordre Nouveau d'autre part, se sont fait organiser par leurs chefs de façon similaire, c'est-à-dire militaire. Il ne s'agissait même plus d'avoir raison ou tort, mais d'être physiquement prêts à l'affrontement, de le provoquer et de gagner sur ce terrain. La vérité s'incarnait alors dans celui "qui en avait", qui quel que soit son camp était décidé à remporter la victoire à tout prix. Depuis, nombre de généraux de ces baroudeurs à la petite semaine se sont reconvertis dans la députation et les fauteuils ministériels. Des tentatives du même ordre (qui, on le voit, n'a rien de "nouveau"!) se produisent encore fréquemment lorsque le Front National  organise ses réunions, tentatives parfois orchestrées et souvent manipulées par le pouvoir. Cette agitation du spectre du fascisme sous des motifs divers ( "révélations" sur quelques vieillards jadis agents de la collaboration, canulars macabres comme celui de Carpentras, poussée électorale de l'extrême-droite...) n'est pas le fruit du hasard. Les dirigeants des Etats capitalistes "démocratiques" -et ceux qui les soutiennent consciemment ou non- utilisent ce spectre pour essayer de se refaire une virginité (malgré les guerres coloniales, les assassinats, et la corruption qui parsèment leurs carrières politiques), et pour que ces Etats apparaissent chacun comme un "îlot d'humanité" qu'il faut préserver de toute remise en cause. Ils ne loupent ainsi pas une occasion pour réaliser une unité nationale de façade, comme à la "belle" époque de la résistance antifasciste...

 

Ces deux dernières décennies auront vu l'ascension de leaders populistes: Walesa en Pologne, Eltsine puis Poutine en Russie, Jörg Haider en Autriche, Le Pen en France, etc. Leur succès tient à la fois au discrédit des grands partis politiques (et c'est tant mieux!), et à l'absence d'alternative. Mais notre ennemi, ce n'est pas plus Le Pen  que les bandits sarkozystes ou  "socialistes"  qui nous gouvernent. Ce qui devrait avant tout nous répugner chez un Le Pen et ses amis (ou ex-amis) frontistes, ce n'est pas ce qui les distingue des autres partis, mais tout ce qu'ils ont de commun avec eux. Telle ou telle pantalonnade de Le Pen peut heurter plus spécifiquement certaines personnes, comme telle autre de Mélenchon, de Mamère, de Sarkozy ou de Chirac en choquera d'autres. Mais l'important, c'est qu'ils sont tous des serviteurs de la même société, du même système... même si le discours qu'ils utilisent pour réunir du monde autour de leurs boutiques peut différer. On ne choisit pas entre Royal et Sarkozy, tout comme on ne choisit pas entre la peste et le choléra ! Tout ce qui peut renforcer un parti politique contre un autre renforce finalement la dictature des partis sur nos vies.

 

Nulle gesticulation antifasciste ne remettra en cause la pérennité de l'actuel système politico-social, bien au contraire. Tout au plus, dans une période donnée, quelques victimes pourront être remplacées par quelques autres. Trop de gens sont aujourd'hui fourvoyés dans des impasses. Mais ce n'est pas en bâillonnant ces gens-là que l'on mène un combat contre leurs idéologies. L'emploi de méthodes barbares contre la barbarie mène à des issues tout autres que celles que l'on espérait. Pour s'opposer aux Le Pen et compagnie, c'est l'ensemble du Système qu'il faut remettre en cause, y compris les partis "démocrates" et "antifascistes". Pour construire cette opposition radicale, nous savons bien qu'il n'existe pas de recette miracle. Nous n'avons sur ce chapitre ni leçons à donner, ni à recevoir ! Cela dit , dans les menus actes quotidiens par lesquels peut s'exprimer cette opposition, il faut tout au moins éviter de renforcer le Système (ou certains de ses porte-paroles) en pensant le critiquer. Rien n'empêche de mener la réflexion un peu plus loin qu'une simple réaction épidermique contre ce qui semble symboliser le "mal absolu"... Sinon, à jouer au petit soldat démocrate, on risque fort de prendre des coups qui laisseront des marques. Et cela pour rien, si ce n'est pour le profit de manipulateurs, qui eux savent très bien ce qu'ils font et restent à l'abri.

 

"Fascisme" et "antifascisme", revers d'une même médaille, ont déjà suffisamment détruit d'êtres humains, sans offrir aucune perspective. Ce ne sont là que les deux fesses d'un même cul, lequel ne produira jamais que de la merde. Tout ce qui va dans le sens d'une véritable libération ne peut que rejeter de façon égale ces deux tentations.

 

 

 

Texte librement adapté et réactualisé, paru dans la publication libertaire
"LE POINT D'INTERROGATIONS" au début des années 1990.


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21/05/2013

Exigeons le Revenu de base inconditionnel !

Le Revenu Minimum Garanti (RMG) ou Revenu de base, pour ne plus perdre notre vie à la gagner, et éradiquer la grande pauvreté. Vous vous demandez comment financer une telle "utopie" ?
La réponse se trouve dans la video ci-dessous, qui ne dure que 3 minutes. Prenez le temps de la visionner.
Et partagez ce message partout. Faites connaître au maximum cette initiative citoyenne autour de vous.

Hans CANY

 

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19/05/2013

SYRIE et attentats en Turquie : les médias français pris en flagrant délit d'intox

Un énième exemple -particulièrement flagrant- de la façon dont les médias propagandistes français manipulent et trompent le public au sujet de ce qui se passe en Syrie.
Voici une vidéo édifiante, dénonçant la manière dont ces médias ont traité l'affaire des manifestations populaires turques, suite aux attentats qui ont frappé le sud de la Turquie.
Cela, je pense, se passe de tout commentaire superflu...

Hans CANY

 

 

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20/04/2013

Cessons de coopérer, boycottons la Machine

Il convient non seulement d'ignorer la Machine à titre personnel -dans notre propre intérêt-, mais aussi de contribuer, de façon plus ou moins subtile, à en corroder les rouages. Tel le grain de sable capable d'entraver tout un système mécanique d'engrenages, nous avons tous, aussi modeste notre condition soit-elle, le pouvoir de le faire. Le pouvoir de l'obstruction, de l'inertie, de la désobéissance et de la non-coopération est véritablement immense. Il vient à bout de toutes les tyrannies.

Hans CANY

 

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07/03/2013

Nous sommes tous Hugo CHAVEZ !

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En ce funeste 5 mars  2013, un homme d'exception, un des rares chefs d'Etat bons et justes de la planète nous a quittés... C'est un grand camarade et bien plus encore que nous perdons avec lui. Une perte immense non seulement pour le peuple vénézuélien, mais aussi pour tous les opprimés, pour  les socialistes authentiques et les anti-impérialistes du monde entier.

Les capitalistes et les impérialistes de tous poil, les droitards, les pro-yankees et autres tenants du prétendu Nouvel Ordre Mondial se réjouissent ouvertement, avec l'indécence nauséabonde qui les caractérise, de la disparition de celui qui fut un de leurs plus redoutables adversaire près de quinze années durant... VILS CHAROGNARDS !

Les bobos de la gôche caviar, tout comme certains soi-disants "libertaires" qui brillent surtout par leur vacuité, leur dogmatisme et leur ignorance crasse, ne voient aucune raison de déplorer la disparition de celui que leur vue étroite leur a fait percevoir comme un "autocrate", voire un "dictateur" (sic)... A l'extrême-droite, il se trouve même quelques nationalistes étroits que leur chauvinisme pathétique et leur consternant racialisme poussent à afficher leur dédain, en guise de (non) réaction à l'évènement... BANDES DE SOMBRES IMBECILES !   

Que les uns comme les autres sachent donc que le chavisme est loin d'être mort avec Chavez. Que les héros du peuple sont de toute façon immortels, que cela leur plaise ou non. Et qu'à l'instar de la formule proclamant que nous sommes tous Mouammar KADHAFI, nous sommes aussi, tous autant que nous sommes, tous Hugo CHAVEZ.  Nous sommes des dizaines, des centaines de millions dans le monde, et les oppresseurs comme leurs idiots utiles de tous bords doivent savoir qu'ils n'en ont pas terminé avec nous. Très loin s'en faut !

Hans CANY

 

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Un bien curieux "dictateur" que pleure tout un pays, et bien au-delà...  Pour quelles raisons, selon vous ? A-t-on jamais vu cela en France, en Europe ou dans tout autre pays impérialiste ? Croyez-vous que la mort d'un Sarkozy ou d'un Hollande, par exemple, susciterait ce type de réaction chez les masses populaires ??
Ouvrez les yeux. Et réfléchissez...

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04/03/2013

Refuser l'idéologie du métissage : du racisme ?

L'idéologie du métissage, dont on nous rebat les oreilles 24h sur 24 à peu près partout, est aujourd'hui une véritable pensée unique dont les politicards qui prétendent nous gouverner, de droite comme de gauche, se font toujours les plus fervents apôtres. A titre d'exemples, voici quelques citations on ne peut plus révélatrices, qui illustrent bien la parfaite connivence des différents acteurs du Système UMPS sur ce point précis, ce qui ne relève nullement du hasard :

 

. « il faut faire cette éducation du pays pour qu’il apprenne que désormais son avenir c’est le métissage... » (Julien Dray, PS)

 

. « Le métissage, je le dis ici, est une chance pour la France. Je serai la présidente de la France métissée et qui se reconnaît comme telle. » (Ségolène Royal, PS)


. « Notre avenir ? Une société métissée fière et énergique » (Valerie Pécresse, UMP)

 

. « Je veux être le président d’une France qui aura compris que la création demain sera dans le mélange, dans l’ouverture, dans la rencontre, je n’ai pas peur du mot, dans le métissage. » (Nicolas Sarkozy, UMP)

 

. « L'objectif, c'est relever le défi de metissage. En relevant ce défi, la France est fidèle à son histoire. » (Nicolas Sarkozy¨, UMP)

 

. « Je crois que l'immigration, le métissage sont une chance pour l'Europe » (Jean-Michel Quillardet, Grand Maitre du Grand Orient de France)    


Le fait de rejeter l'idéologie du métissage serait-il fondamentalement "raciste", comme certains se plaisent à le crier sur tous les toits ?... Absolument pas. Pour ma part, je m'oppose à la haine raciale et aux thèses «suprémacistes». Ma vision découle d'un attachement profond à ceux dont je me sens proche pour telle ou telle raison, et d'un sincère respect pour tous les autres. Cette position, que l'on peut désigner sous le nom d'antiracisme différentialiste, se situe totalement aux antipodes de la haine raciale, et se base fondamentalement sur le principe d'autodétermination pour tous les peuples et tous les groupes d'individus. De plus, je le répète, je ne souscris aucunement aux doctrines de la suprématie blanche, pas plus que je ne souhaite imposer ma vision du monde aux autres.

Il n'existe pas de races "supérieures", ni de races "inférieures". De mon point de vue, le facteur racial ne peut déterminer la valeur d'un individu de quelque façon que ce soit, ce qui est démontré de façon évidente par le simple fait que certains Noirs sont beaucoup plus estimables que certains Blancs, et vice-versa. Je suis fondamentalement opposé à l'idéologie du "melting pot", mais je n'en désire pas moins créer des liens d'affinités et d'amitié avec d'autres mouvements et individus, quelle que soit leur origine raciale ou ethnique. Je considère simplement le métissage global, à grande échelle, comme une menace très grave qui met en danger la diversité du genre humain en l'uniformisant peu à peu, de la même façon que la chasse et la pollution menacent le monde animal et l'environnement.

Ensemble, avec nos camarades du monde entier, nous devons chercher à défendre nos identités respectives face aux ravages du déracinement cosmopolite. L'unité dans la diversité, telle est la clé : au sein d'une humanité uniformisée et indifférenciée, pas d'échanges possibles !...
En soi, l'individu ne fait pas tout. Sa mentalité et sa vision du monde sont largement conditionnés par le milieu social, l'environnement physique et culturel au sein desquels il s'est construit. Donc, prendre en compte l'individu unique en tant que tel, oui, mais pas seulement. Nier l'individu en le réduisant à une simple composante d'un groupe, ou à contrario nier le groupe dont il est issu pour ne prendre en considération que l'individu déraciné, "affranchi" de tout déterminisme et de tout héritage, c'est dans chacun de ces cas extrêmes faire preuve d'hémiplégie morale et intellectuelle.

Il suffit d'ouvrir le petit Larousse pour y lire la définition du mot "racisme", qui est on ne peut plus claire :

RACISME n.m. 1. Idéologie fondée sur la croyance qu'il existe une hiérarchie entre les groupes humains, les "races"; comportement inspiré par cette idéologie. 2. Attitude d'hostilité systématique à l'égard d'une catégorie déterminée de personnes.

Il n'y a donc rien de commun entre le racisme et le simple fait de reconnaître l'existence évidente des races, qui constituent des subdivisions, des catégories au sein de l'espèce humaine. Refuser le métissage, c'est refuser l'uniformisation du genre humain, la destruction de sa diversité au moyen d'un mélange généralisé de toutes ses catégories. Le racisme consiste pour sa part à établir des hiérarchies de valeur entre lesdites catégories. Nuance, et elle est de taille... CQFD.

 

Hans CANY
(2008)

 

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16/02/2013

Hans Cany, le paria...d'ultra-gauche ??

C'est rigolo. Après bien des années durant lesquelles les excités de service et les mous du bulbe patentés m'ont pourchassé en me traitant partout de "facho" voire de "naziiiiiiiii" (et ça continue, d'ailleurs), de plus en plus nombreux sont les gens qui réalisent que tout compte fait, je suis "plutôt de gauche", comme ils disent. A la bonne heure ! Mieux vaut tard que jamais. Je dirais même : il n'est jamais trop tard pour bien faire. Mais une précision s'impose. Je ne me situe ni "à gauche", ni "à droite". Encore moins au "centre".  En dehors et en face, plutôt. Je conchie tout autant la gauche conventionnelle que l'extrême-gauche. A la limite, je me sens davantage d'affinités avec le courant que l'on qualifie d' "ultra-gauche", et qui a la particularité de s'opposer radicalement à la gauche et à l'extrême-gauche. Oui, dans ce registre, pour ceux qui tiennent absolument à m'étiquetter, "ultra-gauche" est peut-être ce qui est le moins éloigné de la réalité. Bien que ne me reconnaissant pas totalement dans ce "label", je l'accepte beaucoup plus volontiers que d'autres. Par défaut.

Vert & Noir, courant d'ultra-gauche ? Pourquoi pas, après tout. Un joli doigt d'honneur aux flics de la pensée de tous poils.

Hans CANY
 
 

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17/01/2013

Pourquoi je refuse de condamner l'intervention française au Mali

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L'année 2013 commence sur les chapeaux de roue, avec une intervention militaire française au Mali qui, même si elle était prévisible depuis longtemps, aura surpris tout le monde de par la soudaineté de son déclenchement. Cette opération suscite un soutien quasi unanime de la classe politique française, à quelques exceptions marginales près, tels l'ineffable "has been" Valéry Giscard d'Estaing, ou encore l'ignoble crapule Mélenchon, qui s'était pourtant distingué en 2011 par son soutien zélé à la destruction de la Jamahiriya libyenne... Ce sinistre individu ne manque décidément pas de toupet. L'intervention française suscite également un large soutien au niveau international. Non seulement la grande majorité de la population malienne l'accueille avec soulagement -et on la comprend bien volontiers-, mais même des pays pourtant peu suspects de soutenir les intérêts de l'impérialisme occidental, comme entre autres la Russie et l'Algérie, n'ont pas jugé opportun de la désapprouver, bien au contraire. Même le parti politique ivoirien de Laurent Gbagbo, même les Touaregs du MNLA laïc, ont exprimé leur soutien à l'initiative française. Malgré tout cela, on entend ça et là quelques voix discordantes, pour condamner ce qui leur apparait de façon un rien simpliste comme une nouvelle manifestation de "néocolonialisme" de la part du grand méchant impérialisme français. A mon sens, cette interprétation des événements est inepte, et les personnes qui adoptent cette position, aussi sincères soient-elles, se fourvoient gravement. Elles jouent de facto, heureusement de façon inconsciente et involontaire la plupart du temps, le jeu de la propagande et des boniments fallacieux diffusés par la peste islamiste mondiale.

Disons-le d'emblée : condamner l'intervention militaire française au Mali est à peu près aussi pertinent que de condamner l'intervention des Russes en Tchétchénie. Et mieux encore, je dirais que la chose est tout aussi aberrante que ne l'avait été la condamnation partisane de l'intervention soviétique en Afghanistan1.
Rappelons que c'est en réponse aux appels à l'aide des autorités afghanes légitimes de l'époque que l'Armée Rouge était intervenue dans ce pays, alors gravement menacé par les fondamentalistes locaux (futurs Talibans). N'en déplaise à mes détracteurs, la situation au Mali est analogue, puisque ce sont les autorités légitimes de ce pays, approuvée par la grande majorité du peuple malien, qui ont appelé à l'aide la communauté internationale dans un premier temps, puis explicitement la France dans un second temps. Contrairement à ce qui s'est passé en Côte d'Ivoire et en Libye en 2011, ceci n'a donc rien d'une ingérence étrangère unilatérale, ni d'une agression impérialiste contre un Etat souverain. En outre, il n'est pas inutile de rappeler que le Conseil de Sécurité de l'ONU a clairement avalisé le principe d'une intervention militaire au Mali. Celle-ci est donc légitime et légale à double titre, du point de vue du Droit international.

Ceci étant posé, je ne nie évidemment pas le caractère ambivalent de l'opération, dont les motivations ne sont sans doute pas dépourvues d'arrière-pensées ni de calculs économiques et géopolitiques. D'aucuns ne se privent pas de dénoncer le fait que Paris ne chercherait en fait qu'à préserver ses intérêts dans la région. On évoque notamment les ressources naturelles du Mali : gisements d'uranium, de pétrole, d'or, de diamants etc. Loin de moi l'intention d'ignorer de telles considérations. Mais convient-il pour autant de résumer les véritables raisons de l'intervention française à de sordides enjeux économiques de cet ordre ? Je ne le pense pas, et ceux qui seraient tentés de m'accuser de simplisme parce que j'ignorerais de telles considérations font fausse route. Je ne suis ni dupe, ni naïf. Seulement, j'estime que ceux qui réduisent la question malienne à ce type d'enjeux, à l'instar des marxistes qui prétendent tout analyser et tout expliquer à travers le seul prisme économique, se trompent lourdement.

De même, je tiens à souligner le fait que je ne suis pas le dernier -tant s'en faut- à dénoncer l'hypocrisie et la mauvaise foi de Paris, comme du monde occidental dans son ensemble. Les terroristes islamistes que la France entend combattre au Mali sont exactement de la même eau que ceux qu'elle a jugé opportun d'appuyer en Libye, de la même eau que ceux qu'elle continue de soutenir, de financer, d'entraîner et d'armer en Syrie. La grande hypocrisie -l'arnaque intellectuelle pourrait-on même dire- des USA et de leurs vassaux de l'UE, au premier rang desquels la France, se situe précisément là. En fonction des enjeux, de leurs intérêts politico-financiers et géostratégiques. Les islamistes sont ainsi présentés comme des "gentils" lorsque ceux-ci sévissent en Libye, en Syrie, en Egypte. En revanche, ceux-ci deviennent comme par magie des "méchants" lorsqu'ils sévissent en Afghanistan, en Irak et au Mali ! Admirons la logique imparable du postulat... En la matière, un minimum de cohérence et d'intégrité ne serait pas un luxe superflu, c'est le moins que l'on puisse dire.

Néanmoins, reconnaissons-le, il est parfaitement exact de rappeler que la tragédie malienne n'est jamais qu'une conséquence directe de l'agression impérialiste menée en 2011 contre la Libye, et ayant entraîné la destruction de la Jamahiriya. Cette destruction barbare a déstabilisé le Mali, comme la région toute entière. Les groupes terroristes islamistes "maliens", en réalité composés d'une forte proportion d'éléments étrangers, sont lourdement armés, nous dit-on. Mais à qui la faute ? Qui les a donc pourvus si généreusement ? La quasi-totalité des armes lourdes dont ils disposent est en partie issue de ce que la France a livré aux prétendus "rebelles" libyens en 2011, et d'autre part issue du pillage des stocks des forces armées libyennes. C'est donc bel et bien la France qui a ainsi donné naissance au monstre islamiste malien, et qui lui a permis de devenir la menace qu'il constitue aujourd'hui. A ce titre, il n'est donc pas du tout excessif de qualifier Paris de pompier-pyromane. On allume le brasier, puis on se pose comme le sauveur providentiel chargé de maîtriser l'incendie. C'est fichtrement gonflé !

Mais est-ce pour autant qu'il ne faut rien faire pour tenter de remédier aux conséquences des crimes de l'ère Sarkozy ? Ne fallait-il donc rien faire pour corriger les erreurs du passé ? Si la France n'avait pas pris l'initiative d'intervenir rapidement au Mali, ce n'est pas seulement le Nord mais bien tout le pays qui serait déjà tombé sous la coupe d'un régime de terreur obscurantiste pratiquant allègrement les amputations punitives, la flagellation des fumeurs comme des buveurs, l'imposition du voile aux femmes, la lapidation, la destruction de monuments historiques, la torture, les exactions diverses, les exécutions sommaires, l'aliénation culturelle et autres réjouissances du même ordre. Fallait-il donc laisser ces horreurs se perpétuer indéfiniment, et abandonner le peuple malien à son funeste sort ?
Même en faisant abstraction des implications pour les Maliens et les Maliennes d'un régime criminel comparable, en termes de tyrannie, à celui des Khmers Rouges au Cambodge ou des Talibans en Afghanistan, il est bien évident que la France ne pouvait décemment pas laisser se développer une sorte de "Malistan" aux portes de l'Europe. De même, l'Algérie ne s'y est pas trompée, en autorisant le survol sans limites de son territoire par l'aviation française, et en fermant sa frontière avec le Mali voisin. Ceux qui ne comprennent pas, qui s'offusquent de l'attitude et de la position algérienne, manquent de la plus élémentaire des lucidités. Comment diable l'Algérie, qui a tant souffert du terrorisme islamiste dans les années 90, pourrait-elle rester stoïque à l'idée qu'une plaque tournante du terrorisme islamiste international se développe à ses portes ?? Là encore, la logique impose de saluer le bon sens pragmatique des autorités algériennes.

Ce qui n'est pas le moindre des paradoxes, c'est aussi de constater qu'aujourd'hui, une partie de celles et de ceux qui ont soutenu Mouammar Kadhafi et la Jamahiriya libyenne croient apparemment pertinent de condamner l'intervention de l'armée française au Mali, et d'appeler à une cessation immédiate de l'opération. Que fallait-il donc ? Ne rien faire ? Laisser le nord-Mali phagocyter le sud, et imposer sa Charia criminelle à l'ensemble du pays ? Laisser se développer gentiment une base de l'islamisme le plus rétrograde et du terrorisme le plus dangereux se développer à l'échelle d'un Etat africain tout entier ? Oublie-t-on que les islamistes du Mali sont les ennemis mortels de Kadhafi et de l'idée jamahiriyenne, au même titre que les rats libyens ? En vérité, c'est juste au nom d'un certain dogme "anticolonialiste", du rejet épidermique de ce qui leur apparait -à tort- comme une inadmissible ingérence impérialiste, que certains pro-Kadhafi croient judicieux d'adopter à présent ce genre de position, ajoutant ainsi de l'eau au moulin des islamistes qui dénoncent à grands cris la prétendue "agression". A mon sens, c'est une grossière erreur. Si la Jamahiriya libyenne était toujours en place, et si la sécession islamiste du Mali s'était produite indépendamment de la destruction de la Libye verte, il y a fort à parier que cette dernière, comme l'Algérie aujourd'hui, aurait approuvé l'intervention française !


Bien sûr, il eut été préférable que la France opte plutôt pour une aide matérielle, logistique et financière massive à l'armée malienne, et qu'une coalition de forces armées africaines se charge de libérer le nord-Mali du joug islamiste. Mais la faiblesse évidente de cette armée malienne, son sous-équipement, son entraînement désuet, auraient-il permis d'agir à temps ? Rien n'est moins sûr... De toute façon, devant le fait accompli, il ne reste à présent pas d'autre option que de souhaiter le succès de l'intervention française, bientôt appuyée par diverses forces africaines. Ce qui est infiniment regrettable, c'est que la France reste pour l'instant seule ou presque. Les pays européens et occidentaux, pourtant si prompts à se coaliser lorsqu'il s'est agi d'agresser la Libye, se font aujourd'hui tirer l'oreille lorsqu'il s'agit de prendre part à une opération pourtant infiniment plus légitime. Une attitude honteuse. L'UE donne vraiment la nausée.

En ce qui me concerne, quoi qu'il en soit, ma position personnelle est claire, nette, mûrement réfléchie, et cela même si j'ai bien conscience du fait qu'elle ne fera pas l'unanimité. Que l'on ne compte surtout pas sur moi pour condamner l'intervention française au Mali. Celle-ci m'apparait non seulement justifiée, légitime, mais aussi et surtout nécessaire. Je dirai même plus : absolument indispensable. Son déclenchement est même à mon sens beaucoup trop tardif. Il aurait dû survenir dès 2012, la tâche à accomplir ayant sans doute été moins ardue. Ceux qui s'obstinent à n'y voir qu' "impérialisme", "ingérence" voire "néocolonialisme" misent cette fois sur le mauvais cheval. J'ose espérer que l'avenir me donnera pleinement raison. Quoi qu'il en soit, j'estime d'ores et déjà être dans le juste et le vrai, de par mon refus catégorique de me faire le relai de la propagande fallacieuse "anti-guerre" instiguée par les islamistes. Que cela plaise ou non, je ne serai pas leur idiot utile.


Hans CANY






NOTE :

 

1 : Pour rappel, lire

http://etoilenoire.hautetfort.com/archive/2011/01/18/afghanistan-1979-1989-non-je-ne-regrette-rien.html
("Afghanistan 1979-1989 : non, je ne regrette RIEN !")

 

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28/12/2012

Mes voeux pour le "nouvel an" ? Qu'ils CREVENT !

A l'heure où, en vertu d'une tradition tout aussi inepte que désuette, il est de bon ton de se répandre en "voeux" quasi-obligatoires à l'occasion d'une nouvelle année du calendrier grégorien, que l'on ne compte surtout pas sur moi pour me conformer à cette coutume hypocrite. Surtout compte tenu du contexte actuel, l'annus horribilis qui vient de s'écouler ne laissant rien augurer de réjouissant au cours des mois à venir, tant s'en faut...
Et puis, au nom de quoi devrais-je me forcer à faire des risettes à d'illustres inconnus qui n'ont rien de plus à faire de mes "voeux" que je ne me soucie des leurs ? Au nom de quoi devrais-je être contraint de souhaiter une "bonne année" et une "bonne santé" à des individus qui m'indiffèrent totalement tant ils vivent dans un univers diamétralement opposé au mien, voire à des ennemis objectifs, dont l'existence même et les fonctions sociales contribuent grandement à faire de ma propre vie un enfer ?!?...

Bonne année et bonne santé à toi, le "travailleur social" zélé qui me fliques et me harcèles sans relâche, en me forçant à faire des boulots de merde dont personne ne veut, sur fond de chantage pécuniaire aux nouvelles aumones pompeusement nommées "prestations sociales" ? Tout ceci dans le seul but de remplir tes quotats et de contribuer à faire baisser artificiellement les statistiques du chômage, pour le plus grand profit du gouvernement en place ?...

Bonne année et bonne santé à toi l'employeur, qui sans honte rémunère mes heures d'un travail ingrat au salaire minimum légal, ce qui signifie que si tu avais la possibilité de me payer encore moins, tu le ferais sans hésitation aucune ? Toi qui, par-dessus le marché, exiges toujours plus de labeur pour ce même salaire de misère, et qui me demanderas des comptes en cas de retard ou d'absence ?...

Bonne année et bonne santé à toi, le propriétaire ou l'agence immobilière qui le représente, qui profites sans aucun scrupule de la spéculation et des prix couramment pratiqués ? Qui n'hésiteras pas un seul instant à me faire jeter à la rue si je ne parviens plus à régler un loyer toujours plus exorbitant et sans commune mesure avec le logis que j'occupe ? Qui tires profit de mon besoin élémentaire d'habiter sous un toit, et qui trouves normal que pour ce faire je doive m'acquitter d'une rançon mensuelle, véritable chantage au droit de survivre à peu près décemment ?...

Bonne année et bonne santé à toi le banquier, l'usurier, qui spécules et t'engraisses avec mon fric, qui n'accordes des prêts qu'à des conditions rédhibitoires et à des taux entubatoires prohibitifs ? Qui de surcroit m'accables d'agios et de prétendus "frais de dossier" au moindre petit découvert sur mon compte ?...

Bonne année et bonne santé à toi l'assureur, le voleur professionnel qui me rackettes sans vergogne, en profitant de l'obligation légale de souscrire à ton ineffable arnaque ? Qui tires prétexte de tout et de n'importe quoi pour me saigner toujours un peu plus, et qui, le jour où j'aurai besoin de tes bons offices, t'appuieras sur d'obscures clauses de ton contrat fallacieux, et feras preuve de la plus criante mauvaise foi pour ne débourser que le strict minimum, voire pour ne rien cracher du tout ?...

Bonne année et bonne santé à toi, le garde-chiourme assermenté du Système, flic, juge ou militaire, payé-armé pour me réprimer, m'enchrister voire me tuer à la moindre manifestation d'insoumission ou de révolte jugée trop "vive" et "dangereuse" par tes maîtres du haut de la pyramide ? Qui seras toujours le collabo zélé de tous les régimes, de tous les pouvoirs dont tu n'es que le bras armé, l'instrument de répression, sans te poser davantage de questions ?...

Bonne année et bonne santé à toi, mon cher voisin, mon cher collègue, consternant archétype du beauf ultraconformiste moyen, inculte, lobotomisé, grégaire, brique interchangeable dans le mur, sans vraie conscience sociale ni politique, toujours cocu mais content ? Qui lors de la prochaine mascarade électorale t'empresseras d'aller nommer tes maîtres, ces crevures politicardes dont tu gobes tous les boniments, ces raclures qui maintiennent le Système en place et me rendent la vie impossible, sans avenir, sans espoir ?...


Ah, bonne année et bonne santé ? Tu en veux donc absolument des voeux, toi qui me lis, pour cette foutue "nouvelle année" ? Ah ah !! Fort bien. Des voeux, je vais donc de ce pas en formuler.

En veux-tu, en voila :




. Que crèvent les hiérarques, les gens de pouvoir et leurs partis de tous bords, de drauche comme de goite, ainsi que les pitoyables mougeons -hybrides de moutons et de pigeons- qui les élisent !



. Que crèvent tous les excréments humains, politicards, pseudo-philosophes, simili-journalistes ou autres prétendus notables qui ordonnent, couvrent ou approuvent, ouvertement ou de facto, les plus abjects crimes et agressions impérialistes commis par l'Etat français !



. Que crèvent les charognes d'officiers militaires qui exécutent ces crimes, et que crèvent les trouffions abrutis qui leur obéissent aveuglément, sortes de brutes épaisses, de robots sans aucune conscience, sensibilité, réflexion ni conviction propre !



. Que crèvent les cafards de tous poils qui en toutes circonstances ne sont motivés que par l'appat du gain, par le profit qu'ils pourraient potentiellement réaliser en entubant leurs prochains de telle ou telle façon, les arrivistes qui sous couvert d' "ambition" tueraient père et mère et seront toujours prêts aux pires bassesses, au pires infamies !
Que crèvent tous ceux qui n'ont pour points de repère dans la vie que les prix de revient et les bénéfices !



. Que crèvent le système capitaliste, tous ses maudits banksters, la Bourse et ses "traders", les actionnaires, les spéculateurs, l'esprit marchand, le monde bourgeois, la propriété usurière, les créanciers, la loi du fric, la dictature de l'économie et le libéralisme !



. Que crève l'Etat et son cortège d'interdictions et d'obligations, ses taxes et impôts directs comme indirects, son racket omniprésent et permanent des citoyens-"contribuables" !



. Que crève l'Etat-Nation jacobin, cette monstruosité centraliste qui depuis plusieurs siècles nie l'identité des nations réelles, nie le droit élémentaire des peuples à l'autodétermination et à la libre association !



. Que crèvent les tortionnaires et les massacreurs d'animaux de tous poils, comme tous ceux qui tirent profit de cette torture et de cette tuerie industrialisées ! Que crèvent aussi les lobbies qui manipulent le troupeau des cons-ommateurs à grand coups de propagande mensongère, à seule fin de perpétuer cet épouvantable business de la mort !



. Que crèvent les pollueurs industriels en tous genres, comme toutes les entreprises et institutions qui assassinent la Terre-Mère, manipulent le climat, et nous utilisent comme cobayes d'expériences tout aussi inavouables que criminelles !



. Que crèvent les laudateurs du politiquement correct, de la pensée unique, et du mondialisme, que crèvent les sycophantes, les flics de la pensée de tous poils, les censeurs, les chantres de lois liberticides, et que crèvent aussi les apôtres de l'idéologie du travail salarié, comme les falsificateurs de la véritable idée de démocratie !



. Que crève leur prétendu "Nouvel Ordre Mondial", que crève l'impérialisme, que crèvent toutes les instances occultes qui le sous-tendent, et que crèvent tous les dirigeants qui sont les instruments conscients et consentants de ce projet totalitaire !





En une phrase, mon voeu le plus cher et le plus profond sera celui-ci : puisse cette nouvelle année voir enfin s'effondrer et crever ce monde pourri, LEUR vieux monde. Une bonne révolution globale vaudra infiniment plus que des milliards de quelconques résolutions...


Hans CANY

 

 

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11/12/2012

Libye et Comités verts mondiaux : IMPORTANTE DECLARATION DU 5 DECEMBRE 2012

Je vous présente ci-dessous, traduite en français par mes soins, une longue déclaration publiée par Mathaba.net en date du 5 décembre 2012, attribuée à un énigmatique  "Leader, Teacher-Thinker of the Green Charter International Revolutionary Committees Movement", et adressée au mouvement mondial des comités révolutionnaires.
A vrai dire, celle-ci n'est pas complète. L'original débute par des souhaits de bon 85ème anniversaire adressés au roi de Thaïlande, suivis d'une très longue digression concernant la situation actuelle dans ce pays et dans l'Asie du Sud-Est en général. L'auteur insiste sur le fait que le roi de Thaïlande est un des très rares bons souverains dans le monde, mais déplore le fait que le système de la démocratie directe et participative fasse défaut au peuple thaïlandais, empêchant ce pays d'aller de l'avant. En outre, il met en garde le pays contre l'ASEAN, union économique locale qui menace sa souveraineté.
Pour des raisons de commodité et pour rendre l'essentiel plus visible, j'ai pris le parti d'amputer ce très long texte de toute sa "digression thaïlandaise", afin de ne reproduire ici que les parties concernant la Libye, l'Afrique, et le mouvement vert international.
Ce texte est interpellant à plus d'un titre. D'une part, à cause de sa forme, de son style... qui n'est pas sans rappeler fortement celui de quelqu'un. D'autre part, parce qu'il est clairement daté, en faisant allusion au 85ème anniversaire du roi de Thaïlande  (dans sa partie non reproduite ici) : il date donc incontestablement du 5 décembre 2012. Et enfin, parce que l'auteur s'exprime à deux reprises à la première personne, de façon pour le moins troublante...  Ces passages plus "personnels" sont en caractères gras, afin de les mettre en évidence. En outre, les propos tenus dans ces passages semblent corroborer mes propres analyses : à cause de la cabbale menée par certains traîtres sous couvert de "réformes", les principes fondamentaux de la Jamahiriya libyenne ont été allègrement baffoués pendant plusieurs années précédant l'agression impérialiste de 2011, et le Guide a été sciemment écarté, isolé, désinformé au sujet de la situation réelle dans le pays...
Ceci fera l'objet de développements ultérieurs dans le cadre de prochains articles.
Bien sûr, il convient de rester prudents. Qui est vraiment, au juste, le mystérieux auteur de cette déclaration ? Un imitateur très doué, ou bien... ? Et puis, tout le texte est-il vraiment l'oeuvre d'un seul et même auteur ? Ne se pourrait-il pas qu'il comprenne en fait des interpolations ? Autant de questions auquelles chacun sera libre d'apporter ses propres réponses, faute d'indications plus précises. Toujours est-il que l'essentiel du texte évoque irrésistiblement quelqu'un... Tandis que les passages relatifs à la constitution et à l'organisation des comités verts et à leur coordination relèvent d'un style sensiblement différent, et ont donc pu être ajoutés par quelqu'un d'autre (?). Mais ceci n'est que pure hypothèse de ma part, et je me garderai bien de toute affirmation catégorique. Je vous laisse donc à présent prendre connaissance de cet extrait de document, non sans vous recommander une dernière fois d'accorder une attention toute particulière aux passages formulés à la première personne, en caractères gras.

Hans CANY

 

 

 

DECLARATION DU 5 DECEMBRE 2012 

 

[...] 

 

Je m'adresse maintenant au mouvement mondial des comités révolutionnaires sur la situation dans notre continent l'Afrique, qui a été envahi par des kleptomanes étrangers. Le léopard ne change pas ses tâches. Le mouvement a échoué à relever le défi. Ceux qui peuvent agir se tapissent dans l'ombre dans l'attente de notre retour.

Tout a été dit. Qu'attendez-vous de plus ? Votre territoire libre a été occupé. Le continent entier est désormais à vendre. Après avoir vaincu l'Afrique, ils ont maintenant implanté leurs sites en Asie pour encercler la Chine et la contraindre à se soumettre. [...]

En Afrique, nous pourrions bénéficier de l'unité totale. Si l'Union Africaine avait suivi la voie qu'elle s'était fixée, qui était bien planifiée et codifiée, nous ne serions pas occupés aujourd'hui. Vous avez laissé des leaders corruptibles prendre votre place. L'UA est par conséquent finie. A présent, c'est l'unité complète qui rendra l'Afrique forte. L'unité africaine implique l'unité militaire, politique, économique. Nous sommes aujourd'hui tous pauvres sur notre terre riche. Il n'y a plus de pays pauvres et de pays riches en Afrique, maintenant que la Libye a rejoint les pauvres. Il n'y a pas de donneur ni de receveur. L'unité totale en Afrique profitera à toutes les masses africaines.

[...]

Un mouvement populaire libre à travers toute l'Afrique, et fermer l'Afrique au monde extérieur excepté à tel ou tel pays individuellement, c'est dans notre intérêt. Nous pourrions alors exiger d'être payés en or, cet or extrait de notre sol par des compagnies étrangères, plutôt que d'être payés en dollars-dettes de papier sans valeur. Ce ne sont là que quelques-unes des raisons pour lesquelles l'UA a été détruite, et pour lesquelles nous avons été attaqués, pour lesquelles la Libye a été occupée. Mais que s'est-il passé en Libye depuis plus d'un an, pendant que j'ai observé en silence, attristé par la réalité de la nature faible et inconstante du peuple, ce monde égoïste ?

La Libye est passée d'un pays stable, pacifique et sécurisé, où tout le monde était protégé, à un pays chaotique, insécurisé, où des millions de gens souffrent au profit de quelques chiens errants dont nous avions fait l'erreur de permettre le retour en Libye. Et ceci avait été prédit par le Livre vert, si l'Autorité populaire venait à tomber.

Même ceux qui cherchent à détruire la Jamahiriya, le socialisme et la démocratie directe participative ont échoué. Ils n'ont rien bâti à la place. Ils n'ont fait qu'ouvrir la Libye à une ère de non-droit pour chaque criminel et pour chaque entreprise de voleurs. Ils ne peuvent pas et ne seront jamais capables de former un gouvernement. Seuls ceux qui aiment le chaos, la violence, le sang, la souffrance, l'obscenité et toutes sortes de choses sataniques ont pu en profiter. Aujourd'hui, ils débattent de choses auxquelles le Livre vert apporte les vraies solutions. Mais maintenant ils ne peuvent pas s'en remettre à ces solutions, puisque les gens remarqueraient que ceci relève de la Jamahiriya. Leur malédiction est qu'il n'y a pas d'autre solution que la Jamahiriya, et ils ne peuvent se résoudre à l'admettre.

 

Dès le premier jour, nous avions prévenu que rien ne serait gagné, et que tout serait perdu. Nous avons incité les masses à reprendre le pouvoir confisqué par les déviants et les corrompus, mais pas comme cela. La manière de reprendre le pouvoir, c'était d'occuper vos maisons, d'assister aux séances des congrès populaires, de saisir et de distribuer les recettes du pétrole. A présent, vous avez détruit presque chaque famille, tué de tous côtés, et vous n'avez rien apporté. Même ceux, mal avisés, qui vous ont soutenus, se sont enfuis chez leurs maîtres en Angleterre ou dans d'autres pays, et ont trouvé refuge là-bas, seuls et coupés de tout. Ils se sont enfuis en laissant votre pays occupé, et ses ressources volées par les capitalistes étrangers. A présent, il y a toujours certains rats qui prétendent que les centaines de milliers de morts, le meurtre, le viol, la torture, les enlèvements et les emprisonnements arbitraires, l'exil hors de leur pays d'un million de Libyens, en valaient la peine, juste pour vous débarrasser d'un héros que vous ne pourrez jamais tuer. Juste pour mettre en place de fausses élections, et pour changer la couleur du drapeau.

Combien de nos jeunes savent quoi que ce soit aux sujets des principes de la Révolution et de l'Islam ? De nos jours, toute connaissance vient de Facebook. N'importe quel(le) idiot(e) sur Facebook conseille le premier idiot venu sur les bases de sa "sagesse". Chaque idiot est roi. Nous sommes passés de l'Ere des Masses à l'Ere des Imbéciles.

Le seul espoir pour le monde entier réside dans la Troisième Théorie Universelle. Partout dans le monde, à de rares exceptions, les peuples sont dépossédés de tout pouvoir et de toute responsabilité. Cela mène à l'apathie. L'égoïsme ne mène pas au succès, puisque si tout le monde prend et personne ne donne, le résultat final n'est que plus de souffrances et plus de privations.

L'éducation est la clé, et ceux qui souhaitent un changement positif doivent étudier le Livre vert afin d'éviter les pièges, et pour aller de l'avant. La Mathaba est votre sanctuaire, votre plateforme pour l'unité et pour partager des idées positives, des nouvelles et des développements. L'avenir du monde réside dans la Jamahiriya universelle.

Mais cela ne pourra se réaliser que si suffisamment de gens s'en soucient et veulent les changements nécessaires, et s'ils travaillent ensemble dans l'intérêt de la société. Vous pouvez commencer en adoptant la Charte Verte Internationale des Droits de l'Homme et des Libertés, et en formant des Comités Révolutionnaires travaillant pour obtenir la liberté.

Chacun d'entre vous, n'importe où, peut ouvrir un Bureau Populaire de la Jamahiriya Universelle, en fait une ambassade de la Jamahiriya Mondiale. Vous avez juste besoin de planter une tente ou d'occuper une maison, de hisser un drapeau vert, et de servir de centre d'information pour les gens. Vous pouvez vous connecter via Internet ou par d'autres moyens à d'autres Bureaux Populaires du monde entier. De cette façon, les masses pourront obtenir des informations à propos de la Troisième Théorie Universelle et du salut qu'elle apporte, comme des authentiques droits de l'homme et libertés de la Charte Verte, les idées développées par le Livre Vert. Vous trouverez ainsi davantage de gens intéressants, et pourrez vous connecter avec d'autres autour du monde.

Les bureaux populaires (ambassades) sont le contraire des ambassades des gouvernements, qui ne servent pas leurs peuples mais leurs maîtres. Personne ne peut vous empêcher d'ouvrir de telles ambassades n'importe où, car s'ils vous en empêchent, cela montrera que vous êtes dans une société oppressive, et que vous devriez partir vers l'une des zones libres du monde.

Tout était déjà écrit dans le Livre Vert. Mais beaucoup d'entre vous ont choisi de ne pas le lire, ou de ne pas le prendre au sérieux. Nous avions déjà mis en garde contre un âge de chaos et de démagogie si l'Autorité Populaire venait à tomber. Pendant plusieurs années, elle s'est effondrée, vous m'avez isolé et vous nous avez donné de fausses informations.

Vous avez amené des gens dans des congrès, avez montré des vidéos de ces congrès, et en avez donné de faux rapports. Rien de ce que vous avez fait n'était vrai. Vous avez brandi le Livre Vert et crié des slogans, puis vous avez oublié ces puissants slogans. Après cela, vous avez crié "Allah, Mouammar, la Libye et c'est tout". Qu'est-il advenu d'Al-Fateh et de ses principes d'unité, de socialisme et de liberté ?
Vous avez abandonné cela. Avez-vous compris ce qui a été dit toutes ces dernières années, à propos de la nécessité de redonner le pouvoir au peuple, car les masses libyennes avaient été écartées et exclues du pouvoir, tandis que les corrompus s'en emparaient pour voler ?

Mais au lieu de vous soulever pour reprendre le pouvoir, vous n'avez recherché que la vengeance contre les ennemis apparents, tout en faisant les affaires de Satan, et le plus grand de tous les ennemis est devenu votre soutien et ami, vous avez servi Satan tout en proclamant bien fort que "Dieu est grand"...

 

Qu'allez-vous faire pour libérer les prisonniers politiques ? Pourquoi manquez-vous d'imagination ? Est-ce juste en attaquant les prisons que vous pensez pouvoir libérer les prisonniers ? Ces prisons lourdement gardées, alors que votre armement est insuffisant ?...

Avez-vous appris quelque chose de l'Histoire ? N'avez-vous pas entendu ? La Libye n'est plus la Libye, c'est un pays ouvert à tous les criminels du monde. Chaque compagnie capitaliste peut venir librement en Libye sans payer de taxes, et fournir des services à d'autres compagnies capitalistes étrangères sans avoir à déclarer leurs revenus réels, ni ici, ni à l'Etranger.

Ils prennent, prennent, volent les ressources de la Libye, de l'Afrique, des musulmans. Et ils le font en toute impunité. Mais vous les laissez tranquilles, vous n'avez pas attaqué un seul de ces vautours ! Comme nous l'avons dit, la Libye n'est plus la Libye, donc le monde vous est aussi ouvert : qu'est-ce qu'Allah, dans le Coran, a dit qu'on vous demanderait, au Jour du Jugement ? La Terre n'était-elle donc pas assez vaste pour que vous migriez ?... Qui a dit que vous deviez rester en Tunisie ou en Egypte, en attendant qu'un nouveau Kadhafi surgisse de nulle part, alors que vous ne le méritez pas ? Etes-vous en train de dire qu'Allah est injuste ? Toute chose est connue, et toute chose a ses raisons. Ceci est al-Qadr. C'est votre juste récompense.

 

Ces compagnies qui pillent vos ressources et font de vous des esclaves dans votre propre pays ne reconnaissent pas les frontières de la Libye, donc pourquoi le devriez-vous ? Frappez-les où que vous les trouviez, elles n'opèrent pas qu'en Libye. Regroupez-vous en "sanctuaires" partout où vous le pouvez. Venezuela, Zimbabwe, Moldavie, vous avez des possibilités infinies.

Quand vous vous terriez chez vous, alors que vous n'avez rien fait à part tenter d'appaiser le démon, pourquoi en avoir appelé à la raison ? Croyez-vous que les fausses organisations que nous avions dénoncées il y a longtemps vont venir vous aider ? Ne souhaitez-vous pas délivrer vos familles des prisons, de la pauvreté et du désespoir, de l'ignominie ?

Qu'attendez-vous ? Pourquoi vous cachez-vous dans l'ombre ? Quels pays ont-ils occupé votre terre, violé vos mères et pillé vos ressources ? Est-ce que cela n'inclut pas une quarantaine de pays d'Europe et d'ailleurs ? Quels sont ces pays ? En avez-vous fait la liste ? Avez-vous déterminé quels sont ceux de leurs citoyens qui sont innocents, puisqu'ils sont opposés à leurs régimes ? Et quels sont ceux qui ont soutenu cela ?

Est-ce que vous excusez les ignorants, quand tout le monde est né avec un cerveau pour penser, des yeux pour voir et des oreilles pour entendre ? N'est-ce pas un fait que les gens sont volontairement aveugles et sourds parce qu'ils sont égoïstes ? Alors pourquoi devriez-vous les ménager ? Saisissez-les partout où vous le pourrez, et échangez vos prisonniers sur la base d'un des leurs contre cent des vôtres. Les prisons seraient vite vidées, si vous adoptiez cette stratégie. Que croyez-vous qu'il se serait passé si la Libye avait occupé la France, l'Italie, la Grande Bretagne ou le Qatar ? Croyez-vous qu'ils auraient fait comme vous, ou bien auraient-ils ciblé chaque Libyen en tous lieux isolés, en leur faisant payer un prix jusqu'à ce que leurs familles soient libérées ?

N'avez-vous rien retenu de l'exemple du Vietnam ? Ni de ce qui s'est passé en Irak, en Afghanistan ? Oui, certains d'entre vous veulent transformer la Libye en Afghanistan. Mais il s'agit de la minorité de dérangés qui gouverne sans cerveau ni coeur, en se contentant de suivre de faux édits religieux, comme des machines-esclaves sans processus de réflexion.

Vous les rats, "révolutionnaires" ou "rebelles" : que cherchez-vous ? Ne recherchez-vous pas les mêmes choses que ce que nous recherchons tous, la prosperité, la richesse, la justice, la transparence, la puissance, la possession des moyens de production, le partage dans la production, le partage des richesses nationales, la participation aux prises de décision, le consensus ?

Ne recherchez-vous pas la paix, la sécurité, la stabilité, la prospérité ? Pensiez-vous que ces buts seraient atteints par vos méthodes actuelles, ou bien voyez-vous que ce que vous demandez, c'est exactement ce qu'est en fait la Jamahiriya ? Une rose n'est-elle pas une rose, quel que soit le nom qu'on lui donne ? Mais vous vous battez entre vous, et vous n'aurez rien. Car vous êtes divisés.

Vous avez gobé la propagande simpliste de l'Ennemi, qui a un plan très clair pour occuper non seulement la Libye, mais toute l'Afrique. Vous avez succombé à la trinité simpliste "Constitution-Drapeau-Hymne". Ce sont les faux symboles de l'appareil d'Etat traditionnel, avec le gouvernement d'un côté, et le peuple de l'autre.

[...]

N'avez-vous pas réalisé qu'il y a déjà un drapeau, mais pas un de ceux qui contiennent des emblèmes qui toujours satisfont une minorité, tout en enrageant les autres ?...
Avez-vous décidé que vous détestiez le vert, et que par conséquent vous alliez détruire toute l'herbe, les montagnes, cesser de manger de la salade, porter n'importe quel vêtement sauf s'il est vert, et que vous alliez éradiquer la couleur verte ?...

Qu'est-ce qui ne va pas, avec cette couleur ? C'est la couleur de l'Islam, de l'espoir, de la paix, de la tranquillité de l'environnement, de la vie. Tout le monde peut fabriquer un drapeau avec du tissus vert sans devoir aller dans un magasin ou s'en remettre à une autorité particuliers, et c'est cela l'idée du pouvoir populaire, pas un Etat ou un symbole compliqué qui représentent un groupe, une faction limitée.

[...]

Pourquoi criez-vous " Allahu Akbar " tout en commettant les crimes les plus abominables, tandis que vous rejetez " Allahu Akbar ", l'hymne populaire de la Jamahiriya ?...

 

Il est temps pour vous de vous réveiller, mais votre réveil sera rude. Il vous a fallu tout détruire, et vous aviez alors dit que vous bâtiriez quelque chose. Mais vous n'avez rien bâti. Et vous ne bâtirez rien. Vous ne pouvez pas bâtir sans plan, et vous n'avez pas de plan.
Pour cette raison, les comités révolutionnaires doivent prendre l'initiative. Il vous faut établir une stratégie complète. Ceci doit comprendre beaucoup de questions et de domaines tels que les prisonniers politiques, les droits de l'homme, la démocratie, la légitimité jamahiriyenne, la guerre révolutionnaire, la libération, les relations locales et universelles, le pouvoir populaire, l'unité, le socialisme, la liberté.

 

Il vous faut former le Comité Général d'Urgence de la grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire et Socialiste, et travailler dans le sens d'une Jamahiriya plus grande. Il n'y a pas de choses telles qu'une prétendue fin de la Jamahiriya, juste parce que la plupart de ses fonctions ont été suspendues par la guerre, l'emprisonnement, le meurtre et l'intimidation. Cela signifie juste une suspension : toutes les lois et décisions restent telles que la dernière fois que le peuple a pu en convenir dans les congrès populaires fin 2010. Depuis lors, le peuple libyen a été empêché de prendre des décisions, et forcé d'accepter des élections qui excluaient la majorité de toute participation.

Nous n'avons pas besoin d'élections, ni ne prendrons part à ces élections. Le faire serait une solution réformiste fallacieuse, pas une vraie solution. Nous avons plus de 6000 congrès populaires ouverts aux masses libyennes, et qui n'ont pas été autorisés à se tenir depuis la guerre et l'imposition de la dictature par une minorité.

Le Comité Général d'Urgence de la Grande Jamahiriya sera constitué de celles des autorités qui sont toujours libres, et va simplement perpétuer la légitimité jamahiriyenne, puisque tous les accords concernant les questions de légalité, de relations, de propriété, de patrimoine etc sont toujours intacts et légaux, signés sous la Jamahiriya, et toujours valides en tant que Jamahiriya.

Ces officiels et d'autres qui ont pour consigne de ne pas révéler leurs fonctions réelles devraient se rassembler au Venezuela, où l'on peut trouver assistance, sécurité et facilités pour perpétuer la légitimité jamahiriyenne au niveau international, et étendre les frontières de la Grande Jamahiriya sous occupation à une plus grande Jamahiriya, comprenant d'autres peuples libres.

Dans le mouvement des comités révolutionnaires, vous devriez éviter vos anciennes méthodes, qui n'avaient obtenu le faux soutien international que de quelques faux comités révolutionnaires, basés en fait sur l'agent qu'ils pouvaient obtenir de la Libye. Au lieu de cela, vous devriez rejoindre l'authentique mouvement international, et travailler avec lui.

[...]

Vous n'êtes pas seuls dans un monde de personnes cherchant à se libérer des griffes de la globalisation, du capitalisme et de la tyrannie. Mais pour cela, vous devez vous lever, et vous impliquer pour être pris en compte.

 

(Traduction par Hans CANY)




Sources originelles, en langue anglaise, publiées le 5 décembre 2012 par Mathaba.net :

http://mathaba.net/news/?x=632058%3Frelated

http://mathaba.net/news/?x=632059%3Frelated

 

Drapeau_vert_2.jpg

 Pour lire le Livre vert, en 3 parties :

. 1ère partie : LA DEMOCRATIE

. 2ème partie : LE SOCIALISME

. 3ème partie : LES FONDEMENTS SOCIAUX

 

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10/12/2012

Mise au point à propos du 21 décembre 2012 et d'une certaine "fin du monde"

calendrier-maya.gif

 

A l'approche de la date fatidique, la crédulité et l'ignorance des uns, tout comme l'incrédulité et la désinvolture des autres -souvent tout aussi ignorants que les premiers-, me laissent pantois. Chacun y va de ses petites spéculations chez les uns et de ses pseudo-certitudes chez les autres, certains faisant une surenchère dans le scepticisme et/ou la dérision qui masque mal le doute qu'il gardent secrètement au fond d'eux-mêmes. Et les uns et les autres de parler de choses tout aussi erronées que de "fin du monde" et autres "prophétie des Mayas"...alors que les Mayas n'ont jamais rien affirmé de tel ! La date du solstice d'hiver, le 21 décembre, marque simplement la fin d'un cycle, et l'entrée dans un cycle nouveau, une nouvelle ère. Car à l'instar de nombreuses autres civilisations païennes de par le monde, la conception du temps selon les Mayas, leur façon de le mesurer, n'est point linéaire mais cyclique. Cette fin de cycle peut éventuellement s'accompagner de bouleversements d'essence plus ou moins cataclysmiques...ou pas. En vérité, nul ne le sait vraiment, et les spéculations des uns comme des autres sont tout aussi hasardeuses que présomptueuses. En outre, il faut cesser de se focaliser sur cette fameuse date du 21 décembre, qui n'est que symbolique. Elle ne fait peut-être que marquer le début d'une période de mutation, susceptible de se prolonger plusieurs semaines, plusieurs mois... Il ne se produira probablement rien de notable, le 21. Mais par la suite ? Qui sait, au juste ? Il n'y aura pas matière à ce gausser d'une prétendue "fin du monde" qui n'aura pas eu lieu, au matin du 22 décembre. Nous n'aurons peut-être encore rien vu. Si tant est qu'il y ait quelque chose à voir, à terme. Les sceptiques professionnels, comme les scientistes et les rationalistes forcenés, en la matière, ne font pas davantage preuve de rigueur et d'objectivité que les illuminés à la petite semaine qu'ils se plaisent à railler. La seule certitude que l'on puisse avoir sans le moindre risque de se tromper, c'est que la question est loin de se limiter à ce genre d'interprétations simplistes, et qu'elle se situe bien au-delà de ce type d'enfantillages. Comme le dit l'adage, le véritable sage est celui qui sait qu'il ne sait rien...

Hans CANY

 

 

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28/11/2012

L'UMP, le parti des criminels de 2011

On s'en tamponne le coquillard, des grotesques petites péripéties internes de l'Union des Moutons de Panurge. Celle-ci serait au bord de l'implosion ? Chic ! Bon débarras. De toute façon, ce ne sont pas Génération Identitaire ni Civitas, qu'il faut dissoudre, mais bel et bien cette association de malfaiteurs qu'est l'UMP. Quant aux charognes Sarkozy et autres Juppé, leur place est devant des juges et derrière les barreaux, pour crimes de guerre et crimes contre l'Humanité. Ce ne sont pas juste des magouilleurs professionnels  et des ordures politiques. Ce sont avant tout des CRIMINELS. Ne l'oublions jamais.
Le plus écoeurant, le plus révoltant de tout, dans le traitement médiatique des événements impliquant l'UMP à l'heure actuelle, qu'il s'agisse de la convocation de Sarkozy chez un juge dans le cadre de la fameuse affaire dite Bettencourt, ou qu'il s'agisse des "médiations" de l'haïssable Juppé puis de l'immonde Sarkozy dans le cadre de la guéguerre des chefs qui ébranle leur parti d'une manière pathétique, c'est de voir ces assassins se pavaner devant les caméras comme si de rien n'était. Comme si rien ne s'était passé en 2011, comme si la Libye n'existait même pas, comme s'ils  n'étaient pas pleinement responsables d'une monstruosité sans nom ! L'amnésie et la complaisance unanimes des merdias mainstream, qui osent toujours présenter et évoquer de tels personnages comme des individus "respectables", donne irrésistiblement la nausée. Une si criante injustice achève, si besoin était, de les disqualifier définitivement.

Hans CANY

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26/11/2012

Sous le signe de l'Etoile Noire & Verte

L'étoile noire est le symbole combattant du socialisme libertaire originel, celui qu'incarna en son temps, entre autres, l'illustre Pierre-Joseph PROUDHON (1809-1865), premier homme à s'être défini comme anarchiste, pionnier du socialisme autogestionnaire, chantre de l'antiparlementarisme, de la Démocratie directe, et du fédéralisme intégral.

L'étoile verte est le symbole combattant du socialisme vert, défini par Mouammar KADHAFI dans le cadre de la Troisième Théorie Universelle, et dont les principes fondamentaux reposent sur la Démocratie directe, un socialisme non-marxiste et d'essence autogestionnaire (abolition du salariat), l'anti-impérialisme, la souveraineté nationale et populaire.

L'étoile noire et verte représente la synthèse et la complémentarité de ces deux références essentielles, la seconde s'inscrivant pleinement dans la continuité de la première. La partie noire de l'étoile exprime en outre la négation totale du Système inique d'obédience capitalisto-libérale et de ses pseudo-valeurs, illustrées notamment par la fausse "démocratie" parlementaire indirecte, dite "représentative". Enfin, cette partie noire porte symboliquement le deuil de la Jamahiriya libyenne, assassinée en 2011 sur fond de complot impérialiste.

L'étoile noire, l'étoile verte, et l'étoile noire & verte sont les symboles d'une dissidence radicale, d'une résistance en constante expansion, déterminée à ne  jamais baisser les armes.

Hans CANY

 

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02/11/2012

L'anarchie ? C'est L'ORDRE !

"L'anarchie, c'est l'ordre moins le pouvoir."

"Quoique très ami de l'ordre, je suis anarchiste"

Pierre-Joseph PROUDHON

 

hans cany, proudhon, anarchisme


Petit rappel didactique à l'adresse de celles et de ceux qui emploient le mot "anarchie" comme synonyme de "désordre"...

L' ANARCHIE, QU'EST-CE QUE C'EST ? CELA SE RAPPORTE-T-IL AU CHAOS, A LA VIOLENCE ET A LA CONFUSION ?

ANARCHIE
: Absence de gouvernement. Refus et rejet de toute hiérarchie. Reniement, mépris de l'autorité et de l'envahissement basés sur la force et la coercition. Condition d'une société régulée par l'acceptation volontaire et l'entraide plutôt que par l'autorité et la contrainte.

ANARCHISME : La philosophie d'un nouvel ordre social basé sur une liberté non-restreinte par des lois créées par l'homme. Théorie selon laquelle toute forme de gouvernement repose sur la violence, et est par conséquent tout aussi erronée que néfaste et inutile. L'anarchisme implique l'adhésion aux principes fondamentaux de la démocratie directe, de l'autogestion, et de l'autodétermination.

ANARCHISTE : Un(e) adepte de l'anarchisme. Celui ou celle qui s'oppose à toute forme d'autorité envahissante et coercitive, à toute forme d'Etat-Nation, à toute forme de hiérarchie. Un partisan de l'Anarchie, ou absence de gouvernement, en tant qu'idéal de liberté politique et d'harmonie sociale. Quiconque nie l'autorité et la combat est anarchiste.


Donc, l'Anarchie implique-t-elle "le chaos", "la confusion", "la violence", ou "la loi du plus fort" ?...Certainement pas, bien au contraire ! La HIERARCHIE, c'est le DESORDRE dans la contrainte. L'ANARCHIE, c'est l'ORDRE dans la Liberté. L'ANARCHIE EST LA PLUS HAUTE EXPRESSION DE L'ORDRE ! Le chaos, par contre, peut être un moyen comme un autre, pour les anarchistes, de saboter la « Machine » afin de mieux parvenir à leurs fins. Les libertaires pensent tout simplement que la meilleure forme de gouvernement, c'est sa suppression. Cette conviction profonde se base sur un imparable constat. A de rarissimes exceptions près, lorsqu'ils exercent une quelconque autorité sur autrui, les gens honnêtes se révèlent tout aussi incapables que les gens malhonnêtes se révèlent nuisibles. Montesquieu n'avait certainement pas tort lorsqu'il affirmait, déjà, que « le pouvoir corrompt, et le pouvoir absolu corrompt absolument » !

Hans CANY

 

 

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23/10/2012

"Nouvelle Libye" ? Ne comptez pas sur moi.

Je ne suis pas disposé à m'impliquer dans des actions pacifistes et humanitaires apolitiques. Je se suis pas motivé pour aider "tous les Libyens quels qu'ils soient", ni pour prêcher une improbable "réconciliation nationale" dans le cadre d'une prétendue "nouvelle Libye". Je ne suis pas solidaire des Libyens qui se plaignent de la terreur imposée par les milices islamistes dans le pays ou qui protestent contre l'agression en cours de Bani Walid, mais qui le font en brandissant la serpillère tricolore des rats dans leurs manifestations. Je ne verserai pas une larme sur le sort des Libyens qui disent ne pas regretter Kadhafi, voire ont activement contribué à la destruction de la Jamahiriya. Tous ceux-là n'ont à présent que ce qu'ils méritent, et qu'on ne compte surtout pas sur moi pour les plaindre, encore moins pour les aider. Seul ce qui subsiste de vert en Libye suscite toujours mon attention. Le reste peut fort bien s'effondrer et s'entredéchirer. Je m'en lave les mains. Seuls ceux qui se repentent sincèrement et jusqu'au bout de leurs erreurs, et qui n'ont pas de sang sur les mains, sont dignes de pardon et de réhabilitation. Mais en aucun cas ceux qui sont juste "déçus" de l' "après-Kadhafi" parce qu'ils n'en ont pas tiré le profit qu'ils attendaient, parce que ça ne se passe pas comme ils l'espéraient. Ceux-là peuvent aller au Diable

Il est bien évident que parmi ceux qui souffrent aujourd'hui, il y a en premier lieu les kadhafistes. Mais il y a aussi la grande masse des attentistes qui ne se "mouillent" pas, des "déçus" de "l'après-Kadhafi", et même une partie de pro-rats qui ont juste eu la malchance d'appartenir à la "mauvaise" tribu ou d'être originaires d'une "mauvaise" ville... A mon humble avis, au sein de la masse des réfugiés libyens en Tunisie, en Egypte et ailleurs, il y a vraiment "à boire et à manger". C'est pour cela qu'à titre personnel, je n'ai aucune envie de tendre la main aux uns et aux autres sans distinction. De plus, en toute franchise, je ne pourrai jamais me résoudre à juste dénoncer "la guerre" et ses conséquences, et à prôner la paix dans un pays tombé sous un tel régime, antithèse absolue de la Jamahiriya.

Quant à ce qui se passe à Bani Walid en ce moment même, selon l'expression consacrée, c'est vraiment la fin des haricots. Malgré sa résistance héroïque, la ville va finir par tomber, c'est certain. Ce n'est hélas qu'une question de temps... Une ville isolée, assiégée, sans renforts ni ravitaillement, ne peut tenir éternellement. Surtout compte tenu des moyens déployés contre elle... De surcroit, il ne s'agit pas d'une très grande agglomération. 80 000 habitants, au maximum. C'est pour cette raison que je ne m'affole pas outre mesure en parlant tout le temps du carnage qui est en train de s'y dérouler à l'instant où sont rédigées ces quelques lignes. Nous sommes hélas impuissants face à ce drame, et le fait d'en parler heure après heure n'y changera malheureusement rien. Les jeux sont fait. Il va désormais falloir se faire à l'idée d'une Résistance verte libyenne totalement clandestine et sans grande ville-"bastion". Et surtout, il va falloir que pas mal de gens cessent de ne se focaliser que sur la Libye. Les idées de la Troisième Théorie Universelle sont transposables partout, elles ne concernent pas exclusivement la Libye . Il est grand temps de prendre tout simplement la peine de les diffuser et de les faire connaître inlassablement, même à un niveau purement individuel comme je le fais moi-même, pour qu'à terme un vrai mouvement vert puisse émerger et se développer un peu partout, indépendamment de la Libye. Trop nombreux sont ceux qui n'ont pas encore franchi ce cap. Pourtant, chacun, chacune a le pouvoir de contribuer à faire avancer les choses, même si ce n'est qu'à un modeste niveau personnel. Ce sont les petits cours d'eau qui forment les rivières, et ces dernières qui alimentent les grands fleuves.

Hans CANY

 

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20/10/2012

Mouammar Kadhafi ? PRESENT !

Il n'y a à ce jour aucune preuve incontestable et définitive de la présumée mort du Guide. Absolument aucune.
Et même s'il est réellement mort, il y a encore moins de raisons de croire aveuglément aux versions plus ou moins "officielles" de de sa disparition, lesquelles sont tout sauf convaincantes...
Pas plus que ne sont absolument convaincantes les vidéos et photographies que d'aucuns veulent absolument considérer comme de prétendues "preuves". Si le frère Guide Mouammar Kadhafi est vraiment décédé, s'il a bien été assassiné, il y a de bonnes raisons de penser que cet évènement est survenu dans de toutes autres circonstances que ce que l'on cherche à vous faire croire...
De toute façon, quelle que soit la vérité plus ou moins occultée, qu'il soit toujours de ce monde ou non, il restera à jamais vivant dans le coeur de millions d'hommes et de femmes à travers le monde, et sa pensée vivra éternellement à travers nous. Le socialisme vert ne disparait pas avec la mort hypothétique de son instigateur, pas plus que le socialisme rouge n'a disparu avec la mort de Karl Marx ou de Lénine, ni même avec la chute de l'URSS et du bloc soviétique. Un héros du Peuple ne meurt jamais vraiment.

Hans CANY

 

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Pour lire le Livre vert, en 3 parties :

. 1ère partie : LA DEMOCRATIE

. 2ème partie : LE SOCIALISME

. 3ème partie : LES FONDEMENTS SOCIAUX

 

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08/10/2012

VENEZUELA : Bravo Chavez !!!

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Une fois n'est pas coutume: saluons sans retenue la réélection éclatante de l'excellent "Comandante" Hugo Chavez au Venezuela ! Il n'est évidemment pas dans mes habitudes de prendre parti dans des élections s'inscrivant dans le cadre du système représentatif. Mais il n'est pas moins évident que notre cher Hugo constitue à mes yeux l'heureuse exception qui confirme la règle. Ce système, en outre, de par son instabilité intrinsèque et l'incertitude qu'il implique, constituait pour Chavez, qui a choisi de s'y soumettre, un pari hautement risqué. Ce n'était pas simplement un changement de personnel politique, qui était en jeu, mais bel et bien la survie même de la Révolution bolivarienne... Le pari vient cependant d'être gagné haut la main : le peuple vénézuelien, par sa participation massive au scrutin (plus de 81%), vient de rendre un verdict sans appel. Au grand dam des USA et de leurs vassaux occidentaux, ce sont plus de 54% des voix qui se sont prononcées en faveur de Chavez, contre un peu plus de 44% pour son rival, le candidat pro-yankee  Henrique Capriles Radonski. Les 2% restants s'étant reportés sur les "petits candidats" et sur le vote blanc. Une gifle magistrale à tous ceux qui taxent Chavez d' "autoritarisme", qui le traitent de "dictateur", et qui n'ont de cesse de se répandre en calomnies et en contre-vérités au sujet d'un régime dont ils ne connaissent et auquel ils ne comprennent à peu près rien... Tous ceux-là n'ont à présent plus qu'à se taire, tant le démenti qui leur est opposé aujourd'hui s'avère cinglant. La reconduction d'Hugo Chavez au poste présidentiel pour six années supplémentaires apporte à ce monde inique une bouffée d'oxygène dont il a plus que jamais besoin. Outre le fait de renforcer le camp anti-impérialiste, celui des opposants radicaux au prétendu Nouvel Ordre Mondial, elle démontre au reste de la planète qu'une autre voie est possible, et qu'elle fonctionne puisqu'elle est toujours plébiscitée par le peuple : la voie du socialisme conjugué avec le patriotisme, n'en déplaise aux lobotomisés de service.
Longue vie à la Révolution bolivarienne !  
Viva Chavez ! Venezuela socialista !

Hans CANY

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04/10/2012

Non, Assad n'a pas "trahi" Kadhafi ! Halte aux mensonges !

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Ces derniers jours, on assiste à un "buzz" tournant autour de divers articles qui avancent que ce serait soi-disant Bachar al-Assad qui aurait vendu, trahi le Frère guide Kadhafi, en fournissant son numéro de téléphone satellitaire. Ne croyez pas ces ignobles mensonges, qui n'ont pour but que de saper le soutien à la Syrie d'une part, et de semer le trouble chez les partisans de la cause verte d'autre part.

Par ailleurs, dans un des articles en question, on peut notamment relever ceci :

"Kadhafi aurait été localisé à Syrte grâce à ses échanges avec le gouvernement syrien via son téléphone satellite Iridium. Avec ces informations, la localisation du dictateur était un jeu d'enfant pour les experts de l'OTAN."

===> Ici, la ficelle est vraiment grosse, il faut bien l'avouer... N'importe qui sait pertinemment qu'on est pisté à la trace, avec un téléphone satellitaire. A qui essaie-t-on de faire croire que le Guide aurait commis une erreur aussi grossière, aussi évidente ??? Personnellement, je ne crois pas une seule seconde à ça. Ceux qui tentent de nous faire gober cette histoire de localisation par teléphone portable nous prennent tout simplement pour des cons. 

Hans CANY
 

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26/09/2012

Afghanistan 1979-1989 : non, je ne regrette RIEN !

 

Dans les années 1980, je me suis fait l'avocat du "diable", en osant approuver et soutenir ouvertement l'intervention soviétique en Afghanistan. Je me situais alors à contre-courant du politiquement correct ambiant, l'immense majorité des bonnes consciences de service condamnant sans appel l'ignoble "agression impérialiste" de Moscou, et prenant fait et cause pour le combat des "courageux moudjahidines", ces prétendus "résistants" censés lutter pour la liberté de leur pays, contre le méchant ogre bolchevique venu brutalement les envahir et les occuper.
Or, plus de 20 ans après le retrait de l'Armée Rouge d'Afghanistan, au vu de l'état actuel du pays, le constat ne peut être que très amer -euphémisme!- et les faits sont venus dès les années 1990 tordre le cou à cette légende manichéenne, soutenue à bout de bras par la propagande fallacieuse des USA et de leurs laquais, et savamment entretenue par la mythologie médiatique bien-pensante dont on nous a rebattu les oreilles plus d'une décennie durant...

A l'usage des amnésiques de service, je tiens donc ici à souligner quelques vérités toujours bonnes à rappeler :

-En 1973, le prince Daoud, réactionnaire et obscurantiste, fomente un coup d'Etat et prend le pouvoir en Aghanistan,instaurant un régime autoritaire et éloignant le pays de la sphère d'influence soviétique. Le contexte d'alors étant celui de la Guerre froide, l'impérialisme US soutenant le Pakistan voisin contre l'Inde, elle-même leader des pays non-alignés et soutenue par l'URSS...

-En avril 1978, avec le soutien de l'URSS, le Parti Démocratique Populaire renverse Daoud et prend le contôle de l'Etat, faisant de l'Aghanistan un pays socialiste, sous le nom de République Démocratique d'Afghanistan. Rompant radicalement avec le passé, le nouveau régime s'affirme très officiellement laïc, et engage le pays sur la voie du progrès social, en prenant notamment des mesures conséquentes en faveur de l' alphabétisation, des droits des femmes, en mettant en place des réformes agraires, etc.

-Mais cette révolution sociale de grande ampleur n'est pas du goût des obscurantistes religieux qui, à la faveur des divisions claniques qui gangrènent l'Afghanistan de façon endémique, suscitent dans tout le pays une rébellion armée visant à abattre le jeune régime socialiste... Aussi, gravement menacé par le soulèvement de ces diverses factions fondamentalistes musulmanes soutenues officieusement par les USA et leurs sbires -et dont seront plus tard issus les tristement célèbres talibans-, le gouvernement de Kaboul appellera à l'aide l'Union Soviétique. L'Armée Rouge entrera alors dans le pays fin décembre 1979, afin de prêter main forte aux forces gouvernementales afghanes dont la situation sur le terrain était devenue particulièrement critique.


Comme on le voit, contrairement à une croyance beaucoup trop largement répandue, l'URSS n'a donc en aucun cas "agressé" ni "envahi" l'Afghanistan à son corps défendant, puisque ce sont bien au contraire les autorités socialistes afghanes qui l'ont sollicitée en ce sens !
En donnant une suite favorable à cet appel à l'aide d'un Etat frère qui encourrait alors un péril mortel, les Soviétiques, pour reprendre leurs propres termes, n'ont donc ainsi accompli que leur "devoir internationaliste", la situation d'alors exigeant que la solidarité entre pays socialistes se traduise très concrètement par une intervention militaire.

La suite, on ne la connait que trop bien. Vilipendée de toutes parts par une opinion publique mondiale largement manipulée par des médias, une classe politique et des lobbies droits-de-l'hommards à la solde des intérêts yankees, l'Armée Rouge, harcelée sans relâche par une guérilla fondamentaliste soutenue matériellement et financièrement par Washington, a combattu et résisté vaillamment dix années durant sur le terrain, s'enlisant de plus en plus dans un conflit qui ne semblait pas connaître de fin...

En 1989, sous l'égide de la politique de "Perestroïka" initiée par Mikhaïl Gorbatchev et qui allait bientôt conduire le camp socialiste à sa perte, l'URSS décide unilatéralement le retrait de ses troupes d'Afghanistan. Commence alors pour le pays une lente mais inéluctable descente aux enfers...
Lâché par le grand frère soviétique, le régime socialiste afghan s'efforcera encore quelques années, tant bien que mal, de résister à la pression de plus en plus intense des rebelles islamistes, galvanisés par le départ de l'Armée Rouge. Mais malgré cette résistance aussi courageuse que désespérée, il finira vite par succomber aux assauts d'une soldatesque plus nombreuse et mieux armée que ses propres troupes. Le 29 avril 1992, Kaboul est prise par les insurgés, et le docteur Mohammad Najibullah, président de la République Démocratique, démissionne. L'Afghanistan socialiste a vécu, c'en est fini de lui.

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Le docteur Mohammad Najibullah, dernier président communiste d'Afghanistan, de 1987 à 1992



S'ensuit une période d'instabilité extrêmement confuse et meurtrière, au cours de laquelle les différentes factions de la prétendue "résistance" se disputeront le pouvoir, se combattant les unes les autres avec une rare violence. L'Afghanistan sombre alors dans une guerre civile généralisée, opposant des fondamentalistes musulmans à d'autres fondamentalistes musulmans. Et en 1996, les talibans triomphent. Honte pour l'Occident qui, des années durant, aura voué aux gémonies la soi-disant "agression soviétique", qui aura chanté les louanges des crapules intégristes que cette prétendue "agression" avait justement pour objet de contenir, et qui n'aura pas levé le petit doigt pour empêcher que le pays ne sombre dans un indicible cauchemar obscurantiste.

Qui donc se souvient encore de l'assassinat dans des conditions particulièrement atroces et barbares (tortures, castration, mutilations, pendaison publique de cadavres) par les talibans, du dernier président communiste afghan Mohammad Najibullah, à l'automne 1996 ? Placé théoriquement sous la protection des Nations Unies, ni l'ONU ni la communauté internationale n'ont réagi à ses appels désespérés à l'aide, ni ne lui ont permis d'échapper à cette fin absolument effroyable, alors même qu'elles en auraient eu la possibilité. Les images des corps martyrisés et pendus de Najibullah et de son frère, retransmises par les télévisions du monde entier, avaient ceci de prophétique qu'elles présentaient les talibans sous leur vrai visage, et qu'elles inauguraient de façon on ne peut plus lugubre la longue nuit islamiste qui s'abattait dès lors sur l'Afghanistan. Un Afghanistan retombé en plein moyen-âge et dans la barbarie la plus abjecte, sous l'égide du régime le plus tyrannique et le plus criminel qui soit, celui des "fous de Dieu". Un asile d'aliénés à l'échelle d'un pays tout entier. Et un asile qui constituera le quartier général du terrorisme islamiste international, ce que les USA découvriront brutalement à leurs dépens le 11 septembre 2001, jour où leur propre créature, Ben Laden, armé, financé et entraîné par la CIA contre les Soviétiques, se retournera contre eux avec tout l'éclat que l'on sait... Ah, ce Ben Laden ! Un bien bel exemple de ces courageux "rebelles afghans", que les demeurés de tous poils auront aveuglément soutenus depuis 1978. Ils ont bonne mine aujourd'hui, les demeurés en question...

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Cadavres de Najibullah et de son frère, assassinés de façon atroce par les talibans en 1996

 


Aujourd'hui, plus de trente ans après le début des événements, je ne regrette donc absolument rien.
Je n'ai ni remords ni regrets, car j'ai toujours et plus que jamais le sentiment d'avoir vu juste en approuvant et en soutenant l'intervention soviétique en Afghanistan. Je n'ai jamais cédé une once de terrain à ce sujet, et à présent comme dans les années 80, à l'époque où je me heurtais aux sarcasmes et à l'hostilité quasi-générale de mes camarades de classe dans le cadre de joutes verbales passionnées, j'ai le sentiment très net d'avoir été plus clairvoyant que les anticommunistes de base.

Car si, dès le départ, on avait ouvert un tant soit peu les yeux sur les réalités de ce pays à la dérive, si on avait fait preuve d'un minimum de bonne foi au lieu de prendre fait et cause pour la saloperie islamiste, l'Afghanistan aurait certainement évolué de façon fort différente, le monde occidental n'aurait pas eu à pâtir de ses erreurs de jugement liées à son assujettissement aux intérêts états-uniens, Al-Qaida n'aurait pas pu prospérer sous l'aile du régime taliban, et nous n'en serions certainement pas là où nous en sommes aujourd'hui, au niveau mondial.

Non, définitivement, rien de rien, je ne regrette rien, comme le disait la chanson. Et lorsque, en 1989, j'ai vu à la TV les images des premiers contingents de l'Armée Rouge qui quittaient l'Afghanistan, je n'ai pu m'empêcher de penser confusément que ce pays, l'ensemble du camp socialiste et le monde entier couraient à la catastrophe. Et force est aujourd'hui pour moi de constater que, du haut de mes 17 ans, je ne m'étais alors pas trompé...


Hans CANY

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Drapeau de la République Démocratique d'Afghanistan entre 1980 et 1987
 
 
 
 

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17/09/2012

La manifestation parisienne pour la Syrie a bien eu lieu

La manifestation prévue le 16 septembre à Paris, pour la Syrie et contre la politique d'ingérence de la France et autres puissances occidentales, a  bien eu lieu, en dépit de l'omerta médiatique... Un grand bravo et merci à tous les participants, ainsi qu'à toutes celles et tous ceux qui auront relayé et diffusé l'appel à la mobilisation.
Que la voix de la contestation se fasse de plus en plus entendre dans ce pays léthargique ! Ne relâchons pas la pression, continuons le combat contre le mensonge et contre l'infamie impérialiste !

H.C.

 

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03/09/2012

Ce qu'est le SOCIALISME VERT

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Le socialisme vert est l'expression militante et combattante d'un corpus idéologique révolutionnaire se démarquant à la fois du capitalisme et du marxisme, et constituant une troisième voie : la Troisième Théorie universelle, telle qu'exposée dans le Livre vert de Mouammar Kadhafi.

La Troisième Théorie Universelle, comme son nom l'indique, ne concerne pas que la Libye, ni même l'ensemble du continent africain uniquement : elle est universelle, et s'adresse donc de façon égale aux peuples du monde entier, de tous continents et de toutes cultures.

Les principes fondamentaux de la Troisième Théorie Universelle peuvent être résumés ainsi :

-La DEMOCRATIE DIRECTE, participative, seule forme de démocratie réelle et véritablement digne de ce nom, par opposition à la pseudo "démocratie" parlementaire indirecte et prétendument représentative qui est en vigueur dans la plupart des Etats du monde aujourd'hui encore. Cette démocratie directe se fonde sur les congrès populaires de base, permanents, ainsi que sur le Congrès général du peuple, qui se tient annuellement, permettant aux gens de se diriger eux-mêmes, et à tous et toutes de participer à la gestion des affaires publiques s'ils souhaitent y investir leurs efforts.

-Un SOCIALISME réel et d'essence autogestionnaire, visant à faire des travailleurs et des travailleuses non plus des salariés mais des associés, chaque échelon de la chaîne de production percevant une part égale, déterminée par ladite production. Le socialisme jamahiriyen, non-marxiste, est aussi d'essence redistributrice, et sa vocation est aussi d'assurer le droit au logement et à la propriété pour tous, l'abolition de l'exploitation de l'homme par l'homme et du profit locatif, la gratuité de divers besoins fondamentaux de la population (eau, électricité, médecine etc), la solidarité et les aides financières aux plus démunis etc.

-Un PROGRESSISME SOCIAL ET MORAL, qui repose sur l'égalité fondamentale des droits de la femme et de l'homme, sur le refus de tout racisme, le rejet du colonialisme, l'opposition radicale à tous les impérialismes et l'affirmation de la souveraineté des peuples et de leurs territoires, sur le respect et la prise en compte des minorités ethniques ou sociales etc.

 

Hans CANY
 
 

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31/08/2012

1er septembre : 43ème anniversaire de la Révolution Al-Fateh

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Ce 1er septembre 2012 marque le 43ème anniversaire de la Révolution Al-Fateh de 1969, et donc l'entrée dans la 44ème année de son esprit immortel. Une pensée toute particulière pour la Libye martyre, pour le peuple libyen qui souffre aujourd'hui sous le joug de la dictature des traîtres et des islamistes parvenus au pouvoir dans les fourgons de l'OTAN, ainsi que pour la Résistance verte qui ne baissera jamais les armes.

Nombreux sont ceux qui, s'étant laissés abuser par les mensonges et les mirages de 2011, en sont à présents réduits à déchanter amèrement. Finie la démocratie directe et participative, fini le logement gratuit pour tous, finies l'eau et l'électricité gratuites, finie l'essence à 8 centimes d'euro le litre, finis les prix bas et régulés, finies les aides sociales diverses, finie la sécurité dans les rues, finie l'égalité des droits entre hommes et femmes etc etc ! Nous les avions pourtant avertis. Ceux-là auraient certainement mieux fait de nous écouter et d'y réfléchir en temps voulu... Ils n'ont désormais plus que leurs yeux pour pleurer, et tout le temps de regretter, de méditer sur leur pitoyable inconséquence.

Que ce 1er septembre 2012 soit aussi une journée de protestation internationale contre le régime de terreur des rats du prétendu CNT, et pour les milliers de prisonniers politiques victimes aujourd'hui de détentions arbitraires, de parodies de procès iniques, de spoliation, de tortures et autres actes inhumains de toutes natures...
Le coeur vert de la Libye véritable bat toujours, et tôt ou tard, la Jamahiriya renaîtra de ses cendres !

Hans CANY

 

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21/08/2012

Franc-Maçonnerie, bellicisme, et germanophobie

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Les gens mal informés sur sa nature réelle peuvent être tentés de croire que la Franc-Maçonnerie, compte tenu de ses habituels boniments et de son jargon à base de "paix" et de "fraternité" universelles, serait plutôt encline au pacifisme et au rapprochement entre les peuples, entre les nations. Or, le document que je me permets de présenter plus bas, relatif à la Première Guerre mondiale, apporte un démenti flagrant à cette croyance erronée.

Il n'est guère dans mes habitudes de porter en place publique  des éléments familiaux relevant de la sphère privée, en l'occurrence la mienne. Pourtant, compte tenu du vécu et des engagements de certains de mes aïeux directs, et presque un siècle après les faits, il m'apparait opportun de "déclassifier" celui-ci, à titre purement informatif.

Mon arrière grand-père, père de ma grand-mère du côté paternel, du nom de Pierre Ménard, fut, entre la fin du XIXème siècle et le début du XXème siècle le secrétaire d'une loge dite "L'Education coopérative" du Grand Orient de France, notoirement l'une des plus influentes -et des plus néfastes- obédiences maçonniques. Tous ses fils -donc les frères de ma grand mère- qui étaient en âge de combattre au moment de la "Grande Guerre" sont tombés au "champ d'honneur". La lettre que je reproduis ci-dessous, et dont je retranscris le contenu pour une meilleure lisibilité, n'est jamais parvenue à son destinataire, qui venait de se faire tuer, et a donc été retournée à son expéditeur.
Il ne s'agit pas ici d'une simple lettre envoyée par un père à son fils parti combattre sur le front. Compte tenu du poste de responsabilité qu'occupait mon arrière grand-père au sein d'une loge du Grand Orient -que l'entête du papier à lettres utilisé ne manque d'ailleurs pas de rappeler-, chaque mot pèse. Ces quelques lignes en apparence anodines, agrémentée de propos aux relents germanophobes, témoignent de la position clairement belliciste qui fut alors celle de cette officine maçonnique, dont les dirigeants n'hésitèrent pas à encourager leurs propres fils à aller se faire tuer pour "casser du boche"...

Voici donc la lettre en question en images scannées, suivies de la retranscription de son contenu.
(Cliquez sur chaque image pour l'agrandir)

 



1/ Enveloppe, frappée du tampon "Retour à l'envoyeur" (destinataire tué sur le front) :

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2/ Recto, avec en-tête maçonnique de la loge "L'Education coopérative" du Grand Orient de France :

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3/ Verso de la lettre :

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4/ Retranscription du contenu :



Paris, le 25 janvier 1915


Mon bien cher fils

Tes deux dernières lettres du 12 et du 17 nous sont parvenues presque ensemble, la première vendredi, la deuxième hier dimanche.
Ta lettre m'a confirmé ce que je pensais, c'est que tu es entré dans la danse.
Comment t'en es-tu tiré ?
J'espère pour toi que le premier moment, celui qui fait saluer la mitraille, ne s'est pas prolongé outre mesure et que ce tribut payé une fois à la carcasse de la bête humaine qui veut que l'on ait peur pour elle, tu es redevenu toi-même, c'est-à-dire, l'être qui pense et qui agit sachant ce qu'il doit faire.
Je vois d'après les communiqués que tu es dans le bon coin où l'on s'agite, malheureusement comme je te le dis dans une précédente lettre vous ne pouvez rien faire de sérieux avant 5 ou 6 semaines, je dis sérieux au point de vue résultats . Il vous faut patauger en rongeant votre frein, mais patience !
L'ennemi souffre plus que vous et sans espoir, aussi en vérité je vous le dis, nous aurons le dessus !
Tu peux montrer mes lettres à l'officier chargé de viser les tiennes avant leur départ, il comprendra que tu peux me dire où tu es, et sachant que tu n'as plus que ton père qui se croit un homme et un Français, il n'aura pas à redouter les émotions maternelles à la lecture des communiqués.
Comme je te l'ai déjà dit, je crois, et c'est une prescience que je ne puis expliquer, je crois que tu me reviendras homme, et ayant fait tout ton devoir, je crois que j'aurai le droit d'être fier de mon troisième fils.
Ton vieux père qui t'embrasse,

P. Ménard

PS : Tes frères, ta soeur, tous ici sommes en bonne santé !
Tous t'embrassent et te disent : bon courage !
As-tu reçu le numéro de l'Officiel donnant le rapport sur les atrocités allemandes, et le papier et les enveloppes que j'y avais joints ?

P.M.

 

__________________________



Les propos va-t-en-guerre et germanophobes tenus dans ce courrier, adressé par son maçon de père à son propre fils, donnent vraiment la nausée. Ils reflètent bien la position maçonnique de l'époque... C'est édifiant, car cela en dit long sur le rôle qu'a pu jouer le Grand Orient au sein des instances dirigeantes françaises de cette période. Loin de déplorer le conflit et d'en dénoncer le caractère odieux et fratricide, loin de rechercher l'apaisement, la société secrète a bien au contraire pris parti de façon on ne peut plus claire, s'employant même à souffler sur les braises pour mieux l'attiser !

En ce qui me concerne, et bien qu'arrière petit-fils d'un "Frère maçon", je déteste l'antigermanisme, et particulièrement la germanophobie française de 14-18, qui aura battu tous les records en matière de xénophobie bête et méchante, et qui sera descendue au plus bas dans l'infamie. Plus près de moi encore, mon grand-père paternel, Marcel Cany, a participé à cette boucherie inter-impérialiste. Il a été médaillé  moultes fois fois pour ses faits d'armes, et a notamment reçu les plus prestigieuses décorations : la Croix de Guerre de 1ère classe, et la Médaille Militaire. Gravement blessé au visage suite à l'explosion d'une grenade, il est ressorti estropié de cette funeste expérience. On ne peut donc guère me reprocher d'être issu d'une famille de poltrons ou de planqués.  On l'a instrumentalisé et entraîné de force dans ce conflit absurde. Par la suite, il a réalisé à quel point on l'avait conditionné, et il a compris que le bellicisme anti-allemand avec lequel on lui avait bourré le crâne n'était en fait basé que sur les mensonges de la propagande de guerre, celle-là même que le Grand Orient et autres officines maçonniques se sont efforcées de relayer avec zèle...

Qu'il soit bien entendu que pour ma part, je ne me sens nullement concerné par le discours patriotard français de cette période, car il m'inspire le plus profond dégoût. A mon sens, la prétendue "Grande Guerre" ne fut qu'une guerre civile européenne, un conflit d'intérêts entre impérialismes rivaux, et une gigantesque boucherie dont les peuples d'Europe furent tous les victimes au même titre. Même les peuples colonisés ont alors été expédiés en masse à l'abattoir dans le cadre d'un conflit qui ne les concernait nullement, et pour servir des intérêts qui leur étaient totalement étrangers. Tous, Européens, Africains, Asiatiques et Américains, durent aller au casse-pipe de gré ou de force, et le plus souvent de force, par les mêmes salopards politico-financiers qui les exploitaient, les opprimaient et les ruinaient. Pour moi, il n'y a pas de "bon" ni de "mauvais" camp, dans la guerre de 1914-1918. Et je ne prendrai certainement pas le parti de la France et des Alliés sous prétexte qu'il est écrit "nationalité française" sur ma carte d'identité. Il n'y a pas lieu d'être fiers de cette tragédie au nom de je ne sais quel patriotisme inepte. Et il n'y a pas lieu, de surcroit, d'entonner les mêmes chants guerriers et xénophobes qui furent alors aussi ceux du Grand Orient de France et autres compères affairistes.

Hans CANY


 

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10/08/2012

Alain Soral explique ce que sont réellement les "antifas" [VIDEO]

 

Je ne suis pour ma part pas toujours d'accord avec les propos et les écrits d'Alain Soral, et il serait donc du plus haut ridicule de déduire que je serais un soi-disant "soralien", du simple fait que je publie une de ses vidéos sur mon blog. Je préfère prendre les devants en donnant d'emblée cette précision, pour le cas -probable- où de quelconques flics de la pensée seraient tentés de verser dans ce type d'amalgame, selon le procédé dont ils sont si coutumiers de la "culpabilité par association" et des procès d'intention. Avec toute la mauvaise foi qui les caractérise notoirement...
Néanmoins, et je n'éprouve aucune gêne à le dire ouvertement, il m'arrive d'être à 100% sur la même longueur d'ondes que Soral lorsque celui-ci exprime des analyses et des opinions qui sont à mon sens pertinentes, ce qui est d'ailleurs de plus en plus souvent le cas depuis un an ou deux. Et c'est précisément le cas ici, où il expose de façon concise la véritable nature  de la mouvance groupusculaire des excités "antifas".
Je tiens en outre à préciser qu'à titre personnel, las de devoir subir depuis plus de deux décennies les calomnies, les diffamations, les brimades, les intimidations, les menaces, les insultes voire les agressions de ce ramassis de crétins congénitaux, j'ai décidé d'opter pour la même stratégie de riposte qu'Alain Soral. Dorénavant, à chaque fois que je parviendrai à identifier de façon précise les auteurs de ce type d'attaques me visant -bien souvent de courageux anonymes-, je n'hésiterai pas à révéler publiquement et à diffuser, le plus largement possible, leurs noms complets, voire aussi leurs photos et lieux de résidence lorsque cela s'avèrera possible. Je ne suis nullement disposé à subir passivement le terrorisme intellectuel d'une petite clique de vils peigne-cul extrémistes et lobotomisés. Ceux-ci sont donc à présent avertis.
A bons entendeurs...


Hans CANY

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08/08/2012

Hans Cany : Les motivations de mon soutien à Kadhafi et à la Libye verte

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Certaines personnes, notamment originaires de pays arabes et/ou de confession musulmane, s'étonnent de mon intransigeance et de la virulence de mes propos à l'encontre de tel ou tel pays, ou de tel ou tel groupement politico-religieux se réclamant de l'Islam et/ou de l'anti-impérialisme, de l'anti-sionisme etc. Je peux ainsi constater parfois une certaine incompréhension face à mon refus catégorique de soutenir n'importe qui. Ce malentendu appelle donc de ma part la mise au point suivante.

 Nos différences d'appréciation proviennent du fait que nous ne voyons pas les choses sous le même angle. Les personnes en question placent en tête de leurs priorités la solidarité inter-arabe (ce qui est très compréhensible), la fraternité et l'unité des musulmans, et la question palestinienne. Les considérations d'ordre politico-idéologique sont dès lors secondaires, elles passent au second plan.

 Pour moi, n'étant ni arabe ni musulman, c'est précisément tout l'inverse. C'est avant tout à une idéologie politique bien précise, que j'adhère. Si je soutiens Kadhafi et la Libye verte, ce n'est pas parce qu'il s'agit d'un leader et d'un pays arabes, africains et musulmans, mais bien parce que j'adhère aux principes exposés dans le Livre vert, ceux de la Troisième Théorie universelle : Démocratie directe, socialisme, autogestion, souveraineté nationale et anti-impérialisme.

 Je me reconnais dans Kadhafi tout comme je me reconnais dans Proudhon (entre autres), d'autant plus que leurs idées respectives ont beaucoup en commun. Si Kadhafi avait été américain, allemand, péruvien, cambodgien, botswanais, japonais, polynésien ou martien, et s'il avait été chrétien, juif, hindou, bouddhiste, agnostique ou athée, cela n'aurait strictement rien changé à mes yeux : le fond idéologique prime sur les appartenances ethniques ou religieuses, en ce qui me concerne.

 C'est donc cela qui compte par-dessus tout pour moi, et dans ces conditions, il est bien évident qu'à mon sens, les ennemis politiques restent des ennemis politiques. Peu importe qu'ils soient anti-sionistes, anti-impérialistes, pro-palestiniens, ou qu'ils soutiennent la Syrie, tout comme moi-même. Les positions adoptées par certains, tout comme leurs options idéologico-politico-religieuses, sont pour moi absolument rédhibitoires.

 Enfin, pour paraphraser un vieux camarade aujourd'hui disparu, j'ajouterai simplement en guise de conclusion que, contrairement à la masse, je ne suis pas de ceux qui ne pensent que par références. Je tends à considérer qu'une chose est vraie ou fausse, qu'elle est juste ou injuste, sur la base de mes propres analyses. Et non parce que les Evangiles, le Coran ou Karl Marx sont pour ou contre.


Hans CANY


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07/08/2012

De l'incohérence des "kadhafistes" pro-iraniens et pro-Hezbollah

Nécessaire mise au point de la Garde Verte,
suite à la constatation d'inquiétantes déviances.

Anti-IRAN5.jpg

 

Ne nous trompons pas d'ennemis, entend-on dire souvent. Mais ne nous trompons pas d'amis non plus, pourrait-on ajouter...
Nous assistons aujourd'hui, chez un certain nombre de militant(e)s de la cause jamahiriyenne et de partisan(e)s du Guide libyen Mouammar Kadhafi, à de fort curieux élans de sympathie contre nature à l'égard du régime des mollahs qui sévit en Iran depuis 1979, voire même à l'égard du Hezbollah, groupe islamiste libanais tristement célèbre, et lui-même pro-iranien. Le contexte actuel de la crise syrienne ne fait qu'amplifier ce singulier phénomène, révélant un confusionnisme particulièrement pernicieux. C'est précisément contre ce dernier, et contre les dangereuses dérives qu'il est en mesure de susciter, que le présent texte entend vous mettre en garde.


La situation actuelle de l'Iran sur la scène internationale, menacé de façon insistante par les puissances impérialistes occidentales, ciblé par divers mensonges destinés à justifier une hypothétique agression, et le tout sur fond de surenchère de la part de l'entité sioniste, contribue grandement à faire endosser à ce pays le statut de victime. Aux yeux de beaucoup, il apparaît même, non sans raisons il est vrai, comme un membre à part entière du camp des Etats résistant aux velléités prédatrices du Nouvel Ordre Mondial. D'où les élans de solidarité voire de sympathie qu'il inspire à présent -et tout naturellement- à nombre d'anti-impérialistes sincères de par le globe.

Parallèlement, l'agression par procuration menée actuellement contre la Syrie, selon un stratagème analogue sur bien des points à celui qui a été mis en oeuvre en 2011 pour entraîner la destruction de la Jamahiriya libyenne, a mis en avant les liens étroits qui existent entre ce pays et l'Iran des mollahs, de même que son soutien réciproque à la milice chiite libanaise du Hezbollah. A première vue, une telle alliance peut paraître pour le moins paradoxale, compte tenu des natures très différentes des systèmes politiques adoptés par ces deux Etats. D'une part, nous avons le régime baasiste syrien, de tendance socialiste, nationaliste, panarabe, et surtout laïque. D'autre part, nous avons le régime clérical de la République Islamique d'Iran, notoirement conservateur, autoritaire, fondamentaliste et théocratique à l'extrême. A priori, les deux systèmes politiques, de même que leurs fondements idéologiques respectifs, semblent donc inconciliables, incompatibles. L'Irak de Saddam Hussein, au régime lui aussi baasiste, comme celui de la Syrie, n'était-il d'ailleurs pas entré en guerre contre l'Iran dès l'instauration de sa « République islamique » ?...


Mais cette apparente contradiction devient relative dès lors que l'on prend en compte un facteur déterminant : la famille Assad appartient au clan alaouïte, minorité chiite longtemps brimée voire persécutée en Syrie. A partir de ce simple constat, comment s'étonner que la famille Assad n'ait pas dédaigné de nouer alliance avec ce grand protecteur qu'incarne l'Iran des fondamentalistes chiites ?
Si l'on ajoute à cela le fait que le Hezbollah libanais, pro-iranien, partage non seulement avec la famille Assad ces affinités confessionnelles, mais aussi de communes préoccupations au niveau de la question palestinienne, alors la boucle est bouclée... Et le paradoxe apparent cesse d'être un mystère. Ces alliances de la Syrie de Bachar Al-Assad avec l'Iran et le Hezbollah relèvent donc bien davantage de considérations d'ordre religieux et stratégique (voire géostratégique) que de facteurs purement politiques, que l'on serait bien en peine de trouver.


Nous venons donc de voir ce qui, d'une part, explique la cause réelle de ces alliances, et ce qui, d'autre part, fait apparaître aux yeux de certains l'Iran comme un bastion de la résistance à l'axe américano-sioniste et au Nouvel Ordre Mondial. Le dogme semble aujourd'hui si fermement établi que quiconque ose émettre la moindre critique à l'encontre du régime iranien ou de ses sous-fifres du Hezbollah suscite immédiatement une levée de boucliers généralisée, et subit aussitôt les foudres des tenants de ce qu'il faut bien nommer une sorte de nouvelle « bien pensance », fustigé de toutes parts par ceux-là mêmes qui, bien souvent, s'étaient élevés contre l'agression menée contre la Jamahiriya libyenne. Car enfin, comment peut-on oser s'en prendre à la nouvelle Mecque de l'anti-impérialisme et de l'anti-sionisme que semble être devenu Téhéran, aux yeux de certains ? Comment peut-on oser s'en prendre à un pays qui figure en bonne place sur la liste de ceux qui risquent d'être prochainement agressés à leur tour ? N'est-ce pas là jouer le jeu de Washington et de Jérusalem ?... A ces objections, nous répondrons assurément NON, et ceci avec la plus inébranlable des déterminations.

Il est certaines vérités qui dérangent, car elles mettent mal à l'aise, pointent de flagrantes incohérences, s'immiscent tel un grain de sable indésirable au coeur d'une mécanique pourtant bien huilée...en apparence. Il est certaines vérités qu'il convient de rappeler haut et fort, même si elles font grincer certaines dents, car elles sont de celles qui ne peuvent, qui ne doivent pas être oubliées, sous peine d'ouvrir la porte aux déviances de toutes natures, et notamment aux pires.

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Non, nous ne nous attarderons pas sur le fait que le régime de Téhéran est une tyrannie obscurantiste et réactionnaire, un régime de terreur théocratique et rétrograde qui impose la Charia à son peuple et le port du voile aux femmes, qui torture, qui met à mort ses dissidents et les homosexuels, qui condamne les femmes adultères à la lapidation ou à la pendaison, qui prononce des fatwas internationales contre des écrivains et des artistes « mécréants », qui commandite (ou a commandité) des assassinats et des attentats terroristes dans le monde entier, qui encourage et entretient la peste du fondamentalisme religieux le plus imbécile et le plus criminel ici et là... Non, tout ceci est déjà de notoriété publique, et il n'est nul besoin de revenir sur tous ces points, abondamment développés par ailleurs. En revanche, et c'est ce qui nous intéresse ici plus directement, il importe absolument de rappeler ce que fut l'attitude de la République islamique (islamiste ?) d'Iran à l'endroit de la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire et Socialiste.

Il est par exemple de notre devoir de rappeler, partout et sans relâche, que les relations entre le régime des mollahs iraniens et le Frère Guide Mouammar Al-Kadhafi ont toujours été absolument exécrables, ce qui relève même de l'euphémisme. Que ce régime a toujours fermement condamné les idéaux de la Troisième Théorie universelle, et pour cause, compte tenu du fait qu'un véritable abîme les séparent de ses propres dogmes obscurantistes et de son despotisme intrinsèque. Il est aussi de notre devoir de rappeler que le fameux attentat de Lockerbie, attribué avec tant d'empressement à la Libye par la CIA et le Mossad, a en fait sans doute été commandité par l'Iran : ce dernier n'ayant pu en être tenu officiellement responsable pour cause de sordides affaires de marchandages entre Etats, on s'est alors retournés vers un bouc émissaire fort commode, car déjà diabolisé à outrance, Mouammar Kadhafi. Enfin -et surtout-, il est de notre devoir de rappeler quelle fut l'attitude de l'Iran des mollahs et du Hezbollah durant toute l'agression impérialiste subie par la Jamahiriya libyenne en 2011.

N'en déplaise aux vierges effarouchées de service, Téhéran, tout en condamnant hypocritement l'intervention occidentale (et pour cause : celle-ci risquait de gêner ses plans d'exportation de son « modèle » politico-religieux), a très ouvertement encouragé et soutenu les hordes de rats islamistes pro-CNT dont les agissements criminels, soutenus par les bombardements de l'OTAN et par l'action « souterraine » des forces spéciales et des services secrets, ont conduit à la destruction totale de la Jamahiriya. Ce soutien n'a pas été que verbal. Il a également pris une forme toute matérielle sous forme d' « aide humanitaire »1 aux renégats et aux mercenaires, si l'on s'en tient aux aveux mêmes du pouvoir iranien. Celui-ci ne précise toutefois pas si cette « aide » matérielle a pu aussi revêtir d'autres formes... Le Hezbollah pro-iranien, pour sa part, ne fut pas en reste. Condamnant sans détours les « crimes du tyran Kadhafi », cette milice islamiste libanaise, par la voie d'un communiqué officiel, n'a pas manqué d'exprimer avec ferveur son soutien « aux révoltés en Libye », tout en leur souhaitant « une grande victoire sur ce tyran arrogant »2.


Pire encore, le régime iranien n'a pas manqué de féliciter » « le peuple libyen » (sic) lors de la chute de Tripoli 3 , a très ouvertement applaudi la chute puis la mise à mort (présumée) de Mouammar Kadhafi 4 , et a officiellement invité dès la fin du mois d'août 2011 le traître Abdeljalil à se rendre à Téhéran 5, tout en insistant sur « le développement des relations entre la République islamique d’Iran et la Libye » ! Toutes ces informations sont vérifiables en consultant les sources citées au bas du présent article. Et nous invitons les incrédules à effectuer leurs propres recherches : ce ne sont assurément pas les sources fiables corroborant nos affirmations qui font défaut.


L'inqualifiable duplicité du pouvoir iranien et de ses sbires islamistes du Hezbollah, alors que ceux-ci affectent aujourd'hui de se poser en membres d'un camp anti-impérialiste soudé à l'échelon mondial, apparaît ici dans toute sa sinistre réalité. Celles et ceux qui adhèrent sincèrement aux idéaux de la Jamahiriya et du Livre vert, mais qui croient opportun de fraterniser aujourd'hui avec l'engeance iranienne et pro-iranienne font fausse route, ils et elles se leurrent gravement. Les barbus de Téhéran comme les « fous de Dieu » du Hezbollah ont été, sont, et resteront toujours des ennemis irréductibles, mortels, du Frère Guide Mouammar Kadhafi, de la Jamahiriya, et des principes fondamentaux de la Troisième Théorie universelle présentés dans le Livre vert. Leurs idéaux sont totalement incompatibles avec les nôtres, et pactiser aujourd'hui avec cette clique d'intégristes sans scrupules, c'est au « mieux » faire preuve d'ignorance et/ou d'aveuglement, et au pire trahir la mémoire des martyrs de la Libye verte, tombés sous les coups d'assassins soutenus par ces indicibles ordures. Répétons-le une nouvelle fois, ces individus, mollahs iraniens comme bigots excités du Hezbollah, sont des ennemis. Ils font partie de ces gens à qui nous ne donnerions même pas un verre d'eau sur leur lit de mort. Nous n'avons pas à faire des risettes aux ayatollahs. Car nous n'avons ni à oublier, ni à pardonner l'impardonnable.

Naturellement, en cas d'agression impérialiste contre l'Iran, nous ne pourrons que condamner fermement ladite agression. Mais il est hors de question de nous égarer jusqu'à aller fraterniser avec l'ennemi de toujours. Le jour où l'abominable régime de Téhéran tombera, ce sera alors à notre tour de nous en réjouir. La roue tourne, comme le dit la sagesse populaire... Mais nous gardons à l'esprit que c'est au peuple iranien lui-même de s'affranchir enfin du joug obscurantiste qui l'opprime depuis si longtemps. En aucun cas une véritable libération du peuple iranien ne pourrait voir le jour à la faveur d'une quelconque agression étrangère.

Aujourd'hui, en raison de la crise syrienne en cours, les cartes du jeu apparaissent quelque peu brouillées, et certains esprits, pour la plupart animés de bonnes intentions -n'en doutons pas-, s'égarent dangereusement. L'ambiguité de la position de Bachar Al-Assad y est sans doute pour beaucoup, lui qui est à la fois allié à l'Iran et au Hezbollah, mais qui entretenait cependant de bonnes relations avec la Jamahiriya libyenne et Mouammar Kadhafi. Ceci n'est pas le moindre des paradoxes liés à la situation actuelle, qui, on le voit, ne manque pas de complexité. Il est tout à fait légitime, pour nous, d'exprimer aujourd'hui notre solidarité avec la Syrie baasiste et notre soutien à Bachar Al-Assad, et ce d'autant plus que contrairement à d'autres, lui au moins n'aura pas hurlé avec les loups lors de l'abjecte curée de 2011. Mais si nous le soutenons, c'est bien malgré ses alliances avec l'Iran et avec le Hezbollah, que nous ne saurions ignorer. Les amis de nos amis ne sont pas forcément nos amis...



Hans CANY, pour la Garde Verte
Le 07 août 2012






REFERENCES :

1 : http://fr.euronews.com/2011/08/31/l-iran-tend-la-main-aux...


2
: http://iphone.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=...


3
: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/08/23/97001-201108...


4 : http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Info...


http://videos.tf1.fr/infos/2011/libye-quand-ahmadinejad-s-indigne-de-l-usage-de-la-force-6289747.html



5
: http://fr.euronews.com/2011/08/31/l-iran-tend-la-main-aux...

 

 

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Pour rappel :
Dans le court documentaire vidéo (au titre volontairement ironique) ci-dessous, vous pourrez voir un extrait d'interview de Mouammar Kadhafi datant de 1980. A 4'06, on lui pose la question suivante : "Est-ce que vous considérez que l'Imam Khomeiny est un modèle pour l'Islam ?".
Sa réponse : "Un modèle pour l'échec de l'Islam !"

 

 

22:06 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : hans cany, libye, socialisme vert, géopolitique et politique internationale |  Facebook | | | |

26/07/2012

Mais qui donc veut la peau de Thierry Meyssan ?...

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Depuis quelque temps, et plus particulièrement depuis le début de son engagement dans le cadre des tragiques évènements de Syrie, on assiste sur Internet à une vaste campagne de dénigrement visant Thierry Meyssan. Depuis peu, ce qu'il faut bien appeler une sorte de déchaînement se fait jour, comme s'il s'agissait d'une offensive de communication soigneusement orchestrée et coordonnée. Cette campagne d'attaques tous azimuts prend notamment la forme de vidéos et d'articles à caractère plus ou moins diffamatoire, relayés sans nuances non seulement par les ennemis « naturels » de Meyssan, mais aussi, chose plus surprenante, par des militants, des organisations et des cybermédias ayant pris fait et cause pour la Jamahiriya libyenne. C'est ainsi que l'on a pu voir, par exemple, le site Mathaba.net publier des textes anti-Meyssan1 attribués à un énigmatique collectif des « Pacifistes de Tunis », textes témoignant d'un certain acharnement frisant parfois la mauvaise foi, et dans lesquels la virulence des propos tenus le dispute aux insinuations scabreuses et aux procès d'intention purs et simples. On l'y accuse entre autres d'être pro-iranien, voire de travailler pour le gouvernement iranien, ou encore d'être un agent double, voire triple pour le compte des puissances occidentales et des forces sionistes. On l'y accuse aussi pêle-mêle de propagation de fausses nouvelles, d'usurpation de titres inventés, d'opportunisme, de falsification, d'incompétence journalistique. En outre, on lui reproche d'avoir usé du terme de "bataille de Damas", alors qu'il n'a fait là que reprendre un terme abondamment employé par les médias de tous bords et de tous horizons. Y a-t-il là mort d'homme, crime de haute trahison ? L'emploi de cette formule constitue-t-il donc une faute gravissime méritant la mise au pilori, sinon la lapidation publique ? Qu'il soit permis d'en douter.

Dans le même registre, certaines vidéos circulant sur Youtube et autres Dailymotion, prétendant dénoncer son « imposture », ne brillent pas davantage par le sens de la nuance qu'elles affichent. Ainsi, l'un de ces spots vidéos, sobrement intitulé "Syrie:T Meyssan l'homosexuel mythomane à Damas"2, reprend peu ou prou l'argumentation développée dans les articles précités, mais la complète aussi par quelques déclarations de Meyssan concernant l'affaire libyenne, censées illustrer l'étendue de sa prétendue mythomanie. Passons simplement sur la tendance nauséabonde consistant à stigmatiser la sexualité de Thierry Meyssan, comme si celle-ci constituait une sorte de tare honteuse suffisant à le disqualifier sans appel. Les individus qui se livrent à ce type d'attaques bassement homophobes, croyant probablement user là d'un argument imparable, n'en ressortent de toutes façons pas grandis, très loin s'en faut... Mais si l'on s'attarde plutôt sur les extraits vidéos montés en fin de spots en guise de « pièces à conviction », la vacuité des accusations portées contre lui, concernant le travail de réinformation qu'il avait accompli en 2011 durant la guerre de Libye, apparaît dans tout son éclat. Car enfin, en quoi le fait de déclarer que l'OTAN et Al Qaeda on avancé côte à côte, que Kadhafi n'était pas un « dictateur », ou encore que des images bidons d'une fausse prise de Tripoli ont été tournées au Qatar3 -puis diffusées par Al Jazeera- constituerait-t-il un flagrant délit de prétendue mythomanie ?? Bien au contraire, tout ceci ne constituait que la pleine et entière vérité ! De toute évidence, l'auteur de cette vidéo diffamatoire serait sans nul doute mieux inspiré s'il daignait s'informer convenablement au préalable...


Passons aussi sur les titres et fonctions plus ou moins imaginaires et farfelus que s'attribue de temps à autres Thierry Meyssan, et qui relèvent davantage de velléités de reconnaissance officielle, plutôt que d'une volonté perverse de tromper le public. Ainsi l'a-t-on effectivement entendu se targuer d'un improbable titre de « coordinateur  interministériel » de la Jamahiriya durant la crise libyenne, comme de contacts étroits avec tel ou tel « ministère » libyen. Ceci trahit de sa part une méconnaissance manifeste de la nature réelle du système en question : la Jamahiriya libyenne n'a en effet jamais eu de « ministères » ni de « ministres » en titres !... Aujourd'hui, de la même façon, il tend à revendiquer des titres et fonctions officiels auprès des autorités syriennes, lesquels sont sans doute totalement fictifs. Sa soif de légitimité, son ardent désir d'être pris au sérieux, le porte parfois à formuler ce type de pieux mensonges, alors que selon toute probabilité, il ne bénéficie certainement pas de la reconnaissance et des entrées privilégiées qu'il évoque auprès des instances officielles et des plus hautes autorités des pays concernés.

Somme toute, Thierry Meyssan n'est que ce qu'il est, à savoir un intellectuel dissident et un journaliste d'investigation parmi tant d'autres. La seule chose qui le différencie des simples blogueurs « de base » qui occupent plus ou moins le même créneau que lui réside dans le fait qu'il séjourne sur le « terrain », et surtout, qu'il bénéficie d'une large réputation, compte tenu des ouvrages qu'il a fait publier et de sa couverture médiatique passée. Sa propension à s'octroyer des fonctions imaginaires n'est donc à mettre que sur le compte de la vanité et du narcissisme inhérents à la nature humaine, et rien de plus. Ce n'est là qu'une faiblesse à laquelle nous sommes toutes et touts exposés, surtout dans le cadre de ce type d'activités, et il serait donc bien déplacé de la lui reprocher plus que de raison. Il y a certes parfois une petite part d'affabulations dans ce que dit Meyssan. Plus largement, il peut même lui arriver de se tromper, de formuler des inexactitudes. Voire d'être lui-même mal informé, ou désinformé. Mais devons-nous donc le blâmer pour cela ? Que celui ou celle qui n'a jamais péché lui jette la première pierre...


Néanmoins, reconnaissons-le, sans aller jusqu'à porter de graves accusations de trahison contre Thierry Meyssan, certaines questions restent en suspens, et on est en droit de se les poser.

Il est aujourd'hui évident que son engouement pour la cause libyenne ne fut que relatif, circonstanciel et éphémère. Dès la chute de Tripoli, fin août 2011, il a plié bagages, puis a clairement tourné la page, pour passer définitivement à tout autre chose. Il ne s'est jamais réellement « rallié » à Kadhafi, il n'a jamais été un véritable partisan de la Jamahiriya. Tout au plus a-t-il ponctuellement pris parti contre l'agression impérialiste, et a-t-il riposté à certains des plus grands mensonges concernant le Guide et le système libyen. Mais cela n'est pas allé plus loin. En outre, on peut légitimement s'interroger quant à son rôle réel dans le cadre du conflit libyen.

Comment se fait-il qu'il ait été protégé, parmi une kyrielle d'autres journalistes (et d'agents spéciaux) internationaux dans le fameux hotel Rixos de Tripoli, et qu'il ait pu en sortir, être exfiltré du pays sans être blessé, arrêté ni inquiété d'aucune manière, alors qu'il était notoirement censé être « pro-régime » ? Pourquoi a-t-il aussitôt cessé de se préoccuper de la question libyenne, alors que le conflit n'était même pas encore terminé, comme s'il avait dès lors accompli une mission, et avait donc les mains libres pour passer à autre chose ?... Mais d'un autre côté, pourquoi, s'il avait trahi Kadhafi, n'aurait-il pas déjà fait l'objet de tentatives de liquidation, pour le châtier de sa supposée traîtrise ?...

Comment se fait-il qu'il se trouve parfois en possession d'informations secrètes censées provenir des instances dirigeantes occidentales ?...

Pourquoi, s'il est pro-iranien comme certains le suggèrent, s'est-il en apparence engagé du côté de Kadhafi, alors que les relations entre ce dernier et le régime des mollahs ont toujours été exécrables, que les autorités de Téhéran ont soutenu les rats libyens (tout en condamnant l'intervention occidentale, il est vrai), et ont même clairement applaudi la chute de Kadhafi ?... A sa décharge, on peut cependant arguer de la complexité et de la subtilité des relations internationales. Le régime syrien de Bachar Al-Assad qu'il soutient aujourd'hui, par exemple, avait à la fois de bonnes relations avec Kadhafi, tout en étant un proche allié du régime iranien, ennemi juré du Guide libyen. En d'autres termes, on pourrait, pour simplifier, dire que la Syrie de Bachar est une sorte d'intermédiaire entre la Libye verte et l'Iran des mollahs, deux inconciliables. On en conviendra, la simplicité n'est pas de ce monde, et nous devons donc nous garder de tout manichéisme à l'emporte-pièce concernant les choix des uns comme des autres. D'autant moins lorsqu'ils ne sont dictés que par la seule opposition à l'impérialisme et au sionisme, ce qui constitue apparemment le seul vrai fil conducteur de Thierry Meyssan.

Thierry Meyssan serait-il en réalité un agent double, voire triple, qui travaillerait selon les uns pour les services secrets iraniens, selon les autres pour les services secrets français, et selon d'autres encore pour la CIA et/ou le Mossad (rayer la mention inutile), tout en faisant mine d'agir pour le compte des deux premiers ?... Quel inextricable imbroglio !

Avec les évènements actuels de Syrie, la guerre psychologique bat son plein. Les ennemis de Damas, de toutes natures, ont grand intérêt à semer le doute, à salir la réputation de Thierry Meyssan, et à discréditer durablement l'une des principales voix francophones qui, à l'heure actuelle, combat les mensonges concernant la Syrie en atteignant une large audience. Il est infiniment regrettable de constater qu'aujourd'hui, de nombreux militants et militantes anti-impérialistes du monde entier foncent tête baissée dans un processus de discrédit manifestement orchestré, et s'en font les relais sans prendre la peine au préalable de peser le « pour » et le « contre ». Certains et certaines le font en toute bonne foi, n'en doutons pas. Il y a de nombreuses questions que l'on peut légitimement se poser au sujet de Thierry Meyssan. Mais des questions qui se contredisent parfois radicalement les unes les autres...

Gardons-nous donc de tout jugement catégorique dans l'état actuel des choses. Gardons-nous de faire le jeu d'intérêts qui ne sont pas forcément ceux qu'on croit défendre. Et ne perdons pas de vue que, jusqu'à preuve incontestable du contraire, Thierry Meyssan est un ennemi irréductible de l'impérialisme et du sionisme. Il fut le premier, dès 2001, à contester la version officielle des évènements du 11 septembre à New York, notamment grâce à son fameux livre4 , qui défraya la chronique et suscita la polémique mondiale que l'on sait. Il fut le premier à révéler la supercherie des fausses images tournées au Qatar, au moment de la chute de Tripoli. Il ne ménage pas ses efforts pour contrer les médiamensonges, et pour nous donner des informations qui non seulement s'avèrent exactes la plupart du temps, mais dont nous n'aurions de surcroit peut-être jamais pris connaissance sans lui. Eu égard à son remarquable travail d'investigation, qui n'accouche pas que de fariboles, n'en déplaise à certains, il n'y a pour l'heure aucune raison valable de le « disgracier ».
Ne jetons donc pas le bébé avec l'eau du bain, comme le dit l'adage.


Hans CANY






NOTES :

1 . Mathaba.net : « L'effroyable imposture libyenne de Thierry Meyssan , fossoyeur de l'anti-impérialisme » ( http://www.mathaba.net/news/?x=630673), « La bataille de Damas et les commérages de l'astrologue Thierry Meyssan » (http://www.mathaba.net/news/?x=630870)


2 . http://www.youtube.com/watch?v=5JLQ_ppS0TE

3 . http://www.dailymotion.com/video/xkpj15_la-chute-de-tripo...

 
4. « L'effroyable imposture », Thierry Meyssan, 2002

 

 

 

16:19 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : hans cany, libye, géopolitique et politique internationale |  Facebook | | | |